Triste apostille

Il y en a qui sont nés
pour ne jamais sortir du ventre de leur mère
ou de leurs certitudes

– Gérald Godin, « Re-né »

Le programme printanier des Éditions du Boréal a fait en sorte que mon essai Remettre à demain. Essai sur la permanence tranquille au Québec paraisse le 8 avril dernier. Le lendemain des élections. J’ai eu la bonne idée d’y écrire, au détour d’une page, que le retour de Philippe Couillard et des libéraux aux commandes de l’État était possible. Belle police d’assurance qui me permettait de donner un semblant de pérennité à un essai relié çà et là à une actualité chevrotante. Surtout, il fallait être cohérent avec la thèse du bouquin : le Québec a sans cesse oscillé entre une peur terrible de disparaître et une étonnante confiance en son éternité, à telle enseigne qu’il s’est constitué un petit domaine en dehors du temps, sans véritable commencement ni fin. C’est ce que Pierre Vadeboncœur, dans son essai La dernière heure et la première (1970), nommait la « permanence tranquille » du peuple québécois. À force de se faire dire par ses élites que sa mission en Amérique était providentielle, qu’il devait maintenir « sur les hauteurs le drapeau des antiques croyances, de la vérité, de la justice, de cette philosophie qui ne vieillit pas parce qu’elle est éternelle », pour reprendre les mots de Mgr Paquet, ce peuple s’est convaincu qu’il n’avait pas à fonder quoi que ce soit. Il était là, déjà, de toute éternité et de tout repos. Avec l’émergence de la modernité québécoise, à partir des années 1930 au moins, la mission et le prosélytisme ont pris le bord, mais le sentiment d’éternité est, je crois, resté tapi au fond de nous-mêmes. La conséquence est simple : on peut toujours remettre à demain les décisions qui s’imposent parce que du temps, on n’en manquera jamais. C’est ainsi que les chantiers inachevés abondent : rébellions de 1837 et 1838, républicanisme, laïcité, Révolution tranquille, indépendance.

Les décisions politiques s’allègent singulièrement quand aucune d’entre elles ne peut être véritablement dommageable : peu importe, le Québec est là, bien ancré, ses routes existent toujours, ses citoyens attendent trop longtemps à l’hôpital, le taux de chômage est plus ou moins stable, les Canadiens de Montréal seront des séries éliminatoires. Ainsi peut-on aller à hue et à dia quand on vote sans trop se poser de questions.

Le poing brandi

Revenons dix-huit mois en arrière. Après neuf ans de plaisirs libéraux, les Québécois se donnent un gouvernement péquiste minoritaire. Rapidement, la souveraineté est placée sous le tapis. On en présente un succédané réconfortant, une entourloupette qui transforme un projet républicain (la laïcité) en soi-disant conservation de valeurs québécoises qui n’ont rien, dans les faits, de québécois (égalité hommes/femmes, défense de la langue officielle), sinon la défense hypocrite de symboles religieux subsumés dans un ensemble patrimonial bien flou. Le PQ croit tenir sa majorité en présentant ce projet que plusieurs assimilent à une tentative de wedge politics (politique de division). Ça a eu l’air de fonctionner. Mais, après une campagne risible et dénuée de tout intérêt, le 7 avril 2014, les Québécois renvoient le gouvernement dans l’opposition. Pis encore, il ne reste plus au Parti québécois que 30 députés. Ce ne sera pas comme en 1973 (6 députés) ou en 1989 (29 députés), mais il s’agit tout de même d’une dégelée de premier ordre.

Chose rare dans l’histoire démocratique : ça a dégénéré quand un homme a brandi un poing pour l’indépendance de son pays. Et pas n’importe lequel des hommes : Pierre Karl Péladeau. Le patron, qui a mis tant d’employés en lock-out, qui n’est pas reconnu pour ses positions syndicales vigoureuses, a déstabilisé tout le monde. Depuis quand un patron n’est pas dans le camp fédéraliste ? Pourtant, c’est ce à quoi nous avons été habitués depuis cinquante ans. On a tendance à l’oublier, parfois, mais les patrons ne sont plus exclusivement des anglophones aux dents acérées, il y a des Alain Bouchard de Couche-Tard et des Pierre Karl Péladeau de Québecor. Ils pourraient même voter pour le Parti québécois. Le renversement est majeur : un de ceux qui auraient dû nous empêcher d’aller trop loin, comme nous enjoindre à le laisser s’occuper pour nous des « vraies » affaires comme l’emploi et l’économie, ouvre la porte à la souveraineté et nous indique qu’on peut décider, aujourd’hui. C’est vraiment le monde à l’envers : le statu quo n’est plus défendu par l’un de ceux qui devraient en être les plus grands tenants.

