Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement

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Pétrole

articles en accès libre

  • Écrire une page d’histoire à la MRC de D’Autray

    Ce n’est pas sans inquiétude qu’en cette soirée du 4 février 2015, je me suis installée dans l’une des 70 chaises alignées au fond de la salle des délibérations de notre MRC de D’Autray située en la belle ville de Berthier. Ce n’était pas la première fois que je m’y rendais pour questionner nos élus au sujet du passage de l’oléoduc de TransCanada sur notre territoire. Pour ma part, c’était la troisième participation, mais d’autres m’y avaient précédé à plusieurs reprises. Ils arrivaient parfois seuls, parfois en couple et parfois même en groupe. En voyant ces citoyens remplir les sièges, puis manquant de place se tenir par dizaines debout à l’arrière, je me suis demandé qui étaient ces gens qui décidaient de se déplacer par un froid de canard, un soir de semaine, pour venir s’adresser à leurs élus.

  • Éditorial - Le statut de province est hautement toxique

    2013novdec250La province de Québec n’a pas de point de vue sur le monde. Elle vit dans l’espace folklorique que lui aménage le gouvernement canadian, le seul autorisé à fixer les conditions et les modalités d’échange. La province de Québec n’a pas d’intérêt vital, elle n’est que bénéficiaire d’une politique étrangère qui détermine qui aura la becquée. Elle frissonne dans l’espérance des retombées. La province de Québec n’a ni territoire ni conscience de territoire. Elle ne sait rien de la raison géostratégique. Elle ne sait rien de ce que sa terre représente pour les autres, ceux qui veulent la traverser, la piétiner, la souiller. La province de Québec se porte à merveille.

  • Éditorial - One nation, one pipeline

    2016septembre250Pendant que la province de Québec tourne chaque jour davantage à la bourgade asphyxiante, le plus meilleur pays du monde avance ses pions. Occupés à débattre des vertus des patates en poudre pour la gastronomie dans les centres d’accueil et à méditer les propos du savant docteur sur la conformité du lavage à la débarbouillette aux plus hauts standards de la médecine version libérale, les Québécois continuent de se faire enfirouaper dans l’indigence intellectuelle de la régression provinciale. Le projet de pipeline devient de moins en moins une hypothèse. Le Canada s’organise.

  • Éditorial - Se faire sujet de son Histoire

    2015fevriermars250C’est le défi le plus grand qu’aura eu à relever le Québec depuis l’Acte d’Union. Le dossier du pétrole des sables bitumineux place notre pays au cœur d’enjeux géostratégiques d’une envergure sans précédent. La province et la mentalité rabougrie qu’elle instille ne nous auront guère préparés à faire face au gigantesque déferlement des forces qui vont tenter de nous empêcher de faire valoir nos intérêts nationaux, nos intérêts vitaux, mais nous devons faire face. Avec force ruse, courage et détermination. Avec la puissance de l’enracinement.

  • Enbridge : lorsque le mensonge se drape de vertu

    Professeur titulaire, Département d’information et de communication, Université Laval

    Peut-on accorder quelque confiance que ce soit à des entreprises qui tiennent continuellement un double discours? Lorsque des déclarations et des pratiques de séduction auprès du grand public sont en totale opposition avec les activités de lobby qu’exerce la grande entreprise pour orienter les décisions politiques dans le sens opposé à ses déclarations, il y a là un fossé rempli de mauvaise foi. Et lorsque les pouvoirs publics partagent cette mauvaise foi, le public est complètement berné. L’exemple de l’exploitation et de l’acheminement du pétrole des sables bitumineux de l’Alberta, qualifié « d’une forme avancée de désastres écologiques » par Guillaume Fraissard[1], va nous servir pour illustrer ces derniers propos.

  • Éric Pineault. Le piège Énergie Est

    Éric Pineault
    Le piège Énergie Est. Sortir de l’impasse des sables bitumineux, Montréal, Les Éditions Écosociété, 2016, 237 pages

    Détenteur de la troisième plus grande réserve de pétrole au monde, le Canada a connu avec l’exploitation des sables bitumineux, une véritable mutation économique. Il est devenu un pétro-État, un état extractiviste, c’est-à-dire un état dont l’économie a pour centre de gravité l’extraction et l’exploitation des ressources naturelles. En quelques décennies à peine les investissements pétroliers sont passés de 5 % à 20 % du total de l’investissement privé au Canada. Des sommes colossales ont été consacrées à la mise en place d’un immense dispositif industriel entièrement tourné vers l’exportation d’un pétrole qualifié d’extrême, parce que son exploitation est trois à quatre fois plus polluante que celle du pétrole conventionnel et qu’elle génère 17 % de plus de GES. 

