Comptes rendus

  • Joseph-Yvon Thériault. Sept leçons sur le cosmopolitisme

    Joseph-Yvon Thériault
    Sept leçons sur le cosmopolitisme. Agir politique et imaginaire démocratique
    Montréal, Québec/Amérique, 2019, 229 pages

    À l’automne 2018, Joseph-Yvon Thériault donnait, pour la dernière fois de sa carrière, le cours Théories sociopolitiques aux cycles supérieurs en sociologie à l’UQAM. Le professeur a tout de même pris soin d’immortaliser son cours, fruit d’une carrière de réflexion, dans son tout dernier ouvrage : Sept leçons sur le cosmopolitisme. Agir politique et imaginaire démocratique. On ne peut que s’en réjouir. Dans ce petit livre à la fois dense et limpide, Thériault explore les théories cosmopolites et les manifestations d’une certaine cosmopolitique. Les mêmes questions hantent les sept leçons : « Le projet cosmopolitique est-il démocratiquement possible ? Le cosmos peut-il être le lieu du demos ? » (p. 22)

  • Patrick Moreau. La prose d’Alain Grandbois

    Patrick Moreau
    La prose d’Alain Grandbois. Ou lire et relire Les voyages de Marco Polo
    Montréal, Nota Bene, collection Grise, 2019, 207 pages

    Alain Grandbois fut un grand voyageur avant d’être un grand écrivain. Il passa près de vingt ans en Europe, en Chine, en Russie et en Asie du Sud-Est. Pratiquement ruiné par ses nombreuses pérégrinations, il revient au Québec au moment du déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale, et c’est dans sa chambre d’hôtel de la petite ville de Deschambault qu’il écrit Les voyages de Marco Polo, son deuxième ouvrage après Né à Québec.

  • Patrick Dionne. Claude-Henri Grignon alias Valdombre

    Patrick Dionne
    Claude-Henri Grignon alias Valdombre. Un conservateur enragé
    Éditions Synoptique, 2018, 204 pages

    J’ai lu ces pamphlets en pleine canicule. Ce fut une erreur. J’aurais dû attendre le froid glacial de janvier, confortablement assis dans un banc de neige ou les pieds sur la bavette du poêle. Je ne l’ai pas fait et je l’ai regretté. Cette lecture a eu pour effet d’accélérer mon flot sanguin, de faire bouillonner mon cerveau et d’exciter mon esprit. C’était comme si tout mon être mijotait. Mais je n’en veux pas à Patrick Dionne. Il a eu la bonne idée de visiter notre grenier pour en ressortir quelques pamphlets de Valdombre, nom de plume de Claude-Henri Grignon, celui-là même qui nous a donné l’une des œuvres les plus importantes de notre histoire littéraire  : Un homme et son péché. Depuis, c’est comme si cette œuvre nous collait à la peau. Séraphin et ses compagnons sont des intimes pour les quatre dernières générations de Québécois. Grignon peut se vanter d’avoir laissé une marque indélébile dans l’esprit de son peuple. À ce titre, seul Michel Tremblay souffre la comparaison.

  • Daniel Samson-Legault. Dissident – Pierre Vallières (1938-1998)

    Daniel Samson-Legault
    Dissident – Pierre Vallières (1938-1998). Au-delà de Nègres blancs d’Amérique
    Montréal, Éditions Québec Amérique, 2018, 504 pages

    Combien de rêves sont détruits par le désir de mener une vie confortable ? Combien de talents se sont éteints dans des métiers ternes et gris, mais bien payés, qui ne laissent guère de place au plein accomplissement ? Certains individus d’exception échappent à ce sort. On pense notamment à Gaston Miron dont l’existence entière fut vouée à la littérature québécoise. Il a connu la pauvreté matérielle, mais celle-ci fut compensée par la richesse spirituelle qu’il trouvait dans sa carrière d’écrivain et d’éditeur. Miron suivait ses passions, peu importe les obstacles. On peut en dire autant de Pierre Vallières qui a d’ailleurs été profondément marqué par sa rencontre avec Miron au milieu des années 50. C’est cette existence passionnée que raconte l’auteur Daniel Samson-Legault dans sa biographie Dissident – Pierre Vallières (1938-1998) au-delà de Nègres blancs d’Amérique.

