Numéros publiés en 2009

Sortir de la crise. La voie territoriale

Au cours des derniers mois, le mot crise et ses épithètes (hypothécaire, bancaire, financière et économique) ont fait la une de plusieurs journaux. Cette crise, que traverse la planète entière, atteste de l’existence incontestable d’un monde globalisé sous l’effet d’échanges financiers et commerciaux en interrelation constante. D’une part, les difficultés inhérentes à l’économie-monde nous invitent à réfléchir plus profondément à des phénomènes qui, sous certains aspects, nous dépassent individuellement, mais auxquels nous contribuons tous comme citoyens du village global : pollution, exploitation massive des ressources naturelles non renouvelables, pauvreté, inégalités sociales, etc. Personne n’est responsable à lui seul de contrer ces phénomènes. Toutefois, force est de reconnaître que nous posons tous certains gestes qui les amplifient ou, à tout le moins, ne contribuent pas à les désamorcer.

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L’école, laboratoire du multiculturalisme

Chacun croirait faire honte à l’humanité en n’accordant pas du mérite au socialisme. C’est une maladie qu’on redoute. Mais nous avons appris à la conjurer en la nommant meilleure santé
Louis Pauwels

Les idées n’avancent pas toutes seules et dépendent la plupart du temps d’une base sociale, d’un mouvement relativement articulé qui s’assure de leur théorisation, de leur déploiement dans le domaine public et de leur traduction militante au sein de groupes susceptibles de construire les enjeux collectifs autour de ce qu’ils représentent. Le multiculturalisme ne fait pas exception et repose sur une « base sociale » faite d’une constellation d’organisations militantes, paragouvernementales et gouvernementales travaillant à son avancement systématique et à son implantation dans l’appareil d’État.

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L’endoctrinement bien-pensant

Doctorante en sociologie à l’UQAM. Ce texte reprend certaines sections d’une étude plus substantielle sur le cours d’ECR produite pour l’Institut de recherche sur le Québec (IRQ).

Depuis septembre 2008, les élèves du Québec doivent suivre le cours Éthique et culture religieuse (ECR). Enseigné à tous les niveaux du primaire et du secondaire à l’exception de la troisième secondaire, ce nouveau cours remplace l’ancien régime d’option entre l’enseignement religieux catholique ou protestant et l’enseignement moral. Il est obligatoire dans toutes les écoles privées et publiques du Québec, sans possibilité d’exemption. Présenté comme une réponse au « pluralisme » de la société québécoise, le cours, imprégné d’idéologie, cherche moins à instruire les enfants qu’à les endoctriner.

L’intolérable liberté

La Coalition pour la liberté en éducation (CLE) regroupe des gens sérieux, qui se sont donné pour mandat de militer en faveur d’une liberté de choix en matière d’enseignement moral et religieux. Cette coalition est née suite à l’implantation du cours d’Éthique et culture religieuse, qui, comme on le sait, est obligatoire du primaire jusqu’à la fin du secondaire. Dans un article très discret du Devoir, on apprenait aujourd’hui que la CLE avait commandé un sondage à la firme Léger Marketing, où 69% des Québécois se disent en faveur de la liberté de choix. La CLE répliquait ainsi à un sondage du Devoir, fallacieux dans sa formulation, qui avait esquivé la question de la cohabitation en opposant frontalement le cours ECR au cours d’enseignement religieux, comme si le fond de l’affaire n’était pas la liberté de choix, mais l’élimination pure et simple du cours ECR.

Anne Mévellec La construction politique des agglomérations…

Anne Mévellec
La construction politique des agglomérations au Québec et en France, Territoire, gouvernement et action publique, PUL, 2008, 291 pages.

