Numéros publiés en 2010

Les secousses actuelles du séisme de 1663

En 1663, le jésuite Jérôme Lallemand faisait en quelque sorte entrer Baie-Saint-Paul dans l’histoire en parlant des effets prodigieux d’un tremble-terre (tremblement de terre) survenu dans le secteur et dans toute la Nouvelle-France. Il parlait alors d’un grand éboulement et de la création d’une sorte d’île. Le premier historien de Baie-Saint-Paul, l’abbé Charles Trudelle (1822-1904)[1], s'est d’ailleurs servi de ce texte pour fonder les origines de ce lieu. Mais tout le monde devrait savoir – et sait au fond – que les propos du jésuite n’avaient rien de scientifique et s’apparentaient plus à un discours religieux qu’à une étude géologique. Cela n’a pas empêché certains chercheurs d'échafauder, sur la base de cet extrait des Relations des jésuites, bien des théories farfelues sur les tremblements de terre dans Charlevoix.

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La nation québécoise et sa langue nationale

Mémoire de la Ligue d’Action nationale sur le projet de loi no 103

« Il faut que les Québécois puissent travailler en français pour pouvoir un jour parler français. »

–Gérald Godin[1]

Ce n’est pas par hasard ou par distraction que cette assemblée dont vous êtes membres s’appelle « Assemblée nationale ». C’est que le peuple qu’elle représente est bel et bien une nation, c’est-à-dire : une collectivité politique, incluant l’ensemble des personnes qui habitent librement un même territoire et dont la culture publique, fondée sur une tradition historique, est distincte de celles des collectivités avoisinantes. La culture publique distincte propre à une nation distincte justifie la référence à des coutumes juridiques distinctes et l’adoption de lois distinctes notamment en matière de droit civil, de communication, d’enseignement, de langue, de culture, d’immigration et de naturalisation.

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Équité de l’État : un devoir supérieur du Québec laïque

Dernier de deux articles. Voir l'article précédent dans le numéro de septembre 2010

Le fait que le souci de justice soit au principe de la conception que plusieurs se font de la neutralité et de la laïcité de l’État est tout à l’honneur des personnes. Mais le doute le plus grand et, espérons-le, le plus déterminant quant à la pertinence de retenir la neutralité comme principe constitutif de la laïcité provient d’une meilleure compréhension de la nature et des exigences de la fin recherchée par la neutralité, à savoir la justice de l’État envers ses citoyens de culture et de religions diverses. Et on peut ajouter que, quelle que soit la conception qu’on puisse se faire de la neutralité, même différente si possible de celle exposée précédemment, il n’y a personne qui la concevrait d’une façon qui irait consciemment à l’encontre de cette valeur fondamentale qu’est la justice. Il s’ensuit que, dans tous les cas de figures, la précision de la notion de justice est fort appropriée. Alors, notre souci de justice se révélerait encore plus vrai si on tenait compte des précisions et distinctions qui s’imposent en matière de justice et qu’on faisait nôtres les conclusions d’une meilleure compréhension de cette notion et des véritables exigences de cette valeur tout à fait fondamentale.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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