Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Garderons-nous longtemps la langue de nos ancêtres ?

Une phrase du linguiste français Antoine Meillet, lue en 1972 lors du début de mes dix ans d’études en sociolinguistique, m’est allée au cerveau et au cœur : « Trois langues se partagent l’Amérique, l’anglais, l’espagnol et le portugais, pour ne rien dire du français canadien trop peu important et qui ne saurait se maintenir. » Le choc que j’ai reçu alors sera responsable du choix de mon cursus scolaire. La pensée de trois linguistes, qui m’ont particulièrement marqué, a nourri là-dessus ma réflexion.

De l’Université de Montréal, Gilles Bibeau[1] a été mon maître. Des conclusions, qui se dégagent des contacts des langues entre elles depuis 2000 ans, amènent Bibeau à écrire que, dans un même contexte politique, la langue la plus forte travaille toujours à la disparition des autres langues. C’est une loi de la vie sociolinguistique : un organisme en santé recherche son unité. Tout pays qui ne travaille pas à assimiler sa ou ses langues minoritaires se prépare des lendemains agités. L’histoire du Canada est révélatrice ici avec trois tentatives d’assimilation : le traité de Paris de 1763, les écoles anglaises de l’Institution royale de 1801 et l’Acte d’Union de 1840. Nous avons résisté. Puis le Canada anglais a ensuite fait une erreur en nous accordant un État, la Province de Québec, en 1867. On remettait entre nos mains le choix de notre destin futur. Ce sont les loyalistes américains du Haut-Canada qui sont la cause principale de ce changement. Le Canada a tout de même essayé de faire son devoir d’unité linguistique, même dans la réserve québécoise, en maintenant unilingue anglaise l’organisation fédérale du pays tant qu’il fut possible de le faire.

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Mémoire. Le français langue commune

Résumé

Le SPQ Libre salue l’intention du gouvernement de renforcer la position du français au Québec. Nous considérons que cela ne peut se faire de manière adéquate qu’en faisant du français notre langue publique commune.

La commission Gendron a désigné cet objectif dès 1972. La politique québécoise de la langue française de mars 1977 a fait ensuite du français langue commune le tout premier principe de la Charte de la langue française.

La Cour suprême du Canada a cependant fait dévier le Québec de cet objectif premier. Sa décision sur la langue d’affichage a conduit à introduire dans notre Charte la notion de « nette prédominance » du français et a ramené le Québec à pratiquer une forme de bilinguisme institutionnel.

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Le non-sens des villes à statut bilingue

La notion de municipalité à statut bilingue n’a plus de sens. Cette disposition de la loi 101 en est venue à s’opposer au français en tant que langue commune, précisément là où sa vitalité est le plus faible.

Quel cheminement a pu conduire à pareille incohérence ?

Cela commence avec le concept de district bilingue. C’était la « pierre angulaire » de la politique préconisée en 1967 par la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, ou commission Laurendeau-Dunton.

Par cette mesure, les commissaires voulaient conduire tous les paliers de gouvernement – fédéral, provincial et municipal – à garantir à certaines minorités une gamme complète de services dans leur langue : « [cette] action conjuguée modifiera sensiblement dans un lieu bien délimité les conditions de vie de la minorité [là] où la minorité officielle est assez importante pour justifier le genre de réorientation linguistique qui nous paraît souhaitable ».

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Quelle communauté anglo-québécoise ?

Chercheur Ph. D. science politique
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Les définitions utilisées pour désigner la « communauté anglophone » varient grandement selon les objectifs politiques des acteurs. Certains cherchent à en élargir les effectifs, les autres, à les diminuer le plus possible. Comme il en va du partage des ressources financières de l’État du Québec, de l’usage des langues au travail autant dans le secteur public que dans le secteur privé, et de bien d’autres enjeux, tous ont intérêt à influencer la définition des frontières de chaque groupe. En réalité, la communauté anglo-québécoise, lorsque définie en tenant compte des impératifs de survie légitimes de la communauté francophone, est de taille extrêmement modeste : 3,5 % pour tout le Québec, 5,0 % pour la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal. Ces pourcentages incluent de surcroît des anglophones dont les parents peuvent être francophones, allophones ou immigrés. Quoi qu’il en soit, cette taille minuscule confirme la disparition du territoire québécois de la plus infime encore « minorité historique nationale », dont les – plus rares encore – effectifs d’origine ethnique britannique constituaient jadis le noyau primordial.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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