  • David Vermette. A distinct Alien Race: the untold story of Franco-Americans

    David Vermette
    A distinct Alien Race: the untold story of Franco-Americans
    Montréal, Baraka Books, 2018, 390 pages

    Entre 1840 et 1930, près d’un million de Canadiens français quittent ce qui est maintenant le Québec pour les États-Unis. Comme tant d’autres communautés immigrantes, ils se sont par la suite fondu dans le grand melting pot américain  : en 2018, leurs descendants étaient estimés à 10 millions d’individus, dont 20 % vivaient toujours en Nouvelle-Angleterre, le point d’arrivée de la grande majorité des premiers migrants.

  • Jean-Yves Duthel. Québec solidaire… À vendre… Vendu

    Jean-Yves Duthel
    Québec solidaire… À vendre… Vendu
    Québec, Michel Brûlé, 2018, 159 pages

    Depuis des années, Québec solidaire défraie la chronique politique. Étrangement, plus on en parle, moins on le connaît. Exception faite de son idéologie qui le situe à l’extrême de la gauche, son programme politique demeure mystérieux, comme une région inexplorée. Lors de la dernière campagne électorale, les propositions de QS tenaient sur deux pages. De deux choses l’une, ou bien ses dirigeants sont d’habiles cachottiers – ce qui implique qu’ils aient quelque chose à cacher, telle leur position sur la laïcité ! –, ou bien les journalistes qui couvrent la scène politique québécoise ne sont pas curieux. Peu importe les raisons, cette discrétion entourant le programme de QS lui confère un indéniable avantage politique. Ce parti n’est ni scruté ni évalué selon les mêmes critères que les autres.

  • Jean-François Lisée. Qui veut la peau du Parti québécois?

    Jean-François Lisée
    Qui veut la peau du Parti québécois
    Montréal, Éditions Carte blanche, 2019

    Dans son livre sur la débandade électorale du Parti québécois, Jean-François Lisée se montre satisfait de sa performance. Convaincu d’avoir toujours raison, il ne fait nullement acte de contrition. Son objectif est de nous montrer qu’il a fait pour le mieux dans les circonstances et qu’il n’a presque rien à se reprocher sauf peut-être de ne pas avoir suffisamment communiqué sur le rajeunissement des cadres du Parti québécois. Pour le reste, il a été à la hauteur de la tâche et ses stratégies étaient logées à l’enseigne du bon sens. Il a fait pour le mieux, il n’a pas de regret. « J’ai pour moi le sentiment du devoir accompli » (p. 149). Alors, comment expliquer le désastre ? Comment expliquer que la meilleure campagne électorale, aux dires de Lisée, ait engendré des résultats calamiteux ?

  • Rodrigue Tremblay. La régression tranquille du Québec

    Rodrigue Tremblay
    La régression tranquille du Québec : 1980-2018
    Montréal, Fides, 2018, 343 pages

    C’est dans mon auto, un certain 22 octobre 1976, que j’ai appris que le directeur du département d’économie de l’Université de Montréal – dont j’utilisais dans mes cours le livre L’économique –, avait décidé de faire le grand saut en politique sous la bannière du PQ. Je m’en réjouissais d’autant plus qu’un autre de nos économistes parmi les plus en vue, Pierre Fortin, venait tout juste de se prononcer en faveur de la souveraineté en offrant son appui au PQ. Deux signes avant-coureurs du triomphe d’un peuple, « peut-être pas si petit », trois semaines plus tard.

  • Éric Bédard. Années de ferveur

    Éric Bédard
    Années de ferveur, 1987-1995
    Montréal, Les éditions du Boréal, 2015, 232 pages

    Éric Bédard signe un témoignage majeur sur le positionnement des jeunes à l’approche du référendum de 1995. Il apporte l’éclairage inédit d’un jeune militant de 18 ans, séduit dès la venue de Jacques Parizeau à la tête du Parti québécois, un jeune qui s’engage au sein de l’aile jeunesse de ce mouvement et qui y défend des idées indépendantistes fermes, ce qui ne l’empêche pas de procéder à un réajustement idéologique dans les mois qui précèdent immédiatement le référendum de 1995 ; le jeune militant opère aussi une critique raisonnée de la manière de procéder de son mentor, qui lui transmet néanmoins le flambeau à la fin.

