Numéro du centenaire

2017janvierfevrier250

L'exceptionnel numéro du centenaire, grand format couleur, retrace l'évolution de la pensée nationale sur tout un siècle.

 

Allocution de Robert Laplante lors du lancement
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Louky Bersianik. L'oeuvre souveraine - Présentation

2012maijuinCOUV 4ePenseur passionné, essayiste remarquable, constamment engagé dans l’action, l’indépendantiste Robert Laplante sait que langue et culture sont des réalités consubstantielles. Il sait que c’est dans l’expression multipliée à l’infini de l’imaginaire de nos créateurs que réside la vitalité de notre nation et son avenir libre et souverain. Ce fut donc pour lui dans l’ordre des choses, sitôt connu son décès, de penser à rendre un vibrant et consistant hommage à Louky Bersianik, écrivaine et philosophe féministe qui a donné une œuvre indispensable et d’une exceptionnelle originalité au patrimoine culturel québécois et universel. Il m’a alors proposé de préparer un dossier voué à la connaissance et reconnaissance de cette œuvre majeure et de son auteure, à faire paraître dans L'Action nationale, revue centenaire qu’il dirige depuis treize ans.

J’ai accepté avec empressement, sachant que je pouvais compter sur les collaborations compétentes et inspirées des écrivaines France Théoret et Élaine Audet et de la sculptrice Claire Aubin, toutes proches amies de Louky Bersianik et excellentes connaisseuses de son œuvre.

Andrée Yanacopoulo intitule son témoignage « Un jour, toujours : Louky Bersianik ». Il y a en effet des écrivains et des écrivaines qu’on découvre dans un éblouissement et qu’on aime une fois pour toutes. Louky Bersianik fait partie de cet exceptionnel cortège, comme le montrent et démontrent tous les textes publiés dans ce dossier, qu’ils soient consacrés à la présentation et à l’analyse de l’œuvre, à l’exposé des contributions créatrices à sa fabrication et à sa diffusion, aux hommages à sa personne. Trente-deux contributions toutes révélatrices d’un aspect important de l’œuvre de Bersianik ou d’une manière d’être de Louky.

Et, bonheur inestimable, on peut s’introduire par la grande porte dans cet univers, en lisant en ouverture du dossier des textes inédits : trois poèmes et le premier chapitre d’un roman intitulé Eremo de même que des pages manuscrites de Louky Bersianik. Ils sont publiés avec les consentements de son fils Nicolas Letarte, son légataire universel, de France Théoret et Andrée de Rome, les exécutrices de son testament littéraire.

La personne

Née Lucille Durand à Montréal, le 14 novembre 1930, Louky Bersianik, après l’obtention d’une maîtrise en lettres françaises de l’Université de Montréal, s'inscrit, en 1953, au doctorat à la Sorbonne. Elle entreprend ensuite des études en médias électroniques au C.E.R.T. (Centre d'études de radio et de télévision) d'Issy-les-Moulineaux où elle obtient un diplôme en 1960. Louky Bersianik séjourne plusieurs années à l'étranger au cours desquelles elle effectue de nombreux stages dans les studios de cinéma tchèques, italiens et français. L'auteure passe un an dans l'île de Crête pour écrire Le pique-nique sur l'Acropole (1979). De retour au Québec, elle écrit pour Richard Séguin les paroles d'un disque, Trace et contraste, qui a obtenu en 1981 le premier prix du disque à Spa et le Prix de la meilleure chanson de l'année à Antibes, pour « Chanson pour durer toujours ». Elle a également écrit des textes pour la radio, la télévision et le cinéma et collaboré à diverses revues, tant au Québec qu'à l'étranger. Elle a aussi animé ou donné des ateliers d'écriture, notamment à Cerisy-la-Salle. On peut lire ces quelques notes biographiques sur L’Île, site de l’infocentre littéraire des écrivains québécois, et d’autres qui les complètent sur le site Sisyphe qui a consacré un dossier fort bien étoffé à l’auteure, suite à son décès survenu le 3 décembre 2011.

