Numéros publiés en 2008

La succession royale, la constitution canadienne et la constitution du Québec

Prix André-Laurendeau 2008 du meilleur article de l'année dans L'Action nationale.

Les lois de la longévité humaine font en sorte que le règne de Sa Majesté Élizabeth II, Reine du Canada, Défenseur de la Foi, tire à sa fin. Ce règne, qui a débuté en 1952, a dépassé le demi-siècle. Qu’il prenne fin par un décès ou par une abdication, le moment de la prochaine succession royale pourrait être l’occasion d’une réévaluation du rôle de la monarchie au Canada ou au Québec. Il importe de faire le point sur les règles juridiques qui sont relatives à la monarchie, dont certaines ont évolué dans les dernières décennies. Il importe également d’examiner les moyens juridiques par lesquels la monarchie pourrait être remplacée par de nouvelles institutions politiques plus compatibles avec la démocratie contemporaine. 

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Quelle crise des universités

Alors que le capitalisme a cédé la place au système du « management plus bureaucratie «, on monte de toutes pièces un simulacre de puissance pour les propriétaires. C'est de l'escroquerie. Ce mensonge s'accompagne de tout un cérémonial : un conseil d'administration choisi par les directeurs et qui leur est entièrement dévoué, mais que l'on considère comme le porte-parole des actionnaires. Les hommes qui le composent, avec la présence nécessaire d'une ou deux femmes, n'ont besoin que d'une connaissance superficielle de l'entreprise. À de rares exceptions près, on peut compter sur eux pour acquiescer. On donne à ces administrateurs un jeton de présence et un peu à manger, et les directeurs les informent régulièrement des décisions qu'ils ont prises ou de ce que chacun sait déjà. On postule que le conseil d'administration approuvera tout, y compris les rémunérations fixées par eux-mêmes.

J.K.Galbraith, Les mensonges de l'économie, Grasset, 2004, p.44..

Y a-t-il une autre façon de concevoir l’Université ? Les professeurs souhaitent une université savante. Les chercheurs souhaitent une université innovante. Les étudiants souhaitent une université curieuse. La communauté universitaire souhaite une université autonome. Les citoyens souhaitent une université engagée dans le milieu. Tous les éléments de la mission qui incombe aux universités et à leurs professeurs sont là. Si nous souhaitons collectivement une Université dont l’autonomie doit être repensée, en ce sens qu’elle n’est plus sous la toute puissante autorité de ses professeurs et dirigeants, faut-il en faire pour autant une Université affairiste soumise aux lois du marché ? Dans cette perspective, doit-on reconsidérer l’autonomie dont jouissent les universités, augmenter les contrôles publics ou confier à des administrateurs provenant du secteur privé le soin de les administrer ?

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Éditorial - La vérité du régime et les principes de notre lutte

Le Canada n’est pas notre pays. Nous n’y sommes ni par consentement ni par volonté. C’est une vérité que le Québec a toujours eu du mal à admettre tant le joug qui pèse sur lui est étrange et pervers. La logique de l’annexion, si cruellement et bellement décrite par Maurice Séguin, a ceci de particulier qu’elle produit non seulement l’occultation de notre situation objective et de nos intérêts nationaux, mais aussi et surtout qu’elle engendre et entretient une élite d’entremetteurs qui se la font belle à plastronner pour se montrer utiles à la politique des autres. Chaque élection fédérale nous en apporte la pitoyable illustration : ils se bousculent à la parade, les aspirants aux rôles de figurants qui tentent de faire croire qu’ils auront de la grandeur à se trouver du côté du pouvoir.

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L’avenir du Québec et la pétro-oligarchie canadienne

À l’origine du sujet de cette chronique, il y a l’enjeu de l’élection fédérale actuelle. D’autres que moi voudront aborder l’élection sous l’angle de la question nationale, examiner les solutions proposées aux turbulences économiques par les divers chefs de partis, se pencher sur le leadership de Stéphane Dion, évaluer le tournant vert libéral ou – pour les auteurs en panne d’idées – disserter sur la pertinence du Bloc québécois à Ottawa. Puisque ces sujets me semblent peu féconds, ce sera plutôt la lecture récente d’un livre remarquable sur la question du pétrole qui guidera la réflexion que je propose ici.

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Le projet immobilier de l’Université de Montréal

Titre complet:
Le projet immobilier de l’Université de Montréal. Quand la démesure est au rendez-vous !