  • Carles Puigdemont. La crise catalane

    Carles Puigdemont
    La crise catalane
    Paris, Racine, 2018, 191 pages

    De son exil à Bruxelles, le président de la Catalogne continue la lutte pour l’indépendance et la libération des prisonniers politiques. Dans ce livre, il raconte comment il a vécu personnellement les péripéties de son combat et il explique en particulier les raisons qui ont motivé les décisions qui ont conduit le Parlement catalan à faire une déclaration unilatérale d’indépendance, le 27 octobre 2017. Il est forcé de reconnaître que sa démarche d’émancipation a été entravée par les élites politiques européennes qui ont préféré ignorer les bruits de bottes au lieu d’intervenir pour faire respecter les droits de l’homme et la démocratie. Par ce livre, il s’adresse surtout aux citoyens européens qu’il veut convaincre du bien-fondé de la lutte du peuple catalan, celui-ci ayant toujours adhéré aux valeurs démocratiques qui devraient caractériser le projet européen.

  • Michael Poplyansky. Le Parti acadien et la quête d’un paradis perdu

    Michael Poplyansky
    Le Parti acadien et la quête d’un paradis perdu
    Québec, Septentrion, 2018, 175 pages

    Il n’y a, en Acadie, qu’une seule maison d’édition professionnelle se spécialisant en livres pour adultes et elle publie surtout de la poésie : les Éditions Perce-Neige. Dans ce contexte, il est essentiel, pour la vie intellectuelle acadienne, que les maisons québécoises fassent une place aux livres sur l’Acadie. Avec sa collection « Acadie », Septentrion s’acquitte admirablement bien de cette responsabilité et contribue positivement aux relations Québec-Acadie.

  • André Poupart. Averroès. De la philosophie au droit

    André Poupart.
    Averroès. De la philosophie au droit
    L’Harmattan, Paris, 2017, 240 pages

    « Quand Averroès mourut en 1198, la philosophie arabe perdit en lui son dernier représentant,
    et le triomphe du Coran sur la libre pensée
    fut assuré pour au moins six cents ans. » (Ernest Renan)

    Averroès. De la philosophie au droit, est le produit final d’une thèse de doctorat en science juridique entreprise en 2012 à l’École de droit de la Sorbonne par André Poupart, professeur honoraire à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il avait déjà publié en 2009 chez L’Harmattan un essai sur le même thème : Adaptation et immuabilité en droit musulman. L’expérience marocaine. C’est un essai « universitaire », c’est-à-dire pas facile d’approche plutôt aride et abscons par endroit. En langage populaire on dirait que « c’est du lourd ». À la fois philosophique et juridique, avec le jargon idoine. Rien pour attirer le profane. Mais c’est un ouvrage extrêmement enrichissant pour qui veut se donner la peine de surmonter ses premières réticences. C’est aussi un ouvrage d’une actualité brulante et dont on peut dire qu’on se sent plus intelligent après l’avoir lu.

  • Jean-Michel Demetz. Les Québécois

    Jean-Michel Demetz.
    Les Québécois
    Paris, Tallandier, 2018, 352 pages

    On a parfois l’impression qu’à chaque année qui passe, les Québécois traversent une crise d’indignation aussi exagérée qu’éphémère, et ayant à sa source un seul et même phénomène : quelqu’un, en France, s’est laissé aller à dire une sottise sur leur compte. Les exemples sont si nombreux qu’ils nous viennent aisément à l’esprit, comme l’article de 2016 consacré à Ricardo dans le Elle France, dégoulinant de sirop d’érable et autres clichés. On peut aussi penser à ce chroniqueur d’émission de radio française qui, à l’été 2018, s’est fait varloper pour avoir colporté les pires erreurs factuelles sur Montréal. Et que dire de l’énorme bourde de Valérie Treilweiler, ex-compagne de François Hollande ? Confondant la ville avec la province, la pauvre en était venue à célébrer les 400 ans « du » Québec dans un article de Paris-Match publié en 2008.

