Immigration, démographie

  • Des volumes d’immigration trop forts

    Le Québec accueille davantage d’immigrés que la plupart des États d’Amérique du Nord. L'auteur est politologue (Ph. D. sc. pol.)

    Le Québec est une île française dans une Amérique du Nord anglaise. Justement, la plupart des provinces canadiennes et nombre d’États des États-Unis sont passés d’autochtones à français, puis à anglais grâce à l’immigration.

    Depuis quelques décennies, au Québec, on présente l’immigration comme essentielle pour assurer une « ouverture sur le monde », pour atténuer les effets du déclin démographique et pour assurer le développement économique. De telles généralités tiennent toutefois plus de la rhétorique que de l’analyse des besoins et des engagements du Québec 1.

    Que fait donc le Québec en matière d’immigration ? Que signifient ses volumes d’immigrants ? Doit-on parler de volumes élevés, modérés, marginaux ? Quelle est l’importance de ces volumes dans l’histoire récente duQuébec ? Et quelle est leur importance en comparaison des volumes dans les provinces et États du Canada et des États-Unis ? Ces volumes trouvent-ils leur correspondance dans les naturalisations ?

  • Doter la politique d’immigration d’indicateurs pertinents

    Docteur en démographie
    Mémoire présenté à la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre des Consultations particulières et auditions publiques sur les documents intitulés « Vers une nouvelle politique québécoise en matière d’immigration, de diversité et d’inclusion », février 2015

    L’élaboration d’une politique d’immigration doit tenir compte des données empiriques et des études scientifiques qui pourraient mesurer ses effets potentiels. L’objectif de mon intervention est de présenter et vulgariser les grandes conclusions de la littérature académique et scientifique sur l’impact de l’immigration sur la démographie et l’économie. Je présenterai également quelques recommandations quant aux objectifs des planifications pluriannuelles de l’immigration qui pourraient découler de la nouvelle politique d’immigration.

    En résumé, l’immigration n’exerce qu’un effet marginal sur le vieillissement de la population, les finances publiques et la prospérité en général. Une intégration économique réussie ou non déterminera si cet effet est légèrement positif ou légèrement négatif. Sa composition et les niveaux reçus ont en retour un effet relativement important sur la structure démolinguistique du Québec.

  • La nation à l'épreuve de l'immigration

    Guillaume Rousseau
    La nation à l’épreuve de l’immigration: le cas du Canada, du Québec et de la France, Éditions du Québécois, Québec, 2006.

    Habité, à l’instar de nombreux Québécois, par des appréhensions liées à l’immigration, Guillaume Rousseau cherche dans son essai à comprendre la façon multiculturaliste canadian et la façon républicaine française de répondre à ce défi nouveau et, dans un deuxième temps, à proposer une « troisième voie » pour que le Québec puisse se comporter comme une véritable société d’accueil francophone.

  • Les yeux grands fermés. L’immigration en France

    Michèle Tribalat
    Les yeux grands fermés. L’immigration en France, Éditions Denoël, 222 pages

    La démographe française Michèle Tribalat flirte bien malgré elle avec la controverse. Son attitude critique envers l’immigration en France a fait d’elle la bête noire des chantres de l’immigration tous azimuts. Bien qu’elle soit directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED), Tribalat travaille chez elle, hors unité et sans budget : « mes articles ne sont même pas cités dans les publications de la maison » se désole-t-elle. Certains de ses livres sur l’immigration, tels Faire France et De l’immigration à l’assimilation, ont soulevé les passions et c’est dans cette lignée que s’inscrit son plus récent ouvrage Les yeux grands fermés, publié en France aux éditions Denoël au printemps 2010. L’ouvrage reçut un accueil mitigé, situé quelque part entre l’enthousiasme retenu des uns qui, comme Tribalat, dédaignent l’obscurantisme ambiant et les hauts cris outrés des autres qui regimbent dès lors que l’on met de côté la langue de bois. En France comme ici, la question de l’immigration est explosive.

