Numéros publiés en 2012

Éditorial - Le chiard et le Chinese pâté

« Ces étudiants-là n'échappent pas complètement au français. Ils vont à la cafétéria manger du pâté chinois et non du Chinese pâté. Ils sont confrontés au français, puisqu'ils baignent dans un environnement en français », a souligné Mme Grant [directrice des communications HEC Montréal]

Le Devoir, 22 février 2012

Rien ne va plus dans les universités.

On avait subi le spectacle lamentable de l’UQAM où les parvenus ont fait dérailler les projets immobiliers avant de filer à l’anglaise, peinards. Enquête, commentaires embarrassés, morgue ministérielle et glose de recteurs. Pas de responsables. La tempête parfaite, comme le dira plus tard le portier Rousseau devant la Chambre de commerce à propos d’une autre gabegie. Le marché vous savez…

Le marché, on sait. C’est celui dans lequel se jette une élite de gestionnaires universitaires qui se donnent des airs de grands businessmen à brasser du PPP de Rimouski à Saint‑Jérôme, à semer les pavillons un peu partout sur le territoire pour se livrer une guerre de clientèle digne des concessionnaires de McDo. Et ça valse à coup de centaines et de centaines de millions jusqu’au CHUM et au MUHC où le corps médical s’est couché devant l’iniquité anglaise, bordé par une classe politique timorée, morte de trouille à l’idée de s’attaquer aux privilèges rhodésiens.

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Éditorial - Réussir l'unité

2012decembre250 On ne pouvait s’attendre à plus fort symbole. La semaine même où le gouvernement Marois dépose un budget résigné, libéraux et caquistes insistent pour maintenir le drapeau canadian dans une enceinte où il n’a pas sa place. Les politiciens de la province ont fait la démonstration de leur petitesse : aucun sens de l’État, aucune connaissance même des règles élémentaires du pavoisement, aucun respect des symboles nationaux, une mesquinerie de partisans serviles. Ce sont des inconditionnels du Canada et ils vont se prosterner devant le symbole du viol de la démocratie québécoise. En pleine semaine de dépôt du budget, ils viennent plastronner leur indifférence à payer l’hypothèque sans même que notre signature ne soit au bas du contrat. Ils n’exigent rien d’Ottawa et n’ont que l’automutilation à proposer pour notre gouvernement national. Cela dépasse l’entendement, ils font comme si de rien n’était. Ils font, en fait, les hypocrites. Ils acquiescent à l’ordre imposé. Ils ont mis notre destin au clou, bazardé l’héritage. Ils sont des concierges clandestins dans la demeure de la nation. Ils ont signé la Constitution, mais ne veulent ni le dire ni l’assumer devant le peuple.

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L'indépendantisme et les élections

En fait de gouvernement, l’incapacité est une trahison.
- René de Chateaubriand[1]

Les humains en multitude forment une personne une quand ils sont représentés…
- Thomas Hobbes[2]

Au Québec, le partisan de l’indépendance entretient avec les élections et la politique une relation singulièrement problématique, embarrassée, pour ne pas dire tordue. La dernière campagne électorale pour le scrutin du 4 septembre 2012 a commencé à mettre à nu, par effet de contraste, cette relation complexée, du fait que des joueurs nouvellement en lice entreprennent de s’en décoincer.

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La nouvelle donne souverainiste

L’élection du 4 septembre 2012 n’est que le prélude à celle qui va suivre d’ici 18 mois. Elle a amené le Parti québécois au pouvoir, provoqué le départ de Jean Charest et confirmé l’implantation à l’Assemblée nationale de deux partis récemment créés, Québec solidaire et la Coalition avenir Québec, respectivement à la gauche et à la droite du PQ. Ce sont les conditions de départ de la prochaine campagne électorale. S’il est habile, le nouveau gouvernement minoritaire pourra se servir de ce résultat comme tremplin vers une prochaine majorité ou une majorité de coalition PQ-QS. Cette majorité devra relancer l’option souverainiste et trouver un moyen de travailler avec la CAQ sur la question nationale afin de favoriser les consensus nécessaires. Pour le reste, il faut examiner la nouvelle situation politique ainsi créée tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du mouvement souverainiste.