  • Francis Boucher. La grande déception: dialogue avec les exclus de l’indépendance

    Francis Boucher
    La grande déception: dialogue avec les exclus de l’indépendance
    Montréal, Éditions Somme Toute, 2018, 141 pages

    Il est, a priori, difficile de résumer l’essai de Francis Boucher tellement il apparait au lecteur comme un crachat d’une grossièreté sans nom sur le nationalisme québécois. Sont ainsi conviés au tribunal de la vertu diversitaire, le projet souverainiste, le Parti québécois, des politiciens, des intellectuels, mais surtout la Charte des valeurs. Le livre gravite autour de l’idée suivante : si les minorités n’ont pas adhéré au projet souverainiste, c’est évidemment que le projet est non seulement trop exclusif, mais fondamentalement hostile à tout particularisme non-canadien-français. Pour en faire la démonstration, Boucher cite différents protagonistes préalablement interviewés – ces exclus de l’indépendance comme l’illustre le titre – afin de donner une idée « des blessures profondes que cet épisode [celui de la Charte] a infligées aux personnes issues de la diversité ». L’échantillon réuni par l’auteur ferait rougir d’envie un chercheur en sociologie de l’UQAM : des immigrants de première génération, des immigrants de deuxième génération, des minorités visibles, un autochtone, une Anglo-Québécoise homosexuelle, un rappeur et, bien sûr, des politiciens repentants. On comprendra, dès lors, que l’ouvrage se veut un collage des diverses opinions recueillies, le tout chapeauté par une réflexion de Francis Boucher.

  • Guy Laperrière. Benoît Lacroix. Un dominicain dans le siècle

    Guy Laperrière
    Benoît Lacroix. Un dominicain dans le siècle
    Médiaspaul, 2017, 310 pages

    L’année dernière, l’historien Guy Laperrière nous a proposé une biographie du père Benoît Lacroix. En réalité, cette biographie a des allures d’autobiographie. C’est Laperrière qui l’a rédigée, mais c’est Lacroix qui semble lui avoir soufflé chaque mot. C’est que ce dernier a beaucoup parlé et a beaucoup écrit. Son biographe n’avait qu’à puiser à cette source quasi intarissable. Ce qu’il a fait avec dextérité et, à mon avis, avec un peu trop d’insistance.

  • Kristoff Tallin. Les valeurs de la société distincte

    Kristoff Tallin
    Les valeurs de la société distincte: une comparaison Québec-Canada
    Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2017, 242 pages

    Les Québécois sont-ils fondamentalement différents des autres Canadiens ? Cette simple question a été si souvent posée par le passé qu’on peut se demander si elle ne résume pas à elle seule 50 années de débats. En effet, pour un peu qu’on se décide à chercher plus loin que les dichotomies classiques « français-anglais » et « catholiques-protestants », il faut reconnaître que les Québécois et les Canadiens partagent bel et bien quelques caractéristiques et opinions. Naturellement, certains s’empresseront de magnifier ces similitudes, car elles servent leur projet politique : si les Québécois et les Canadiens se ressemblent autant, pourquoi le Québec devrait-il se séparer du Canada ? Ainsi, lors de la sortie en 2016 de l’ouvrage Le code Québec, coécrit par le sondeur Jean-Marc Léger, Radio-Canada reprenait une nouvelle de la Presse canadienne en titrant « Les Québécois ne sont pas si différents des Canadiens, selon un nouvel ouvrage ». Dans les premières lignes de l’article, on affirmait même que la perception des Québécois comme étant différents du reste du Canada relève du « mythe ». Le bémol apporté par Léger, selon lequel les Québécois présentent tout de même de profondes différences avec les Canadiens, n’aura pas suffi, la manchette ne fera pas état de ces nuances.

