Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Novembre 2015

Vol. CV, no 9

La stratégie référendaire, un cul‑de‑sac

René Boulanger, écrivain et historien, conseiller général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
Maxime Laporte, président général, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Le 3 octobre dernier, en pleine campagne électorale fédérale, un rassemblement militant du Bloc québécois avait lieu à l’Astral sur la rue Sainte-Catherine. Des discours puissants et convaincants portés par toutes les couleurs du mouvement indépendantiste donnaient à croire en une réelle renaissance, cristallisée autour du Bloc. L’apparente ferveur des nouveaux leaders indépendantistes masquait toutefois un déconcertant manque de réflexion stratégique.

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Éditorial - Le retour du Quécan

On est capables d’avoir un projet pour un pays québécois canadien […] Tu peux être très québécois et voir une capacité et un désir de développer aussi une appartenance canadienne. On n’est pas obligés d’avoir une vision passéiste où l’identité est unique.
– Jean- Marc Fournier
Ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne

2015novembre250Il n’avait jamais vraiment disparu. Il se contentait d’une existence furtive, d’une présence médiocre au monde et tout entière placée sous le signe de la procuration. L’élection d’une majorité de balayeurs libéraux va propulser à l’avant-scène le Quécan. Le Québécois oblitéré, refoulé dans l’existence autorisée du multiculturalisme et de la vie en sursis du minoritaire toléré dans son propre pays va redevenir une référence forte. Il sera chouchouté encore davantage par Radio-Canada, par les inconditionnels du fédéralisme et les liquidateurs du parti de Philipe Couillard. Il redeviendra la figure de proue du discours de la double légitimité, le parangon du consentement à l’effacement de soi sous les fanfaronnades des impuissants qui se sentent vivre lorsqu’ils se conforment. Ce Québécois dédoublé, c’est le Quécan satisfait de lui-même, imbu de la satisfaction de se savoir utile à la politique des autres. Un Elvis Gratton des identités plurielles, un aspirant à l’Ordre du Canada, de la pâte à savants théoriciens du renoncement inavouable.

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Hommage à Pierre De Bellefeuille (1923-2015)

Pierre a consacré les plus belles années de sa vie à la libération intellectuelle et politique de son peuple. Il a été un patriote des temps modernes. Il nous a quittés comme tant d’autres militants sans avoir achevé l’œuvre nationale. Il nous a laissé la passion du Québec en héritage et il nous revient pour être fidèle à sa mémoire de continuer le combat.

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Apprendre à compter autrement

Nous ne sommes pas des comptables
–Saint-Denys Garneau

Nous ne sommes pas des comptables, nous comptons autrement, nous croyons que ce qui ne se compte pas est ce qui compte le plus.

Nous croyons qu’il vaut mieux investir dans l’éducation que dans les jeux, dans une génération d’élèves plutôt que dans une équipe de hockey professionnel, dans la formation générale d’êtres humains responsables d’eux-mêmes et de la communauté plutôt que dans la formation d’une main-d’œuvre soumise aux caprices du marché, car la seule dette que nous ne pourrons rembourser est un déficit de pensée et de conscience.

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Vingt années dans la défaite ont-elles scellé le sort de l’indépendance ?

L’indépendance d’un peuple n’est évidemment jamais démodée. Ce qui peut souffrir des aléas quotidiens est l’élan, depuis la conscience de former un peuple jusqu’à la perspective de concrétiser réellement le projet, en passant par la « maudite rince » que ledit peuple s’est fait servir depuis vingt ans.

Les jeunes lâchent le Québec ?

Selon un sondage CROP préparé pour la Chaire de recherche sur la démocratie et les institutions parlementaires, rattachée à l’Université Laval, dont Le Devoir a obtenu copie (ce 28 octobre 2015), même les indépendantistes sont assaillis par le doute. Moins de la moitié d’entre eux croit que l’indépendance se fera un jour. Pour les électeurs fédéralistes, le projet est mort. Moins d’un dixième des opposants peut concevoir que le Québec puisse « accéder » à l’indépendance. Globalement, seulement un Québécois sur cinq (22 %) croit que le projet « indépendantiste mènera quelque part ».

