Cahiers

  • Automne 2007 - Avoir un point de vue sur le monde

    2007automne250Un peuple n’existe pleinement que s’il est en mesure de conjuguer ses choix et ses priorités avec son point de vue sur le monde. Et pour être dans le monde, il faut savoir s’y tenir, c’est-à-dire le saisir dans un espace de pensée propre et s’y projeter dans une conduite accordée à la meilleure réalisation de ses intérêts. Dans un État normal, cela s’appelle une politique étrangère marquée au sceau de l’intérêt national. Dans un État normal, cela veut dire que les choix politiques peuvent varier, mais que leur variation n’est ni arbitraire ni exclusivement soumise à la logique des partis : l’intérêt national définit en quelque sorte des seuils et des paramètres qui fixent le cadre de référence (géopolitique, écologique, économique, etc.) à l’intérieur duquel peuvent se déployer des positions divergentes. Transposé dans le débat public, cet état de fait, cette évidence implicite se traduit par une espèce d’intuition partagée, ce qu’on appellerait avoir une certaine idée de son pays et de la place qu’il tient dans le monde. Cette intuition, c’est celle qui exprime et crée la loyauté, par-delà les divergences partisanes et les débats idéologiques.

  • Automne 2007 - Sommaire

    2007automneSOMMAIREÉditorial
    Avoir un point de vue sur le monde
    La Neuvaine. Scénario et regards croisés
    Bernard Émond (et al.)
    Trois figures du diable à la Renaissance. L’enfant, la femme et le prêtre
    Patrick Synder
    Le syndrome Hérouxville ou les accommodements raisonnables
    Bernard Thompson
    Question nationale et lutte sociale : la nouvelle fracture
    Jacques Pelletier
  • Automne 2008 - La culture et l'usurpation

    2008Automne250Le dossier des compressions budgétaires dans la culture a littéralement donné l’impulsion à la campagne électorale fédérale au Québec. Les artistes protestataires ont réussi à s’imposer au point de fournir aux partis d’opposition une véritable prise sur le gouvernement Harper, une prise qu’ils ne trouvaient guère jusque-là et qui a permis notamment au Bloc Québécois de reprendre l’initiative dans une bataille commencée sur la défensive. La production d’une vidéo lancée sur Internet a incontestablement constitué un tournant. D’une efficacité redoutable, cet instrument de mobilisation a néanmoins illustré tous les paradoxes d’une revendication nationale qui ne s’affirme qu’en mode provincial !

  • Automne 2008 - Sommaire

    2008AutomneSOMMAIRE
  • Automne 2009 - Éditorial

    On va toujours trop loin pour ceux qui ne vont nulle part

    Pierre Falardeau 1946-2009

  • Automne 2009 - Sommaire

    2009automneSOMMAIRE
  • Automne 2010 - De la lecture et des équipements stratégiques

    2010automne250Chaque année, un peu partout au Québec, se tient une Semaine des bibliothèques pour permettre à ces institutions essentielles de se mieux faire connaître. Le but de ces exercices, on le sait, est toujours un mélange de célébration et de promotion, une occasion de rappeler les idéaux, de se donner une vue d’ensemble et un peu de recul.

    Cette année, la semaine était dédiée aux jeunes de 12 à 25 ans, vaste public, segmenté, on le devine bien, en fonction d’un découpage de plus en plus fin tout au long de ce continuum qui pousse les jeunes hors de l’enfance jusqu’aux premiers paliers de l’âge adulte. C’est le romancier Patrick Sénécal qui agissait comme porte-parole. Un choix justifié tout aussi bien par la popularité de ses ouvrages que par les aptitudes de l’auteur à communiquer sa passion pour la littérature, pour la culture en générale et pour la lecture en particulier. « S’abonner c’est un risque à prendre » disait le slogan de la promotion, comme pour traduire délicatement la volonté de vaincre les réticences.

  • Automne 2011 - Trou de mémoire

    2011automneTROUDEMEMOIRELes Québécois, c’est bien connu, ne s’intéressent guère au Canada, à sa vie culturelle aussi bien qu’à son imaginaire politique. C’est sans doute pour cela qu’ils ont aussi allègrement voté pour des pancartes orange. Et qu’ils continuent de vivre dans un univers pusillanime où la minimisation des pertes fournit les ressorts les plus puissants du consentement à la minorisation. Il y a deux nations dans le même État et l’une ignore l’autre pour n’avoir point à y reconnaître le visage de sa propre soumission pour l’une, pour travestir sa domination en hauteur morale pour l’autre. C’est un bien curieux attelage que cette patente canadian et pourtant, ça marche !

