Oeuvre du mois - Claire-Anne Gravel


claireannegravel

En couverture du numéro de novembre 2014 

Claire-Anne Gravel 
Ozias leduc peintre, poète et philosophe 

24 x 36 pouces, 2014, acrylique et techniques mixtes

Salon d’automne | 150 variations sur les traces d’Ozias Leduc au Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire

À l’occasion du 150e anniversaire de la naissance d’Ozias Leduc, le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a invité les artistes du Salon d’automne à survoler son œuvre et à se laisser influencer, eux aussi, par cette quasi-légende, en revisitant sa vie, sa palette, son imagerie, sa poésie ou ses thématiques.

Né le 8 octobre 1864 à Saint-Hilaire, Ozias Leduc a commencé dès l’âge de sept ans à découvrir les rudiments de son art à l’école du rang des Trente. Au fil des années, son attachement à la montagne, aux vergers et à la campagne environnante n’a cessé de croître. D’abord décorateur d’églises, le maître de Paul-Émile Borduas nous a laissé aussi de nombreux portraits, natures mortes et paysages dans lesquels nous percevons déjà une touche de modernité. La personnalité et l’œuvre exceptionnelles de Leduc ont influencé les artistes québécois des générations suivantes, dont bien sûr Paul-Émile Borduas, son élève, ainsi que les Automatistes.

Le prix de distinction offert par le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire à cette occasion a été décerné à Claire-Anne Gravel pour l’œuvre reproduite en couverture. Le jury en a dit :

La modestie et la douceur des couleurs chaudes qui se dégagent de ce tableau ont séduit le jury. L’œuvre amène au respect et dépeint un personnage humble, comme l’était Ozias Leduc. Le regard dirigé vers le bas démontre son intériorité. Il est ainsi peint tel un apôtre tenant en offrande une bougie et des pommes. Ces dernières ne sont pas sans rappeler son métier de pomiculteur, son village natal, Saint-Hilaire et la nature, source d’inspiration pour l’ensemble de son œuvre.

mbamsh.qc.ca • téléphone : 450 536-3033

Claire-Anne Gravel est originaire de la Mauricie et réside en Montérégie depuis de nombreuses années.

L'étude de la couleur et de l'harmonie est au centre des préoccupations de chacune de ses compositions. Au cours des ans, cela s'est traduit autant dans ses tableaux que dans ses tapisseries haute lisse. Les créations textiles et florales qu'elle a exécutées ont aussi contribué à son évolution artistique. Cependant, sa grande passion est sans aucun doute la joie de manipuler pinceaux et couleurs. La réalisation de ses tableaux, au départ figuratifs, évolue de plus en plus vers l'abstraction et traduit son émerveillement.

Sa grande sensibilité, de même que sa recherche de dépassement lui ont permis d'approfondir les connaissances transmises dans différents ateliers, par de nombreux professeurs d'art allant du dessin, au modèle vivant et même à la peinture expérimentale. En outre, l'étude des grands maîtres fait toujours partie de ses références et de sa soif d'émerveillement.

Michel Jasmin
Collectionneur d'oeuvres d'art

Accès libéré - Odeur de pétrole sur la capitale Avril 2017

Québec et ses rives coloniales

Durant la plus grande partie de son histoire, Québec a été une ville coloniale. Sur son littoral, elle le demeure aujourd’hui.

Lors de la fondation de Québec par Samuel de Champlain, les nouveaux arrivants prirent le contrôle du fleuve et déplacèrent les autochtones vers l’intérieur des terres. La Conquête britannique en fit autant avec les Français et les Canadiens, mettant fin à leur présence dominante sur le Saint-Laurent et ses affluents. Ce n’est pas sans raison que le journal Boston Globe qualifia la prise de Québec de « chute de la Carthage d’Amérique ». Tout comme celui de la grande cité punique, l’empire de la Nouvelle-France avait été un empire de l’eau. Le géographe Luc Bureau a résumé de façon lapidaire ce virage radical survenu lors de la Conquête : « La hache et la faucille chassent la rame et le fusil, la charrue se substitue au canot d’écorce ». Tout est dit. On touche ici à la cause fondamentale de l’éloignement général des Québécois par rapport au fleuve Saint-Laurent. 