  • Géopolitique canadienne du pétrole

    Vice-président du GIRAM (Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu), ex-gestionnaire et ex-conseiller socio-économique, gouvernement du Québec.

    Avec ses 173 milliards de barils enfermés dans les sables bitumineux de l’Ouest canadien, le Canada de l’Ouest détient la troisième réserve mondiale connue de pétrole (Arabie saoudite, 264 milliards). Actuellement quelque 2,6 millions de barils par jour sont traités par les pétrolières albertaines. D’ici 5 ans, elles comptent doubler leur production, puis la porter à 10 millions de barils/j en 2030. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) anticipe qu’à cette époque, la consommation mondiale de brut pourrait approcher les 100 millions de barils/j.

  • Insulaire contre bitume

    Écrivain et gestionnaire, Membre fondateur Stop oléoduc Île d’Orléans

    Par une belle journée d’hiver, avec quelques amis, nous nous rendons à la pointe ouest de l’île d’Orléans. À l’horizon, derrière la baie de Beauport, le cap Diamant et Québec émergent dans la vapeur froide. Chaussés de raquettes, nous nous engageons sur les battures. Les chiens trottent autour. Le paysage est d’une incroyable blancheur. Saturé par les glaces du fleuve et la neige des derniers jours, le fleuve offre une vision fabuleuse. Après une heure de marche, sous le soleil, nous prenons une pause à bonne distance de la rive. En dégustant une clémentine, nous évoquons le scénario d’un déversement de pétrole qui résulterait d’une fuite à l’oléoduc Énergie Est, en amont de Québec, ou à la suite de l’échouage d’un superpétrolier chargé de bitume.

  • L’aménagement du territoire confronté à la « route des huiles »

    Professeur retraité du département de géographie de l’UQAM. Spécialiste en aménagement et développement territorial

    Laissée aux seules règles de l’économie, l’organisation du territoire est entraînée dans le désordre et le chaos. Une société qui se donne pour objectif le développement ordonné et harmonieux de ses milieux de vie introduit des préoccupations d’ordre social, culturel et environnemental au cœur de la rationalité économique dans le processus d’occupation et d’utilisation de l’espace.

    Ces préoccupations sont à l’origine de la pratique de l’aménagement du territoire, soit un ensemble d’interventions politiques et techniques qui moralisent en quelque sorte les actions de développement et leur impact sur la qualité de vie des populations.

  • La Conquête, prise deux

    Depuis deux ans, toutes les forces économiques du Canada sont mobilisées pour vendre au monde entier le pétrole de l’Ouest, celui extrait des sables bitumineux et l’autre venu des puits conventionnels, une source d’énergie fossile qui sommeille en abondance dans ce sous-sol depuis des millions d’années. En 2013 et 2014, tout l’arsenal de persuasion des collectivités, tous les moyens de communication de masse se sont épuisés dans la conversion des esprits pour associer le progrès économique futur et notre prospérité collective au développement, à la promotion et à l’exportation profitable de cette ressource énergétique.

  • La force du nombre

    Lanoraie, petit village de Lanaudière, a le privilège de posséder une tourbière couvrant le tiers de son territoire, un des plus vastes milieux humides des basses terres du Saint-Laurent. Une partie de celle-ci est classifiée réserve écologique ce qui lui permet de bénéficier d’un haut degré de protection. Les citoyens de Lanoraie s’activent depuis de nombreuses années afin de protéger ce précieux milieu humide. Un premier organisme citoyen, « La Bande à bonne eau », a été créé il y a plus de 30 ans afin d’éviter qu’une entreprise privée installe une grenouillère dans la tourbière. Cet organisme, devenu depuis la Société de conservation des terres humides, continue son travail de protection, de promotion et d’agrandissement de cette richesse écologique.

  • La juridiction limitée du Québec en transport

    (Extrait d’une fiche technique préparée dans le cadre des États généraux sur la souveraineté.)

