Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
En  vente à la boutique

Numéros 2012

Septembre-Octobre 2012

Vol. CII, nos 7-8

Éditorial - Réapprendre à se battre

2012septobre250L’élection du Parti québécois annonce une période qui sera fort périlleuse pour notre avenir national. Les forces de normalisation du Québec, l’action combinée d’un establishment québécois inconditionnel du Canada, une politique de nation building et de déstabilisation de l’État québécois – toujours trop fort, même ligoté – vont nous valoir une offensive de minorisation sans précédent. La lutte sera féroce. Autant le dire haut et fort : il faut s’attendre au pire. Et le pire dans notre situation se présente toujours sournoisement. Pour affronter telle offensive, il faudra rompre avec le bonnententisme d’un peuple prisonnier de ses démons intérieurs et captif de sa funeste propension à toujours minimiser ses pertes. Cela passera par le raffinement de nos outils d’analyse, par le renouvellement de l’action militante et par une plus grande inventivité à contourner les puissants moyens de conditionnement de l’opinion que dressent devant notre mouvement des forces capables d’instrumentaliser aussi bien l’univers médiatique que les ressources institutionnelles.

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Langue: les enjeux esquivés

Après le référendum de 1995, les questions identitaire et linguistique ont été reléguées aux marges du débat public pour plus d’une décennie. Il aura fallu du temps, la crise des accommodements raisonnables et une préoccupation grandissante de la population concernant le recul du français pour que l’identité et la langue retrouvent leur place légitime au sein du discours public.

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De la coalition indépendantiste et la gouvernance nationale

Si la division du vote fédéraliste a permis au Parti québécois de prendre le pouvoir à l’occasion de l’élection du 4 septembre dernier, c’est la division du vote souverainiste qui l’a certainement empêché d’être majoritaire.

La campagne électorale qui vient de se terminer nous a démontré que le Parti québécois n’avait tout simplement pas su tirer profit des enseignements de l’élection de décembre 2008. Comme il n’est jamais trop tard pour apprendre de ses erreurs, le Parti québécois aura quelques mois devant lui afin de mettre sur pied une coalition des partis indépendantistes dans le but d’obtenir une majorité de sièges aux prochaines élections.

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La nouvelle donne souverainiste

L’élection du 4 septembre 2012 n’est que le prélude à celle qui va suivre d’ici 18 mois. Elle a amené le Parti québécois au pouvoir, provoqué le départ de Jean Charest et confirmé l’implantation à l’Assemblée nationale de deux partis récemment créés, Québec solidaire et la Coalition avenir Québec, respectivement à la gauche et à la droite du PQ. Ce sont les conditions de départ de la prochaine campagne électorale. S’il est habile, le nouveau gouvernement minoritaire pourra se servir de ce résultat comme tremplin vers une prochaine majorité ou une majorité de coalition PQ-QS. Cette majorité devra relancer l’option souverainiste et trouver un moyen de travailler avec la CAQ sur la question nationale afin de favoriser les consensus nécessaires. Pour le reste, il faut examiner la nouvelle situation politique ainsi créée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du mouvement souverainiste.

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Le long et dur chemin de la lutte

1976 et 2012 : rendez-vous de la première et de la dernière chance ?

Le camp souverainiste a l’âme à la tristesse. Face aux affres subies par le Québec depuis 1995, après dix interminables années marquées par l’exclusion et la trahison, il entretenait les plus belles espérances dans ce rendez-vous électoral du 4 septembre, histoire de démontrer que le train du changement pouvait enfin être remis sur les rails. On croyait arrivée la fin d’une déprimante léthargie, on se croyait enfin prêt à reparler d’avenir et de nouveaux horizons. Et voilà que les mânes du passé sont sortis de leur tombe pour faire une nième projection du Temps des Boufffons et de la P’tite vie , avec les échos des sempiternelles litanies sur les « pensions de vieillesse » et les « belles montagnes rocheuses ».

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La fin des gouvernements péquistes majoritaires

Par l’élection modeste et contenue du Parti québécois (PQ, tableau 1), octroyant à ce dernier 32 800 voix de majorité face au Parti libéral du Québec (PLQ, ou 0,8 % des votes valides), les élections du 4 septembre 2012 ont montré jusqu’à quelles limites le système de partis québécois est dorénavant capable d’aller quand il s’agit de faire progresser les droits des francophones au Québec. Cette faible majorité s’est traduite en un fragile gouvernement minoritaire pour le PQ. Elle solde ainsi trois mandats et neuf années de désordre, de corruption et de détournements libéraux sous la direction de Jean Charest, neuf années d’appauvrissement collectif au profit de groupes particuliers.

