Numéros publiés en 2009

Le Québec et le Groenland

Avocat, l'auteur a été co-président de la Commission d’étude sur l’autonomie gouvernementale du Nunavik (1999-2001)

Le 25 novembre 2008, le Groenland a tenu un référendum qui était la dernière étape vers l’indépendance. Plus de 75 % des électeurs ont voté en faveur d’une autonomie accrue et d’un partage des revenus des ressources naturelles avec la puissance coloniale, le Danemark. Il est à prévoir qu’un nouvel État souverain apparaîtra d’ici quelques années dans le voisinage du Québec. Dans un reportage récent sur le Groenland, une personnalité politique de l’île a résumé la situation en déclarant en français à un journaliste du quotidien Le Monde : « Vive le Québec libre ! »

Ces événements risquent d’avoir d’ici quelques années des conséquences sérieuses sur le Québec, y compris sur son territoire.

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Option Louisiane

« Notre État français, nous l’aurons !»
Lionel Groulx
«Faire du Québec un État aussi français que l’Ontario est anglais»
Camille Laurin

«On pourra faire de l'enseignement en anglais sur les mathématiques, l'histoire ou la géographie», dixit madame Pauline Marois (Le Devoir, 17 novembre 2008). Alors que la situation est critique pour l’avenir du français à Montréal, comme le montrent de plus en plus de démographes et d’études, le Parti québécois n’a rien de mieux à proposer que de faire de tous les Québécois de «parfaits bilingues». Projet aux forts accents trudeauistes, certes. Mais en pratique, de deux choses l’une : soit il est farfelu, parce que son application est irréaliste, soit il est radicalement assimilateur, advenant qu’il s’applique avec efficacité.

Comment en est-on arrivé là ? Comment un parti qui est né en défendant Option Québec en arrive-t-il à nous proposer une sorte d’Option Louisiane, c’est-à-dire la voie de la bilinguisation intégrale des habitants de «la province» et donc l’assimilation à terme?

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La douloureuse aventure du PCAA

La finance, c’est l’art de faire passer l’argent de main en main jusqu’à ce qu’il disparaisse!

Cet article a fait l'objet d'une mention d'honneur pour le prix André-Laurendeau 2009

Si M.Rosaire Morin, l’ancien directeur de L’Action nationale, était encore parmi nous, il aurait sans doute commenté avec beaucoup d’à propos le bilan désastreux de la Caisse de dépôt et placement du Québec (la CDPQ) en 2008, particulièrement la douloureuse aventure du « papier commercial adossé à des actifs » (le PCAA) dans laquelle la CDPQ a « investi » 12.8 milliards $. Et il l’aurait fait avec beaucoup de rigueur et de discipline. Je vais donc poursuivre la tradition tout en lui rendant hommage.

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Entrevue à propos de Passion et désenchantement du ministre Lapalme

Dans Passion et désenchantement du ministre Lapalme, Claude Corbo fait un saut dans la dramaturgie. Avec cette dernière édition, il a abouti à une version finale d’une pièce de théâtre sur laquelle il travaillait depuis plus de 15 ans. Le théâtre était pour lui une façon d’explorer le monde politique dans un cadre différent de ceux qu’il a utilisés depuis toujours dans sa carrière de professeur.

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Rosaire Morin, tel que je l'ai connu

Rosaire Morin nous a quittés le 14 avril 1999. Il y a précisément dix ans de ce triste jour en ce printemps 2009. Celui qui fut, entre autres, Chancelier de l’Ordre Jacques-Cartier, fut aussi sans nul doute possible, l’un des plus grands Patriotes de sa génération. Seule la publication d’une biographie substantielle rendra vraiment justice à l’exceptionnelle œuvre d’éducation nationale qui fut celle de ce fils de Saint-Honoré dans le Témiscouata, né en 1922. D’ici là, voici quelques fragments des impressions que j’ai ressenties au fil des années en côtoyant au quotidien ce géant du mouvement québécois.