    1/ L’impossible stratégie nationale pour le Québec

    Reflet des impératifs de l’Empire britannique (puissance maritime de l’époque), l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 a concédé au fédéral tout ce qui concerne le maritime et le fluvial en territoire québécois. En vertu de la politique des pouvoirs résiduaires (les activités inexistantes en 1867 qui reviennent d’emblée au fédéral), le secteur aérien et le transport interprovincial des énergies sont eux aussi à 100 % de compétence fédérale. La section 92(10) de l’AABN fait en sorte que le Québecest exclu de toute entreprise relative aux « lignes de bateaux à vapeur ou autres bâtiments, chemins de fer, canaux, télégraphes et autres travaux et entreprises reliant la province à une autre ou à d’autres provinces, ou s’étendant au-delà des limites de la province », ainsi que les travaux qui, « bien qu’entièrement situés dans la province, seront avant ou après leur exécution déclarée par le Parlement du Canada être pour l’avantage général du Canada, ou pour l’avantage de deux ou d’un plus grand nombre des provinces. » Des énoncés qui disent tout sur l’incapacité du Québec de se doter d’une véritable politique en matière d’aménagement du territoire et de planification du transport.

  • Lanoraie dit non

    En tant que maire de la municipalité de Lanoraie dans la MRC d’Autray, je veux expliquer le cheminement du conseil municipal dans le dossier de l’oléoduc Énergie Est par TransCanada PipeLines.

    Pour débuter, je tiens à rappeler que le conseil municipal de Lanoraie a adopté une résolution, et ce, à l’unanimité le 10 mars 2014, dans laquelle le conseil refuse de façon catégorique et énergique à ce que l’oléoduc passe sur le territoire de la municipalité de Lanoraie. Ensuite, la MRC de D’Autray a adopté une résolution d’appui, encore une fois de façon unanime, par les 15 maires de la MRC dès le 9 avril 2014. Le 4 février 2015, le conseil de la MRC de d’Autray adoptait une résolution unanime en s’opposant de façon catégorique et énergique au passage de l’oléoduc sur le territoire de la MRC.

  • Le Québec face à l'ordre pétrolier canadien

    Comment ne pas résister à ce qui nous nie ?

    La quête effrénée de l’or noir depuis plus d’un siècle a profondément marqué la vie des peuples. Considéré comme une «ressource stratégique» de premier plan, le pétrole a été source de bien des convoitises et a généré maints conflits territoriaux au cours de cette période. Encore aujourd’hui, on peut affirmer qu’il façonne à sa manière une bonne part de la géopolitique de la planète. Face aux tribulations de ce qu’on a appelé les «majors» de l’industrie, les citoyens et les petites collectivités auront la plupart du temps été considérés comme de simples pions. Effectivement, face à un «droit du pétrole», qui s’est graduellement imposé un peu partout, la terre, les fleuves et les rivières, les communautés locales, bref, les milieux de vie intimement reliés à l’histoire des peuples ne pèsent souvent pas très lourd.

  • Le Saint-Laurent : autre temps, autre convoitise

    Mais que devient tout cela que je nomme
    – Gatien Lapointe (Ode au Saint-Laurent)

    Le Saint-Laurent est une grande icône du Québec. Depuis toujours, il est là. Il campe à Québec comme sur un promontoire où Jos Montferrand « les pieds dans l’eau du Saint-Laurent » est devenu géant. Il entoure Montréal en établissant des ponts du sud au nord, il baigne Trois-Rivières, cette belle ville portuaire, il multiplie les paysages de sa présence à Sorel, à Rimouski, à Lévis, à Rivière-du-Loup. Et quand nos villes s’en éloignent, il va les rejoindre par un grand bras d’eau : c’est alors Sherbrooke puis Drummondville avec la rivière Saint-François, Saint-Georges avec la Chaudière, Saguenay avec le fjord du même nom qui vient animer les baleines de Tadoussac. D’ailleurs, ce fleuve peut infiniment se donner à des agglomérations moins populeuses comme Châteauguay, Oka, Deschaillons, Deschambault/Grondines, Kamouraska, Cap-à-l’Aigle, Trois-Pistoles, Sault-au-Mouton, Matane, l’Anse-à-la-Frégate, Tête-à-la-Baleine, Port-Meunier.… Quelle litanie de noms qui prennent racine sur les rives du « fleuve qui marche » ! Comme le dit Philippe Couture dans L’héritage de Victor-Lévy Beaulieu, il y a autant de fleuves Saint-Laurent qu’il y a de points de vue sur lui pour les 80 % de Québécois qui vivent sur ses bords.

  • Le Saint-Laurent : les conséquences non calculées du risque pétrolier

    Quelle est la probabilité d’un déversement pétrolier dans le fleuve Saint-Laurent dans la grande région de Québec ou dans l’estuaire ? Comment peut-on en imaginer les conséquences ? Cette question hante journalistes spécialisées et scientifiques depuis plusieurs années, depuis en fait le début de la navigation des grands transporteurs-citernes pétroliers sur le fleuve. Avec raison, on peut se questionner sur le transport fluvial sans cesse en croissance des matières dangereuses que sont les produits de l’industrie chimique et pétrolière en particulier : les conséquences d’un accident sous toutes ses formes (collision, échouement ou perte de contrôle) sont chaque fois d’une gravité qui ne doit pas être sous-estimée.