Le référendum a engendré la bonne vieille peur. Comme l’écrivait Gérald Godin en 1977 : « Dans le doute, abstiens-toi ! dit le proverbe. Dans le doute à l’égard de l’indépendance, vote libéral[1]. » Cette peur a engendré la débandade qu’on connaît. Les témoignages post-électoraux sont troublants, comme celui de cette électrice de la circonscription de Borduas, bastion péquiste depuis sa création en 1994 : « Le PQ va avoir de la misère à se relever. Ça va être très difficile. S’ils reviennent avec la souveraineté, ça ne passera pas[2]. » Avec quoi devraient-ils revenir, alors ?

Depuis le redécoupage électoral de 2011, Borduas est entre autres constitué des villes de Saint-Denis et de Saint-Charles. Autre renversement spectaculaire : les villes patriotes délaissent la souveraineté pour élire un jeune candidat caquiste. Pourquoi ? Je ne saurais dire, mais les électeurs n’ont sans doute pas eu peur de disparaître, cette fois. Il est vrai que le long de la route 133, il y a de quoi croire en la permanence du peuple québécois : les monuments dédiés aux Patriotes et à Papineau, la surcharge symbolique (le restaurant des Patriotes, la ferme des Patriotes, le garage des Patriotes), les belles maisons anciennes rappellent tous les jours la solidité de l’ancrage dans la vallée du Richelieu. Rien ne pourrait déloger ses habitants, pas même des Habits rouges. Bien sûr, les pancartes dénonçant l’exploitation du gaz de schiste ont probablement été décrochées depuis dix-huit mois. Ça expliquerait l’oubli des riverains. On peut disparaître par en dessous, parfois.

Jouer au conditionnel

Mon essai a donc paru après les élections. Il y aurait quelques pages à y ajouter. On peut jouer à un jeu : imaginer que l’élection du 7 avril a eu lieu et que je ne sache pas tirer toutes les conséquences de la défaite. Que je suis un homme optimiste, fort de la foi de charbonnier et, surtout, en pleine phase de déni. Voici ce que je n’écrirais donc pas dans mon apostille :

  • Que les Québécois votent mal et qu’ils redonnent le pouvoir à un parti secoué par des scandales de corruption parce qu’ils aiment le calme de l’ambivalence et sont prêts à accepter bien des choses pour ce faire. J’aurais tout bonnement refusé de croire que l’ambivalence est l’état normal d’un peuple ratoureux qui gagne sur tous les tableaux. Que les Québécois se satisfont de leur liberté tronquée. À l’époque, Pierre Elliott Trudeau – insérer ici un bruit de tonnerre – a eu de bonnes pages à ce sujet, dans Cité libre.
  • Qu’il faut accepter le fait que nous sommes des Canadiens français, comme l’écrivait récemment Daniel D. Jacques[3]. Que nous devons arrêter de scander, année après année, « À la prochaine fois ! » Plutôt que de dénouer le nœud gordien, il s’agirait plutôt de le laisser en place, de l’oublier un peu et de reculer, reculer et reculer. Lucidité amère.
  • Que l’individualisme est plus fort que tout. Je reprends les mots du maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, que le journaliste Marco Fortier a eu la bonne idée d’aller interviewer après les élections : « Je connais beaucoup de retraités qui sont déjà indépendants. Ils ont une maison sur le bord de l’eau, un ponton sur la rivière, ils passent une partie de l’hiver en Floride et à Las Vegas. Ne leur parle pas d’indépendance, ils ne veulent rien savoir ! » Idem pour les jeunes : « Ils n’ont pas besoin de l’indépendance du Québec, ils sont déjà indépendants. Ils voyagent partout dans le monde, ils sont libres et éduqués. Quand t’as rien, tu peux avoir le goût de faire l’indépendance. Mais quand t’as tout, à quoi ça sert l’indépendance[4]? » Aussi bien proposer un remake de la dernière partie du Confort et l’indifférence de Denys Arcand, tournée après le référendum de 1980. Le réalisateur y est en beau joual vert : il nous montre des Québécois quétaines, qui font du bateau, qui vont aux Floralies en buvant de la Labatt 50, qui jouent au bingo, qui participent à une messe au Stade olympique, qui mettent du tapis et installent un minibar dans leur Econoline, qui rient un bon coup et qui, finalement, réélisent le Parti québécois l’année suivante. Je ne l’aurais pas peint, ce tableau, c’est certain.