Tableau 1 : Résultats officiels des élections générales, Québec, 4 septembre 2012

Partis

Nombre de sièges

% des électeurs inscrits

Parti québécois (PQ)

54

31,9 %

Parti libéral du Québec (PLQ)

50

31,2 %

Coalition avenir Québec (CAQ)

19

27,1 %

Québec solidaire (QS)

2

6,0 %

Option nationale (ON)

0

1,9 %

Autres

0

1,9 %

Bulletins rejetés

-

1,2 %

Abstentions

-

34,5 %

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Le fantôme du caporal Lortie

Résumé – Cet article tente de comprendre de l’extérieur le vote des Québécois du 4 septembre 2012. Il part de l’idée qu’il y a un résultat dans les urnes, mais aussi, et c’est plus important encore pour l’avenir psychopolitique d’une nation, un résultat à l’extérieur des urnes. Il présente l’ambiance avant l’élection, les ambitions, la soirée électorale et explique pourquoi le Québec, loin d’une opposition gauche/droite, n’est jamais sorti de la question nationale. Pour ce faire, il revient sur l’attentat raté contre la cheffe du Parti québécois en rappelant à nos mémoires un « précédent » spectral, à savoir la tuerie de l’Assemblée nationale en 1984. L’esprit et les fantômes ne meurent pas. Ce retour sur l’épisode Lortie permet de mieux comprendre l’histoire du Québec et le problème de la filiation politique des francophones, pris entre le passé et l’avenir.

Le gouvernement du Québec avait le visage de mon père.
- Denis Lortie

Les Anglais se réveillent. It's gonna be fucking payback.
- Richard Henry Bain

La folie est une confrontation avec les images – la folie privée aussi bien que la folie publique ou politique.
- Pierre Legendre

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L'indépendantisme et les élections

En fait de gouvernement, l’incapacité est une trahison.
- René de Chateaubriand[1]

Les humains en multitude forment une personne une quand ils sont représentés…
- Thomas Hobbes[2]

Au Québec, le partisan de l’indépendance entretient avec les élections et la politique une relation singulièrement problématique, embarrassée, pour ne pas dire tordue. La dernière campagne électorale pour le scrutin du 4 septembre 2012 a commencé à mettre à nu, par effet de contraste, cette relation complexée, du fait que des joueurs nouvellement en lice entreprennent de s’en décoincer.

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Caribous contre Lucien Lucide

Au début de juin, deux mois avant le déclenchement des élections générales par le premier ministre Jean Charest, le député indépendant de Borduas, Pierre Curzi, lance un appel à la nation québécoise pour constituer un front commun des partis souverainistes afin de battre le gouvernement libéral. Deux facteurs l’incitent à lancer cet appel: le fait que dans les circonscriptions composées de moins de 70 % de francophones, un candidat libéral du PLQ s’y fait élire assurément et, le fait qu'aux élections de 2008, 2,5 millions d’électeurs se sont abstenus.

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Le Parti québécois face à son destin

En 1970, pour son premier test électoral, le Parti québécois avait recueilli seulement sept députés, mais était parvenu à terminer deuxième dans l’électorat avec 23 %. Pour consoler ses troupes réunies au Centre Paul Sauvé, René Lévesque y était allé d’une formule-choc comme lui seul en avait le secret : « C’est une défaite qui a l’air d’une victoire ! »

Le 4 septembre 2012, Pauline Marois aurait pu facilement paraphraser le fondateur de son parti, mais en en inversant les termes et la signification. Avec un pourcentage des suffrages plus faible que lorsqu’il a perdu en 2003 et en 2008 et avec une majorité d’à peine quatre sièges sur son plus proche concurrent, le PQ a remporté une victoire qui comporte bien des pièges.

