La reine était nue!

Les auteurs sont respectivement président et secrétaire du SPQ Libre

La déconfiture de Pauline Marois, lors de la dernière campagne électorale, rappelle le conte d’Andersen, Les Habits neufs de l’Empereur.

Dans ce conte, des charlatans avaient convaincu le roi qu’ils étaient en mesure de tisser une étoffe que seules les personnes sottes et incapables dans leurs fonctions ne pouvaient pas voir. Le roi et ses conseillers feignirent de voir le tissu de peur de passer pour des imbéciles.

La confection du vêtement terminé, le roi ainsi « vêtu » se présenta, accompagné de ses ministres, devant son peuple qui, lui aussi, prétendit voir et admirer ses vêtements, jusqu’à ce qu’un petit garçon ose dire la vérité : « Le roi est nu ! » Et tout le monde lui donna raison. L’empereur comprit sa méprise, mais continua sa marche sans dire un mot.

Avec la déclaration souverainiste de Pierre-Karl Péladeau, Pauline Marois croyait qu’elle venait de revêtir les « habits neufs » du projet indépendantiste que « seules les personnes sottes et incapables dans leurs fonctions » ne pouvaient pas voir. Mais, il ne fallut que deux jours de campagne pour que la population réalise que « la Reine était nue » !

Mme Marois parla de frontières, de monnaie et de passeport, c’est-à-dire des modalités de l’accession du Québec à l’indépendance, mais n’avait rien à dire sur le pourquoi du projet indépendantiste.

Ce qui n’avait rien d’étonnant. En effet, depuis son arrivée à la tête du Parti québécois, madame Marois et son entourage n’ont absolument rien fait pour mettre à jour les études sur l’accession du Québec à l’indépendance, malgré les adjurations maintes fois répétées de monsieur Parizeau. André Boisclair avait affiché le même mépris pour cette tâche pourtant essentielle.

Bien plus, au cours de la campagne électorale, madame Marois n’a jamais prononcé les mots « Ottawa », « fédéral » ou « Harper ». Aucune mention non plus n’a été faite des 92 blocages, identifiés par les États généraux sur la souveraineté, au développement du Québec dans le cadre fédéral.

De l’improvisation à la panique

Non seulement la Reine était-elle nue sur la question de la souveraineté, mais son carrosse brinquebalait dans sa campagne purement provincialiste. Il s’est dégagé des rangs péquistes une impression de totale improvisation, validée par des témoignages internes. Improvisation qui s’est transformée en panique, à la fin de la campagne, avec cette promesse de baisse d’impôts venue de nulle part. D’autres promesses semblaient sorties du même chapeau, comme celle de l’exploitation du pétrole de schiste à Anticosti, en faisant miroiter un pactole de plus de 40 milliards $, alors qu’on ne sait pas s’il y a suffisamment de pétrole, s’il est exploitable, et si son exploitation serait rentable !

Des panels, a-t-on appris, auraient validé cette prétention qui, à cause de son caractère hautement hypothétique, n’a rapporté aucun bénéfice électoral. Au contraire, cette promesse a complètement occulté la promesse la plus porteuse du programme péquiste, particulièrement auprès de la jeunesse, soit l’électrification du transport.

Québec solidaire en a profité pour damer le pion au Parti québécois au chapitre de l’environnement avec un plan d’électrification du transport totalement farfelu. Mais il n’y avait rien là, cependant, pour inquiéter le Parti québécois, dont un stratège nous a confié que le plan de campagne prévoyait ignorer complètement Québec solidaire, n’y voyant aucun danger !

Selon les calculs de Radio-Canada, la présence de Québec solidaire a fait perdre 16 sièges au Parti québécois. À l’élection de 2012, les votes en faveur de Québec solidaire et d’Option nationale lui avaient coûté sa majorité parlementaire. En 2011, les stratèges du Bloc québécois avaient choisi, eux aussi, d’ignorer le NPD et Jack Layton. On connaît la suite.

À droite, toute ?

