Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Éditorial - La servitude et les valeurs

2013octobre250Dans une société normale, le débat sur la laïcité repose d’abord et avant tout sur des enjeux démocratiques, sur la façon dont les citoyens conçoivent la neutralité des institutions et la place du religieux dans la vie publique. Les réponses varient d’un État à l’autre, chacun tenant ses singularités, arbitrant le partage des domaines en fonction de sa tradition historique, de ses clivages sociaux et des choix fondamentaux touchant la place et l’aire d’extension de l’intervention de l’État.

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Réflexions en marge du début de la campagne électorale montréalaise

Faisant déjà face à un désintérêt pour la chose publique et à une indifférence de la part des citoyens-électeurs, le monde municipal québécois a été confronté, au cours des dernières années, à une crise politique sans précédent, crise qui a sérieusement miné les instances démocratiques locales et entaché la légitimité et la crédibilité des élus. S’il est quasi impossible de déterminer en ce début d’automne 2013 quels seront les modalités et l’échéancier de la sortie de crise, il n’en reste pas moins que plusieurs observateurs souhaitent que les résultats des élections municipales de novembre contribuent à un assainissement de la gouvernance et à une revalorisation de la classe politique. Dans les circonstances, à quoi peut-on s’attendre dans le cas de Montréal ?

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Pour une approche consensuelle des rapports entre l'État et la religion

La fuite concernant la Charte des valeurs québécoises et les réactions épidermiques qu’elle a suscitées ont fait l’effet d’un lâcher d’éléphants dans un magasin de porcelaines. Cette question mériterait plutôt qu’on l’aborde avec prudence et sérénité : en matière de religion, une phrase mal tournée, une virgule mal placée, et très vite, les esprits s’échauffent et le débat s’emballe.

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Laïcité républicaine et sécularisme libéral au Québec

Le Québec est actuellement secoué par un débat animé sur le projet de Charte des valeurs québécoises. Mal parti avant même que ce projet n’ait été déposé à l’Assemblée nationale – on se souvient de la sortie toute en subtilité du philosophe commissaire Charles Taylor pour qui ce projet serait digne des politiques de Poutine en Russie ; rien de moins ! – , ce débat semble encore malheureusement mal engagé. Les positions des uns, opposants à ce projet, et des autres, partisans de celui-ci, m’apparaissent toutes deux, à leur façon, reposer sur des bases fragiles, lesquelles ne favorisent assurément pas un débat sain et par ailleurs parfaitement légitime pour toute société démocratique.

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Le multiculturalisme de droit divin

Un régime nouveau est toujours impatient d’affermir son autorité en détruisant les fondements du régime ancien (Raymond Aron).

L’incroyable virulence d’une frange significative des partisans du multiculturalisme et souvent, leur fanatisme idéologique en dit beaucoup sur la singularité de la doctrine à laquelle ils adhèrent, sans toujours assumer cette étiquette, d’ailleurs. On l’a vu ces dernières semaines, encore, les idéologues du multiculturalisme ont l’insulte facile et diabolisent aisément ceux qui ne partagent pas leur vision du progrès. Convaincus de porter une cause absolument juste, ils n’hésitent pas à jouer du « qui n’est pas avec nous est contre nous » et à transformer la politique en croisade qui doit conduire à la défaite complète de leurs adversaires. Leur fanatisme est d’autant plus dangereux qu’il prétend s’avancer sous l’étendard de la vertu.

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Art public et guerre de propagande

Cet article a reçu une mention d'honneur pour le prix André-Laurendeau

Le 12 juillet 1963, dans un parc de Québec, une bombe fait voler en éclats la tête de la statue de la reine Victoria. Le corps et les morceaux de la tête sont conservés précieusement. À l’approche du 400e anniversaire de la fondation de la ville, en 2008, un ancien conseiller municipal suggère aux responsables de la fête de faire restaurer la statue et de la remettre en place. Il justifie sa démarche en ces termes : « Le régime britannique fait partie de notre histoire et je pense que nous sommes suffisamment matures pour le reconnaître et le commémorer » (Le Devoir, 13 décembre 2004).

Actions isolées d’obscurs citoyens ? En 2008, après une année de recherches et de consultations sur les « accommodements raisonnables » en matière religieuse, la très médiatisée commission Bouchard-Taylor remet son rapport au gouvernement du Québec. Parmi les nombreuses recommandations, celle de retirer le crucifix de la salle de l’Assemblée nationale entraîne une réaction immédiate des dirigeants politiques réunis : le crucifix restera là, décident à l’unanimité la centaine d’élus présents ! (Le Devoir, 23 mai 2008)

Ces conflits à propos de sculptures – le crucifix aussi est une sculpture – ont-ils une réelle importance aux yeux de nos contemporains préoccupés de problèmes politiques, économiques et culturels jugés autrement plus graves ? Pour notre part, nous estimons qu’il s’agit d’escarmouches dans une guerre psychologique complexe et d’une très grande ampleur menée depuis longtemps au Québec.

Nous n’entreprendrons pas ici de décrire cette guerre psychologique, seulement de montrer comment elle se joue dans le domaine très circonscrit de l’art public de l’agglomération de Québec. Premièrement, nous formulerons quelques définitions et propositions sur lesquelles nous appuierons notre analyse. Deuxièmement, nous indiquerons les critères et les sources ayant servi à constituer notre corpus de sculptures publiques en hommage à des personnalités ou à des groupes qui ont marqué l’histoire du Québec et du Canada. Troisièmement, nous identifierons certaines caractéristiques des récits que produisent les sculptures publiques sélectionnées. Quatrièmement, nous tenterons d’expliquer deux paradoxes que nous avons relevés à propos de ces récits.

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Ce peuple qui ne fut jamais souverain

Roger Payette et Jean-François Payette
Ce peuple qui ne fut jamais souverain. La tentation du suicide politique des Québécois, Montréal, Fides, 2013, 276 pages

Le Québec tourne en rond, incapable de se projeter. Velléitaire et timoré, il n’est pas davantage décidé à s’assumer. Porté par l’air du temps ou prisonnier de lui-même ? Les Payette, père et fils, signent un livre pour décrire sa cage, identifier les principes qui charpentent l’architecture de cet étrange édifice de peur et d’indéterminé dans lequel ils le voient se flétrir.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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