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Articles relatifs au 100e anniversaire de L'Action natioanle

  • Bilan de l’année du centenaire

    Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

  • Défense de la langue française sans faux pas

    Avocat, doctorant en droit à l’Université de Sherbrooke et à l’Université de Bordeaux et boursier FRQSC

    À l’été 1937, Québec est l’hôte du deuxième Congrès de la langue française. Lionel Groulx y prend la parole. Sur un ton prophétique, l’historien lie le destin de la nation à celui de l’État québécois. Et tous les espoirs sont permis :

    J’espère avec tous les ancêtres qui ont espéré ; j’espère avec tous les espérants d’aujourd’hui ; j’espère par-dessus mon temps, par-dessus tous les découragés. Qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, notre État français, nous l’aurons : nous l’aurons jeune, fort, rayonnant et beau, foyer spirituel, pôle dynamique pour toute l’Amérique française. Nous aurons aussi un pays français, un pays qui portera son âme dans son visage. Les snobs, les bonne-ententistes, les défaitistes, peuvent nous crier, tant qu’ils voudront : « Vous êtes la dernière génération de Canadiens français… » Je leur réponds, avec toute la jeunesse : « Nous sommes la génération des vivants. Vous êtes la dernière génération des morts. »

  • Du groulxisme comme nationalisme historique

    Sociologue et chroniqueur

    On ne me pardonnait point, par exemple, de ne plus croire au « bienfait providentiel » de la Conquête anglaise, mais cette conquête, de la plutôt présenter sous l’aspect d’une catastrophe.
    – Lionel Groulx

    logo100eBLEU150Depuis près de trente ans, dans les médias, à l’université et en politique, Lionel Groulx est considéré comme une référence sulfureuse : il représenterait la part maudite du nationalisme québécois, et même, sa part honteuse, celle qu’il faudrait transcender et même renier pour advenir à la maturité démocratique. Le mauvais procès intenté contre lui par certains esprits querelleurs au début des années 1990 a marqué les consciences, même si leurs travaux étaient d’une rigueur incertaine, à la limite de la malhonnêteté intellectuelle. L’homme qu’on a longtemps considéré, avec raison, comme la principale figure de la renaissance nationaliste du début du vingtième siècle est devenu infréquentable et plusieurs souverainistes, au fil du temps, se sont ralliés à cette interdiction. Certains vont même jusqu’à vouloir rayer son nom de l’espace public, comme s’il était toxique. Un temps, il suffisait de dire son nom pour susciter l’effroi de ceux qui sont soucieux plus que tout de leur responsabilité mondaine. Eux qui ne jurent souvent que par René Lévesque peinaient à se rappeler que le fondateur du Parti québécois confessait pour Groulx un mélange de tendresse et d’admiration : il lui reconnaissait notamment le mérite d’avoir redressé mentalement une nation qui avait pris l’habitude de l’avachissement et où « les épines dorsales se présentaient plus souvent en accent circonflexe qu’autrement1 ».

  • Éditorial - Pour mémoire

    Ça ne pourra pas toujours ne pas arriver
    – Gaston Miron

    2017janvierfevrier250C’est une longue, une très longue cordée qui aura conduit L’Action nationaleau seuil de ce numéro du centenaire. Pour quiconque a eu le bonheur de se trouver devant la collection complète de la revue, de s’y laisser guider par l’attrait des maquettes ou la couleur des vieux papiers où s’amoncellent des millions de signes, la figure de ce long défilé des auteurs tous tendus vers une même ascension, un même idéal de dépassement s’impose d’elle-même. Édouard Montpetit qui signe le premier éditorial du numéro de janvier 1917 n’avait pas manqué de placer l’aventure naissante du côté de l’effort et de l’accomplissement. Vers la supériorité, écrit-il alors pour en appeler – et peut-être aussi pour se convaincre lui-même – à se faire confiance et à miser sur un potentiel que le petit peuple humilié a du mal à s’accorder.

