Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

PQ et souveraineté: passer aux actes


 

Un pacte pour fonder le Québec

À l’automne 1966, dans l’autobus en direction de l’Université de Montréal, j’ai discuté avec un homme d’un certain âge sur l’indépendance du Québec. Cette idée m’animait. Cet homme partageait mon enthousiasme. Me regardant droit dans les yeux, il m’a dit :

Si vous vous rendez à mon âge, j’ai 64 ans, vous aurez probablement la chance de voir naître le Québec. Ça ne se fera pas avant quarante ans. Au début du XXIe siècle. Peut-être, mais pas avant. Comme l’opposition sera forte, il faut que cette idée s’enracine. Oui. S’enracine. Puis, une idée comme celle-là doit mûrir, se répandre, cheminer, devenir incontournable, mais surtout demeurer l’affaire de tous ceux qui veulent un pays. C’est seulement comme ça qu’elle aboutira.

Ces paroles m’ont ramené sur terre. Vingt-sept ans plus tard, en 1993, Charles Taylor m’a aussi ramené sur terre. Au café Loft, à Québec, interrogé sur la façon d’aborder le mouvement sécessionniste du Québec, l’auteur de la théorie de la reconnaissance avança qu’il faut d’abord considérer ses promoteurs comme des ennemis. Ce soir-là, je n’ai pu fermer l’oeil. Je découvrais que la reconnaissance canadienne m’obligeait à être complice de mon assujettissement. Si j’osais affirmer le contraire, je devenais un ennemi.

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L'état des choses - printemps 2005

Le congrès du Parti québécois (PQ) de juin 2005 approche à grand pas. À se fier aux sondages et aux erreurs monumentales du Parti libéral du Québec (PLQ), le PQ vogue tranquillement vers une victoire électorale. Ses engagements sont « presque » clairs : un nouveau référendum aura lieu si le chef croit pouvoir le gagner. Pas de référendum sans assurance morale de l’emporter.

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Le chef en porte-à-faux face à la jeunesse souverainiste

En toutes sociétés, les jeunes ont un rôle déterminant pour l’avenir. Tel un diamant brut, à peine ciselé, ils affirment leurs convictions profondes le plus simplement du monde. Les jeunes du Parti québécois, réunis en Grand rassemblement, se sont exprimés clairement en vue du prochain congrès national.

Il est intéressant de constater que ces jeunes, malgré les pressions de « la machine » politique du Parti québécois, ont adopté l’essentiel des thèses dites « Parizeau-Laplante ». Et ils ont particulièrement adhéré à ce qui est le plus contesté par cette même machine, soit les gestes de souveraineté. Dans ce cas, les jeunes sont très clairs : il est primordial d’effectuer des gestes de ruptures irréversibles avant même la tenue d’une éventuelle consultation sur la souveraineté du Québec.

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Le discrédit

Dure semaine pour les commentateurs politiques québécois. Il a vraiment fallu « faire semblant de trouver ça intéressant » , comme dirait Richard Desjardins, pour noircir autant de pages, pour babiller aussi longtemps sur le budget fédéral. Et pour passer à côté du fondamental !

Présenté comme une victoire de Paul Martin qui a bien réussi à neutraliser les conservateurs, l’épreuve du budget a été interprétée dans la seule grille électoraliste. Le gouvernement libéral aurait décidé d’ignorer le Bloc Québécois et le NPD, il n’a pas fait grand cas des demandes des provinces, il a ignoré le déséquilibre fiscal, la réforme de l’assurance-emploi, etc, etc. Les savantes dissertations n’ont pas manqué pour faire comprendre les subtilités de la plomberie budgétaire, pour trouver les astuces et retrouver la signature de l’art libéral de manœuvrer. Les anecdotes et les débats sur des considérations secondaires n’ont pas manqué. L’essentiel n’a pour ainsi dire pas été abordé.

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Leur combat et le nôtre

Le vrai combat à mener n’est pas entre la gauche, souvent utopique, et la droite, convaincue des vertus illimitées du marché, ni même entre « fédéralistes » et souverainistes. Car sous le label « fédéraliste », le fédéralisme réel, le fédéralisme dominateur, se dissimule, mais à peine, un nationalisme qui n’ose dire son nom, le nationalisme canadian en guerre contre son ennemi inexpiable, le nationalisme québécois.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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