Notes utiles, certes, mais qui ne nous disent rien de l’enfance et de la jeunesse de Lucile Durand (Le second « L » est tôt biffé) dont les textes de Lise Durand et de Lise Payette nous donnent heureusement un aperçu. Celui de sa sœur Lise nous montre que Lucile, était une enfant aimante et déjà responsable. Très jeune, dès l’âge de huit ans, précisément, elle vivait à fond des sensations qu’elle n’oubliera pas, nettes, cachées, débordantes. L’enfant enregistre tout, éprouve même un intérêt acharné pour chaque phénomène qui scande sa vie, dans lequel elle soupçonne déjà l’existence d’une Loi qui régit tout. Celle des sociétés patriarcales, comprendra-t-elle beaucoup plus tard. Enfance difficile, marquée par un douloureux sentiment d’abandon, dont elle dévoilera la détresse dans Permafrost, roman dont le sens profond nous est révélé par Cécile Cloutier et Nicole Houde. Avec le texte de Lise Payette, nous franchissons plusieurs années, pour arriver à celles de la vingtaine exubérante, vécue heureusement à Paris avec l’homme aimé, Jean Letarte, « le mâle de [t]on espèce », comme il signe son témoignage. Ce qui n’empêche pas Louky et son amie Lise, au cours de leurs longs après-midis passés en tête-à-tête, de se questionner sur la place et le rôle des femmes dans la société, pour découvrir peu à peu l’importance du féminisme, sa nécessité.

Notes utiles, mais qui ne permettent pas de saisir l’attachante personnalité de Louky Bersianik. Les nombreuses personnes qui lui rendent ici hommage sont unanimes à parler de son appétit et de sa joie de vivre, de sa brillante intelligence, de la vivacité de son regard, de la fine discrétion de son attitude, de sa simplicité et de sa générosité. Ni les événements douloureux qui jalonnent constamment sa vie non plus que la maladie n’assombrissaient son regard, n’atténuaient sa conscience interrogatrice et critique de la société avec ses injustices, ses inégalités, ses violences, ses attentats permanents contre la liberté des personnes et des collectivités. Jaillissait alors, comme le souligne Nicole Brossard, la joyeuse férocité de son humour qui pointait avec sagacité les travers de ce monde, le particulier et l’universel. Car, il s’agit bien de cela, de la rare qualité de sa pensée, extraite de la rare qualité de sa sensibilité et de sa sensualité et inversement. Toutes qualités que nous apprend chaque témoignage. Louky n’a cessé d’inspirer admiration, gratitude et amitié. Portée vers les autres, elle savait créer des liens aussi solides qu’exigeants avec les personnes élues. Elle trouvait toujours les mots qui les réconforteraient dans leurs moments difficiles, comme se le rappelle Claire Varin, heureuse d’un vœu reçu de Louky lui souhaitant la Joie, celle qui n’est pas passagère, celle qui trône, triomphante, au milieu du cœur, celle qui est synonyme de VIE. Relations privilégiées qui débordaient sa personne, qui s’établissaient aussi avec son œuvre dont l’influence a marqué la pensée et la vie de plusieurs témoins prenant ici la parole.

Pour ma part, j’ai eu la chance, lors d’un voyage que nous avons fait ensemble en Gaspésie, de la voir s’enchanter des beautés grandioses des paysages, comme de la succulence de la table de La maison du pêcheur, aussi de s’émouvoir de la reconnaissance inattendue de l’hôtesse du motel de Cloridorme, sis à un millier de kilomètres de Montréal, qui lui déclarait avoir lu L’Euguélionne et sa fierté de la « voir en personne ». Comme je le lui ai dit publiquement, au cours de la soirée-hommage organisée par Andrée Parent, fondatrice et organisatrice des « Elles de la culture » qui a eu lieu à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le 11 août 2007, nous sommes une multitude à penser que c’est parce qu’elle savait goûter tous ces bonheurs jusque dans l’extrême pointe de leur sapidité tout en demeurant constamment imprégnée de la conscience aigüe de leur fragilité et de leur précarité, qu’elle saisissait dans toute son étendue et profondeur la complexité des rapports humains.