Dans sa chronique parue dans le Journal de Montréal du 23 avril, intitulée « Le mythe des souverainistes de droite », le chroniqueur Richard Martineau reconnait que « le projet souverainiste est essentiellement un projet de gauche ». « Chaque fois que le PQ a pris un virage un peu plus “à droite” (avec André Boisclair, qui était perçu comme “probusiness”, et Pauline Marois, qui a effectué un virage à droite après avoir flirté avec les étudiants et les écolos), les gens l’ont déserté », soulignait-il. Une fois n’est pas coutume, mais Richard Martineau corrobore l’analyse mise de l’avant par le SPQ Libre depuis sa création. Quand le Parti québécois cherche à conquérir l’électorat progressiste avec un programme de gauche, le taux de participation est plus élevé et le Parti québécois remporte l’élection. À l’inverse, l’électorat progressiste boude le Parti québécois lorsqu’il propose un programme plus à droite.

Ce constat se vérifie depuis la création du Parti québécois et la dernière élection l’a confirmé une nouvelle fois. Le taux de participation a été de 71,43 % contre 74,60 % en 2012. Les électeurs libéraux se sont mobilisés, engrangeant 400 000 votes de plus qu’en 2012, alors qu’ils avaient boudé les urnes pour marquer leur insatisfaction à l’égard du gouvernement de Jean Charest. Par contre, le Parti québécois a perdu 325 000 votes. Quelques électeurs péquistes ont enregistré un vote de protestation en donnant leur voix à Québec solidaire, mais l’immense majorité des mécontents ont évité, le 7 avril dernier, la fréquentation des bureaux de vote.

La direction actuelle du Parti québécois ne partage cependant pas cette analyse. Au lendemain de l’élection de 2012, elle n’attribuait pas sa victoire à l’appui du parti à la cause étudiante. Au contraire, elle avait plutôt tiré la conclusion que le Parti québécois aurait formé un gouvernement majoritaire s’il s’était tenu loin des carrés rouges.

Une analyse semblable est aujourd’hui mise de l’avant par des « stratèges » péquistes et le chef intérimaire Stéphane Bédard. Dans La Presse du 23 avril, il déclare que l’objectif pour le Parti québécois est de se débarrasser de la promesse de la tenue d’un référendum, et de proposer à la population « un bon gouvernement » et de « de faire avancer le Québec ».

Un scénario possible

Le Parti québécois pourrait relever le défi du renouvellement de l’argumentaire de la souveraineté avec la production d’études et d’analyses et se rapprocher à nouveau de l’électorat progressiste. Nous allons y revenir.

Mais une autre voie est aussi possible. Imaginons l’élection de PKP à la direction du Parti québécois, ce qui aurait pour effet de larguer la gauche du parti. Pour rallier les indépendantistes, PKP va multiplier les professions de foi souverainistes pendant la course à la chefferie, confirmant une nouvelle fois le dicton selon lequel « les vocations tardives sont les plus ardentes ».

Une fois bien installé à la tête du parti cependant, devant des sondages décevants – ne jamais oublier qu’une des 36 cordes sensibles des Québécois identifiées par Jacques Bouchard est l’antimercantilisme (la 19e), comme le rappelle Carole Beaulieu dans L’Actualité – la foi souverainiste de PKP pourrait subitement devenir moins « ardente ». Il pourrait trouver des vertus au discours de François Legault : « Nous sommes trop pauvres pour devenir indépendants. Faisons le ménage dans les finances publiques. Créons de la richesse. Et, dans dix ou vingt ans, nous pourrons aspirer à l’indépendance ».

Nous nous rappellerons alors que la CAQ est, à l’origine, une création de l’empire Québecor. C’est, en effet, à coups de pages frontispices du Journal de Montréal et du Journal de Québec, glorifiant Legault, et des sondages Léger Marketing qui le propulsaient premier ministre du Québec avant même qu’il crée son parti, que Legault a fait son entrée en piste.

Nous nous souviendrons aussi que ce sont les médias du même empire Québecor qui, année après année, nous assomment avec leurs « reportages » sur le « Québec dans le rouge ». Avec l’abandon du référendum et un programme « pour faire avancer le Québec », il n’y aurait alors plus aucun obstacle à une fusion de la CAQ et du PQ dans un grand parti nationaliste, un remake de l’Union nationale.