Voici plutôt ce que j’aurais continué à dire, si j’étais cet homme de foi :

  • Qu’on ne peut présumer de la suite logique des événements dans un semblant de pays où il n’y a ni début ni fin, mais une sorte de flottement indéterminé. Les latins ont cette formule fallacieuse que j’associe aux aléas de la vie laurentienne : Post hoc ergo propter hoc. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’une chose en précède une autre qu’elle en est la cause. Ici, justement, les événements semblent parfois se cambrer, se suivre sans s’engendrer véritablement.
  • Que la permanence est une explication généreuse parce qu’elle n’a pas la prétention de décrire une vérité transhistorique ou l’essence du peuple québécois. Le jeu de l’essayiste est celui du prospecteur qui trouve de la pyrite ou de l’or : il ne sait pas vraiment ce que c’est, mais pourvu que ça brille. Le concept que j’ai proposé est, il m’a semblé, récurrent à travers l’histoire du Québec, sans pour autant être la nature même de ses habitants. J’ai voulu historiciser les interprétations mesquines de nos défaites, celles des cyniques confortables, qui passent au contraire par une essentialisation de notre destin.

C’est peut-être l’aspect le plus déprimant de mon livre, après le 7 avril : imaginer que tout ce que j’y ai écrit est vrai, mais que la permanence tranquille est un atavisme plutôt qu’une contingence coriace de l’histoire. Ou, pis encore : qu’il ne s’agit pas d’une tare québécoise, mais d’une situation qui convient parfaitement à mes concitoyens. Tout à coup, ces Québécois qui vont à hue et à dia, qui pourraient changer d’idée d’un moment à l’autre parce qu’ils sont sûrs de ne rien perdre au jeu, deviennent terriblement prévisibles. C’est facile de jouer les Pythies qui ne dorment plus au gaz : le Parti québécois disparaîtrait comme le Bloc québécois l’a presque fait, en 2011. Parenthèse : son actuelle course à la direction me rappelle la dissolution officielle de l’URSS, le 26 décembre 1991, tandis que ce pays n’existait plus depuis quelques semaines… Je referme la parenthèse. On imagine ce qui pourrait devenir l’opposition naturelle à l’Assemblée nationale : la CAQ. Avec ce concept tout nouveau qu’on appelle, depuis Honoré Mercier, autonomisme, la Coalition avenir Québec serait vaguement plus nationaliste que le gouvernement naturel : le Parti libéral, ce gérant de Belle Province.

Si les Québécois ont si peur d’un poing levé, ce scénario pourrait tenir pour les prochaines décennies.

Chemin de la Savane

Tout ce que je viens de dire, ce que je ne verrais pas si j’étais bêtement naïf, mais aussi ce que je prédirais si j’acceptais que la permanence tranquille soit en nous pour toujours, je l’ai écrit au conditionnel. Pourquoi ? Parce que je crois, malgré le 7 avril 2014, que la permanence tranquille n’a rien d’essentiel et peut encore être déjouée. Réponse du militant : on ne risque pas grand-chose à croire en un projet de société, mais on peut perdre beaucoup à ne pas se sentir responsable de soi, des siens et de son pays. Comme l’écrivait Roland Barthes, l’« évaporation miraculeuse de l’histoire est une autre forme d’un concept commun à la plupart des mythes bourgeois : l’irresponsabilité de l’homme[5]. » Ce mythe est celui qui occupe quelques-uns de mes concitoyens : il vaudrait mieux s’élever au-dessus de tout pour mieux être confortable, satisfait, indépendant, mais tout seul. Je ne peux penser comme ça. Il y a un cran d’arrêt : ce que je lis dans la littérature québécoise, qui m’aiguillonne sans cesse.

J’ai beaucoup pensé à Gérald Godin depuis l’écriture de mon essai. Ça tient presque de la monomanie. Ce n’est pas un hasard si le député-poète est au cœur de la conclusion de mon essai. Parce que c’est chez des auteurs comme Jacques Ferron et lui, que j’ai trouvé des espaces créatifs, des lieux où résoudre nos tensions, où déjouer le couple maudit que forment la peur de disparaître et l’impression d’être éternel. Des lieux de clarté, comme ce terrain vague de Longueuil dépeint par Ferron dans son émouvant récit « Les salicaires », auquel j’ai consacré plusieurs pages de Remettre à demain.

L’Histoire sait aussi vous faire quelques signes, çà et là, à travers des œuvres semblables à des relevés sismiques de nos circonvolutions. Ces signes déchirent de haut en bas le voile de la permanence illusoire, qui nous fait croire que ça ne fait rien de rien, élire 70 députés libéraux et faire de Borduas une circonscription caquiste. Dans des romans, des essais, des poèmes, il y a de ces signes qui rappellent que l’Histoire s’occupe de vous si vous ne le faites pas vous-mêmes. Autrement dit, ils me donnent à croire que les Québécois ne peuvent être soumis à leur propre détermination, mais peuvent l’être facilement à son illusion. Il faut être un sujet de l’Histoire plutôt qu’un témoin muet.

