Numéros publiés en 2010

Les impacts des gaz de schiste sur la santé

Pour le Regroupement des médecins pour un environnement sain (RMES), Jacques Levasseur MD, Pierre Auger MD, Msc, FRCPC Médecine du travail, Lucien Rodrigue MD. Le document que nous vous présentons a reçu l'appui de Jean Zigby MD, vice-président, Canadian Association of Physicians for the Environment et Éric Notebaert MD, Président, Profesionnel-le-s de la santé pour la survie mondiale (section Québec de Physicians for Global Survival - Canada) ainsi que d'Isabelle Gingras MD, FRCPC, et de Harold Dion, MD.

La Loi sur le développement durable adoptée en 2006 par l’Assemblée nationale stipule que «le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de développement».

Seize principes ont été intégrés à la loi pour en guider l’application. C’est précisément le respect de ces principes (santé et qualité de vie, équité et solidarité sociales, protection de l’environnement, participation et engagement, prévention, précaution, et préservation de la biodiversité) qui justifie notre démarche de demande de moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste au Québec.

Nous pensons en effet que la santé et la qualité de vie des citoyens sont menacées et par le fait même que les principes de prévention et de précaution sont ignorés. Nous soutenons également que le principe d’équité doit accorder un poids prépondérant, en matière d’acceptation d’un projet, à la position de la communauté habitant à proximité, donc la plus susceptible d’en subir les risques et conséquences.

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Peut-on se passer du gaz?

Ancien sous-ministre associé, ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec

Posons d'abord la question : peut-on se passer du gaz ?

Même s'il ne représente que 12 % du bilan énergétique du Québec, loin derrière l'électricité et le pétrole qui occupent chacun 38,5 % du bilan et seulement 2 % devant la biomasse, le gaz est quand même bien implanté dans le paysage énergétique québécois. Principalement utilisé dans les secteurs commercial et institutionnel ainsi que dans le secteur industriel – ces deux secteurs représentant 86 % de la consommation gazière québécoise – ce combustible occupe de surcroit certaines niches industrielles dans lesquelles il est associé à des procédés particuliers.

Cela étant, la part du gaz naturel dans le bilan énergétique demeure relativement stable, oscillant entre 10% et 14 % au gré surtout du rapport de prix avec le mazout lourd, son principal concurrent dans le marché de la chauffe. Ce dernier résiste toujours, malgré les programmes d'encouragement à la substitution mazout-gaz.

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Histoire de l'énergie au Québec

Le dossier du gaz de schiste et des hydrocarbures sur le territoire du Québec est le tout dernier chapitre d'une longue saga énergétique où les intérêts particuliers se sont confrontés à l'intérêt collectif. Afin de mieux comprendre d'où nous venons collectivement dans ce dossier, faisons un retour historique. Vous pourrez ainsi constater que nos élites n’ont pas toujours travaillé dans l’intérêt du peuple du Québec, comme nous pouvons le constatons avec horreur de façon on ne peut plus évidente aujourd’hui.

Rappelons que même Thomas Edison, célèbre inventeur américain, s’est vu mettre des bâtons dans les roues lorsqu’il a offert d’électrifier la ville de New York à ses frais afin de démontrer l’intérêt de l’éclairage électrique. Malgré des pressions, menaces et autres tactiques de la part du lobby du gaz, celui-là même qui contrôlait l’éclairage à travers le monde, Edison réussira son pari. Conséquence ? On apprendra plus tard que des gens engagés par le lobby gazier mettront le feu à son atelier en guise de représailles !

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Dérives du libéralisme économique

Le titre complet de cet article est:
Dérives du libéralisme économique, fondement de la libre entreprise et nécessité étatique

L'auteur est président de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC). Il s'inspire ici d'Esdras Minville qui fut, entre 1922 et 1962, économiste, professeur puis directeur des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC). Minville a réfléchi en profondeur sur les causes et les conséquences de la crise de 1929 mais surtout, a analysé la vision du monde sous-jacente à la pensée économique libérale. Dans les années 1980 et 1990, François-Albert Angers, professeur à la même école et collègue de Minville pendant 25 ans, a colligé et rassemblé ses écrits, ses conférences, son œuvre, en 13 volumes. Ce texte est inspiré, en ce qui concerne les principes exposés, de la pensée de Minville et les principales références sont tirées du volume 2 de La vie économique, intitulé « Systèmes et structures économiques ».  C'est Esdras Minville, qui a relancé la revue L'Action française sous le nom de L'Action nationale en 1933 en élargissant son champ d'intérêt à l'économie et au développement régional.

Le libéralisme économique est une doctrine fondée sur une abstraction, l’homo oeconomicus, c’est-à-dire sur l’être humain extrait de son milieu social et n’agissant plus que sous la poussée de ses besoins physiques et de son appétit de jouissances. […] À l’économiste libéral, la société apparaît donc ainsi qu’un vaste organisme animé par un moteur unique et soumis à un petit nombre de lois rigides et inéluctables qui en régularisent le fonctionnement. Toute mesure qui tendrait à entraver le jeu normal de ces lois ou à limiter l’impulsion de l’intérêt personnel est donc déclarée contraire à l’ordre naturel et au bien de la société.

