Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Mai 2011

Vol. CI, no 5

Éditorial - La tentation minoritaire

2011mai250Cela revient avec la régularité des marées, cette tentation de se fondre dans les courants d’une majorité douillette, de se laisser porter par le cours des choses, délesté enfin de soi-même. Le fantasme du minoritaire heureux du traitement qu’il reçoit est inhérent à notre histoire politique, chevillé à notre insécurité culturelle sur laquelle il agit comme un sédatif aux effets passagers. Il n’y a qu’un seul antidote à l’anxiété ontologique, c’est la liberté, l’épreuve de soi dans la responsabilité assumée. Cela ne nous sera pas donné et ce ne sera jamais acquis. Nous sommes condamnés à vivre sur la brèche, à tenir la ligne du risque, comme disait Pierre Vadeboncoeur. Cela nous inflige, de temps à autre, des tourments qui donnent à notre conduite politique des allures erratiques comme celle qu’elle vient de prendre.

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Que faire du Bloc?

Comprendre le vote du 2 mai relève du casse-tête, car les règles habituelles qui expliquent le succès ou l’échec des partis n’ont pas été respectées ce qui explique pourquoi le raz-de-marée réalisé par le NPD au Québec apparaît comme rocambolesque. Contre toute attente, les Québécois ont donné massivement leur appui à un parti centralisateur dont le chef ne venait pas du Québec, qui n’avait pas d’équipe de candidats de prestige, dont le programme était plutôt vague, qui n’avait pas d’organisation sur le terrain et qui dans de nombreuses circonscriptions n’a même pas fait campagne.

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Élections 2 mai 2011. L'abandon du Québec

Le Parti conservateur du Canada (PCC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ayant raflé près de 90 % des sièges au Canada comme au Québec aux élections du 2 mai 2011, faut-il conclure que la place du Québec au sein du Canada ne pose désormais plus aucun défi à l’unité canadienne ? Par leur appui aux partis «fédéralistes» (71 des 75 sièges québécois), les Québécois auraient maintenant rejoint les Canadiens tant dans leur adhésion au clivage de classes (entre la gauche et la droite) que dans leur rejet de la souveraineté. Ce vote aurait signifié aux yeux des ultranationalistes canadiens, l’atteinte d’une véritable intégration nationale au Canada. Mais peut-on réellement croire que l’intégration des Québécois aux partis « nationaux » canadiens soit le meilleur moyen d’assurer l’intégration nationale et que, ce faisant, le Bloc québécois (BQ) n’ait plus aucune utilité ?

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Affrontement idéologique méconnu: Claude Ryan/Jean-Marc Léger

Cet article a valu le prix André-Laurendeau du meilleur article de l'année à son auteur

On ne peut distinguer le vrai du faux, ni distinguer une réponse adéquate à un problème d’une réponse non pertinente, ni distinguer de bonnes idées d’idées banales, on ne peut pas évaluer des idées de manière critique, si ce n’est lorsqu’elles sont présentées avec suffisamment de clarté.
Karl Popper

D’un point de vue macroscopique, la position du Devoir sur la question du Québec (la question nationale ou la question constitutionnelle canadienne) est essentiellement marquée par le passage tranché du fédéralisme de Claude Ryan au souverainisme de Lise Bissonnette[1]. Un regard plus attentif sur une période clé de la direction de Ryan révèle toutefois un affrontement qui, s’il avait connu un dénouement autre, aurait modifié non seulement l’évolution de la position du journal, mais vraisemblablement aussi l’histoire politique contemporaine du Québec. Au moment même où, en 1967, Ryan consolidait sa position fédéraliste, une position souverainiste divergente était défendue par un autre éditorialiste du Devoir, Jean-Marc Léger. Cet affrontement s’est conclu par l’exclusion de Léger de l’équipe éditoriale (et quelques mois plus tard par son départ du quotidien) où le fédéralisme de Ryan est devenu la ligne de pensée incontestée.

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Charles Xavier Durand. Une colonie ordinaire du XXIe siècle

Charles Xavier Durand
Une colonie ordinaire du XXIe siècle, Éditions modulaires européennes, Bruxelles, 2010

La verve, la vigueur, voire la fougue de Charles Xavier Durand, sont impressionnantes. L’énergie qu’il déploie est abondante. Le texte donne très souvent l’impression d’avoir été écrit d’un seul grand coup. Le ton est cru, tranchant et irrévérencieux, c’est vivifiant. Les redites, inévitables en l’espèce, dérangent cependant un peu.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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