Un tel scénario réjouirait Stephen Harper, sans trop le surprendre, puisqu’il a bénéficié, lors de la dernière campagne électorale fédérale, de l’appui enthousiaste des médias de Sun News, la branche canadienne-anglaise de l’empire Québecor. Quant aux véritables indépendantistes, il ne leur resterait plus qu’à recréer le RIN.

Ce scénario est-il plausible ? Oui. Est-il inévitable ? Non. Comment l’éviter ? D’abord, en refusant toute précipitation dans le déclenchement d’une course à la chefferie.

Se donner du temps

Le Parti québécois et l’ensemble du mouvement souverainiste doivent procéder à une véritable analyse des résultats de la dernière élection, mais également de toute la période historique depuis le référendum de 1995.

L’analyse doit aller au-delà des stratégies et des tactiques, à savoir s’il faut abandonner le référendum, le repousser à un deuxième mandat, se contenter de vouloir « faire avancer le Québec » ou encore ne conserver la souveraineté que comme « un idéal à maintenir ».

Ce serait également une erreur que de voir la solution dans l’élaboration d’une constitution interne au Québec ou encore de se fixer comme objectif « la sauvegarde et l’épanouissement de l’identité québécoise » comme nous y invite un ancien ministre qui était sur la liste de paye des services secrets canadiens.

Il serait également erroné de concentrer ses énergies sur « l’unité » des forces souverainistes. Avant de savoir « avec qui aller », il faut déterminer « où aller » !

Ces questions d’unité et de stratégie seront importantes dans le temps comme dans le temps. Mais, aujourd’hui, un travail beaucoup plus essentiel nous incombe : procéder à une analyse détaillée, aux plans économique, politique, linguistique, culturel, environnemental, constitutionnel, de la place du Québec dans le Canada et dans le monde, dans le contexte de la mondialisation. Un préalable avant d’élaborer une stratégie.

Il faut donc se donner du temps.

De nombreux chantiers

Nombreux sont les chantiers de recherche qu’il faudrait ouvrir pour avoir un meilleur portrait de la situation du Québec et de ses relations avec le Canada et le reste du monde. Mentionnons les plus importants avec quelques réflexions sur chacun d’eux.

<h6>Chantier économique

À notre connaissance, il n’existe pas d’analyse récente de l’ensemble de l’économie du Québec. Quel est, par exemple, le degré de propriété étrangère selon les secteurs économiques ? Faute d’une telle étude, le discours va dans toutes les directions. Les souverainistes vantent la réussite des milieux d’affaires québécois en citant toujours les mêmes firmes : Québécor, Bombardier, le Cirque du Soleil et quelques autres.

Les fédéralistes répliquent que c’est la preuve qu’il n’est donc pas nécessaire de sortir du Canada pour réussir. Puis, dans la même envolée, ils nous disent que le Québec est une des provinces les plus pauvres du Canada, avec un statut d’assisté social, et maintenu en vie par les perfusions des transferts fédéraux puisés à même l’exploitation des sables bitumineux.

Dans son livre Un gouvernement de trop, Stéphane Gobeil a démontré, après avoir épluché les comptes publics, que « les économies qu’on ferait en ne finançant plus deux niveaux de gouvernement seraient supérieures à la péréquation de 2 milliards de dollars ». Une découverte qui cloue le bec aux fédéralistes, mais dont la direction du Parti québécois ne s’est pas servie pendant – ni même avant – la campagne électorale.

Les États généraux sur la souveraineté ont souligné, dans leur premier rapport, quelques faits qui auraient constitué d’excellentes munitions électorales, si le Parti québécois avait daigné les utiliser. Mentionnons les dizaines de milliards investis dans les hydrocarbures de l’Ouest et dans le nucléaire en Ontario par Ottawa, sans contrepartie pour l’hydro-électricité québécoise ; des garanties sur un emprunt de 4,2 milliards offerts à Terre-Neuve pour un câble sous-marin afin de concurrencer le Québec pour la vente d’électricité aux États-Unis ; l’appréciation du dollar canadien, par suite de l’exploitation des sables bitumineux, qui mine le secteur industriel du Québec ; les 10 milliards $ consacrés au renflouage de l’industrie automobile de l’Ontario, comparativement aux quelques dizaines de millions $ alloués à l’industrie forestière du Québec.