  • Automne 2012 - Le temps de la tergiversation est terminé

    2012automne250Le livre n’est pas une marchandise comme une autre. C’est un vecteur de culture, un objet catalyseur qui conduit toujours au-delà de sa fonction première – fût-elle pratique et utilitaire. Les libraires le savent depuis des siècles, vendre des livres c’est souvent se faire passeur entre des mondes, entre le pouvoir de révéler et le bonheur d’apprendre. Aussi le sort du livre en dit-il toujours beaucoup sur le sort de ceux qui le chérissent ou s’en écartent. La lecture est essentielle au dynamisme culturel comme à l’épanouissement individuel et tout obstacle dressé devant sa pratique contribue à enfermer dans le « noir analphabète » (Miron) les intelligences et les volontés.

  • Automne 2012 - Sommaire

    2012automnesom250Éditorial

    Le temps de la tergiversation est terminé

    Karine Prémont et Vallet Élisabeth

    Quand l’amour et l’État rendent aveugle. Le mythe du mariage automatique

    Karine Prémont et Vallet Élisabeth

    Comprendre les élections américaines

    Gérard Hervouet, Michel Fortmann (dir.)

    Les conflits dans le monde 2011. Rapport annuel sur les conflits internationaux

  • Automne 2013 - Pour une stratégie nationale

    2013automne250Les Cahiers grandissent ! Nos abonnés et lecteurs familiers s’en rendront compte immédiatement, quelque chose a changé. La sensation générale d’abord : le papier est légèrement plus fin, ce qui donne une souplesse plus grande et facilite la manipulation ; le nombre de pages, ensuite, qui passe à quarante. C’est avec une grande fierté que nous procédons à ces améliorations. Le pari de durer est relevé. Les Cahiers sont non seulement bien établis, mais la réaction qu’ils suscitent, les collaborations dont ils bénéficient et le soutien grandissant que leur accordent les commanditaires laissent entrevoir des jours encore meilleurs pour tous les projets que nourrit l’équipe éditoriale.

  • Automne 2014 - Faire le point

    2014automne250Les splendeurs de l’octobre n’y changent hélas rien, le monde du livre est aussi sombre que le plus sombre jour de novembre. La Courte échelle en faillite, Benjamin en faillite, le diable aux vaches entre Renaud-Bray et plusieurs acteurs clés de l’industrie, les librairies indépendantes qui ferment à un rythme inquiétant, les bibliothèques qui cherchent à l’abri tantôt du ministre, tantôt des comptables, les manchettes toutes plus autodépréciatrices les unes que les autres à propos du taux d’analphabétisme, la liste des mauvaises nouvelles pourrait s’allonger. La morosité a d’ores et déjà gagné la partie. Et ce ne sont pas les appels au secours de la ministre de la Culture qui vont rassurer le milieu qui sait trop bien le poids de la culture sur la table du conseil de l’austérité…

  • Automne 2015 - En pilant sur l'honneur

    2015automne250Éroder, v.t. Détruire par une action lente.
    Le Petit Robert

    Voilà que ça dure depuis que le Canada est le Canada, depuis que le sort des armes en a décidé une fois en 1759, une autre fois en 1837 et ça dure et ça dure comme une lancinante condamnation. C’est toujours à recommencer parce que c’est dans la nature des rapports instaurés par ce régime aux changeants visages que d’en avoir des milliers pour poursuivre la même hypocrite besogne. Et voilà que Patrimoine Canada fait une autre manœuvre de sape. Il faudra désormais que les éditeurs contreviennent à la loi 101 pour remercier le Canada de leur retourner une partie de nos impôts en affichant bilingue. Un autre petit pas. Il n’y a pas de petits gains. Ottawa jamais ne désarme. Il ne restera rien de notre prétention à vivre en français ailleurs que dans l’arrière-cuisine.

  • Automne 2016 - À propos de bibliothèque et de reconnaissance culturelle

    2016automne250La Semaine des bibliothèques publiques a connu cette année un temps fort avec la publication de la Déclaration des bibliothèques québécoises. L’événement annuel qui, une fois n’est pas coutume, attire les projecteurs médiatiques sur ces institutions essentielles, aura fourni l’occasion aux associations professionnelles et regroupements institutionnels de mieux faire entendre leurs voix sur la place publique. Dans les milieux du livre et de la lecture, les enjeux liés au développement des bibliothèques et à la promotion de la lecture restent trop souvent exprimés dans les registres de la revendication sectorielle – augmentation des budgets, accroissement du nombre de professionnels, etc. L’effort réalisé cette année pour inscrire ces enjeux dans les perspectives plus larges du développement culturel et social mérite d’être salué. Il mérite aussi, cependant, d’être lu et reçu dans le questionnement même qui devrait donner son sens à l’initiative.

  • Cahiers de lecture - Automne 2007

    Vol. II, no 1

  • Cahiers de lecture - Automne 2008

    Vol. III, no 1

  • Cahiers de lecture - Automne 2009

    Vol. IV, no 1

  • Cahiers de lecture - Automne 2010

    Vol. V, no 1

  • Cahiers de lecture - Automne 2014

    Vol. IX, no 1

  • Cahiers de lecture - Automne 2015

    Vol. X, no 1

Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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