Le projet d’implanter un second campus de l’Université de Montréal sur le site de l’ancienne gare de triage du CP à Outremont est mis de l’avant avec ferveur par l’actuel rectorat, soutenu par le Conseil de l’Université de Montréal et encouragé par des alliés solides à la Ville de Montréal. Cet ambitieux projet reflète une envie forte d’effectuer un grand bond en avant et participe de la dynamique des grandes réalisations. L’idée d’un nouveau campus concourrait à une revalorisation de l’université et rehausserait sa place dans les priorités sociales, donnant le goût d’y investir. Mais, il faut se demander si la croissance immobilière est la clé du développement universitaire alors que le risque est grand que le projet hypothèque lourdement l’avenir de l’Université de Montréal.

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La petite politique d’un naufrage annoncé

Titre complet: Le Québec et ses universités. La petite politique d’un naufrage annoncé

Les derniers mois écoulés au Québec ont donné de ses universités un spectacle affligeant. La plus jeune d’entre toutes, créée en 1969 spécialement par l’État du Québec au cœur même de Montréal, semblait naufrager sans qu’aucun secours vînt à sa rescousse. Accablée d’une dette colossale amassée par une administration rectorale aventureuse, l’Université du Québec à Montréal (UQAM)1 avoisinait la faillite, dans un climat de grève étudiante qui laissait sourdre une révolte désespérée sans exutoire. Stoïque devant cet enlisement, le gouvernement du Québec a laissé la situation se dégrader, retenant une subvention considérable, comme s’il s’agissait de punir la communauté uqamienne tout entière pour les méfaits de son ancienne administration, après un procès sommaire dont les ministres libéraux de l’Éducation, Jean-Marc Fournier et Michelle Courchesne, furent à la fois les procureurs et les juges. Comme si les frais d’intérêt de la dette immobilière de l’UQAM n’étaient pas suffisants s’y rajoutèrent ceux résultant du manque à gagner ministériel. Les deux rapports préparés par le Vérificateur général du Québec ont heureusement permis de jeter une lumière crue sur le désastre uqamien et d’attester certes la part de responsabilité du recteur Roch Denis et de sa garde rapprochée dans ce cafouillage, mais aussi de révéler l’incompréhensible nonchalance du ministère de Jean-Marc Fournier. De toute évidence, deux institutions ont défailli : le rectorat et l’État.

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L'anniversaire exproprié

[…] on a tout simplement fait l’économie de l’Histoire. On se contentera d’un pur divertissement pour réunir des factions opposées à Québec et attirer des touristes du reste du Canada et du monde. À une époque où l’Histoire — source de honte et de gêne (sinon d’ennui) pour certains — a été jetée aux oubliettes, on pourra fermer les yeux et soupirer de soulagement. Mieux vaudra fêter les vedettes, les nombreux talents de Québec, les jeux de lumière… et le retour du parrainage fédéral.

H.V. Nelles1, dans L’Encyclopédie canadienne.

La préparation des fêtes de 2008 s’est amorcée en 1998, à l’instigation du maire Jean-Paul L’Allier. En 2000, la ville en confiait l’organisation à la Société du 400e anniversaire de Québec, un organisme autonome, sans but lucratif, financé par le gouvernement du Québec (40M$), le gouvernement du Canada (40M$) et la ville de Québec (5M$). Des revenus autonomes plus élevés que prévu (9M$) ont porté le budget total de la Société du 400e à 94M$, ce qui ne comprend pas les dépenses d’immobilisations des gouvernements.

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Éditorial - L'obscénité du financement de l'apartheid

2008septcouv250Le dossier du CHUM n’en finit pas de s’alourdir sans que rien ne parvienne à troubler le silence assourdissant qui le recouvre de toutes les censures. Plombé par le dogmatisme des PPP, lesté par les jeux de coulisses et l’opacité de gouvernance, le projet du CHUM a d’ores et déjà basculé dans l’ordre du scandale. Nous avons appris en plein mois de juillet que les coûts de construction du centre de recherche étaient passés de 280 millions à 320 millions de dollars, que le nouveau ministre s’offrait la tête du directeur général, que la Fondation canadienne pour l’innovation avait rejeté la demande de financement malgré que le Fonds de recherche en santé du Québec ait qualifié d’exceptionnel le dossier du programme de recherche. À cela se rajoutaient les récriminations des architectes et ingénieurs qui veulent récupérer des honoraires pendant que les hypothèses de report d’échéancier nourrissent les paris les plus cyniques. Mais personne ne siffle la fin de la récréation, personne ne demande que lumière soit faite en notre Assemblée nationale. Rien n’ébranlera donc jamais les colonnes du temple de la démission collective.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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