Numéros publiés en 2007

Entrevue avec Marc Chevrier

Professeur de science politique à l'UQAM, Marc Chevrier est aussi essayiste. Début 2005, il faisait paraître aux éditions Boréal Le Temps de l'homme fini (lire l'article de Dave Anctil dans le numéro de février 2006 de L'Action nationale), recueil d'essais traquant les particularités de l'époque actuelle (triomphe de la science, du libéralisme démocratique, éclatement des valeurs, séparation radicale du beau et du vrai, etc.) à travers différents phénomènes tels que le  défilé de la fierté gaie, l'inauguration du complexe cinématographique Ex-Centris ou encore la Symphonie du millénaire.

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Manifeste pour une république laïque

La Ligue d’Action nationale unit sa voix à celle du Mouvement laïque québécois pour dénoncer le caractère non démocratique du régime constitutionnel canadien. Elle considère en outre que la royauté est un régime imposé au peuple du Québec par une constitution illégitime. La Ligue d’Action nationale dénonce cette situation et appuie les efforts du Mouvement pour la promotion de la laïcité et plaide en faveur d’une configuration des institutions québécoises fondées sur le principe républicain.

La Ligue d’Action nationale tient cependant à redire sa conviction que la réforme des institutions canadiennes n’est pas le moyen de réaliser les valeurs québécoises. Elle est d’accord avec cette affirmation du Manifeste : «Dans la mesure où ce que nous proposons est impossible a réaliser pour le Canada, nous revendiquons pour le Québec le droit de se doter librement d’un régime républicain et laïque conforme à ses aspirations démocratiques.» La Ligue d’Action nationale appuie donc les principes défendus par le Mouvement laïque tout en affirmant que seule l’indépendance permettra de leur donner une forme compatible avec les aspirations profondes des Québécoises et des Québécois.

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Éditorial - Seul le national mobilise

2007octobre250Ainsi donc les choses se défont. La modernisation canadian s’accélérant, les partis politiques de la bourgade s’en trouvent atteints de vieillissement accéléré, frappés de vétusté et relégués au rayon des accessoires surannés. L’ordre ancien ne tient plus que pour eux, rongé par l’insignifiance, miné par l’inefficience corrosive des vieux alibis. Les mots manquent actuellement. Les vieux discours tournent à vide et personne n’ose se risquer à nommer le réel. Les partis provinciaux restent convaincus qu’ils peuvent encore prendre le pouvoir en vendant du simulacre. L’électorat décroche, les préférences électorales sont volatiles au point de donner des vertiges aux sondeurs, mais rien n’y fait.

Toute la classe politique se cramponne au clientélisme à courte vue et s’empêtre dans le langage de la diversion, des faux-fuyants. C’est la restriction mentale qui charpente tous les discours. La politique provinciale tourne à vide, elle n’est plus qu’une joute sans enjeu, une arène de figurants. Tout le monde fait semblant de croire que le Québec est encore en mesure de se façonner un avenir alors que c’est la logique de la pénurie – de la pénurie fabriquée par Ottawa - qui fixe l’ordre des choses. Forêt, santé, environnement, agriculture, éducation, financement universitaire, la liste s’allonge des dossiers qui s’embrasent pendant que le gouvernement tente de se faire prendre au sérieux en posant au capitaine des pompiers qui chasse la fumée en attendant que la pluie fédérale ne vienne remplir son arrosoir.

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Le droit de l’exportation de l’eau : le calme avant la tempête ?

L’auteur est avocat, membre du Comité de coordination de la Coalition Eau Secours, membre de l’International Bar Association et de l’American Association for Justice, éditeur du magazine électronique Faits & Causes.

Le contentieux du commerce international de l’eau et de l’accès à la ressource, dans une dynamique de tarissement accéléré des réserves, sera dans un proche avenir l’enjeu juridique principal sur la planète.