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Un projet injustifié et à risques

Extrait du mémoire « Beauport 2020, un projet injustifié et à risques… pour le fleuve, les habitants et les résidents de Québec » présenté à la Commission de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, dans le cadre de l’évaluation du projet d’aménagement d’un quai multifonctionnel en eau profonde présenté par l’Administration portuaire de Québec.

Rédaction : Christian Simard, Gabriel Marquis et Marilyn Labrecque avec l’appui, notamment, des experts en écosystèmes aquatiques : Guy Trencia Pierre Dumont et Charles-Antoine Drolet et de l’historien spécialisé Pierre Ross.

Dans la mire de l’administration du Port de Québec (APQ) depuis plusieurs années, le projet Beauport 2020 prévoit un agrandissement de la zone portuaire de la Capitale-Nationale par une extension de la ligne de quai actuelle et l’aménagement d’un terrain d’arrière-quai d’une superficie de 17,9 hectares, gagné à même le Saint-Laurent, qui hébergera des terminaux de vrac solide et liquide. L’APQ avance également que son projet aura d’importantes retombées économiques et que le Port a besoin de nouveaux revenus pour moderniser ses activités. Or, le Port n’a pas déposé d’étude de marché pour appuyer ses dires ni aucune étude coûts/bénéfices. L’étude des retombées économiques préparée par KPMG est basée sur un scénario optimal d’investissements publics-privés de 590 millions $, alors qu’il n’y a aucun client confirmé pour le nouveau quai et que les impacts étudiés ne couvrent généralement que la partie de construction du quai […]

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Des activités à forts impacts sur les résidents

Extrait du mémoire « Beauport 2020, un projet injustifié et à risques… pour le fleuve, les habitants et les résidents de Québec » présenté à la Commission de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale, dans le cadre de l’évaluation du projet d’aménagement d’un quai multifonctionnel en eau profonde présenté par l’Administration portuaire de Québec.

Rédaction : Christian Simard, Gabriel Marquis et Marilyn Labrecque avec l’appui, notamment, des experts en écosystèmes aquatiques : Guy Trencia Pierre Dumont et Charles-Antoine Drolet et de l’historien spécialisé Pierre Ross.

Si le manque d’information concernant le contenu du projet Beauport 2020 – dont une partie seulement est l’objet d’évaluation par l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE) – rend difficile l’analyse de ses impacts économiques et environnementaux, c’est d’autant plus vrai en ce qui concerne ses impacts sur l’environnement humain. En effet, au-delà des dérangements que pourrait occasionner la phase d’aménagement du quai multifonctionnel sur le paysage, sur certaines activités balnéaires et sur la qualité de l’air, c’est surtout les activités qui s’y dérouleront lors de la phase d’exploitation qui doivent retenir l’attention.

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La fragilité des panoramas

Nous jetâmes l’ancre devant Québec. Quelle scène ! Le monde peut-il en produire une autre pareille ? Déjà pour moi, Édimbourg avait incarné le beau idéal, la synthèse de toutes les grandeurs de la Nature – une vision des Highlands du nord avait hanté mes rêves en traversant l’Atlantique. Mais tous mes rêves s’évanouirent devant ce panorama de Québec. La Nature a prodigué ses éléments les plus grandioses pour former ce don du ciel étonnant. De sombres montagnes aux sommets ennuagés se dressent au loin, la cataracte écume et rugit ; les bois, le roc et le fleuve s’allient pour rendre ce tableau parfait, digne de son Divin créateur.

L’escarpement auquel la ville s’agrippe se reflète dans les eaux calmes et profondes qui l’entourent à ses pieds et rehausse grandement la beauté romantique du site.