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Les dieux en guerre

En général, les religions établies – en particulier les monothéistes – s’appuient sur des croyances intégrales et immuables qui les incitent à condamner celles de leurs rivales. On attribue souvent aux inspirateurs initiaux des mouvements religieux un accès à des révélations définitives, cristallisées par leurs continuateurs dans des textes dits sacrés. Sous l’invocation de leur dieu ou de leurs porte-parole prestigieux, les religions totalitaires colonisent la conscience des fidèles avides d’une stabilité absolue. Or, à l’ère de la communication universelle instantanée, le conflit des religions inflexibles se déploie à l’échelle planétaire.

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Le messianisme israélien, un obstacle à tout processus de paix

Philosophe retraité du Collège de Rimouski
La naissance d’un État singulier

La création de l’État d’Israël échappe aux standards habituels. Ce n’est peut-être pas un pays sans chapeau, comme la patrie de Dany Laferrière, mais c’est certes un pays hors normes. En effet, les démocraties modernes se sont constituées grosso modo sur la base de deux principes généraux, énoncés par le président américain Wilson dans son retentissant discours de janvier 1918 : le droit des peuples à l’autodétermination et l’intangibilité des frontières 1 héritées de la période coloniale.

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Laudato Si’. Juste à temps !

Prêtre du diocèse de Montréal. Théologien et environnementaliste

On attendait depuis longtemps un document d’ensemble du Vatican sur la question environnementale. Si on prend comme référence la date butoir de la Conférence de Stockholm de 1972 comme émergence de la question écologique au niveau mondial, il aura fallu plus de quarante ans pour avoir une réflexion globale de la part de l’Église catholique. Il y avait eu certes de nombreuses allusions chez les papes, surtout Jean-Paul II et Benoît XVI, mais il s’agissait d’interventions ponctuelles. Paradoxalement, il s’était écoulé à peu près le même délai entre la parution du Manifeste du parti communiste de Marx et Engels en 1848 et l’encyclique Rerum Novarum de Léon XIII sur la question ouvrière en 1891. L’intervention arrive à point nommé.

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David Levine. Santé et politique : un point de vue de l’intérieur

David Levine
Santé et politique : un point de vue de l’intérieur, Boréal, 2015, 376 pages

Quand on entre « David Levine » dans un moteur de recherche, on tombe sur son site web, joliment décoré de photos de ses œuvres d’art. L’onglet « Sculptures » trône à côté de celui de « D.L. Consultation stratégique » qui loge son entreprise de consultation en santé. David Levine est un personnage atypique : Juif anglophone, il devint membre du Parti québécois dès 1975. Nommé directeur du CLSC Saint-Louis-du-Parc nouvellement créé en 1975 (à 26 ans !) directement au sortir d’une maîtrise en administration de la santé, sa carrière l’amènera successivement à la direction de l’hôpital de Verdun, de l’hôpital Notre-Dame ainsi que de l’hôpital d’Ottawa, ou la venue d’un « séparatiste » soulèvera une tempête médiatique ahurissante. Au cours de cet épisode, l’Assemblée nationale du Québec est allée jusqu’à adopter unanimement une motion pour appuyer M. Levine. Cet épisode de sa carrière a fortement marqué les esprits au Québec et a fait de M. Levine un personnage public.

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Danic Parenteau. L’indépendance par la République

Danic Parenteau
L’indépendance par la République, Montréal, Fides, 2015, 204 pages

Le mouvement souverainiste piétine, voire régresse. Pire, selon Danic Parenteau, « la conjoncture historique générale ayant rendu possible l’articulation de l’option indépendantiste au jeu politique québécois semble être en voie de disparaître ». Si durant les années 60 et 70 « [t] ous les Québécois comprenaient à peu près ce qu’il en ressortait de l’idée de faire du Québec un pays », où l’indépendance pouvait apparaître comme l’aboutissement naturel de la Révolution tranquille, Parenteau suggère qu’il en serait autrement aujourd’hui. Ainsi, pour voir renaître le projet, il faudrait le réarticulé sur de nouvelles bases. Dans L’indépendance par la République, Parenteau ouvre courageusement son jeu ; il propose d’« inscrire le projet indépendantiste dans un paradigme renouvelé », et il l’expose.

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