cégeps

  • Les cégeps et la société québécoise

    Depuis quelque temps, plusieurs chroniqueurs semblent s’être donné le mot pour dénoncer, à partir d’enquêtes, le faible taux de diplomation universitaire au Québec. Le Sommet sur l’éducation étant derrière nous, c’est peut-être le temps de mettre en doute ce critère de la diplomation universitaire pour porter un jugement sur la performance de notre système d’éducation. Car si on mesure la scolarité postsecondaire à partir du seul diplôme universitaire, on gomme inévitablement les multiples formations et professions issues du réseau collégial, on perd de vue un palier tout entier de notre système d’éducation.

  • Bilinguisation: la brèche collégiale

    Prix André-Laurendeau 2017

    Le « libre-choix » et la « prédominance » :
    des bombes à fragmentation lancées au cœur des cégeps de langue française

    C’est donc officiel.

    Un court texte paru le 21 août sur le site web du Syndicat des professeur(e)s du Cégep de Sainte-Foy1 annonce que la direction a modifié en juin dernier la Politique sur l’emploi et la valorisation de la langue française. Spécifiquement, l’article 3.1 qui faisait du français la « langue d’enseignement » au collège a été abrogé et remplacé par un article qui fait du français la « langue prépondérante d’enseignement ».

    Il est difficile d’exagérer l’importance de ce changement mineur en apparence.

    Pour la première fois, un cégep public (le plus gros à Québec) abandonne – en partie pour le moment, mais le meilleur est sans doute à venir – le français comme langue d’enseignement à l’intérieur de ses murs. C’est un recul qu’il n’est pas exagéré de qualifier d’historique. On s’interroge à savoir si la direction actuelle du cégepmesure bien la gravité du geste qu’elle vient de poser.

  • 50 ans des cégeps. Le retour du bilinguisme colonial?

    Professeur de philosophie au cégep, ancien chargé de cours de sciences politiques (UQAM), auteur de Dans la classe, Liber, 2012.

    Depuis la rentrée 2016, les médias affirment que de plus en plus d’étudiants francophones choisissent de poursuivre leurs études dans un cégep anglophone 1. Plusieurs cégeps francophones du Québec ont l’intention d’introduire l’anglais dans l’enseignement, afin de contrecarrer la perte de « clientèle » qu’ils subiraient à la faveur des cégeps anglophones. Certains, comme Bois-de-Boulogne2, fonctionnent par alliance avec des cégeps anglophones, alors que d’autres, le Cégep de Sainte-Foy3 et possiblement le Collège de Maisonneuve (c’est en discussion au moment d’écrire ces lignes), pensent introduire l’anglais dans l’enseignement de l’institution elle-même, que ce soit en changeant le statut du français dans l’institution (Sainte-Foy) ou en introduisant, pour certains programmes, une préparation à l’examen ministériel d’anglais, avec une spécialisation en anglais pour les disciplines concernées. Sont visés particulièrement les programmes en sciences de la nature, mais pas seulement : le Cégep de Saint-Laurent offre maintenant, outre un DEC bilingue en sciences de la nature, un DEC en sciences humaines dont une partie se fait en anglais, en lien avec le collège Vanier4.

  • La démission des cégeps francophones

    Professeur de français, collège Bois-de-Boulogne

    Nous savons tous que, comparativement aux niveaux primaire et secondaire, le réseau collégial jouit d’une grande indépendance: les programmes, les cours et les exigences varient d’un cégep à l’autre. Si cette autonomie peut parfois être bénéfique, notamment pour qu’un cégep s’adapte à des réalités régionales, elle génère malheureusement une compétition nocive entre les cégeps qui n’ont d’autre considération que d’augmenter le nombre d’étudiants inscrits, nombre qui détermine en grande partie le financement qu’ils reçoivent du ministère de l’Éducation. Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas de constater que les programmes apparaissent et disparaissent de façon chaotique, sans véritable plan d’ensemble et sans qu’aucune balise nationale ne soit établie.

  • Cégeps 101

  • Prévisions des effectifs au collégial. Un modèle trompeur

    Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) utilise un modèle de prévision des effectifs au collégial pour guider le développement futur du réseau. Ce modèle, qui ne tient pas compte de la dynamique linguistique qui se déploie actuellement au Québec et à Montréal en particulier, minimise le développement futur et la place grandissante qu’occupent et qu’occuperont les cégeps anglais au Québec.

  • La loi 101 au cégep. Une question de cohérence

    Professeur de philosophie au Cégep de Maisonneuve. Version remaniée d’un texte paru au mois de juin 2020 sur le site internet de la revue Argument.

    Au mois de juin dernier, la présidente de la Fédération des enseignantes et des enseignants de cégep (FEC-CSQ) réagissait à l’annonce d’un agrandissement du cégep Dawson prévu par la loi 61 (pour le moment suspendue) dans les pages du Journal de Montréal : ce projet, écrivait-elle, « n’est pas à favoriser ». Elle écartait cependant, d’un même mouvement, l’idée d’étendre la loi 101 au collégial : il y aurait en effet « d’autres pistes à explorer afin de préserver ce qu’il reste encore du fragile équilibre linguistique et de la coordination dans le réseau des cégeps1. »

Collections numériques (1917-2013)

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