Numéro du centenaire

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L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Février 2011

Vol. CII, no 2

Éditorial - Carrières, dépendance et cohésion nationale

Il s’en passe des choses dans le petit monde de l’élite provinciale ! Les récentes semaines ont dû donner bien des frissons aux habitués des cocktails chics et des clubs privés. Deux figures bien connues ont fait les manchettes avec des promotions qui ont surpris ceux-là qui pensaient jusque-là que les filières de carrière étaient bien étanches et rigoureusement partagées entre deux réseaux séparés par la conviction nationale. Deux figures, deux exemples de ce qui arrive dans une petite société qui ne parvient plus à se donner le minimum de consensus sur ce que doit être l’intérêt national.

On voudra bien nous plaider leur droit de gagner leur vie, nous faire des leçons de morale sur les cheminements professionnels légitimes, ces nominations n’en éclairent pas moins de façon exemplaire les tiraillements d’une élite qui ne parvient plus à s’assumer, à trouver son chemin dans le brouillard dans lequel baigne la province. Les places sont rares et limitées dans la bourgade, il faut donc s’attendre à ce que le jeu de la chaise musicale finisse par donner des surprises.

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L'article 23 de la Charte canadienne: Illégitime et illégal

L'auteur était conseiller politique de Camille Laurin lors de l'adoption de la Charte de la langue française (loi 101) en 1977.

Contre l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, il n’y a pas de clause dérogatoire utilisable. C’est à l’article 33 de la Charte qu’il est question de clause dérogatoire. Il y est bien précisé que celle-ci ne s’applique qu’à l’encontre des articles 2 et 7 à 15 de ladite charte.

Est-ce à dire que nous devons nous y soumettre en faisant semblant de nous accommoder ? Certes pas. Dans l’interprétation de l’article 23 par les tribunaux fédéraux, il y a tout bien à penser que le pire est à venir. Un jour ou l’autre, quelqu’un plaidera que l’article 23 doit s’interpréter littéralement. Un jour ou l’autre, la Cour suprême avalisera cette interprétation. Or, le paragraphe (2) de l’article 23 dit bel et bien que « les citoyens canadiens dont un enfant a reçu ou reçoit son instruction au niveau primaire ou secondaire […] en anglais au Canada ont le droit de faire instruire tous leurs enfants, aux niveaux primaire et secondaire, dans la langue de cette instruction », c'est-à-dire en anglais. Pour avoir le droit, en vertu de la Charte canadienne, à ce que tous ses enfants reçoivent leur enseignement en anglais, il suffit que l’un des deux parents reçoive déjà son enseignement en anglais. Si on interprète littéralement, aucune durée n’est requise. Dès qu’un enfant reçoit l’enseignement en anglais, dans une école passerelle ou dans une autre province, tous ses frères et sœurs, même engagés depuis longtemps dans le réseau francophone, ont le droit de passer à l’école anglaise et de transmettre ce droit à leurs descendants.

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L'enseignement de l'histoire au cégep

Cette étude, commandée par la Fondation Lionel-Groulx, a pour objectif de situer la place de l'histoire en général et de celle du Québec en particulier dans la formation de niveau collégial. Le mandat consiste aussi à voir comment parvenir à revaloriser la place de l'enseignement consacrée à l'histoire et à une meilleure connaissance de la société québécoise par les finissants.

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Un cours multidisciplinaire sur le Québec contemporain

Il est rare que le petit monde des cégeps attire l’attention des médias autrement que pour voir l’opportunité de les fermer. Plus rare encore qu’on s’intéresse à l’enseignement de l’histoire, une discipline dont la place au niveau collégial est notoirement marginale. Ce fut pourtant le cas durant la dernière semaine de novembre 2010 alors que la Fondation Lionel-Groulx déposait une étude au titre fracassant à propos de la disparition des cours portant sur l’histoire du Québec. Le grand public a alors pu apprendre avec stupeur que moins de cinq pour cent des finissants du collégial avaient pu suivre un cours d’histoire nationale, et encore, dans moins de la moitié des cégeps et seulement pour le programme de sciences humaines[1].

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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