Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Les voies de la radio

Survol de l’histoire de la radio au Québec

De Fessenden à Internet
En hommage à l’Amérindien Oscar Bastien, pionnier des « annonceurs » au Québec.

Qui a inventé la radio ? Guglielmo Marconi, Roger Baulu, Édouard Branly, Ferdinand Braun, Alexander Popov ou Reginald Fessenden ?

Toutes ces réponses sont bonnes, sauf pour Roger Baulu qui n’était pas encore né. Mais pour répondre complètement à la question, il faudrait nommer une dizaine de personnes sur un cycle de vingt ans entre la fin du dix-neuvième siècle et le début du vingtième. La boucle de ces vingt glorieuses s’ouvre en 1887 sur la première transmission sans fil d’ondes électromagnétiques par l’Allemand Rudolf Hertz dans son laboratoire – les ondes hertziennes, c’est lui ! – et cette boucle se referme sur la première transmission sans fil de la parole par Reginald Aubrey Fessenden au soir de Noël 1906.

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Un pays à mettre en ondes

Étudiante à la maîtrise en sociologie, Université Laval - Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les récentes annonces concernant les compressions budgétaires à réaliser au sein du diffuseur public qu’est la Société Radio-Canada (SRC) ont provoqué une relative panique chez plusieurs, dont de fins observateurs des transformations orchestrées au sein de l’institution au cours des dernières décennies1. Des citoyens vigilants et attachés à l’institution ont pris d’assaut les rues de différentes régions du Québec, le 16 novembre dernier, afin de protester contre la dévaluation véritable dont est l’objet Radio-Canada, réclamant pour l’institution les moyens nécessaires au traitement d’une information de qualité, intègre, riche et diversifiée. À revisiter l’histoire récente du radiodiffuseur canadien en contexte québécois, l’on ne peut cependant que constater que cette dernière soustraction financière n’a absolument rien d’original, la dépréciation budgétaire revenant par vagues successives se briser sur le versant radio-canadien. De fait, l’État canadien n’a cessé de réduire sa participation financière auprès de l’institution publique depuis près d’une vingtaine d’années, l’établissement étant assujetti aux secousses financières enclenchées par le pouvoir gouvernemental qui tient les rênes des crédits parlementaires octroyés à la société d’État. Dès lors, lorsque les finances du gouvernement fédéral sont en crise, Radio-Canada devient martyre.

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L’efficacité des radios de confrontation en question

Près de 10 ans après le débat autour du non-renouvellement de la licence de la station de radio CHOI Radio X par le CRTC (voir Gingras 2008), le format radiophonique défini par les animateurs de cette station reste dominant à Québec. Loin d’être un feu de paille comme certains l’ont d’abord cru, le discours de confrontation qui s’y tient influence toujours les débats publics (Durand, Dupuis, Racicot 2012 ; Giroux et Sauvageau 2009 ; Porter 2010) et cela, même si les propos tenus font moins la une des journaux qu’à l’époque. En 2008, en conclusion de notre livre consacré à ce phénomène, La radio x, les médias et les citoyens, nous écrivions que « les conditions objectives de l’expression radiophonique d’une polarisation fondée sur la hiérarchisation des groupes sont toujours présentes » (Vincent, Turbide, Laforest 2008 : 188). Sept ans plus tard, ce constat demeure d’actualité et interroge plus que jamais ce qui fonde l’efficacité communicationnelle du discours des animateurs et la popularité de ces radios. Sans proposer une réponse définitive à cette question, cet article propose quelques pistes d’explication de ce phénomène à travers l’analyse de la mécanique discursive qui sous-tend cette radio « extrême ».

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La crise du journalisme et la crise de la souveraineté québécoise

Le règne de l’opinion publique, dont on sait l’importance en démocratie, repose sur le principe que les citoyens contribuent librement à entretenir un esprit collectif. En démocratie, les organes du pouvoir, si minutieusement agencés soient-ils, dépendent de ce qu’il faut bien appeler une communauté politique.
– Fernand Dumont (Raisons communes)

L’actualité récente témoigne à elle seule du fait que le journalisme au Québec est en crise. Il y a bien sûr la crise à Radio-Canada, la situation avec les propriétés de PKP, les difficultés financières du Devoir, et bien d’autres manifestations de cette crise dans les dernières années. Certains de ces problèmes tiennent de ce qu’on appelle « l’économie politique des médias », par exemple la concentration de la presse, ou encore la dématérialisation de l’information, qui nous fait passer du papier au no man’s land virtuel de l’internet. Je voudrais plutôt me concentrer ici, sur les implications politiques qu’entraîne la situation de nos médias, en cherchant à lier deux choses apparemment étrangères l’une de l’autre : les médias et la souveraineté politique d’un peuple. Trop souvent, les critiques se bornent à analyser les rapports de propriété ou à l’aspect économique de la question médiatique. Les critiques les plus connues « à gauche » comme le modèle de propagande développé par Herman et Chomsky1, cherchent à mettre en lumière le fait que les médias sont manipulés par des intérêts économiques dominants. Je me situe plutôt dans une approche plus dialectique inspirée par les approches sociologiques de Michel Freitag et Jean Pichette2.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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