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Mai 2011

Mai 2011

Vol. CI, no 5

Affrontement idéologique méconnu: Claude Ryan/Jean-Marc Léger

Cet article a valu le prix André-Laurendeau du meilleur article de l'année à son auteur

On ne peut distinguer le vrai du faux, ni distinguer une réponse adéquate à un problème d’une réponse non pertinente, ni distinguer de bonnes idées d’idées banales, on ne peut pas évaluer des idées de manière critique, si ce n’est lorsqu’elles sont présentées avec suffisamment de clarté.
Karl Popper

D’un point de vue macroscopique, la position du Devoir sur la question du Québec (la question nationale ou la question constitutionnelle canadienne) est essentiellement marquée par le passage tranché du fédéralisme de Claude Ryan au souverainisme de Lise Bissonnette[1]. Un regard plus attentif sur une période clé de la direction de Ryan révèle toutefois un affrontement qui, s’il avait connu un dénouement autre, aurait modifié non seulement l’évolution de la position du journal, mais vraisemblablement aussi l’histoire politique contemporaine du Québec. Au moment même où, en 1967, Ryan consolidait sa position fédéraliste, une position souverainiste divergente était défendue par un autre éditorialiste du Devoir, Jean-Marc Léger. Cet affrontement s’est conclu par l’exclusion de Léger de l’équipe éditoriale (et quelques mois plus tard par son départ du quotidien) où le fédéralisme de Ryan est devenu la ligne de pensée incontestée.

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Élections 2 mai 2011. L'abandon du Québec

Le Parti conservateur du Canada (PCC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ayant raflé près de 90 % des sièges au Canada comme au Québec aux élections du 2 mai 2011, faut-il conclure que la place du Québec au sein du Canada ne pose désormais plus aucun défi à l’unité canadienne ? Par leur appui aux partis «fédéralistes» (71 des 75 sièges québécois), les Québécois auraient maintenant rejoint les Canadiens tant dans leur adhésion au clivage de classes (entre la gauche et la droite) que dans leur rejet de la souveraineté. Ce vote aurait signifié aux yeux des ultranationalistes canadiens, l’atteinte d’une véritable intégration nationale au Canada. Mais peut-on réellement croire que l’intégration des Québécois aux partis « nationaux » canadiens soit le meilleur moyen d’assurer l’intégration nationale et que, ce faisant, le Bloc québécois (BQ) n’ait plus aucune utilité ?

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Liberté, no 285: « Mythes de chez-nous, 1959-2009 »

Liberté, no 285: « Mythes de chez-nous, 1959-2009 », p. 7-76.
Régine Robin,« Une dissonance inquiète », Liberté, no 286, « Littérature 1959-2009 », novembre 2009, 127 pages

À l’automne 2009, la revue Liberté a publié deux numéros spéciaux dédiés à son 50e anniversaire et, dans le second, paraissait le chapitre d’un livre de Régine Robin, Nous autres les autres, promis pour 2011 et qui risque d’intéresser nos lecteurs. Certains des essais qui animent la discussion intéressante présentée dans le dossier « Mythes de chez nous » et l’essai de Régine Robin nous semblent emblématiques d’un discours convenu, quoique bien mal fondé, sur une prétendue propension atavique des Québécois à la xénophobie et à la fermeture. Tares dont témoigneraient leur passé, leur nationalisme, voire des aspects élémentaires de la culture et de la sociologie d’un peuple distinct du fait même de son existence distincte sur ce continent, qu’on transforme de façon perverse en preuve de fermeture.

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La marche des morts illustres. Benjamin Sulte, l'histoire et la commémoration

Patrice Groulx
La marche des morts illustres. Benjamin Sulte, l'histoire et la commémoration, Gatineau, Vents d'Ouest, 2008, 286 pages

Dans son ouvrage La marche des morts illustres, Patrice Groulx s’intéresse à l’œuvre de l’un des premiers historiens « national » québécois, Benjamin Sulte (1841-1923). On pourrait dire que l’ouvrage se situe à mi-chemin entre une biographie, une étude de l’œuvre de Sulte de même qu’une réflexion sur la commémoration comme activité s’inscrivant dans le domaine des sciences historiques.

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Charles Xavier Durand. Une colonie ordinaire du XXIe siècle

Charles Xavier Durand
Une colonie ordinaire du XXIe siècle, Éditions modulaires européennes, Bruxelles, 2010

La verve, la vigueur, voire la fougue de Charles Xavier Durand, sont impressionnantes. L’énergie qu’il déploie est abondante. Le texte donne très souvent l’impression d’avoir été écrit d’un seul grand coup. Le ton est cru, tranchant et irrévérencieux, c’est vivifiant. Les redites, inévitables en l’espèce, dérangent cependant un peu.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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