Janvier 2011

Vol. CI, no 1

La tragédie du CHUM. L'impuissance d'une élite aliénée

Note critique sur l'ouvrage de
Robert Lacroix, Louis Maheu

Le CHUM. Une tragédie québécoise, Montréal, Boréal, 2010, 309 pages

C’est un gâchis inqualifiable, plus personne n’en doute. Le site du 1000 Saint-Denis a toutes les allures d’un prix de consolation dont les coûts explosent et dont on ne sait plus quand il finira par prendre forme. L’affaire du Centre hospitalier de l’Université de Montréal est un désastre.

Robert Lacroix, qui a été recteur sur la montagne, et Louis Maheu, qui a représenté l’Université de Montréal aux diverses instances vouées à l’implantation du CHUM, reviennent sur les événements pour tenter de comprendre le parcours vers la catastrophe. Ils présentent ce cuisant échec comme une tragédie québécoise, manière pour eux de dire que c’est tout le Québec qui écope, certes, mais manière aussi d’en faire une partie prenante. Insistant pour rappeler qu’avant le CHUM quatre autres projets de centre hospitalier universitaire ont échoué, les auteurs n’annoncent pas seulement qu’ils vont tenter de reconstituer et comprendre la séquence des événements et le jeu des acteurs, ils placent leur entreprise sous un double questionnement.

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Éditorial - Ne plus rien souhaiter du tout

Que peut-on souhaiter de bon pour le Québec en ce début de l’An nouveau ? La question a été ressassée mille et mille fois dans les fêtes de famille. Un grand ménage, une commission d’enquête sur l’industrie de la construction, sur le financement des partis politiques, sur le délabrement de la démocratie municipale ? Un regard plus exigeant sur le simulacre de démocratie scolaire ? Une bonne volée de bois vert à la Conférence des recteurs des universités? La mise à mort des PPP du CHUM, le renoncement à celui du MUHC ? Le redressement des rapports minorité/majorité et la reconfiguration des institutions pour donner un financement équitable aux universités françaises, pour mettre fin aux passe-droits dans les garderies confessionnelles et au financement des écoles du même statut ? Pour abolir les écoles-passerelles ? Le retour à une loi 101 aussi incertaine que la détermination qui nous relègue dans l’éternelle résignation minoritaire ? L’affirmation d’une conscience nationale forte chez une élite velléitaire ?

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La laïcité québécoise: un projet inachevé et menacé

Allocution présentée dans le cadre de l'Université d'été du Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ ), le 25 septembre 2010 à Victoriaville.

Bien que les écrits se fassent rares sur l’histoire de la laïcité au Québec, celle-ci n’en est pas moins liée à notre histoire et depuis fort longtemps. Les premières revendications laïcistes nous sont venues des Patriotes (1837-1838) qui, dans leur Déclaration d’indépendance, réclamaient la liberté de conscience, l’abolition de la dîme et la séparation stricte de l’Église et de l’État alors que les parlementaires libéraux, pour leur part, s’opposaient à ce que des subsides soient versés aux hôpitaux et aux organisations caritatives catholiques et demandaient à ce que l’État ne verse aucune subvention aux écoles confessionnelles.

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Bilan du souverainisme officiel

Le 4 août 2010, au moment d’annoncer la tenue de l’Université d’été des jeunes souverainistes, organisée par le Forum jeunesse du Bloc québécois, le président du Parti québécois Jonathan Valois disait craindre la « folklorisation de la souveraineté ». Reprenant son diagnostic de 2004, alors qu’il avait piloté la tournée des « mousquetaires » destinée à renouveler le projet souverainiste à « l’heure de la mondialisation », il en arrivait à la même conclusion : le souverainisme doit désormais prendre la forme d’un projet de société « progressiste », associé à la recherche d’une société verte formulant un modèle original de développement durable, ce qui lui permettrait de se raccrocher aux exigences de la jeunesse militante, celle qui s’investit aujourd’hui dans les nombreuses causes de l’humanitarisme mondialisé.

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Bourgault ou le romantisme en politique

Remarques introductives

Le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) est né par la volonté d’un groupe d’indépendantistes désireux d’organiser politiquement la lutte nationale. Parmi eux, on retrouve des pionniers, ceux qui ont successivement présidé aux destinées de ce mouvement : Marcel Chaput, l’homme du jeûne historique, André d’Allemagne, l’intellectuel organique du Rassemblement, Me Guy Pouliot, le discret et combien efficace avocat de Québec, Rodrigue Guité, architecte, émanant d’une famille gaspésienne légendaire et concepteur du bélier inversé, logo symbolisant le Québécois débarrassé de sa réputation moutonnière pour devenir un bélier fonçant vers l’avenir, Pierre Bourgault, le journaliste qui va naître politiquement grâce au RIN et redonner vie à ce jeune parti au milieu des années 1960. À ne pas oublier, en ce jour anniversaire, le rôle marquant d’une femme hors du commun, madame Andrée Ferretti, la Rosa Luxembourg du mouvement indépendantiste québécois.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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