Des signes, j’en ai trouvé chez Godin. Comme ce drapeau de Radio-Québec en berne, vu par le poète depuis sa cellule de la prison Parthenais, en octobre 1970. Il raconte l’anecdote dans son « Journal d’un prisonnier de guerre » paru en novembre 1970 dans Québec-Presse : « Vers midi, un détenu attire notre attention sur un drapeau en berne, à Radio-Québec. Les spéculations vont bon train. Quelqu’un d’important est mort. De qui s’agit-il ? On l’ignorera pendant deux jours[6]. » Le drapeau québécois est le seul élément qui reste aux prisonniers pour comprendre ce qui se passe à l’extérieur. Il représente pour ainsi dire le destin de leur pays, lequel semble frappé par l’Histoire, la vraie, tandis que ces prisonniers, eux-mêmes touchés par celle-ci, sont réduits aux signes les plus banals du quotidien qui fait écran. Godin le dit bien : il voit un camion de la biscuiterie Viau faire sa livraison comme si de rien n’était dans ce pays.

Pas de doute : l’Histoire est en marche malgré l’impression de permanence. Godin y a répondu par l’expression la plus simple de l’indignation : le dénuement d’un homme privé de liberté qui en appelle à celle des autres. Des signaux que personne n’entend encore, semble-t-il. Mais ils sont toujours là, au moins. C’est ici que loge l’espoir ténu que j’ai. Contre l’inertie qui viendrait à bout de n’importe qui.

J’ai pensé à un poème de Godin, le matin du 8 avril. Il trahit une impuissance qui ne va pas très loin, mais qui fait du bien le temps de la colère. Ce sont des vers du « Cantouque du soir » : « le pays que je travaille pour est un câlice un enfant/de chienne de nous maudire icitte sans une bougrine/sans un ancêtre/sinon nous-mêmes hostie d’humus[7] ». Mais la colère ne dure qu’un temps : je devais aller à l’École nationale d’aérotechnique, comme tous les mardis.

L’École est un campus du cégep Édouard-Montpetit, où je suis professeur de littérature. L’endroit est situé à Saint-Hubert, tout près du chemin de la Savane, que les premiers colons nommèrent ainsi à cause de l’aspect marécageux des lieux. Ce chemin et ses alentours forment une sorte de non-lieu paradoxalement chargé d’histoire : on y trouve quelques maisons de ferme à la façade décatie ; des bâtiments militaires dont plusieurs sont aujourd’hui désaffectés ; des studios de télévision ; une croix de chemin ; une maison de pierres cernée par les entreprises aérotechniques ; des maisons mobiles mal cordées ; des résidences étudiantes ; les pancartes électorales de Martine Ouellet abandonnées sur leurs poteaux ; une rue nommée Bachand, dont l’ancien nom – Armstrong – rappelait trop crûment le fait qu’un ministre libéral y avait été détenu avant d’être retrouvé mort dans un coffre de voiture. Au loin, on voit l’église de Saint-Hubert, construite selon les plans du prolifique Victor Bourgeau entre 1858 et 1862. La distance est somme toute appréciable.

Il y aurait beaucoup à dire de ce chemin de la Savane, dont certains tronçons rappellent les dessins d’Edmond-Joseph Massicotte, tandis que d’autres rappellent l’Union soviétique industrielle. Mais je n’ai noté qu’une seule chose, le 8 avril : le fossé qui longe la Place de la Savane (excroissance du Chemin du même nom) a des allures de rivière agitée au printemps. Le débit est rapide et ça pourrait déborder à tout moment. Deux canards essayaient de remonter le courant. Quelle idée ! Ont-ils réussi ? J’ai continué à marcher, conscient du défi. Quand j’y pense, j’imagine qu’ils y sont parvenus. Ils n’allaient tout de même pas se laisser emporter.

 

 

 

[1] Gérald Godin, « Journal d’une campagne », dans Traces pour une autobiographie. Écrits parlés II, édition préparée par André Gervais, Montréal, l’Hexagone, 1994, p. 148.

[2] Marco Fortier, « Borduas, épicentre du séisme électoral », Le Devoir, 12 avril 2014.

[3] Daniel D. Jacques, « Rompre avec le “À la prochaine fois !” », Le Devoir, 18 avril 2014.

[4] Marco Fortier, loc. cit.

[5] Roland Barthes, Mythologies, Paris, Éditions du Seuil, 1970 [1957], p. 239.

[6] Gérald Godin, « Journal d’un prisonnier de guerre », Québec-Presse, 1er novembre 1970, repris dans Traces pour une autobiographie. Écrits et parlés II, p. 110.

[7] Gérald Godin, « Cantouque du soir » (1966), dans Ils ne demandaient qu’à brûler, préface de Réjean Ducharme, édition établie par André Gervais, Montréal, l’Hexagone, 2001, p. 170.

 

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