Photos - Les prix de L'Action nationale 2016

Prix de L'Action nationale 2016

La cérémonie de remise des Prix de L'Action nationale s'est tenue le 12 juin 2017 à la Maison Ludger-Duvernay

Prix de L'Action nationale 2016

Le président de la Ligue d'action nationale, Denis Monière, présente les Prix de L'Action nationale 2016

Prix Richard-Arès 2016

Présentation du prix Richard-Arès 2016 par Lucille Landry porte-parole du jury

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau reçoit le prix Richard-Arès 2016

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau remercie ceux qui l'ont soutenu pour le long travail conduisant à L'État-nation face aux régions, prix Richard-Arès 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gill reçoit le prix André-Laurendeau 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gil remercie la revue pour le prix André-Laurendeau 2016 du meilleur article

Prix Rosaire-Morin 2016

Gaston Bernier tient la médaille Roaire-Morin 2016 qui souligne la contribution militante à l'indépendance du Québec

Prix Rosaire-Morin 2016

Discours de remerciement de Gaston Bernier

Prix Rosaire-Morin 2015 - décerné à Guy Rousseau

Le prix Rosaire-Morin récompense l’engagement militant et la contribution intellectuelle au débat public. Il est décerné par le conseil d’administration de la Ligue d’action nationale. Cette année, il a été remis à Guy Rousseau à l’occasion du souper-conférence annuel de L’Action nationale le 30 octobre 2015. Nous publions ici les remerciements du récipiendaire.

Il y a un vieil adage qui dit que l’on reconnaît la qualité d’un peuple par le sort qu’il réserve aux enfants et aux personnes âgées. Moi je complèterais en disant qu’au Québec on reconnaît la qualité d’une organisation nationale à l’importance qu’elle accorde aux militants et aux militantes des régions qui sont au service de la nation et cela sans que ceux-ci aient nécessairement une notoriété nationale. C’est pourquoi, monsieur Monière, monsieur Laplante et membres du conseil d’administration, je vous en remercie, c’est tout à votre honneur.

J’accueille cette reconnaissance au nom de toutes ces personnes qui, dans toutes les régions du Québec, structurent, organisent, consolident ce tissu social, ce mouvement national nécessaire à la survie de notre peuple. D’ailleurs, depuis 1760, dans toutes les régions du Québec, nous résistons, nous bâtissons et nous affirmons notre volonté d’exister, et cela, malgré notre situation de minorité et dans un contexte d’occupation nationale. Depuis plus de 250 ans, nous avons mis à l’épreuve ce que nous avons de meilleur et qui se résume en trois mots : solidarité, débrouillardise et résilience.

Eh bien ! Mes amis, nous avons gagné !

Nous avons réussi.

Nous sommes actuellement un peuple reconnu partout à travers le monde en tant que société française, moderne, prospère, innovatrice, démocratique, pacifique, solidaire et ouverte sur le monde. Imaginez si nous étions un pays, nous serions classés parmi les 30 premiers au monde.

Inspiré par ces hommes et ces femmes qui ont bâti le Québec, j’ai toujours eu en mémoire cette citation de Saint-Simon : « une idée sans exécution est un songe ».

C’est ce qui a façonné toute mon implication et ma réflexion, en mettant l’accent de façon particulière sur les processus de changement et sur les structures organisationnelles.

Fier de mes racines ouvrières, pendant plus de 40 ans j’ai mis à contribution mes talents d’organisateur, de gestionnaire, parfois d’administrateur, au service des classes populaires et du monde ouvrier, apportant ainsi ma petite contribution à la consolidation de la société civile en Mauricie et parfois à l’échelle nationale. Ma seule ambition, mon seul intérêt a été de créer, d’organiser ou d’appuyer des mouvements, des idées qui avaient comme objectifs la défense des droits, l’amélioration de la qualité de vie de mes concitoyens et concitoyennes ou l’affirmation de notre identité nationale.Je crois que collectivement nos combats ont porté des fruits.

Aujourd’hui, le mouvement communautaire et les entreprises d’économie sociale ont réussi à s’affirmer et à se faire reconnaître sur tout le territoire du Québec et même au niveau international. Le mouvement syndical est devenu un partenaire incontestable dans le développement du Québec, malgré le fait qu’aujourd’hui il est, selon moi, à la recherche d’orientation ou de projets nationaux qui dépassent la revendication sectorielle dans une perspective de ce que nous appelions à l’époque le troisième front.