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Le Rwanda passe à l'anglais

Il a été bien mûri, ce pied de nez, et, surtout, appuyé par des gens bien placés : décréter à la toute veille du Sommet de la Francophonie de Québec d’octobre 2008 que le pays adoptait l’anglais pour l’éducation, depuis la pré-maternelle jusqu’à l’université, et pour l’administration publique. Et vlan ! D’un trait de plume, d’une déclaration de président, le Rwanda tourne le dos à une langue qui lui a servi depuis près de 100 ans. Tous les messages nécessaires étaient présents dans les quelques paroles prononcées par le président Kagame du Rwanda : a) le français ne convient pas aux affaires, aux sciences et aux mathématiques, b) seuls trois pays d’Europe le parlent et c) les pays voisins du Rwanda, hormis la République démocratique du Congo, ont l’anglais comme langue officielle. Pour Kagame, ni le Québec où se tenait le Sommet de la Francophonie, ni même les autres pays de l’Afrique francophone – pas moins de 18 pays – n’ont d’importance.

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Champlain et le Saint‑Laurent: un fleuve et un pays

Le Saint-Laurent est sans contredit l’un des grands symboles évocateurs de la persévérance du Québec. Il en est à la fois l’épine dorsale et la poutre maîtresse. Les Amérindiens, les premiers à l’apprivoiser et à vivre dans son intimité, disaient de lui qu’il était le « chemin qui marche ». En 1985, M. René Lévesque avait décrété le Saint-Laurent « ressource nationale prioritaire ». En réalité, le grand fleuve est plus qu’une ressource, il est le fleuve de notre mémoire et de notre identité.

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Carnets de campagne II

La paix, la solidarité, la coopération ne sont possibles qu’entre des peuples et des pays sachant qui ils sont.

Václav Havel

Dans ces carnets de (à la, en) campagne, je prends mes aises, mes distances, avec l’actualité brûlante ou glaçante. Je ne réagis pas au jour le jour, mais à la petite semaine, en pleine liberté de choix. Je m’intéresse aux clichés, aux idéologies, à travers les médias, la langue, le non-dit du discours, les acteurs (avec ou sans texte) des événements en cours. Je résiste.

La vraie campagne (ou ce qu’il en reste)

Le Québec contemporain, urbanisé, confond la campagne (champs cultivés, petites routes, clochers…) avec la forêt, la montagne, les bords de mer. Au-delà de la triple couronne de Montréal, entre les autoroutes, les panneaux, les poteaux, les pylones, on perçoit encore çà et là quelques belles granges, des vaches en noir et blanc ou en couleurs, des ruisseaux non harnachés, des arbres centenaires. Tiraillée entre la grosse industrie agricole et les minuscules productions biologiques, écologiques, la nouvelle campagne cherche sa vocation, son paysage. Il a fallu des siècles pour construire Neuville, Cap-Santé, Saint-Antoine-de-Tilly ou Lotbinière. Combien faudra-t-il d’années à Rabaska pour défigurer et contaminer l’île d’Orléans ?

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Retour sur Mai 68 avec Jean-Pierre Le Goff

Auteur de plusieurs ouvrages concernant l’école, (La barbarie douce, La Découverte, 1999) la démocratie (La démocratie post-totalitaire, La Découverte, 2002) ou le management (Les illusions du management. Pour le retour du bon sens, La Découverte, 1996), Jean-Pierre Le Goff a aussi publié un ouvrage très remarqué sur Mai 68 (Mai 68 : l’héritage impossible, La Découverte, 1998). Son travail porte sur tous les problèmes traversant les sociétés contemporaines et questionne la déliquescence des institutions sociales qui assuraient traditionnellement une certaine transmission de l’héritage culturel et institutionnel à partir duquel une société s’aperçoit et peut se projeter.

C’est avec une grande générosité qu’il a accepté de répondre aux questions de Mathieu Bock-Côté.

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Jacques Cartier, découvreur du Québec

Il est très probable que les lointains ancêtres asiatiques des Amérindiens furent les premiers humains, à l’époque de la dernière glaciation, à fouler le sol de notre continent. C’était trente ou quarante mille ans avant les Irlandais, les Vikings et Christophe Colomb. Ces lointains ancêtres seraient les vrais découvreurs de l’Amérique. Ils auraient traversé par la Béringie, c’est-à-dire par la région de l’actuel détroit de Béring, alors qu’elle constituait une large bande de terre ferme entre la Sibérie et l’Alaska. Le passage à pied sec était possible parce que le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu’aujourd’hui en raison de la grande captation d’eau par les glaciers.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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