La question de l’État fédéral est donc essentielle dans cette recherche à caractère économique étant donné l’importance de l’intervention étatique dans l’économie moderne, malgré le discours néolibéral contraire.

À ce propos, dans un livre publié récemment et salué par la critique, The Entrepreneurial State: Debunking Public vs. Private Sector Myths, l’auteure Mariana Mazzucato rappelle, parmi de nombreux autres exemples, que l’Internet était une initiative, à l’origine, du département de la Défense américain, que Steve Job avait brillamment commercialisé l’iPod, l’iPhone et l’iPad, mais que ces produits étaient le fruit de recherches menées par des scientifiques et des ingénieurs américains et européens avec le soutien étatique, que 75 % des nouveaux produits pharmaceutiques découverts entre 1993 et 2004 émanaient de laboratoires gouvernementaux et que l’essor initial de la Silicon Valley reposait sur des contrats militaires du gouvernement américain.

Chantier linguistique

Grâce aux travaux de Charles Castonguay, Éric Bouchard, Patrick Sabourin et d’autres, la recherche sur la question linguistique est bien enclenchée. Mais il y a encore beaucoup à faire. Par exemple, des études économiques sur la propriété étrangère des entreprises à Montréal et dans la région métropolitaine seraient bienvenues. Tout comme des études plus poussées sur l’intervention du gouvernement fédéral dans l’enseignement supérieur.

Le débat sur le concept du « français, langue commune » par opposition au concept de « nette prédominance du français » doit être mené à terme, c’est-à-dire jusqu’à l’unilinguisme institutionnel. Dans ce contexte, le bilinguisme individuel devient d’une importance capitale pour les membres de la minorité anglophone, s’ils désirent participer à la société québécoise, et devrait être une priorité pour les politiques gouvernementales.

Chantier de la laïcité

Cette question risque d’être le bouc émissaire de la défaite péquiste avec le référendum. Le Parti québécois n’en parle plus et la CAQ a ramassé le ballon. Le retour du « nationalisme civique » comme courant dominant au sein du Parti québécois n’est pas à exclure.

Mais l’intégrisme religieux n’a pas disparu, le soir du 7 avril. Loin de là. Dans ce chantier, on peut compter sur les travaux, parmi tant d’autres, de Louise Mailloux, Djemila Benhabib et de Danic Parenteau sur le républicanisme québécois par opposition au libéralisme anglo-saxon.

Chantier social et syndical

L’austérité est à l’ordre du jour. À Québec, à cause de la situation des finances publiques. À Ottawa, par choix idéologique. Selon des sondages que nous avons pu consulter, la chute de popularité du gouvernement péquiste a débuté avec le premier budget Marceau et les coupes d’Agnès Maltais à l’aide sociale. Leur caractéristique commune était une gestion provincialiste des finances publiques dans la vieille tradition du « home rule », plutôt que de se servir de ces deux situations comme leviers de revendications face à Ottawa.

Ottawa met en place une politique de la main-d’œuvre canadienne à plusieurs volets : une panoplie de lois antisyndicales, une réforme de l’assurance-emploi et le recours massif à des travailleurs étrangers. L’expérience de la commission Duceppe/Dionne-Marsolais sur l’assurance-emploi nous sert de parfaite illustration de ce que les maoïstes appelaient à l’époque « apprendre par l’exemple négatif ».

Plutôt que d’utiliser la réforme fédérale pour mobiliser les sans-emploi contre Ottawa, les commissaires ont semblé tétanisés par le fait que le Québec retire plus qu’il ne contribue à la caisse de l’assurance-emploi. Ils ont accouché d’un rapport dont la recommandation principale est de confier la gestion du programme au Québec, plutôt que de remettre en question l’ensemble des politiques fédérales qui fragilisent la structure économique du Québec et entraînent le chômage.

Chantier environnemental

Le cœur du débat est : pétrole contre électricité. Le projet d’électrification du transport doit être remis sur ses rails. C’est le cœur de notre projet économique et environnemental. Et la tragédie de Lac-Mégantic est venue nous rappeler que le transport ferroviaire est de juridiction fédérale.