Nous parlions nécessairement de la lutte de notre peuple pour sa pleine émancipation et nous nous entendions sur une même conception de la liberté, à savoir qu’elle est une et indivise. Elle investissait énergie, pensée et action dans le combat féministe, moi dans le combat indépendantiste, l’une et l’autre appuyant inconditionnellement les deux mouvements de libération. Dans son texte, justement intitulé « Louky Bersianik et la conscience des oppressions », Claire Aubin montre combien le désir du pays habitait Louky Bersianik et combien la rendait triste la perspective de mourir « apatride ». À la fin d’octobre 2011, moins de deux mois avant son décès, désolée de son impuissance à participer à la manifestation organisée par Cap sur l’indépendance, notre poète écrivait ces mots :

Je regrette de ne pas t’accompagner car j’aurais voulu crier avec d’autres voix mon dur désir d’avoir un pays. Ce désir déchirant comme « le dur désir de durer » du poète Éluard. Et parfois j’enrage à la pensée que je serai apatride jusqu’à ma mort. Et que je ne verrai pas notre indépendance de mon vivant…

D’une présence attentive à toutes et à tous, Louky l’était jusqu’au plus total don de soi à son fils Nicolas. Adressé À ma mère, Louky, mon phare, mon fil de vie et significativement intitulé « Dévasté », le témoignage de Nicolas Letarte, en plus d’être d’une émouvante beauté, exprime la redoutable absence qu’il éprouve dans toutes les fibres de son être, marqué par les petits et grands événements qui ont puissamment lié la mère et le fils, depuis sa naissance à lui jusqu’à la dernière seconde de sa vie à elle.

 Louky Bersianik est bel et bien issue de Lucile Durand. L’énergie créatrice sans cesse renaissante de la première trouve sa source dans l’amour de la vie de la seconde. Unies dans la même lutte radicale qui s’attaque aux fondements du patriarcat pour l’advenue d’un monde juste et libre, d’un monde où l’égalité entre les hommes et les femmes rendrait enfin possible l’amour entre eux et dans le même souffle la paix dans le monde.

Géniale vision utopique qui rend manifestes les enjeux révolutionnaires des débats et combats féministes.

L’œuvre

Elle apparaît dans les univers littéraire et féministe avec la publication en 1976 de L’Euguélionne.

Hubert Aquin, son éditeur, était tout fier de cette « bombe », déclare Patricia Smart. Il comparait, écrit-elle, le livre à une de ses œuvres préférées, l’Ulysse de James Joyce. À l’instar de l’écrivain irlandais, Bersianik adopte la forme romanesque pour présenter une pensée subversive qui renverse la compréhension des savoirs et savoir-faire acquis, reposant tous sur la conception patriarcale des rapports sociaux qui ignore totalement l’existence des femmes, plus radicalement du féminin, comme source de connaissance et de puissance. Dans la forme comme dans le fond, il s’agit d’une véritable parodie des trois livres du texte biblique. Roman qui se déploie avec une efficacité redoutable dans un style puisant « son énergie dans le rire, le toucher, l’intelligence et la tendresse. » Car il s’agit bien d’un roman, tout imprégné soit-il de la plus radicale pensée de tout le discours féministe tenu alors et depuis, « un immense remous social » comme le montre Colette Beauchamp, dans une intéressante mise en contexte de la sortie du livre.