  • Le Saint-Laurent, autoroute du pétrole… pour qui?

    Déclaration du GIRAM (Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu) le 28 novembre 2014

    Le pétrole de l’Ouest jaillit ou jaillira de toutes parts : trains, conduites réaménagées (Enbridge) ou nouvelles (Énergie Est), pétroliers géants de plus en plus nombreux sur le Saint-Laurent. Ce nouveau schéma pour désenclaver le pétrole, notamment le plus polluant de la planète provenant des sables bitumineux, aura des conséquences environnementales, terrestres et maritimes exponentielles en plus de porter atteinte à l’intégrité du territoire québécois et causer de multiples effets pervers sur la voie navigable du Saint-Laurent. Le GIRAM se réjouit de la mobilisation citoyenne qui croît de jour en jour contre le projet TransCanada ; il salue également les conditions récemment posées par le gouvernement du Québec. Il se propose toutefois de mobiliser l’opinion publique concernant la mise en place sur le Saint-Laurent d’un réseau de ports destinés au transport d’hydrocarbures américains ou canadiens et plus particulièrement le projet de TransCanada qui projette d’implanter un énorme terminal pétrolier destiné exclusivement à l’exportation.

    En conséquence :

  • Les placements de TransCanada dans le Saint-Laurent

    Le 12 novembre 2013, le porte-parole de TCP Philippe Cannon annonçait à Cacouna que le site avait été choisi par l’entreprise pour y construire son terminal pétrolier. Un an plus tard, après maintes contestations populaires et juridiques, l’entreprise annonçait qu’elle abandonnait temporairement ce choix pour des raisons écologiques.

    Cette suite d’événements doit être vue en considérant ce qu’est le fleuve Saint-Laurent dans son essence même : une autoroute du pétrole et du gaz ou un milieu de vie, géographique, humain, identitaire, dans lequel l’activité humaine, industrielle entre autres, s’inscrit dans le respect de la spécificité du lieu. Le Saint-Laurent est au centre de l’expansion économique néo-libérale qui saisit le Québec dans ses échanges et exportations-importations.

  • Pour un développement durable et une démocratie participative

    Député de Berthier depuis 2008. Auparavant, il a été maire de Lanoraie et préfet de la MRC de D’Autray.

    Avant même de choisir la carrière politique, deux sujets attiraient particulièrement mon attention : le développement durable et la démocratie participative. En effet, je suis convaincu de deux choses. En premier lieu, le peuple a le pouvoir qu’il veut bien prendre. En second lieu, nous sommes la première génération de l’histoire de l’humanité qui laissera la planète dans un pire état qu’elle l’était à la génération précédente et nous devons réagir en conséquence. Il se trouve que ces deux aspects constituent les principaux ingrédients qui alimentent le grand mouvement de lutte contre le projet d’oléoduc TransCanada Énergie Est dans D’Autray, dans Lanaudière et dans d’autres régions du Québec.

  • Pourquoi s’inquiéter du transport par rail du pétrole sale ?

    L'auteur est maire d'Amqui

    Le gouvernement canadien par l’entremise de Transports Canada (TC) est l’autorité responsable de tout ce qui touche le transport des personnes et des marchandises à travers le Canada. Une autorité qui semble faillir à sa responsabilité en matière de protection publique et qui fait preuve d’un sérieux laxisme en matière de sécurité. Rappelons que depuis 2010, les dépenses pour la sécurité maritime ont chuté de 27 %, alors que celles en matière de sécurité ferroviaire ont diminué de plus de 20 %, dont une baisse de 10 % en 2014. À la lumière de ces données, comment pouvons-nous croire que Transports Canada remplit efficacement son mandat au chapitre de la sécurité du transport de matières dangereuses par rail ? Ce ministère dont la mission stratégique ne fait pas de doute n’a pas même utilisé le montant de quatre millions $ inscrit dans son enveloppe budgétaire 2013-2014. Comment interpréter une telle décision dans un contexte où les populations directement impactées par le transport du pétrole lourd par rail sont aux abois ? De surcroît, la ministre fédérale des Transports, Lisa Raitt, n’est pas en mesure d’expliquer clairement cette situation. Laxisme ?

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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