Par contre, vous comprendrez mon désarroi actuel devant le peu de ressources, le peu d’enracinement, le manque de structure organisationnelle permanente et le peu d’enthousiasme de la société civile pour notre projet d’indépendance nationale. Je suis cependant convaincu que si nous faisons les efforts nécessaires pour entendre les besoins réels de nos compatriotes, pour comprendre les changements structurels profonds auxquels notre société fait face actuellement, nous réussirons à mettre en place un mouvement national à la hauteur de nos aspirations.

Tout au cours de mon parcours de vie militante, j’ai côtoyé, j’ai travaillé avec des personnes d’une grande humanité, d’un courage et d’une rigueur intellectuelle et organisationnelle tout à fait exceptionnels.

Je tiens à remercier tous ces militants et militantes des organisations communautaires qui m’ont appris qu’avec peu de moyens, mais beaucoup de conviction et de détermination, il était possible de défendre nos droits et d’améliorer la qualité de vie de nos communautés.

Les militants et militantes du mouvement syndical qui m’ont appris que la solidarité ce n’était pas seulement un vœu pieux, mais que ça s’organisait autour d’objectifs communs et de campagnes permanentes d’adhésion et de conscientisation auprès des membres sur la pertinence d’être ensemble dans la réalisation de notre plan d’action si nous désirons obtenir des résultats.

Je tiens à remercier tous ces militants et militantes du mouvement nationaliste, de façon particulière, les membres du conseil d’administration et mes compagnons et compagnes de travail à la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, des personnes dévouées et compétentes ; mes camarades de travail du MNQ, coordonné par une équipe nationale, mais répartis partout au Québec, qui maintiennent à bout de bras la flamme nationaliste ; la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal pour son travail infatigable pour la défense de la langue française ; les militants du Bloc et du PQ qui font preuve d’abnégation à l’intérieur d’organisations politiques qui ont trop souvent de la difficulté à reconnaître leur travail.

Je vous remercie de m’avoir permis, et de me permettre encore, de participer, d’organiser, de mettre en place tous ces moments significatifs qui ont marqué notre combat national, au cours de ces 40 dernières années en ce qui me concerne.

Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui m’entourent, ma famille, mes amis et ma conjointe qui subissent mes absences, mes moments d’indignation, de découragement, mes colères. Vous le savez tous et chacun, parfois comme militant préoccupé à changer le monde, on a tendance à oublier ceux qui nous entourent, à les tenir pour acquis.

Le prix qui m’est décerné aujourd’hui, je le dois à toutes ces organisations de la société civile, mais je le dois aussi à vous tous, ici présents, membres de L’Action nationale qui, grâce à vos réflexions, à vos recherches et surtout à votre disponibilité, nous permettez de faire des débats de société, ingrédient essentiel à la démocratie, et de comprendre notre réalité pour mieux la transformer.

Vous savez, la Mauricie a été découverte à partir d’une perception, soit celle qu’il y avait trois rivières, alors qu’il n’y en avait qu’une et cette même rivière a été un des maillons importants du développement économique du Québec.

Pour tous ceux et toutes celles qui actuellement auraient la perception que le mouvement indépendantiste n’aura été que le songe d’une génération, je suis convaincu que si nous appuyons notre mouvement sur les forces vives du Québec, sur les régions et sur la société civile, nous réussirons, comme Rosaire en 1969, dans le cadre des états généraux du Canada français, à mobiliser tout le Québec pour la dernière étape de notre libération, soit l’indépendance nationale du Québec.

À l’occasion, j’appelais rosaire en plein cœur de l’après-midi et il répondait : « bonsoir ». Un jour, alors que nous étions un peu plus familiers, je lui ai demandé : « peux-tu me dire pourquoi tu réponds bonsoir en plein cœur de l’après-midi ? »

Il m’a répondu : « c’est parce que tant et aussi longtemps que le Québec ne sera pas souverain, je vivrai dans l’obscurité. »

Je suis convaincu qu’aujourd’hui Rosaire vit dans la lumière et qu’il va certainement nous éclairer pour les prochaines années.

Bonsoir et merci !

Guy Rousseau
Directeur général, Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie

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