Communiqué – pour diffusion immédiate

Commission parlementaire sur le projet de loi 21
L’Action nationale donne son appui dans une perspective indépendantiste
et républicaine

Montréal, le 14 mai 2019 – La Ligue d’Action nationale et la revue L’Action nationale ont déposé ce matin un mémoire à la commission parlementaire examinant le projet de loi 21. Les porte-parole, Denis Monière, président sortant, et Robert Laplante, directeur de la revue, ont appuyé le projet de loi et salué la décision du gouvernement de recourir à la clause dérogatoire. « Ce recours est nécessaire, car le Québec n’a pas à se soumettre à la Cour Suprême chargée d’interpréter une constitution qu’il n’a pas signée. L’Assemblée nationale est la seule habilitée à porter la volonté du peuple québécois », déclare M. Denis Monière. Les deux porte-parole ont également insisté pour dire que l’amendement à la Charte québécoise des droits de la personne constitue une avancée démocratique en la bonifiant du principe de laïcité.

Portant une analyse rigoureusement indépendantiste, le mémoire met de l’avant une perspective républicaine sur les rapports entre l’État et les religions. « Cette séparation est nécessaire et constructive. La neutralité de l’État est requise pour favoriser la cohabitation de tous les citoyens sous un même ensemble de règles. La question du port des signes religieux doit être traitée pour ce qu’elle est : un encadrement du code vestimentaire. Il n’est pas question ici de restreindre un droit fondamental. La liberté de croyance et la liberté d’expression ne sont pas ici remises en cause. C’est une affaire de devoir de réserve que le code vestimentaire impose. Ce devoir découle du principe de laïcité qui y trouve une manifestation concrète », de dire M. Robert Laplante. « Le projet de loi illustre parfaitement le conflit des légitimités qu’engendre l’imposition du multiculturalisme comme doctrine d’État. C’est une idéologie qui n’a pour but que la négation du peuple québécois. Il faut la rejeter en matière de laïcité comme dans les autres », a-t-il poursuivi.

Le mémoire propose six amendements au projet de loi, jugé par ailleurs comme une proposition de départ qu’il faudra bonifier au fil du temps :

  • Extension à toutes les personnes œuvrant dans les écoles de l’interdiction de porter des signes religieux;
  • Extension à toutes les situations de l’obligation de donner et recevoir des services de l’État à visage découvert;
  • Interdiction de soumettre les prestations de services alimentaires dans les écoles et autres institutions visées par le projet de loi.

Le mémoire souligne également que le gouvernement devra, pour être cohérent, prendre d’autres mesures pour affirmer une véritable laïcité de l’État :

  • Remplacer le cours Éthique et culture religieuse par un cours d’éducation civique;
  • Mettre fin au financement des écoles privées confessionnelles;
  • Adopter une loi de protection du patrimoine religieux et abolir les exemptions fiscales, en particulier dans le domaine foncier, pour les groupes religieux.

« Il faut que le gouvernement procède. L’adoption du projet de loi 21 permettra de sortir d’un débat qui s’est enlisé dans les arguties qu’impose le régime canadien. Il faut prévoir que le gouvernement d’Ottawa ne reculera devant aucun effort pour en encourager la contestation sous toutes les formes. Il le fera comme il l’a fait et continue de le faire pour la loi 101, pour la loi 99. Seule l’indépendance nous permettra de construire le régime républicain dont le Québec a besoin », de conclure M. Monière.

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Pour le lire mémoire déposé

 

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