Français

  • Charles Castonguay. Le français langue commune

    Charles Castonguay
    Le français langue commune, Éditions du Renouveau québécois, 2014, 154 pages

    Il est rare qu’un essayiste réussisse à allier la vigueur du polémiste à la rigueur du scientifique. C’est pourtant ce que réussit avec brio Charles Castonguay dans son ouvrage Le français langue commune, recueil des chroniques qu’il a signées dans L’Aut’Journal entre 2011 et 2013. Le professeur retraité de mathématiques à l’université d’Ottawa s’est livré à une analyse approfondie de la situation linguistique au Québec et sa conclusion est limpide : le français dégringole, tandis que l’anglais fait preuve d’une grande vitalité.

  • Des volumes d’immigration trop forts

    Le Québec accueille davantage d’immigrés que la plupart des États d’Amérique du Nord. L'auteur est politologue (Ph. D. sc. pol.)

    Le Québec est une île française dans une Amérique du Nord anglaise. Justement, la plupart des provinces canadiennes et nombre d’États des États-Unis sont passés d’autochtones à français, puis à anglais grâce à l’immigration.

    Depuis quelques décennies, au Québec, on présente l’immigration comme essentielle pour assurer une « ouverture sur le monde », pour atténuer les effets du déclin démographique et pour assurer le développement économique. De telles généralités tiennent toutefois plus de la rhétorique que de l’analyse des besoins et des engagements du Québec 1.

    Que fait donc le Québec en matière d’immigration ? Que signifient ses volumes d’immigrants ? Doit-on parler de volumes élevés, modérés, marginaux ? Quelle est l’importance de ces volumes dans l’histoire récente duQuébec ? Et quelle est leur importance en comparaison des volumes dans les provinces et États du Canada et des États-Unis ? Ces volumes trouvent-ils leur correspondance dans les naturalisations ?

  • Éditorial - Notre État contre nous-même

    Le jugement de la Cour suprême du Canada invalidant la loi 104 – une loi votée à l’unanimité par notre Assemblée nationale pour mettre fin aux stratagèmes de contournement de la loi 101 – n’aura pas fait beaucoup de bruit. Quelques déclarations ici et là, une décevante prestation du Bloc québécois, pourtant aux premières loges pour lancer la charge, mais rien de substantiel, comme si la résignation avait déjà pavé la voie à ce tribunal étranger. Il aura fallu l’action de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour que les choses commencent à prendre forme.

  • Garderons-nous longtemps la langue de nos ancêtres ?

    Une phrase du linguiste français Antoine Meillet, lue en 1972 lors du début de mes dix ans d’études en sociolinguistique, m’est allée au cerveau et au cœur : « Trois langues se partagent l’Amérique, l’anglais, l’espagnol et le portugais, pour ne rien dire du français canadien trop peu important et qui ne saurait se maintenir. » Le choc que j’ai reçu alors sera responsable du choix de mon cursus scolaire. La pensée de trois linguistes, qui m’ont particulièrement marqué, a nourri là-dessus ma réflexion.

    De l’Université de Montréal, Gilles Bibeau[1] a été mon maître. Des conclusions, qui se dégagent des contacts des langues entre elles depuis 2000 ans, amènent Bibeau à écrire que, dans un même contexte politique, la langue la plus forte travaille toujours à la disparition des autres langues. C’est une loi de la vie sociolinguistique : un organisme en santé recherche son unité. Tout pays qui ne travaille pas à assimiler sa ou ses langues minoritaires se prépare des lendemains agités. L’histoire du Canada est révélatrice ici avec trois tentatives d’assimilation : le traité de Paris de 1763, les écoles anglaises de l’Institution royale de 1801 et l’Acte d’Union de 1840. Nous avons résisté. Puis le Canada anglais a ensuite fait une erreur en nous accordant un État, la Province de Québec, en 1867. On remettait entre nos mains le choix de notre destin futur. Ce sont les loyalistes américains du Haut-Canada qui sont la cause principale de ce changement. Le Canada a tout de même essayé de faire son devoir d’unité linguistique, même dans la réserve québécoise, en maintenant unilingue anglaise l’organisation fédérale du pays tant qu’il fut possible de le faire.

  • La FTQ, le français, le Québec…

    Allocution de Fernand Daoust à l'occasion du souper-conférence 2009 de L'Action nationale au Lion d'Or le 30 octobre

    daoustquestion2En vous livrant ainsi ma vision du rôle historique de ce mouvement dans la société québécoise, j’espère contribuer à réhabiliter quelque peu une image que les soubresauts de l’actualité et leur traitement médiatique tapageur déforment souvent injustement. Avec son demi-million de membres, ses dizaines de milliers de militants et militantes bénévoles, ses quelque 1500 conseillers et dirigeants permanents, la FTQ et ses syndicats affiliés constituent un microcosme de notre société. C’est une ruche où s’activent simultanément une multitude de personnes mues par des motivations généreuses, des aspirations nobles ; mais, inévitablement, c’est aussi un milieu où gravitent également des personnes dont les objectifs et les intérêts sont plus limités, voire même égoïstes. La force démocratique de cette organisation, c’est de les démasquer tôt ou tard et de les écarter.

    Il serait injuste que des crises épisodiques, aussi scandaleuses soient-elles, déforment à nos yeux la nature réelle de cette grande organisation. Au-delà de ces accidents de parcours, reste en effet la mission fondamentale de ce mouvement qui lutte pour une répartition plus équitable des richesses et le respect accru et généralisé des droits sociaux fondamentaux. Et, au cœur de ces droits, celui de vivre, s’éduquer, travailler et prospérer dans sa langue et sa culture, le français.

