Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
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Comptes rendus de juin 2014

Florence Mary Simms. Étoffe du pays

Florence Mary Simms
Étoffe du pays. Traduit par Louis Pelletier, Québec, Septentrion, 2014, 154 pages

Dans une chanson peut-être moins connue de Jean Ferrat parue peu de temps après la commémoration du bicentenaire de la Révolution française en 1989, ce dernier se moque de ces célébrations un peu artificielles où la Royauté a été finalement mise en valeur plus que le peuple. En conclusion de ce brûlot très politique, Ferrat termine avec cette phrase implacable : « C’est toujours le peuple qu’on craint ». Il a sans doute raison. Toutefois, je me dis en parcourant la réédition de l’ouvrage Étoffe du pays de Florence Mary Simms initialement publié en 1913 que c’est peut-être pire encore quand une certaine forme de bourgeoisie se met à trop aimer le peuple, car alors nous sommes en pleine folklorisation culturelle ce qui constitue parfois une forme d’amour un peu inconsidéré s’apparentant à un faux enchantement et peut-être à une subtile forme de crainte.

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Michèle Tribalat. Assimilation, la fin du modèle français

Michèle Tribalat
Assimilation, la fin du modèle français, Les éditions du Toucan, 2013, 354 pages

S’il y a un sujet qui fait débat dans toutes les sociétés occidentales, c’est bien celui de l’immigration et de la gestion de la diversité. C’est le thème abordé dans le dernier livre de Michèle Tribalat, Assimilation, la fin du modèle français. Fidèle à ses habitudes, l’auteure ne s’enfarge pas dans la rectitude politique. En démographe compétente, Tribalat sait utiliser et analyser les chiffres, ce qui lui permet de prendre du recul et de livrer un regard froid et objectif sur la politique d’assimilation des immigrés en France. L’auteure se distingue ainsi des courants idéologiques diversitaires qui dominent la sphère publique en faisant une analyse factuelle, chiffrée et documentée.

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Îles patrimoniales. L'île d'Orléans et l'Isle-aux-Coudres

Pierre Lahoud
L’île d’Orléans. Pays de traditions. Collection 100 ans noir sur blanc. Québec, Les Éditions GID, 2014. 208 pages

Donald Dufour et Lyse Richer
L’Isle-aux-Coudres. Le fleuve dans la peau. Collection 100 ans noir sur blanc. Québec, Les Éditions GID, 2014. 208 pages

Île jolie, île de rêve/Qu’on ne peut s’empêcher d’aimer
Extrait de la chanson « Valse de l’île aux Coudres »

Y a l’tour de l’île/Quarante-deux milles/De choses tranquilles

Extrait de la chanson « Le tour de l’île » de Félix Leclerc

Le Québec possède-t-il des îles recélant des trésors? S’il s’en trouve le trésor n’est probablement pas très matériel mais plutôt immatériel, alors que ces lieux deviennent souvent une sorte de réserve patrimoniale sauvegardant des héritages culturels ailleurs perdus. Oublions la matérialiste île de Montréal que les folkloristes d’hier retenaient souvent comme un lieu de perdition de notre culture traditionnelle, mais n’oublions pas que pour des créateurs artistiques comme le chansonnier Félix Leclerc à l’île d’Orléans et le cinéaste Pierre Perrault à l’île aux Coudres, ces îles se sont imposées comme les témoins presque inexpugnables des traditions françaises du Québec d’autrefois. Tout cela est probablement plus faux que vrai. Il faudrait y revenir. Consacrons-nous plutôt à voir comment la collection 100 ans. Noir sur blanc des Éditions GID présente ces îles à la fois modestes et pourtant si significatives sur le plan culturel pour l’ensemble des Québécois.

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Daniel Sibony. Islam, phobie, culpabilité

Daniel Sibony
Islam, phobie, culpabilité. Odile Jacob, Paris, 2013, 220 pages

Le Coran, Al-Maidah 60 : « Puis-je vous informer de ce qu’il y a de pire, en fait de rétribution auprès d’Allah ? Celui qu’Allah a maudit (le Juif), celui qui a encouru Sa colère, et ceux dont Il a fait des singes, des porcs (les juifs), et de même, celui qui a adoré le Tagut, ceux-là ont la pire des places et sont les plus égarés du chemin droit ».

Le Coran, Al-Maidah 64 : « Nous avons jeté parmi eux (les Juifs) l’inimitié et la haine jusqu’au Jour de la Résurrection… ‘2.191. Tuez-les partout où vous les trouvez et chassez-les d’où ils vous ont chassés, car la subversion est pire que le meurtre. Ne les combattez pas, cependant, auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu’ils ne vous y attaquent les premiers. Dans ce cas, n’hésitez pas à les tuer. Ce sera la juste récompense des infidèles ».

En lisant l’essai de Daniel Sibony je me suis souvenu d’une rencontre organisée il n’y a pas si longtemps par la revue Relation dont le thème central était l’Islam. L’assistance baignait dans un « bonententisme » bienfaisant et il semblait y dominer un consensus sur l’Islam comme religion de paix. Jusqu’à ce que je prenne la parole… J’ai eu alors l’outrecuidance d’avancer l’idée selon laquelle les discours et les pratiques de Jésus et de Mahomet connaissaient quand même des divergences fondamentales. Le premier me paraissait nettement plus pacifiste que le second. Il ne prônait pas, par exemple, la pratique du Jihad pour convaincre ou asservir les « infidèles ». À ma connaissance, il ne parlait pas de lapidation des femmes infidèles ou d’amputation des criminels. Il ne voulait pas non plus asservir les non-croyants, etc. Il fallait donc peut-être interroger plus en profondeur les livres saints pour se forger une opinion sur la nature plus ou moins pacifiste d’un ou de l’autre des grands monothéismes de la planète.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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