  • Histoire de la Ligue d’action nationale

     Président de la Ligue d’action nationale depuis 2005 • 

    logo100eBLEU150Les institutions culturelles et intellectuelles n’ont pas la vie longue au Québec, surtout celles qui proviennent de la société civile. Les associations, les mouvements de pensée et les revues naissent, mais meurent rapidement au fil des changements de conjonctures et du manque de lecteurs. Lionel Groulx, conscient du caractère éphémère de l’action intellectuelle, s’étonnait en 1918 que la revue L’Action française ait pu célébrer son premier anniversaire : « Dans notre vie canadienne, écrivait-il, il n’y a qu’un seul événement qui soit plus banal que la naissance d’une revue et c’est la mort d’une revue1. » Ce constat empreint de pessimisme ne s’est toutefois pas appliqué à L’Action française-L’Action nationale, fondée en 1917 et qui persiste, année après année, à mener le combat pour la construction d’une nation de langue française en Amérique depuis un siècle. Pour fin de comparaison, rappelons ici que le Reader’s Digest fut fondé en 1922.

  • L’enseignement de l’histoire

    Historien et didacticien des sciences humaines au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières

    logo100eBLEU150Le présent texte passe en revue les grandes lignes et les phases des prises de position de L’Action nationale concernant l’enseignement de l’histoire depuis 1933, année où la revue prend la suite de L’Action canadienne-française. Une recherche méthodique menée à même ses différents numéros depuis lors nous amène à un premier constat. Au long de la période, trois dossiers relatifs à ce thème sont parrainés par la revue ; un en 1941, un deuxième en 1950, puis un dernier, plus récent, en 2011, sur l’enseignement de l’histoire au niveau collégial. Pour le reste de la période, moins d’une quinzaine d’articles, avec d’inquiétantes périodes de dormance, portent directement sur cette question névralgique des tenants et aboutissants de l’enseignement de l’histoire pour les quelques millions de francophones que nous sommes – essentiellement au Québec – en Amérique du Nord, dans la mer anglophone que l’on sait. Voyons-en les grandes lignes évolutives.

  • Le coopératisme

    Professeur adjoint, École des hautes études publiques (ÉHÉP), Université de Moncton

    logo100eBLEU150Sur une période de cent ans, L’Action nationale a tenu des positions variées et parfois même, en apparence, contradictoires sur le mouvement coopératif. Au cours des années 1920, la revue est à peu près complètement indifférente à la coopération, si ce n’est d’un intérêt pour le mutualisme dans le domaine de l’assurance ; à partir de la fin des années 1930, sous la direction intellectuelle de François-Albert Angers, la coopération est identifiée comme la voie royale pour l’émancipation des Canadiens français ; à partir des années 1980, la coopération est réévaluée à la baisse et est appelée à jouer un rôle complémentaire au sein d’une économie plurielle.

  • Le référendum d’octobre 1995 dans L’Action nationale

    logo100eBLEU150Nous nous intéressons ici à la manière dont L’Action nationale présente le projet de souveraineté du Québec dans le contexte de l’approche du référendum du 30 octobre 1995. Nous identifions les principaux arguments avancés dans la revue pour encourager les Québécois à voter OUI. Plus globalement, nous voulons dégager la vision que les auteurs publiés se font de l’avenir du Québec.

    Nous avons commencé le repérage des articles à partir du moment où le gouvernement de Jacques Parizeau entre au pouvoir, en septembre 1994, en ayant promis de déclencher un référendum sur la souveraineté du Québec. Le repérage se termine en janvier 1996 pour voir comment les collaborateurs de la revue réagissent au NON qui a recueilli une courte majorité. Nous avons retenu tous les éditoriaux écrits par Rosaire Morin, directeur de la revue, car ils permettent de bien cerner l’idéologie générale de L’Action nationale. De plus, nous avons sélectionné tous les articles qui présentent de près ou de loin une vision d’un futur Québec indépendant et tous ceux qui exposent des arguments pour le OUI.