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Le long et dur chemin de la lutte

1976 et 2012 : rendez-vous de la première et de la dernière chance ?

Le camp souverainiste a l’âme à la tristesse. Face aux affres subies par le Québec depuis 1995, après dix interminables années marquées par l’exclusion et la trahison, il entretenait les plus belles espérances dans ce rendez-vous électoral du 4 septembre, histoire de démontrer que le train du changement pouvait enfin être remis sur les rails. On croyait arrivée la fin d’une déprimante léthargie, on se croyait enfin prêt à reparler d’avenir et de nouveaux horizons. Et voilà que les mânes du passé sont sortis de leur tombe pour faire une nième projection du Temps des Boufffons et de la P’tite vie , avec les échos des sempiternelles litanies sur les « pensions de vieillesse » et les « belles montagnes rocheuses ».

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Une victoire douce-amère

Le 4 septembre au soir, les Québécois ont élu un gouvernement péquiste minoritaire beaucoup plus faible que prévu avec 54 sièges, contre 50 pour le PLQ, une surprise de taille, 19 pour la CAQ et 2 pour QS. Le fort taux de participation de 74,50 % montre que ce n’est pas un hasard. Il aurait fallu 64 sièges au PQ pour former un gouvernement majoritaire capable de réaliser son programme et de concrétiser ses engagements.

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Se rappeler d'où vient cette victoire électorale

Avant de tirer des conclusions trop dures, lisons ce commentaire qu’on pourrait intitulé « Le 4 septembre 2012 vu de Toronto ».

Les étudiants : clé de la victoire du PQ

Jean Charest, aujourd’hui ancien premier ministre du Québec, a été le tout dernier fédéraliste envoyé au Québec pour réduire les séparatistes et mettre en œuvre les politiques économiques du tandem FMI/Banque mondiale (c’est-à-dire, appauvrir les pauvres et faire les mamours avec les riches). Il a déjà été chef des conservateurs fédéraux, mais vu le manque de talent disponible pour cette tâche, les gens riches et insolents qui dirigent le Canada l’ont placé à la tête du Parti libéral du Québec. Merci ! Il n’y a pas de quoi. Charest a réussi à gagner les élections, mais s’est heurté à une résistance solide quand il a essayé de faire du Québec un modèle corporatif. Ayn Rand n’a jamais été populaire en français. Curieux, ça doit être une affaire de langue.

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Les éphémérides d'une campagne pas si tranquille

Si Albert Camus a pu écrire que la vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie, on pourrait affirmer dans la foulée que les élections, ça ne vaut peut-être rien, mais que parfois, rien ne vaut une élection pour provoquer dans une société le retour de débats jusque-là étouffés, occultés ou encore balayés à dessein sous le tapis.

Ce fut le cas durant ce mois d’août de type caniculaire que vient de traverser la société québécoise. On y a débattu de questions fondamentales pour notre avenir comme jamais depuis le dernier référendum. Et dès le déclenchement de la campagne électorale, on a pu assister à une qualité de prises de parole et à une éclosion d’opinions auxquelles ce mois d’ordinaire si tranquille ne nous avait pas accoutumés.

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Le printemps érable et la question nationale

La société québécoise a été secouée ces derniers mois par des mouvements de contestations sociales sans précédent. Des indignés d’Occupons Montréal, qui campèrent au square Victoria pendant plus de 40 jours l’automne dernier, aux centaines de milliers de personnes (250 000 ?) qui ont participé à la plus grande manifestation de rue de l’histoire du Québec le 22 avril dernier à l’occasion du Jour de la Terre, en passant par les étudiants grévistes, qui ont pris d’assaut la rue pendant plus de 100 jours, soutenus ensuite par les « casseroleux », nous avons assisté ces derniers mois à une effervescence militante jamais vue au Québec. Ce qui se donne à voir est un contexte politique et social exceptionnel.

Que penser de ces mouvements ? Quel sens donner à ce « printemps érable » ? Comment penser ces bouleversements dans la perspective de la question nationale ?

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action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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