  • Le français scientifique ou Si ce n'est pas rédigé en anglais…

    L'auteur est directeur de l'Institut de la Francophonie pour l'informatique, Hanoï, Vietnam. Cet article s'est mérité une mention du prix André-Laurendeau.

    Une politique officielle en faveur d’une langue étrangère ne peut s’imposer que si des mesures sont prises pour la faire accepter. Aussi, la gestion des perceptions prend autant d’importance que les mesures concrètes prises pour en développer l’usage. Cet article a pour but de démontrer le bien-fondé de cette assertion à partir de faits facilement observables, plus particulièrement dans le domaine des sciences et des techniques où l’anglais a été clairement imposé par les Anglo-Saxons en collaboration avec les autorités des pays non anglophones de l’Union européenne et d’ailleurs. Or, contrairement à ce que l’on pourrait croire, si le monde scientifique des pays non anglophones a accepté l’anglais aussi facilement dans la communication scientifique – au point où cet usage déborde largement sur les scènes purement nationales – c’est qu’il est très sensible à la propagande et que la manipulation des esprits prétendument scientifiques s’est révélée être très facile en dépit du fait qu’il est aisé de démontrer que cet usage est contraire à l’intérêt des peuples et des chercheurs qui ne sont pas des anglophones natifs.

  • Le non-sens des villes à statut bilingue

    La notion de municipalité à statut bilingue n’a plus de sens. Cette disposition de la loi 101 en est venue à s’opposer au français en tant que langue commune, précisément là où sa vitalité est le plus faible.

    Quel cheminement a pu conduire à pareille incohérence ?

    Cela commence avec le concept de district bilingue. C’était la « pierre angulaire » de la politique préconisée en 1967 par la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, ou commission Laurendeau-Dunton.

    Par cette mesure, les commissaires voulaient conduire tous les paliers de gouvernement – fédéral, provincial et municipal – à garantir à certaines minorités une gamme complète de services dans leur langue : « [cette] action conjuguée modifiera sensiblement dans un lieu bien délimité les conditions de vie de la minorité [là] où la minorité officielle est assez importante pour justifier le genre de réorientation linguistique qui nous paraît souhaitable ».

  • Marc Cassivi. Mauvaise langue

    Marc Cassivi
    Mauvaise langue, Montréal, Éditions Somme toute, 2016, 101 pages

    Marc Cassivi s’invite dans le débat sur la langue. Il en a gros sur le cœur. Dans Mauvaise langue, le livre où tout se bouscule, Cassivi dénonce. Il dénonce quoi ? Il dénonce qui ? Le sait-il lui-même ? Puis il invite les Québécois à revoir leur rapport à la langue anglaise, qui est selon lui « malsain ».

  • Marc Cassivi. Mauvaise langue

    Marc Cassivi
    Mauvaise langue, Éditions Somme Toute, 2016, 101 pages

    À défaut de maîtriser d’emblée le sujet qu’il veut traiter, on attend d’un journaliste qu’il fasse un certain travail de recherche, questionne des spécialistes ou lise les principaux travaux sur celui-ci. Le livre de Marc Cassivi, Mauvaise langue, publié aux éditions Somme Toute, ne suit définitivement pas cette approche. L’objectif de cet essai serait de contrer le discours prétendument alarmiste de ceux qui s’inquiètent du déclin du français au Québec. Voilà un sujet d’actualité sur lequel de nombreux démographes, linguistes et sociologues ont écrit. Mais pour Cassivi, nul besoin d’aller voir leurs travaux. Son expérience personnelle est suffisante.

  • Mémoire. Le français langue commune

    Résumé

    Le SPQ Libre salue l’intention du gouvernement de renforcer la position du français au Québec. Nous considérons que cela ne peut se faire de manière adéquate qu’en faisant du français notre langue publique commune.

    La commission Gendron a désigné cet objectif dès 1972. La politique québécoise de la langue française de mars 1977 a fait ensuite du français langue commune le tout premier principe de la Charte de la langue française.

    La Cour suprême du Canada a cependant fait dévier le Québec de cet objectif premier. Sa décision sur la langue d’affichage a conduit à introduire dans notre Charte la notion de « nette prédominance » du français et a ramené le Québec à pratiquer une forme de bilinguisme institutionnel.

  • Quelle communauté anglo-québécoise ?

    Chercheur Ph. D. science politique
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    Les définitions utilisées pour désigner la « communauté anglophone » varient grandement selon les objectifs politiques des acteurs. Certains cherchent à en élargir les effectifs, les autres, à les diminuer le plus possible. Comme il en va du partage des ressources financières de l’État du Québec, de l’usage des langues au travail autant dans le secteur public que dans le secteur privé, et de bien d’autres enjeux, tous ont intérêt à influencer la définition des frontières de chaque groupe. En réalité, la communauté anglo-québécoise, lorsque définie en tenant compte des impératifs de survie légitimes de la communauté francophone, est de taille extrêmement modeste : 3,5 % pour tout le Québec, 5,0 % pour la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Ces pourcentages incluent de surcroît des anglophones dont les parents peuvent être francophones, allophones ou immigrés. Quoi qu’il en soit, cette taille minuscule confirme la disparition du territoire québécois de la plus infime encore « minorité historique nationale », dont les – plus rares encore – effectifs d’origine ethnique britannique constituaient jadis le noyau primordial.

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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