  • Geneviève Dorval-Douville et Jean-François Gingras. Rêver le territoire

    Geneviève Dorval-Rouville et Jean-François Gingras
    Rêver le territoire. Vers une vision partagée de son potentiel, Les éditions Somme toute, 2018, 156 pages

    Ce livre s’inscrit dans une série d’essais réalisés par des auteurs associés aux Orphelins politiques, un mouvement citoyen visant à proposer des solutions pragmatiques et innovantes pour faire avancer le Québec. Cette série cherche quant à elle à redonner aux Québécois la fierté et le goût de bâtir collectivement le Québec.

  • Anne-Marie Beaudoin-Bégin. La langue affranchie

    Anne-Marie Beaudoin-Bégin
    La langue affranchie. Se raccommoder avec l’évolution linguistique, Éditions Somme toute, 2017, 116 pages

    Les différents malaises que vous causera cet ouvrage proviendront, d’abord et avant tout, du très pernicieux statut scientifique dont il se vernit pour enfoncer dans la gorge du lecteur une vérité épiphanique construite de toute pièce. La langue affranchie d’Anne-Marie Beaudouin-Bégin est une œuvre insidieuse qui révèle les obsessions traumatiques d’une auteure torturée par les chroniques du Journal de Montréal. Particulièrement celles de Mathieu Bock-Côté et de Denise Bombardier qui seraient à leurs façons des suprémacistes de la langue. À tout le moins, des aristocrates infréquentablesméprisant le petit monde qu’ils regarderaient de haut. Comme dans tout manifeste doctrinaire gauchiste qui se respecte, la petitesse progressiste est au rendez-vous avec les mesquineries de mauvaise foi habituelle où on fait comprendre à son interlocuteur qu’il n’appartient pas à la légitimité de ce monde, mais plutôt à une cellule de l’aile psychiatrique. Maladivement attaché àses privilèges, le défenseur de la langue française sera en quelque sorte accusé de demeurer dans les ténèbres de l’histoire ou condamné à la fossilisation préhistorique ridicule.

  • Paul Cliche. Un militant qui n’a jamais lâché

    Paul Cliche
    Un militant qui n’a jamais lâché. Chronique de la gauche politique des années 1950 à aujourd’hui, Varia, Montréal, 2018, 428 pages

    C’est par son blogue dont certains textes paraissent régulièrement dans la chronique « Libre opinion » du Devoir que j’ai pu entrer en contact une première fois avec l’auteur. Paul Cliche – qui au sein QS milite avec une admirable détermination en faveur d’une réforme du système électoral – m’a alors assuré de ses convictions indépendantistes. J’avais perdu sa trace depuis la grande aventure du FRAP, victime de l’infecte démagogie de l’occupant de l’Hôtel de Ville de Montréal lors de la Crise d’octobre. Et, comme la mémoire est une faculté qui oublie, je ne me souvenais plus qu’il avait été en grande partie responsable de la victoire du parti libéral dans Mercier en se portant candidat indépendantiste de gauche lors de l’élection partielle du 9 avril 2001.

  • Jérôme Blanchet-Gravel. La face cachée du multiculturalisme

    Jérôme Blanchet-Gravel
    La face cachée du multiculturalisme,Les éditions du Cerf, collection Idées, 2018, 224 pages

    La face cachée du multiculturalisme est le plus récent ouvrage de l’essayiste Jérôme Blanchet-Gravel. La lecture révèle chez lui un grand talent. Ce talent n’a rien à voir avec la sociologie, l’étude des religions, l’histoire des idées, la science politique ou l’écriture d’essais. Le talent de Blanchet-Gravel est de convaincre des éditeurs crédules ou opportunistes de publier ses manuscrits. On en voit des signes sans ouvrir le livre. Le quatrième de couverture déclare que l’essayiste serait « considéré comme l’une des nouvelles figures de la libre-pensée au Québec », une déclaration qui devrait surprendre les connaisseurs des débats d’idées du Québec. Autre signe inquiétant, la couverture annonce une préface signée par le sociologue Michel Maffesoli. Un auteur produisant surtout des textes anecdotiques qui masquent souvent leur peu de méthode et d’analyse par une érudition qui s’en tient au verbiage et aux références inutiles à des sources d’envergure.

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