  • Les ressources naturelles

    Département d’histoire et CRIDAQ, Université du Québec à Montréal1

    logo100eBLEU150Au début du XXe siècle, le Québec est un vaste territoire qui recèle d’abondantes ressources naturelles dont plusieurs, non exploitées, sont convoitées par les acteurs économiques québécois, canadiens et nord-américains. Alors que l’exploitation forestière bat son plein, faisant de la Belle Province un des principaux producteurs de pâtes et papiers au monde, l’industrie minière connaît une expansion fulgurante, particulièrement dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue dans les années 1920 et 19302. Quant aux ressources hydrauliques, qui ont acquis une importance renouvelée depuis la construction des premières centrales hydroélectriques au Canada dans les années 1880, elles sont de plus en plus harnachées par les compagnies privées d’électricité dans les différentes régions du Québec, en particulier à Montréal, en Mauricie, en Estrie et à Québec3. L’économie québécoise se transforme sous la poussée de la deuxième vague d’industrialisation qui permet l’émergence d’industries lourdes et technologiques dont plusieurs s’installent « en région », près des différentes sources de richesses naturelles : industries des pâtes et papiers, pétrochimiques, d’extraction minérale, etc.

  • Nation, éducation, État

    Ph. D. histoire, Centre d’histoire des régulations sociales, UQAM. Membre du comité de rédaction de la revue depuis 2005

    logo100eBLEU150La question de l’éducation est centrale dans la revue L’Action nationale. Ses directeurs lui ont toujours réservé une large place, fidèles à l’esprit de Lionel Groulx qui misait sur la jeunesse pour refonder la nation canadienne-française. La revue a pris position sur presque tous les débats entourant le rôle de l’éducation dans l’espace québécois, en plus d’être l’instigatrice de bon nombre d’entre eux. Les tendances qui s’observent selon les périodes s’imbriquent aux grands courants de pensée qui marquent le cheminement de sa direction1. Le texte qui suit fera ressortir les moments forts de ces tendances depuis L’Action française, ancêtre de L’Action nationale, jusqu’aux années 1960 pendant lesquelles est fondé le ministère de l’Éducation.

  • Oeuvre du centenaire - Armand Vaillancourt

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    En couverture du numéro du centenaire - Janvier-Février 2017 
    Armand Vaillancourt 
    Sans titre, 2011, acrylique sur toile, 6’x 4’ (photo: Guy L'Heureux) 

  • Photos du lancement du centenaire

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    Lancement du 100e anniversaire de la revue: Denis Monière, président de la Ligue d'action nationale, et Robert Laplante, directeur de L'Action nationale devant l'oeuvre du centenaire d'Armand Vaillancourt.

    Photos, Jean-Pierre Martel

  • Photos du lancement du centenaire - Armand Vaillancourt

    Armand Vaillancourt dévore la vie, et sa générosité exigeante, son intégrité sans compromis se déploient dans ses œuvres plastiques, sculptures souvent gigantesques qui s’affirment entre la matière brute et l’envol lyrique.

    De l’avis d’historiens et de spécialistes des arts, Armand Vaillancourt est l’un des plus importants artistes de la deuxième moitié du XXe siècle et pas seulement au Québec et au Canada. Il est toujours présent sur toutes sortes de scènes, soutenant des causes sociales, politiques, écologiques (La Presse, septembre 2000).

    C'est avec son enthousiasme légendaire qu'Armand Vaillantcourt a prêté son oeuvre pour souligner le centenaire de L'Action nationale.

