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Le droit de l’exportation de l’eau : le calme avant la tempête ?

L’auteur est avocat, membre du Comité de coordination de la Coalition Eau Secours, membre de l’International Bar Association et de l’American Association for Justice, éditeur du magazine électronique Faits & Causes.

Le contentieux du commerce international de l’eau et de l’accès à la ressource, dans une dynamique de tarissement accéléré des réserves, sera dans un proche avenir l’enjeu juridique principal sur la planète.

Le droit à l’eau du voisin, et partant celui de le forcer à exporter chez soi, apparaît comme une composante incontournable de la problématique. En discutant de l’exportation de l’eau, c’est du partage de la ressource planétaire qu’on dispose, et des limites aux législations nationales qui le réglementent sur leur territoire. On ne peut simplement faire l’inventaire du régime légal interne ; le commerce transfrontalier de l’eau, c’est d’abord une donne économique internationale que le droit international positif devra, un jour, finir par encadrer par des normes supérieures à toute loi nationale.

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Manifeste pour une république laïque

La Ligue d’Action nationale unit sa voix à celle du Mouvement laïque québécois pour dénoncer le caractère non démocratique du régime constitutionnel canadien. Elle considère en outre que la royauté est un régime imposé au peuple du Québec par une constitution illégitime. La Ligue d’Action nationale dénonce cette situation et appuie les efforts du Mouvement pour la promotion de la laïcité et plaide en faveur d’une configuration des institutions québécoises fondées sur le principe républicain.

La Ligue d’Action nationale tient cependant à redire sa conviction que la réforme des institutions canadiennes n’est pas le moyen de réaliser les valeurs québécoises. Elle est d’accord avec cette affirmation du Manifeste : «Dans la mesure où ce que nous proposons est impossible a réaliser pour le Canada, nous revendiquons pour le Québec le droit de se doter librement d’un régime républicain et laïque conforme à ses aspirations démocratiques.» La Ligue d’Action nationale appuie donc les principes défendus par le Mouvement laïque tout en affirmant que seule l’indépendance permettra de leur donner une forme compatible avec les aspirations profondes des Québécoises et des Québécois.

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Entrevue avec Marc Chevrier

Professeur de science politique à l'UQAM, Marc Chevrier est aussi essayiste. Début 2005, il faisait paraître aux éditions Boréal Le Temps de l'homme fini (lire l'article de Dave Anctil dans le numéro de février 2006 de L'Action nationale), recueil d'essais traquant les particularités de l'époque actuelle (triomphe de la science, du libéralisme démocratique, éclatement des valeurs, séparation radicale du beau et du vrai, etc.) à travers différents phénomènes tels que le  défilé de la fierté gaie, l'inauguration du complexe cinématographique Ex-Centris ou encore la Symphonie du millénaire.

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La nation à l'épreuve de l'immigration

Guillaume Rousseau
La nation à l’épreuve de l’immigration: le cas du Canada, du Québec et de la France, Éditions du Québécois, Québec, 2006.

Habité, à l’instar de nombreux Québécois, par des appréhensions liées à l’immigration, Guillaume Rousseau cherche dans son essai à comprendre la façon multiculturaliste canadian et la façon républicaine française de répondre à ce défi nouveau et, dans un deuxième temps, à proposer une « troisième voie » pour que le Québec puisse se comporter comme une véritable société d’accueil francophone.

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Éditorial - Incarner l'intérêt national

Depuis plus de quinze ans prisonnier de la rhétorique incantatoire, le Parti québécois saura-t-il retrouver le sens de l’action historique et la capacité de conduire une politique d’émancipation nationale ? Par-delà les péripéties rocambolesques et le couronnement de madame Marois, la question demeure entière. Ce parti s’est enfermé dans les « temples de paroles » (Félix Leclerc) en même temps qu’il perdait l’initiative historique. Ployant sous les assauts d’un État canadian déterminé à tout mettre en œuvre pour casser le Québec une fois pour toute, le PQ a été incapable de rallier ses militants et la population à une définition claire de la situation et, en conséquence, il s’est épuisé à tourner en rond dans une gestion impossible d’un Québec qu’Ottawa a tout fait pour déstabiliser.

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VLB et Joyce : rencontre sur les sommets de la littérature

2007MaiJuin250La publication du livre colossal que Victor-Lévy Beaulieu a consacré à Joyce représente rien de moins qu’un événement dont le titre même signale la pleine mesure. L’objet central de cet « essai hilare » et singulier dans sa désignation même est bien sûr Joyce, écrivain fétiche de VLB et incarnation exemplaire et hyperbolique de la littérature contemporaine. Mais ce Joyce est d’abord considéré et analysé dans son rapport à l’Irlande, cette amère-patrie dévoreuse, comme une truie monstrueuse, de ses propres enfants. Et le Québec est assimilé à cette société aliénée et mortifère par l’auteur de La grande tribu (toujours en devenir) qui se perçoit lui-même comme un double de l’écrivain irlandais, le « Joyce de Joyce », sa réincarnation magnifiée sur les rives du Saint-Laurent et son véritable héritier.