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Le printemps érable et la question nationale

La société québécoise a été secouée ces derniers mois par des mouvements de contestations sociales sans précédent. Des indignés d’Occupons Montréal, qui campèrent au square Victoria pendant plus de 40 jours l’automne dernier, aux centaines de milliers de personnes (250 000 ?) qui ont participé à la plus grande manifestation de rue de l’histoire du Québec le 22 avril dernier à l’occasion du Jour de la Terre, en passant par les étudiants grévistes, qui ont pris d’assaut la rue pendant plus de 100 jours, soutenus ensuite par les « casseroleux », nous avons assisté ces derniers mois à une effervescence militante jamais vue au Québec. Ce qui se donne à voir est un contexte politique et social exceptionnel.

Que penser de ces mouvements ? Quel sens donner à ce « printemps érable » ? Comment penser ces bouleversements dans la perspective de la question nationale ?

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Les élections du 4 septembre et la question nationale

Les résultats électoraux du 4 septembre dernier révèlent un Québec plus fragmenté que jamais. Le portrait rappelle celui offert par les élections de 2007, mais inversé. En 2007, l’opposition s’était divisée face au pouvoir, ce qui a permis au PLQ de se faufiler entre l’ADQ et le PQ. En 2012, profitant de nouveaux appuis, le PQ a réussi à se maintenir au-dessus du PLQ et de la CAQ, héritière spirituelle de l’ADQ. En termes de classes sociales, les deux instruments les plus identifiés aux forces patronales et qui ont obtenu une pluralité des voix ont perdu la bataille du fait des distorsions engendrées par le système électoral uninominal à un tour.

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Les éphémérides d'une campagne pas si tranquille

Si Albert Camus a pu écrire que la vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie, on pourrait affirmer dans la foulée que les élections, ça ne vaut peut-être rien, mais que parfois, rien ne vaut une élection pour provoquer dans une société le retour de débats jusque-là étouffés, occultés ou encore balayés à dessein sous le tapis.

Ce fut le cas durant ce mois d’août de type caniculaire que vient de traverser la société québécoise. On y a débattu de questions fondamentales pour notre avenir comme jamais depuis le dernier référendum. Et dès le déclenchement de la campagne électorale, on a pu assister à une qualité de prises de parole et à une éclosion d’opinions auxquelles ce mois d’ordinaire si tranquille ne nous avait pas accoutumés.

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Une victoire douce-amère

Le 4 septembre au soir, les Québécois ont élu un gouvernement péquiste minoritaire beaucoup plus faible que prévu avec 54 sièges, contre 50 pour le PLQ, une surprise de taille, 19 pour la CAQ et 2 pour QS. Le fort taux de participation de 74,50 % montre que ce n’est pas un hasard. Il aurait fallu 64 sièges au PQ pour former un gouvernement majoritaire capable de réaliser son programme et de concrétiser ses engagements.

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Se rappeler d'où vient cette victoire électorale

Avant de tirer des conclusions trop dures, lisons ce commentaire qu’on pourrait intitulé « Le 4 septembre 2012 vu de Toronto ».

Les étudiants : clé de la victoire du PQ

Jean Charest, aujourd’hui ancien premier ministre du Québec, a été le tout dernier fédéraliste envoyé au Québec pour réduire les séparatistes et mettre en œuvre les politiques économiques du tandem FMI/Banque mondiale (c’est-à-dire, appauvrir les pauvres et faire les mamours avec les riches). Il a déjà été chef des conservateurs fédéraux, mais vu le manque de talent disponible pour cette tâche, les gens riches et insolents qui dirigent le Canada l’ont placé à la tête du Parti libéral du Québec. Merci ! Il n’y a pas de quoi. Charest a réussi à gagner les élections, mais s’est heurté à une résistance solide quand il a essayé de faire du Québec un modèle corporatif. Ayn Rand n’a jamais été populaire en français. Curieux, ça doit être une affaire de langue.

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Journal d'un candidat

9 juillet

Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes. La moitié de nos membres sont venus, soit une trentaine sur 60 et nous avons formé un comité électoral de 8 personnes. J’ai fait un discours pour stimuler l’ardeur de nos militants et dénoncer les turpitudes du Parti québécois qui a encore une fois renoncé à porter le projet de pays. La direction du parti m’a présenté mon DOC (directeur de l’organisation de la circonscription), Charles-Étienne Beaudry qui a déjà participé à deux élections avec l’ADQ.

18 juillet

Le Devoir a publié mon texte intitulé « Vote stratégique ou vote authentique » où je démonte l’argumentaire des apôtres de l’unité péquiste. De nombreux militants me disent que ce texte les a confortés en justifiant la raison d’être d’Option nationale.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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