Quant au pétrole, il y a des enjeux immédiats plus importants qu’Anticosti. Avec les oléoducs d’Enbridge et Trans-Canada Pipelines – et le port en eaux profondes à Cacouna –, les pétrolières, appuyées par le gouvernement canadien, essaient de faire au Québec ce que les États-Unis et la Colombie-Britannique leur refusent en bloquant les oléoducs de Keystone et Northern Gateway : exporter le pétrole sale des sables bitumineux.

Chantier international

Le pétrole nous conduit à la politique étrangère. Le gouvernement de Stephen Harper mène une politique étrangère belliciste d’ingérence en Ukraine, dictée par les intérêts des pétrolières canadiennes. L’objectif est d’envenimer les relations entre la Russie et l’Europe de façon à ce que le pétrole canadien et nord-américain devienne une option dans la perspective d’une réduction de la dépendance européenne aux hydrocarbures russes, malgré les risques évidents du déclenchement d’une guerre aux conséquences imprévisibles. Le Québec a une longue tradition pacifiste d’opposition à de telles manœuvres.

Un autre enjeu important est le Grand Nord avec le réchauffement de la planète et l’ouverture éventuelle du Passage du Nord-Ouest. Le Québec est la principale province arctique du Canada. Le Nunavik recouvre un tiers du territoire québécois. L’indépendance politique prochaine du Groenland aura un impact certain sur les Inuits du Nunavut canadien et du Nunavik québécois qui se considèrent comme faisant partie du même peuple que leurs frères et sœurs du Groenland danois. Quelle sera notre réponse à leurs revendications ?

Chantier démocratique

Pour que la démarche ait un sens, il faut que le résultat de ces études et recherches se matérialise dans un programme de parti politique. Pour le SPQ Libre, c’est celui du Parti québécois. Mais pour que ce parti redevienne le grand parti de notre libération, le grand parti du peuple, il a besoin d’une sérieuse cure démocratique.

Au cours des dernières décennies, la démocratie interne s’est atrophiée. Les instances nationales, les congrès, sont de plus en plus distancées. Une réforme en profondeur doit être inscrite à l’ordre du jour.

Une perspective de lutte

Au-delà de leur inscription dans le programme d’un Parti québécois renouvelé, la perspective générale dans laquelle doivent s’inscrire les travaux précédents est celle de l’utilisation du gouvernement du Québec dans la lutte du mouvement souverainiste contre le gouvernement fédéral.

Il ne s’agira plus d’administrer la province « à la petite semaine », mais se servir du pouvoir québécois comme caisse de résonnance pour que la population s’approprie ses revendications nationales, et comme tremplin pour mobiliser nos gens.

Selon la conjoncture politique nationale, canadienne et internationale, nous mettrons de l’avant des revendications sectorielles, appuyées ou pas par des référendums, ou un référendum sur l’indépendance nationale.

Nous pourrons ainsi sortir de la fausse dichotomie entre le « bon gouvernement » et « l’élection référendaire ».

Conclusion

La mise en branle des chantiers suggérés précédemment, et d’autres si nécessaire, va requérir une implication militante sans pareille. Stéphane Gobeil avec Un gouvernement de trop et Frédéric Bastien avec La Bataille de Londres nous en ont donné un exemple stimulant sur le plan de la recherche.

Le travail d’organisation, de financement et de diffusion méritera aussi la plus grande attention.

Une telle exigence militante est-elle possible dans cette ère d’individualisme ? Le physicien allemand Max Planck, lauréat du prix Nobel pour ses travaux en théorie quantique, aurait montré que des phénomènes subatomiques pouvaient avoir un caractère double en se manifestant comme particules ou vagues.

Il semblerait qu’une observation semblable peut s’appliquer aux phénomènes humains. L’individualisme actuel peut s’accompagner de grandes vagues de mobilisation comme l’ont démontré le printemps érable et d’autres situations similaires à travers le monde. Alors, si la théorie quantique est de notre côté, rien ne pourra nous arrêter !

Collections numériques (1917-2013)

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