Si les comparaisons entre la France et le Québec dans le domaine des politiques économiques ou sociales sont plutôt fréquentes, il en va autrement en matière de politiques relatives aux collectivités locales. Les chercheurs québécois préfèrent souvent comparer nos municipalités à celles des autres provinces, et nos tribunaux font de même, quand ils ne vont pas carrément se référer à des précédents d’Angleterre, et ce, en raison du fait que nos municipalités, nées sous le régime britannique, s’inscrivent dans un contexte de common law. Pourtant, on sait au moins depuis Tocqueville que les comparaisons entre des municipalités d’une juridiction de common law et des communes françaises sont non seulement possibles, mais aussi potentiellement fort instructives. Et cela est encore plus vrai aujourd’hui eu égard aux municipalités québécoises, car ces dernières ont beau relever en grande partie d’un droit public issu de la tradition juridique anglaise, elles sont régies par le droit civil en matière d’obligations et sont définies non plus comme des corporations, mais plutôt comme des personnes morales de droit public, tout comme les collectivités locales françaises. C’est donc dire que la richesse potentielle des comparaisons entre la France et le Québec en matière de gouvernance territoriale est inversement proportionnelle à l’attention suscitée par ce thème chez les auteurs québécois. Heureusement, la politologue Anne Mévellec vient combler en partie cette lacune avec son livre La construction politique des agglomérations au Québec et en France, Territoire, gouvernement et action publique.

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Pierre Beaudet. On a raison de se révolter,

Pierre Beaudet
On a raison de se révolter, Éditions Écosociété, 2008, 248 pages.

On a raison de se révolter, le titre, est un slogan maoïste. L’auteur n’était pas maoïste. Le sous-titre : « Chronique des années 70 » est inexact, il s’agit d’un témoignage ou d’une chronique personnelle. Pierre Beaudet raconte à travers une multitude de faits, accumulés, décrits en bref, peu analysés, hors de toute synthèse, sa participation à différents mouvements d’extrême gauche qui ne sont pas identifiés.

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Gisèle Kayata-Eid. Accommodante Montréal

Gisèle Kayata-Eid
Accommodante Montréal, Rosemère, Éditions Humanitas, Collection Vision d’immigrant, 2008, 112 pages

C’est un tout petit livre d’une centaine de pages, format poche. Il n’en faut pas plus pour présenter l’essentiel du nouveau cosmopolitisme montréalais, complètement déconnecté du Québec. En effet, dans l’ensemble des 46 tableaux sur la vie d’immigrante montréalaise de l’auteure originaire du Liban, il n’y a pas une seule mention des mots Québec ou québécois, comme si la métropole s’était complètement abstraite de la nation.

 

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La vraie nature de L'ADQ

L’abstentionnisme et les institutions politiques du Québec

Les principales institutions politiques québécoises sont un héritage du conquérant anglais adapté aux couleurs locales. Notre régime parlementaire préconise une concentration extrême des pouvoirs. Il s’agit d’une « régime pour élites » protégé par un élément principal, le mode de scrutin majoritaire. Le Québec, comme le Canada d’ailleurs, est toujours gouverné par un parti minoritaire aux voix, ne disposant souvent même pas de 40 % des voix. Cette aberration démocratique n’est fonctionnelle que parce qu’elle dispose d’un mécanisme transformant le parti vainqueur en parti majoritaire aux sièges. C’est ce qui le rend capable de prendre des décisions. La prise de décision devient du coup elle-même questionnable : des gouvernements dirigés par une faction minoritaire aux voix peuvent-ils être légitimes démocratiquement ? Pis encore, il arrive de temps à autres que le second parti aux voix dispose de plus de sièges que le premier parti et qu’il forme ainsi le gouvernement. Il est également la règle que les partis disposant de moins de 20 % des voix en soient réduits à une représentation symbolique. En bout de ligne, ces gouvernements ne sont légitimes qu’en vertu de la reconnaissance de leur légitimité par les partis d’opposition. Pour le plus grand malheur des citoyens, tous les partis d’opposition rêvent d’en faire autant, c’est-à-dire de gouverner seuls et sans partage.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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