(Trad. Sept. 1832. Susanna Strickland Moodie)

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Odeur de pétrole sur la capitale

Le Port de Québec est l’un des plus anciens d’Amérique. Il bénéficie d’une position privilégiée, car il est le dernier, en provenance de l’Atlantique, à bénéficier d’une eau assez profonde pour accueillir les gros navires. Depuis le début du XIXe siècle, il a pu développer sans trop d’entraves sa vocation de port de transbordement : le bois en partance pour l’Angleterre au début du XIXe siècle, le blé de l’ouest au XXe siècle, les hydrocarbures par la suite. Une telle vocation ne nécessite pas de très vastes espaces terrestres, ce dont d’ailleurs il ne dispose pas. C’est effectivement son principal handicap. 

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Un processus d’évaluation fédéral inadéquat, un processus d’examen québécois inexistant

Extrait du mémoire « Beauport 2020, un projet injustifié et à risques… pour le fleuve, les habitants et les résidents de Québec » Rédaction : Christian Simard, Gabriel Marquis et Marilyn Labrecque avec l’appui, notamment, des experts en écosystèmes aquatiques : Guy Trencia Pierre Dumont et Charles-Antoine Drolet et de l’historien spécialisé Pierre Ross.

L’ampleur du projet d’agrandissement Beauport 2020 du Port de Québec est indiscutable. Il s’agit d’un chantier de grande envergure qui, pendant sa réalisation et à terme, aura des impacts non négligeables sur les milieux naturels du Saint-Laurent, sur les espèces qui les fréquentent, ainsi que la qualité de vie des résidents à proximité du projet. En fait, rarement dans les dernières années, la ville de Québec ne s’est vue proposer de projets d’une telle envergure et il est d’autant plus important que celui-ci fasse l’objet d’une étude et de consultations approfondies.

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Les 20 raisons de la colère

Jean Lacoursière est physicien spécialiste en conception de systèmes optiques et citoyen de Québec.

Quand remblayer le fleuve en ruinant le panorama de Québec et de la plage publique de la baie de Beauport devient prétendument la seule manière de survivre pour un port qui n’est l’hôte que d’une activité industrielle à faible valeur ajoutée, qui persiste à contaminer par ses poussières toxiques l’air et les surfaces des quartiers voisins et qui entrepose et transporte (train et bateau) des matières liquides hautement dangereuses à proximité des gens, n’est-il pas temps de stopper la procrastination des 35 dernières années et d’enfin réfléchir à la croissance du transbordement maritime des matières solides et liquides en vrac loin des zones densément peuplées ? Vingt raisons pour lesquelles Beauport 2020 est un projet choquant.

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Le Port de Québec, un modèle d’entreprise citoyenne ?

Le nouveau processus environnemental de participation citoyenne témoigne de notre volonté d’écouter et de tenir compte des points de vue des citoyens et des organismes de la communauté. Ce mécanisme positionne le Port de Québec comme un leader en participation citoyenne et nous en sommes très fiers.

– Port de Québec. Communiqué, mai 2015

Avec le temps, les entreprises ont été amenées à porter une attention toute particulière à l’image citoyenne qu’elles doivent aujourd’hui projeter face aux attentes de plus en plus élevées des communautés au sein desquelles elles évoluent. Un PDG qui ambitionne de gouverner et rester en selle sans trop de secousses sait qu’il a tout à gagner à recouvrir sa gestion des affaires d’un certain vernis vert-éthique. Il en va même souvent de sa propre survie. On attend de lui qu’il soigne l’image de l’entreprise, qu’il lui donne une crédibilité sociale et lui définisse un visage sur mesure de bon citoyen. À cette fin, il fera abondamment appel aux meilleurs consultants en marketing d’image corporative, en fabrication de label impressionniste d’entreprise citoyenne. On commandera des discours souvent racoleurs sur l’environnement et des énoncés de principe qu’on affichera de façon ostensible sur le site corporatif. S’il le faut, pour circonscrire le tout, on se dotera d’un mécanisme de « participation citoyenne ». Ça ne coûte pas cher et ça projette admirablement bien l’image d’une « entreprise XIXe siècle ».

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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