Le droit à l’eau du voisin, et partant celui de le forcer à exporter chez soi, apparaît comme une composante incontournable de la problématique. En discutant de l’exportation de l’eau, c’est du partage de la ressource planétaire qu’on dispose, et des limites aux législations nationales qui le réglementent sur leur territoire. On ne peut simplement faire l’inventaire du régime légal interne ; le commerce transfrontalier de l’eau, c’est d’abord une donne économique internationale que le droit international positif devra, un jour, finir par encadrer par des normes supérieures à toute loi nationale.

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VLB et Joyce : rencontre sur les sommets de la littérature

2007MaiJuin250La publication du livre colossal que Victor-Lévy Beaulieu a consacré à Joyce représente rien de moins qu’un événement dont le titre même signale la pleine mesure. L’objet central de cet « essai hilare » et singulier dans sa désignation même est bien sûr Joyce, écrivain fétiche de VLB et incarnation exemplaire et hyperbolique de la littérature contemporaine. Mais ce Joyce est d’abord considéré et analysé dans son rapport à l’Irlande, cette amère-patrie dévoreuse, comme une truie monstrueuse, de ses propres enfants. Et le Québec est assimilé à cette société aliénée et mortifère par l’auteur de La grande tribu (toujours en devenir) qui se perçoit lui-même comme un double de l’écrivain irlandais, le « Joyce de Joyce », sa réincarnation magnifiée sur les rives du Saint-Laurent et son véritable héritier.

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Éditorial - Incarner l'intérêt national

Depuis plus de quinze ans prisonnier de la rhétorique incantatoire, le Parti québécois saura-t-il retrouver le sens de l’action historique et la capacité de conduire une politique d’émancipation nationale ? Par-delà les péripéties rocambolesques et le couronnement de madame Marois, la question demeure entière. Ce parti s’est enfermé dans les « temples de paroles » (Félix Leclerc) en même temps qu’il perdait l’initiative historique. Ployant sous les assauts d’un État canadian déterminé à tout mettre en œuvre pour casser le Québec une fois pour toute, le PQ a été incapable de rallier ses militants et la population à une définition claire de la situation et, en conséquence, il s’est épuisé à tourner en rond dans une gestion impossible d’un Québec qu’Ottawa a tout fait pour déstabiliser.

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Si j’étais chef… (sans prétention aucune au poste)

Vendredi, 26 octobre 2007, au Lion d’Or, je participais avec plaisir au repas festif du quatre-vingt-dixième anniversaire de la revue L’Action nationale. Encore une fois, Jacques Parizeau m’a émerveillé par un exposé aussi précis que concis dont je retiens que « la souveraineté du Québec, dans le contexte de l’actuelle mondialisation, loin d’être le projet d’une génération est devenue une condition d’épanouissement de celles qui suivent et un tremplin pour leur rayonnement. » Et de constater « qu’à nouveau contexte, nouvelles stratégies et nouveaux porteurs de projets ». « Finis les septuagénaires malcommodes  ! » lança-t-il à la blague.

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Une impatience nécessaire

L’indépendantisme n’est pas comme le nationalisme un mouvement ethnique, assimilant les luttes pour la sauvegarde de la nation aux luttes pour la sauvegarde de la langue et autres caractéristiques et valeurs culturelles, sociales ou religieuses. L’indépendantisme, c’est une volonté et une stratégie de conquête du pouvoir étatique pour libérer la nation québécoise de toutes les tutelles qui entravent sa puissance à prendre entièrement charge d’elle-même, avec les avantages et les contraintes, les droits et les devoirs inhérents à la responsabilité et, donc, à la liberté.
A. Ferretti, G. Miron, Les grands textes indépendantistes

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Dialogue sur le multiculturalisme québécois

Mathieu Bock-Côté s’impose aujourd’hui comme un des critiques les plus pertinents du multiculturalisme à la québécoise. Il n’a de cesse de critiquer la religion multiculturelle et le politiquement correct qui lui sert de machine à censurer. Dans son livre La dénationalisation tranquille, il propose une critique très sévère de la culture politique post-référendaire et de la conversion forcée de l’identité québécoise au chartisme pluraliste. L’historien Charles Courtois, nationaliste de tendance républicaine, cherche à pousser Bock-Côté dans ses derniers retranchements. Conversation sur l’avenir du nationalisme et du Québec.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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