  • M. Labelle et al. La communauté politique en question

    Micheline Labelle, Jocelyn Couture et Franck W. Remiggi (dir.)
    La communauté politique en question. Regards croisés sur l’immigration, la citoyenneté, la diversité et le pouvoir, PUQ, 2012, 375 pages

    C’est bien connu, les ouvrages collectifs sont souvent un assemblage de textes de qualité inégale. La communauté politique en question. Regards croisés sur l’immigration, la citoyenneté, la diversité et le pouvoir ne fait pas exception à la règle. Ou plutôt, il fait exception à la règle, non pas parce que ses textes sont plus égaux, mais au contraire parce que l’inégalité de leur qualité atteint des sommets rarement vus.

    Néanmoins, ce livre vaut la peine qu’on s’y attarde. Principalement, parce que ses thèmes font en sorte qu’il donne un portrait du paysage intellectuel québécois pertinent tel qu’il existait peu avant le débat sur la charte des valeurs québécoises. Accessoirement, parce qu’il contient un texte qui, attaquant l’auteur du présent compte-rendu de manière déloyale, ne doit pas rester sans réponse.

  • On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France

    L'auteur est doctorant en démographie à l'Institut national de la recherche scientifique

    Xavier Chojnicki et Lionel Ragot
    On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France. Qu’en pensent les économistes, Eyrolles, 126 pages

    En France, réagissant à la crise économique affectant le pays et à la montée du chômage, certains commentateurs et politiciens pointent du doigt l’immigration comme faisant partie du problème. Dans le livre On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France. Qu’en pensent les économistes, les économistes Xavier Chojnicki et Lionel Ragot cherchent à démystifier certaines idées préconçues sur l’impact de l’immigration à partir de la littérature scientifique sur le sujet. L’immigration a-t-elle réellement un impact sur les salaires, sur le marché de l’emploi et sur les finances publiques ? Les immigrés profitent-ils vraiment du généreux filet social offert par la France ? Voilà quelques-unes des questions sur lesquelles se sont penchés les auteurs. De l’autre côté de l’Atlantique, au Québec notamment, les idées reçues sur l’immigration sont complètement à l’opposée de celles véhiculées en France et rapportées par les auteurs. À cet égard, l’ouvrage est donc d’une pertinence qui dépasse les frontières. Les politiques d’immigration québécoises cherchent explicitement à contribuer à la prospérité économique et à combattre les conséquences du vieillissement de la population.

  • Pour un autre modèle d'immigration. La convergence culturelle

    Depuis des mois, la Commission des relations avec les citoyens œuvre sur un projet de redéfinition des politiques d’intégration de la diversité culturelle au Québec. Hormis quelques plaidoyers pour le multiculturalisme, la majeure partie des réflexions au débat semble considérer que l’interculturalisme serait la voie à suivre, l’essentiel des discussions tournant autour de l’intensité de son application. Toutefois, nous croyons que la véritable intégration de notre diversité culturelle passe par une troisième voie, celle de la convergence culturelle.

  • Québec cherche Québécois pour relation à long terme

    Tania Longpré. Québec cherche Québécois pour relation à long terme : comprendre les enjeux de l’immigration, Montréal, Stanké, 2013, 199 pages

    Avec un titre accrocheur et une trame narrative personnalisée, ce livre traite d’une question controversée et vitale pour l’avenir du Québec. Comment réussir l’intégration des nouveaux arrivants ? Son auteur qui a de profondes racines italiennes peut en parler en connaissance de cause puisqu’elle est un modèle d’intégration réussie et que sa vie professionnelle est consacrée à l’enseignement du français aux immigrants.

  • Une politique nationale de population pour guider l'avenir du Québec

    L’idée d’adopter une véritable politique nationale de population au Québec n’est pas récente. Dès 1975, alors que le Québec commençait à sentir l’effet d’une fécondité sous le seuil de remplacement, le démographe Jacques Henripin[1] recommandait au gouvernement du Québec l’élaboration, avec une participation citoyenne, d’une telle politique. L’idée derrière cette recommandation était de bien agencer les actions gouvernementales pour faire face aux nouveaux défis engendrés par la transformation des comportements démographiques.

Collections numériques (1917-2013)

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