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L'acte manqué d'une formation de compromis

Professeur de philosophie et chercheur au CIÉQ-UQTR

Lors de son allocution au conseil national du Parti québécois, le 18 octobre 2003, le politologue Jean‑Herman Guay, partant du constat qu’à la dernière élection (celle d’avril 2003) le PQ avait réalisé son pire résultat depuis trente ans, refusait d’imputer cette « dégringolade » à quelque cause conjoncturelle. « Se cacher derrière la conjoncture pour éviter un examen de conscience, c’est, disait-il, faire preuve de myopie » ; la myopie consistant ici à refuser de voir qu’en dépit des sondages l’appui à la souveraineté diminuait comme peau de chagrin, et ce du fait même de la trop grande réussite du Parti québécois. Car en travaillant à éliminer l’infériorité économique et l’insécurité linguistique des Québécois, le PQ avait en même temps contribué à faire disparaître, selon lui, « les raisins de la colère » dont s’était nourri le projet souverainiste.

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Éditorial - Seul le national mobilise

2007octobre250Ainsi donc les choses se défont. La modernisation canadian s’accélérant, les partis politiques de la bourgade s’en trouvent atteints de vieillissement accéléré, frappés de vétusté et relégués au rayon des accessoires surannés. L’ordre ancien ne tient plus que pour eux, rongé par l’insignifiance, miné par l’inefficience corrosive des vieux alibis. Les mots manquent actuellement. Les vieux discours tournent à vide et personne n’ose se risquer à nommer le réel. Les partis provinciaux restent convaincus qu’ils peuvent encore prendre le pouvoir en vendant du simulacre. L’électorat décroche, les préférences électorales sont volatiles au point de donner des vertiges aux sondeurs, mais rien n’y fait.

Toute la classe politique se cramponne au clientélisme à courte vue et s’empêtre dans le langage de la diversion, des faux-fuyants. C’est la restriction mentale qui charpente tous les discours. La politique provinciale tourne à vide, elle n’est plus qu’une joute sans enjeu, une arène de figurants. Tout le monde fait semblant de croire que le Québec est encore en mesure de se façonner un avenir alors que c’est la logique de la pénurie – de la pénurie fabriquée par Ottawa - qui fixe l’ordre des choses. Forêt, santé, environnement, agriculture, éducation, financement universitaire, la liste s’allonge des dossiers qui s’embrasent pendant que le gouvernement tente de se faire prendre au sérieux en posant au capitaine des pompiers qui chasse la fumée en attendant que la pluie fédérale ne vienne remplir son arrosoir.

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L'incontournable vision de Jane Jacobs

Texte d’une conférence prononcée par l'auteur lors de l’assemblée des IPSO (Intellectuels pour la souveraineté) le 31 janvier 2007

Quand Pierre Pettigrew a quitté la politique, suite à sa défaite le 23 janvier 2006, il a disparu de la scène médiatique pendant neuf mois avant de refaire surface comme conseiller exécutif international au siège canadien de Deloitte à Toronto. L’ancien ministre des Affaires étrangères du Canada s’est alors dit très heureux de rejoindre le monde des affaires dans « la métropole canadienne ». Il nous a assuré qu’il garderait un bureau dans la succursale de Deloitte à Montréal. L’anecdote est significative parce qu’elle illustre sa résignation : l’homme qui fut un conseiller de dirigeants « nationalistes » du Parti libéral du Québec, dont Robert Bourassa et Claude Ryan et fait ensuite carrière à Ottawa, notamment aux Affaires étrangères où il a pu sillonner le monde, finit à Toronto en déclarant tout simplement que Toronto est la « métropole canadienne ». Sous-entendu : un homme de son envergure ne peut rester dans la ville satellite qu’est Montréal.

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Euphorie PPP: trop beau pour être vrai

Chercheur et professeur à l'INRS-Urbanisation, Culture et Société

Mention d'honneur, prix André-Laurendeau 2007

Depuis toujours, les gouvernements confient à des entreprises privées des travaux ponctuels et souvent même l’opération en continu d’un service. Cependant, depuis au moins 100 ans, la part du privé demeure relativement restreinte ; du point de vue des optimistes parmi les partisans d’un plus grand rôle pour le privé, la perspective est des plus réjouissantes car le potentiel est immense puisque presque tout reste à faire.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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