— Esdras Minville, 1932

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Triple offensive multiculturaliste

Cet hiver, nous avons pu observer une triple offensive multiculturaliste, représentative des moyens par lesquels l’idéologie officielle du nouveau Canada de Trudeau trouve à s’imposer au Québec malgré les déclarations contraires de nos gouvernements depuis 1971. En effet, outre les domaines qui relèvent du fédéral comme la politique du multiculturalisme, une partie de la politique d’immigration dont la naturalisation et, last but not least, l’activisme des tribunaux, spécialement de la Cour suprême, en fonction de la Charte canadienne des droits de 1982, on peut discerner trois grandes voies par lesquelles le multiculturalisme s’impose au Québec.

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Éditorial - Cela se paie, comme ça se vend

2010janvier2509En fin de session, juste avant son départ pour Copenhague, Jean Charest s’est surpassé. On l’a vu en conférence de presse-bilan nous étaler tout son talent. Du grand art. L’employé du Parti libéral joue bien sa partition. Il connaît la musique. Et il est bien décidé à faire danser la province entière sur les rigodons de la démanche. Il est payé en cachette depuis des années ? Il avoue et se cabre devant l’évidence. C’est une affaire privée entre lui et son employeur, il a besoin de cet argent, c’est ce qu’il lui faut pour vivre, a-t-il sèchement répondu aux journalistes trop insistants. Une affaire privée ? Quelle outrecuidance ! Notre premier sous-ministre n’a pas le moindre respect pour nos institutions.

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Des origines juridiques multiculturalistes du cours d’éthique et de culture religieuse

Depuis la publication du rapport de la sociologue Joëlle Quérin, le débat sur le cours d’éthique et de culture religieuse (ECR) a repris de plus belle. Il faut dire que ce rapport fait l’objet de critiques vives, voire violentes, de la part des concepteurs de ce cours. Leur principale critique veut que ce rapport associe injustement ce cours au multiculturalisme. Or, l’histoire du droit nous révèle qu’il existe bel et bien un lien indéniable entre le multiculturalisme et le cours ECR.

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Le cégep français pour tous

Dans son chapitre sur la langue d’enseignement, la Charte de la langue française établit la règle générale que l’enseignement se donne en français dans les écoles publiques ou subventionnées de niveaux primaire et secondaire. Ainsi, l’école française est consacrée école commune, donc école de l’intégration en français des enfants issus de l’immigration. Selon la version initiale de 1977, la Charte réservait l’anglais comme langue d’enseignement aux enfants des familles qui, avant son adoption, avaient été scolarisés en anglais au Québec selon les règles alors en vigueur. Les droits acquis ne sont pas des absolus, mais, en ce cas-ci, le législateur a cru sage de les reconduire, en précisant toutefois que les élèves ayant droit à l’école anglaise ont aussi le droit fondamental à l’école française (voir articles 6, 72 et 73).

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La promotion vertueuse du développement séparé

Le 3 février dernier, le quotidien Le Devoir publiait un manifeste signé par cinq universitaires et appuyé par 150 autres intellectuels. Le 9 février suivant, les auteurs opéraient en grandes pompes un lancement public dans le but d’assurer un maximum de retombées médiatiques au document. En date du 15 février, 665 universitaires s’étaient joints aux 155 signataires initiaux.

Les auteurs prétendent que le pluralisme au Québec est menacé par les attaques incessantes d’un courant nationaliste conservateur et d’un courant extrémiste préconisant une stricte laïcité des institutions québécoises. Ces deux courants se rejoignent, affirment-ils, dans leur intransigeance à l’égard des minorités, leur rejet des « accommodements raisonnables » et l’exigence formulée à l’endroit des minorités afin qu’elles se plient aux valeurs et à la vision de la société majoritaire. Les auteurs principaux accusent les « opposants au pluralisme » de promouvoir des valeurs auxquelles les minorités seraient par définition étrangères. Or ces valeurs de référence ne seraient en définitive que le reflet des fantasmes des nationalistes conservateurs et des laïcistes.

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Un mégahôpital pour une minorité de 5,6 %

L’engagement pris par le premier ministre Lucien Bouchard, en 1996, d’élargir les services offerts par l’État à la « minorité historique » anglophone a depuis lors profondément renforcé la position de l’anglais face au français au Québec. Le chef du gouvernement de l’État québécois avait en effet promis à l’élite anglo-québécoise, dans son discours au théâtre Centaur, de redéfinir l’offre des services publics québécois en fonction d’une définition extensive des effectifs de la minorité anglophone sur le territoire. L’octroi d’un des deux mégahôpitaux à l’Université McGill relève de cette vision d’un devoir historique de l’État québécois auprès de la minorité anglo-québécoise, englué dans la nécessaire générosité de la majorité dans le partage de ses ressources. Le résultat de cette cour aux Anglo-Québécois fut le coup d’envoi d’un mouvement tous azimuts de bilinguisation des services publics, entraînant du même souffle les services privés et la langue de travail en général.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.

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