Et c’est une constante, l’œuvre de Bersianik est synthèse de littérature et de philosophie, d’imaginaire et d’analyse, telle que souligné par Catherine Mavrikakis, dans la lecture qu’elle fait du roman Le pique-nique sur l’Acropole, « de ce pique-nique où le littéraire l’emportait sur le philosophique, où la fiction dessinait l’espace même de la réflexion », le lieu à occuper pour la jeune romancière. Dans un texte qui fait état de l’important thème de la mémoire dans une œuvre qui déplore l’amnésie des femmes dans la société patriarcale, Louise Dupré renchérit, affirmant que « l’espace de la réflexion a toujours été primordial dans les textes de fiction de Louky Bersianik ». Toute philosophique qu’elle soit, l’œuvre de Bersianik, en effet, est essentiellement littéraire, en ce sens qu’elle n’enferme pas la pensée dans un discours systémique, qu’elle la fait au contraire naître dans des espaces imaginaires et des inventions linguistiques. Travail sur les symboles et les mots accompli à l’aide de concepts liés les uns aux autres par une chaîne signifiante et qui se déploie dans des poèmes, des romans, des essais.

Dans un texte d’une grande beauté, consacré à l’analyse de l’œuvre poétique de Louky Bersianik dont il déplore la méconnaissance qu’on a de cet art qui exprime la « force des commencements », Jean Royer établit lui aussi cette indissociabilité du lien entre littérature et philosophie, entre poésie et prose, entre chair et langage. Il souligne « La singularité de cette poésie, qui a des allures de manifeste et de réflexion sur la naissance de l’Être au féminin ». Dans un texte où il cite abondamment la poète, Jean Royer fait apparaître l’ampleur et la puissance d’une poésie du féminin qui pénètre le sens profond de la vie, de l’amour et de la mort, qui sait et qui dit que « Le Verbe est le projet de la Chair et non son commencement ». Il faut aussi lire la poète Louise Cotnoir. Dans un texte superbe, elle fait ici une présentation d’une pénétrante sensibilité de la poésie de Louky Bersianik.

Bien qu’il soit le premier paru, France Théoret nous apprend que l’œuvre romanesque est en gestation depuis bien longtemps avant la parution de L’Euguélionne qui, en fait, est le dernier titre « d’une fresque qui devait comporter six romans ». Dans son texte fascinant, intitulé « Architecture d’une œuvre romanesque », Théoret nous fait découvrir avec une précision chirurgicale le plan gigantesque d’un projet global parfaitement conçu dans le détail et la totalité, avant même que le premier mot en ait été écrit. Il n’est dès lors pas étonnant qu’elle fasse dire à son Euguélionne : « Tout ! Je veux tout ! » Il s’agit d’un vaste projet littéraire composé de trois fresques romanesques, chacune comprenant plusieurs titres, dont un, dans chaque cas, a été publié, L’Euguélionne, Le pique-nique sur l’Acropole et Permafrost. Les deux premiers sont des fictions aussi féroces que joyeuses qui dévoilent avec science et humour et une incomparable liberté d’esprit les assises et la logique de la culture patriarcale, spécifiquement mâle, à la source de toutes les formes d’oppression. Le dernier, Permafrost fait partie des romans que Bersianik concevait comme les romans d’enfance, précise France Théoret, et dont nous parlent si bien Cécile Cloutier et Nicole Houde, comme mentionné plus haut.

 « Une femme est une science occulte occultée », souligne Bersianik dans La main tranchante du symbole, ouvrage qui regroupe ses écrits plus strictement théoriques, tout aussi philosophiques et littéraires que ses poèmes et ses romans. Consciente et convaincue de la force inégalable du discours pour contrer un autre discours, Louky Bersianik construit une véritable œuvre féministe qui rompt avec les systèmes binaires antérieurs, articulés sur la séparation du corps et de l’esprit. Sa conceptualisation de la vie et de la culture élaborée à partir d’une vision critique du système patriarcal édifié sur la captation symbolique du lien maternel au profit de l’homme et du langage sexiste qui le soutient, nécessite une déconstruction des discours philosophiques antérieurs au sien, et, conséquemment, l’introduction d’un savoir autrement compréhensif du monde, agissant sur lui « non pas dans une direction contraire à la séquence patriarcale, mais en rupture avec elle et dans une autre dimension. ». Une œuvre féministe plus universelle que la plupart de celle des philosophes, reconnus grands par les historiens de la philosophie, parce que plus compréhensive de l’inéluctable part féminine concrète dans la lente humanisation de l’humanité. Contribution essentielle et néanmoins occultée. C’est cette dimension de la pensée créatrice de Louky Bersianik que met en évidence le texte magistral d’Élaine Audet dont le titre à lui seul, « Le don vital de Louky à sa prochaine » annonce bellement le legs que l’écrivaine et philosophe a laissé aux femmes des générations futures : « la force, le désir d’être libres, la confiance en nos capacités, la joie, la fierté, la soeurénité ». Bref, la puissance gynile, celle égale à la puissance virile. Gynile, ce concept infiniment plus approprié que celui de féminité pour équivaloir à celui de virilité. Ainsi délestées des anciennes lois et règles sexistes, les relations entre les femmes et les hommes acquièrent une richesse insoupçonnée de sens inédit et positif. « Et moi qui suis gynile, je viens vers lui qui est viril », lit-on dans L’Euguélionne. Gynile, ce néologisme mot-joyau qui désigne la puissance sexuelle des femmes n’est malheureusement encore entré dans aucun dictionnaire, note Thérèse Lamartine.