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    Lancement du 23 février 2017 - Photos André Boucher

  • Rapatriement de la constitution

    Ph. D. Histoire ; professeure, Département des sciences juridiques, UQAM

    logo100eBLEU150Il me fut relativement facile de trouver dans les pages de L’Action nationale des articles concernant mon sujet premier d’intérêt, la constitution canadienne. En fait, j’ai trouvé, pour la période 1972-1982, plus d’une douzaine d’articles traitant des négociations constitutionnelles, dont un numéro complet consacré à ce thème en avril 1972. Ce numéro, dirigé par Jacques-Yvan Morin, trace d’ailleurs un portrait détaillé de l’échec des négociations entourant la charte de Victoria.

    Cette décennie est très riche en matière politique et constitutionnelle. Outre les négociations entourant le rapatriement de la constitution, elle marque l’arrivée au pouvoir du Parti québécois en 1976, arrivée qui sera suivie par le référendum de 1980.

    L’Action nationale est au cœur de cette effervescence. On voit défiler au long des pages une prise de parole de plus en plus souverainiste. Elle rejettera petit à petit l’idée d’un compromis possible entre le fédéralisme proposé par Pierre E. Trudeau et celui désiré par les nationalistes québécois modérés tels que Robert Bourassa. Dans les pages qui suivent, je veux rendre compte de l’évolution de la position constitutionnelle des auteurs de L’Action nationale et l’émergence de l’idée d’une nation « consciente de sa propre existence ».

  • Réunis pour célébrer

    logo100eBLEU150Chers amis, Joyeux Anniversaire !
    Joyeux Anniversaire à tous !

    Membres du comité de rédaction, auteurs, lecteurs, infographistes, personnel d’imprimerie, critiques et blogueurs, c’est une fête pour nous tous. Une fête aussi pour tous ceux et celles qui ne sont pas ici présents, mais qui se trouvent dans cette enceinte chaleureuse et fraternelle que constitue le très mystérieux collège invisible qui rend possible et stimulante la vie d’une revue.

    L’Action nationale a cent ans. C’est un véritable exploit. Même si nous avons la certitude et la preuve – tous les numéros des premières années le prouvent – que les fondateurs voyaient loin, on ne peut s’empêcher de se demander si même dans leurs rêves les plus fous leur détermination leur laissait espérer l’horizon du centenaire. Un siècle entier à penser le Québec, à le chérir, à l’admonester, à en désespérer même parfois, mais un siècle toujours à foncer dans l’épaisseur du destin commun avec courage et opiniâtreté.

  • Subir ou accueillir l’immigration

    Politologue, maîtrise en études québécoises de l’UQTR. Membre du conseil d’administration de l’Institut sur l’autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI) et celui de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie.

    logo100eBLEU150Depuis plus de cent ans, l’immigration au Québec est étroitement liée à la survie de la nation. La crainte de voir le peuple canadien-français noyé par l’arrivée massive d’étrangers choisis par Ottawa est une idée qui domine la première moitié du XXe siècle, alors que vers les années 1970, la société québécoise prend tranquillement conscience du rôle politique et social qu’elle doit jouer dans l’accueil et l’intégration de ces personnes. Ce réveil se manifeste à une période où la conception de l’identité de la société canadienne-française ne se définit plus surtout par la religion, mais davantage par l’appartenance linguistique. Le mouvement nationaliste y voit aussi la nécessité de proposer un modèle alternatif à celui du multiculturalisme canadien, un modèle qui encore aujourd’hui, cherche à s’imposer et suscite de vifs débats. L’article qui suit propose de revenir sur ce qui apparaît comme un moment décisif dans l’attitude de la population québécoise à l’égard des immigrants.

  • Une revue centenaire

    1917lactionfrancaise250La revue L’Action nationale célèbre cette année un siècle d’existence. Elle occupe une place unique dans l’histoire intellectuelle du Québec parce qu’elle a su résister à l’usure du temps et qu’elle a attiré les penseurs les plus aguerris. Cette exceptionnelle longévité s’explique par la pertinence de ses choix éditoriaux et par l’engagement indéfectible de ses bénévoles.

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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