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Cahiers de lecture - Été 2018

Été 2018 - En territoire inculte occupé

2018ete250Dans un billet tout court, sobrement rédigé, mais avec une précision chirurgicale, Luc Normand Tellier publiait dans le journal Le Devoir du 23 mai dernier un billet (Montréal, territoire mohawk) qui aurait mérité un accueil retentissant. L’historien n’a pourtant pas lancé un message banal. Il a tout simplement démontré l’ignorance abyssale dans laquelle la rectitude politique et les postures de repentance sont en train de faire plonger le discours public. À l’heure où politiciens et notables en tous genres rivalisent de vertus pour s’excuser de l’histoire, le geste est méritoire et il porte bien au-delà de l’anecdote qui l’a déclenché.

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Été 2018 - Sommaire

2018etesommaire250Le numéro Été 2018 des Cahiers de lecture prolonge les réflexions sur l'éducation et se penche sur la domination numérique sous laquelle nous vivons. Aussi dans ce numéro, des recensions couvrant les ouvrages socioéconomiques et politiques de l'heure, des mises au point historiques pertinentes, des réflexions sur la nature, la littérature et la philosophie.

En éditorial, Robert Laplante s'inquiète de l’ignorance abyssale dans laquelle la rectitude politique et les postures de repentance sont en train de faire plonger le discours public.

Éditorial - En territoire inculte occupé
Robert Laplante

Numéro en vente à la boutique

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Été 2018 - ouvrages recensés

Thierry C Pauchant
Manipulés. Se libérer de la main invisible d’Adam Smith

Les classiques font l’objet d’interprétations multiples, plus ou moins rigoureuses, et le fait d’extraire une œuvre de son époque et de son contexte comporte de forts risques de lui faire dire des choses qu’elle ne dit pas. Ainsi le portrait d’Adam Smith (1723-1790) comme chantre de l’ultralibéralisme est vu par plusieurs comme une interprétation abusive, voire erronée de sa pensée. Thierry Pauchant, professeur aux HEC, reprend cette idée et analyse plus particulièrement l’usage de l’expression « main invisible » par les économistes ultralibéraux et leurs émules. Il vise ici au premier chef Samuelson comme étendard de la théorie néoclassique, Friedman, comme porteur du néolibéralisme, ainsi que Hayek, comme promoteur de la pensée libertarienne. Pour Pauchant, la métaphore de la main invisible a été reprise à tort et utilisée à des fins de manipulation politique, comme signifiant « que les comportements égoïstes et mercantiles des acteurs engendrent la richesse collective de façon équitable via les mécanismes du marché, des profits et des prix. » (p. 17).

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