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destiNation

 

Présentation du dossier destiNation

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Le camp indépendantiste a connu une importante défaite le 7 avril dernier. Ce serait une erreur pour les indépendantistes de se précipiter à la recherche de solutions toutes faites et commodes pour se relancer dès maintenant ; ce qui constituerait une voie facile pour éviter d’avoir à prendre la pleine mesure de cet échec électoral. L’heure est plutôt au travail d’introspection et d’analyse, et non à la fuite en avant.

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Pas d’indépendance du Québec sans une critique du régime canadien

Depuis son émergence dans la foulée de la Révolution tranquille, le projet indépendantiste a jusqu’ici essentiellement été porté par les questions identitaires (poussées par les nationalistes) et la question sociale (mise de l’avant par les progressistes). Les questions identitaires et les questions sociales ont traditionnellement été les « piliers conceptuels » de ce projet ; les nationalistes et les progressistes, ses deux principales forces de mobilisation. D’une part, l’idée de donner aux Québécois un État indépendant tient beaucoup à cette volonté de pérenniser, ou à tout le moins de sauvegarder, l’identité nationale du Québec, petit peuple français dans l’océan américain anglo-saxon. D’autre part, il s’est aussi, dès le départ, parallèlement conçu comme le moyen politique le plus puissant afin de mettre en place un projet de société conforme à un certain idéal de justice sociale, en rupture avec l’ordre économique canadien. Cependant, la question du régime politique a quant à elle jusqu’ici occupé une place négligeable dans la stratégie et le discours indépendantiste.

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La république du Québec ou les idées pour lesquelles nous vivons

Dans une république, c’est pour une idée que l’on vit

– Hegel

Dès qu’il leur parlait de raser la vieille humanité comme une moisson mûre, dès qu’il prononçait même le mot enfantin de république, il se sentait incompris.

– Zola

D’après le philosophe Bernard Stiegler, c’est au XIXe siècle que sont apparus des mouvements visant la constitution d’une respublica, d’une « chose publique » ou puissance publique souveraine. Le 18e brumaire (1852) de Karl Marx nous raconte comment cette idée de République, si utile pour se débarrasser de la monarchie, en vint à faire trembler les bourgeois lorsque le peuple s’en fût saisi. Le peuple entendait les idées de liberté, d’égalité, de fraternité, et il les prenait au mot et se mettait à réclamer la justice partout, jusque dans le milieu de travail. On s’apercevait, en effet, que la liberté libérale était donnée à tous dans les textes de loi, mais qu’en pratique, certains animaux étaient plus égaux que d’autres, en l’occurrence, les bourgeois.

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Une démarche constituante

Président du Conseil de la souveraineté du Québec

Dans cette période de flottement et d’incertitude, hors des exigences de la lutte électorale, la parole se libère et l’action politique se prépare dans la grande famille indépendantiste et chez les citoyennes et les citoyens de toute allégeance. Le rassemblement destiNation des 20 et 21 septembre regroupera des indépendantistes de tous les horizons pour réfléchir au destin de notre nation, dresser le bilan, discuter d’avenir et surtout décider d’actions pour un nouveau départ. S’il est une chose qui importe maintenant, c’est de garder l’esprit ouvert à toutes les idées, nouvelles ou plus anciennes, qui peuvent permettre une relance de la démarche indépendantiste. On me permettra ici d’exprimer les miennes à titre personnel.

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De la quintuple racine du principe de souveraineté populaire

Si le républicanisme revient à la mode au sein des cercles intellectuels souverainistes, notamment en raison de l’épuisement idéologique du projet de souveraineté-association, de l’échec stratégique du nationalisme identitaire et du rejet de la doctrine multiculturaliste, il semble nécessaire d’approfondir les fondements philosophiques de cette théorie politique. Évidemment, cela n’empêche pas une enquête historique sur les germes de la République en Amérique française dans les discours des personnages politiques d’autrefois[1], celle-ci permettant d’ancrer l’idée républicaine dans la reprise critique d’un héritage culturel et symbolique. Néanmoins, il serait erroné d’insister trop fortement sur le dévoilement d’une « pratique sociale républicaine » supposément enracinée dans l’imaginaire collectif[2], comme si le peuple n’avait qu’à s’affranchir du modèle libéral canadien pour retrouver son être caché, se penser lui-même et s’objectiver dans des institutions bien à lui.

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Travailler sur le terrain de la réalité

Le 7 avril dernier, le Parti québécois a perdu l’élection générale avec son plus mauvais résultat depuis 44 ans (25,4 %). Pire encore, il a perdu ces élections après avoir été au gouvernement – avec une équipe de grande qualité – pendant un an et demi seulement, une courte période considérant les neuf ans du mandat libéral précédent. Il serait sans doute facile d’expliquer cet échec avec des éléments circonstanciels, qui ne sont liés qu’à une mauvaise campagne, un mauvais leader ou de mauvaises décisions tactiques. Certes, plusieurs de ces éléments expliquent certainement en partie le résultat de la dernière élection. Mais la tendance est plus profonde. Considérons les faits suivants.

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Déconstruire les blocages, proposer nos projets et bâtir notre pays

Membres de la Commission nationale des États-généraux sur la souveraineté.

La phase I des États généraux sur la souveraineté, terminée en avril 2013, a permis de dresser une liste de 92 blocages par lesquels le cadre fédéral canadien nuit au développement et à l’épanouissement du peuple québécois.

Au cours de la deuxième phase des États généraux sur la souveraineté, nous avons cherché à déconstruire les blocages en proposant des projets démontrant les impacts économiques positifs de la souveraineté sur le développement régional, le transport et le développement durable, la culture, l’emploi et la sécurité du revenu des citoyens et des citoyennes. Cet exercice nous autorise à imaginer les possibilités qu’un Québec (pays) nous offre. En effet, seul le contrôle de toutes les ressources d’un État indépendant rend possible la réalisation de projets collectifs à l’avantage de l’économie du Québec et de ses citoyennes et citoyens.

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Remettre l’indépendance du Québec sur la carte politique mondiale

Pour la première ministre ontarienne, Kathleen Wynne, le Québec n’est plus sur l’écran radar. C’est grave, mais plus grave encore, la plupart des politiciens d’autres pays ont déjà oublié que le Québec a déjà été sur l’écran radar. Le « Vive le Québec libre » de Charles de Gaulle et les secousses référendaires de 1980 et de 1995 sont bien loin. Le Québec et les Québécois seraient rentrés dans le rang canadien. Que le Parti libéral du Québec s’en réjouisse n’étonnera personne. Mais que les souverainistes n’y voient pas de problème, voilà quelque chose qui déconcerte.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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