Pourtant, la pensée de la pensée dans l’œuvre de Bersianik serait impensable, parce qu’inexprimable, si elle ne tenait dans la révolution qu’elle opère dans la langue et le langage. Jacqueline Lamothe dans un texte très instructif, à la fois analytique et appuyé sur des données historiques en fait une démonstration incontestable d’une exceptionnelle rigueur. Elle rappelle les exhortations de l’écrivaine à l'invention et à la création : « Assouplissez la grammaire, implantez de nouvelles tournures ». Plus tard, souligne Lamothe, elle nuancera son propos : « Mais une langue, ça ne se répare pas comme un moteur d'auto et il y a quelque chose à réparer dans le cœur de la langue. C'est plus qu'un code syntaxique, c'est tout un système symbolique très chargé ». En attendant les changements souhaitables et souhaités, il faut dès maintenant nous réjouir de l’apport majeur de l’œuvre de Louky Bersianik dans l’entreprise sans cesse en cours de féminisation de la langue française.

Des apports créateurs à l’œuvre

Dans « Gestation de Kerameikos », Graham Cantieni décrit avec précision et pour notre heureuse découverte comment Bersianik et lui se sont mutuellement inspirés pour créer ce magnifique poème illustré, livre où mots et dessins expriment avec une même puissance évocatrice le sens éprouvé « du tragique de notre condition humaine ». Pour sa part, la cinéaste Dorothy Todd Hénaut, touchée autant par l’œuvre que par sa créatrice a réalisé un film mettant en scène Louky Bersianik discutant féminisme avec les écrivaines Jovette Marchessault et Nicole Brossard, et intitulée Les terribles vivantes. Terrible vivante comme Louky aimait nommer ses amies, celles qui lui rappelaient avec joie sa caryatide se mettant en marche dans Le pique-nique sur l’Acropole. On lira aussi avec un immense intérêt le texte d’Howard Scott, « L’aventure de la traduction de L’Euguélionne ». On peut facilement imaginer l’énorme difficulté d’un tel travail, mais à la lecture du récit du développement de l’entreprise on comprend qu’il s’agit d’une véritable recréation, d’un « labour of love ».

Ainsi, comme toute grande œuvre, celle de Louky Bersianik donne naissance à d’autres œuvres créatrices qui, chacune à leur manière la louange, telles celles de Claire Aubin dont la sculpture orne la page couverture de ce numéro et de Jean Letarte, auteur de la célèbre statuette qui représente l’Euguélionne et dont un photomontage de Bersianik à 25 ans illustre, ici, la quatrième de couverture. Sans oublier toutes et tous les poètes dont l’approche critique de l’œuvre poétique de Louky Bersianik met en lumière sa beauté et sa force dans des oeuvres elles-mêmes littéraires.

Avec l’espoir que ce dossier contribuera à contrer l’oubli dans lequel, comme le déplore Marie-Claire Blais dans un texte d'une renversante force, tombent malheureusement très vite les grandes œuvres de notre littérature.

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