Comptes rendus

  • Jean-Louis Bourque. Du presque-pays au pays

    Jean-Louis Bourque
    Du presque-pays au pays, Aix-en-Provence, Les Éditions Persée, 2017, 178 pages

    Jean-Louis Bourque retrace le cheminement de sa pensée politique en l’associant à celui de l’évolution du Québec. Comme dans son précédent ouvrage (Demain la République), il plaide pour l’indépendance, mais il le fait plus sur le plan des valeurs que sur celui des institutions et des structures de pouvoir. Ayant lui-même affronté à deux reprises le risque de disparaître, suite à des maladies graves, il transpose sa résilience personnelle à celle de son pays. Il voit l’histoire du Québec comme une longue résistance à la disparition. Il pense que la perspective de ne plus être affecte autant l’individu que la collectivité. Cette métaphore existentielle n’est pas toutefois sans poser problème, car le collectif ne se pense pas par lui-même, il se représente à travers une série de médiations que jouent les intellectuels, les médias et la classe politique. Les ressources de l’illusion sont presque infinies dans cet univers de la représentation collective ce qui est beaucoup moins vrai pour l’individu qui sait qu’il ne peut échapper à la finitude et qui peut compenser par l’idée de la résurrection dans l’au-delà. Il n’y a pas d’au-delà pour les peuples.

  • Dalie Giroux. Le Québec brûle en enfer

    Dalie Giroux
    Le Québec brûle en enfer, M éditeur, coll. Mobilisations, 2017, 130 pages

    À la vue de ce titre dans ma pile de commandes, mon libraire s’est exclamé ironiquement et sans retenue : « Misère, ce livre semble plein de subtilité ! » Cette simple remarque venant d’un de ceux qui voit passer entre ses mains le plus de titres au Québec résume bien l’impression qui reste au lecteur lorsque la 130e et dernière page du livre Le Québec brûle en enfer se referme.

    C’est Dalie Giroux, professeur de « pensée politique » à l’Université d’Ottawa, qui signe ce brûlot composé de 12 courts papiers publiés par elle, çà et là disséminés depuis quelques années dans des médias de gauche dits « alternatifs ». L’ouvrage de Giroux, rédigé en détestable écriture inclusive, mérite à peine que l’on s’y attarde, sinon pour en souligner la bêtise et s’étonner qu’un professeur d’université s’adonne à de telles excrétions.

  • Christian Saint-Germain. Naître colonisé en Amérique (1)

    Christian Saint-Germain
    Naître colonisé en Amérique, Montréal, Liber, 2017, 204 pages

    Colonialisme, colonisés, colonisateurs, ces vocables ont disparu du discours politique québécois alors qu’à l’origine du mouvement indépendantiste ces mots étaient utilisés pour caractériser la situation du peuple québécois dans le régime politique canadien et l’attitude de beaucoup de Canadiens français qui collaboraient à notre asservissement collectif.

  • Brebis cherchent bergers

    L’Assemblée des évêques catholiques du Québec a récemment publié un document intitulé Rapport présenté à Sa Sainteté le Pape François par l’Assemblée des évêques du Québec en prévision de la visite ad limina apostolorum de mai 2017. Que pouvait bien signifier pour un profane une visite ad limina apostolorum ? Si j’ai bien compris, aux dix ou quinze ans, les évêques ont l’obligation de présenter au Pape un rapport exposant la situation de leurs diocèses. Le pape, aussi infaillible soit-il, ne peut rencontrer un à un tous les évêques de tous les pays. Les évêques québécois ont donc mandaté leur Assemblée pour les représenter. Au-delà des structures vaticanes, ce Rapport est intéressant car il offre un portrait du Québec tel que vu par nos évêques. Et, à mes yeux, leurs observations sont aussi dignes d’intérêt que celles des sociologues patentés. 

  • Jacques Fournier. S’engager : pourquoi, comment?

    Jacques Fournier
    S’engager : pourquoi, comment ? Matériaux de réflexion pour mes petits-enfants, Saint-Joseph-du-Lac, M éditeur, 2017, 160 pages

    Jacques Fournier a été organisateur communautaire dans un CLSC de Longueuil pendant vingt-cinq ans tout en étant animateur de la revue Interaction communautaire. Loin de son bureau d’intervenant, il a aussi été un militant de tous les enjeux sociaux : partisan de la mouvance « Socialisme et indépendance », il s’est tenu loin des mouvements d’extrême gauche de l’époque de sa jeunesse dans les années 1970-1980.

    Jacques Fournier a composé S’engager : pourquoi, comment ? pour fournir des matériaux de réflexion à ses cinq petits-enfants, d’où le style de toutes ses chroniques, empreint de simplicité et d’affection. Dans cet essai, il aborde sans trop d’organisation tous les thèmes qui ont nourri sa vie et sa carrière : militantisme et bénévolat, retraite active et citoyenne, simplicité volontaire, question nationale, enjeux sociaux, mais aussi la vie et la mort, la joie de vivre et la beauté. Plus qu’un livre, il s’agit d’un recueil et d’une mémoire. 

  • Joseph Gagné. Inconquis : deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760

    Joseph Gagné
    Inconquis : deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760, Québec, Septentrion, 2016, 258 pages

    Issu d’un mémoire de maîtrise en histoire déposé à l’Université Laval, ce livre a bénéficié de l’appui d’un grand éditeur qui lui a donné, par son titre, une coloration qu’il n’avait pas à l’origine. La quatrième de couverture précise que « c’est tout un pan oublié de l’histoire de la Conquête qui est raconté, celui d’hommes qui ont refusé d’être conquis ». Présenté sous cet angle, Inconquis décevra ses lecteurs, car l’auteur du mémoire avait une autre idée en tête que celle-là.

  • André Duchesne. La traversée du Colbert

    André Duchesne
    La traversée du Colbert, Montréal, Boréal, 2017, 312 pages

    Les commémorations de grands événements sont l’occasion de faire l’état des connaissances et de profiter du regain d’intérêt qu’ils suscitent pour effectuer de nouvelles recherches qui, à plus grande distance temporelle, permettent d’aller au fond des choses. Le 50e anniversaire de la visite du général de Gaulle agit en ce sens comme détonateur d’un renouveau de l’analyse historique. L’Action nationale a déjà publié dans son numéro de juin les principaux textes présentés lors du colloque organisé les 26 et 27 mai dernier à la SSJB.

  • Kenza Bennis. Les monologues du voile

    Kenza Bennis
    Les monologues du voile, Éd. Robert Laffont, Paris, 2017, 181 pages

    Le port du voile… Ce monstre sacré ! Il demande beaucoup trop en échange de l’édification de sa mythologie personnelle. La médicastre ne lui refuse rien. Bourreau, voyeuse, complice ou mystificatrice ? Qui est Kenza Bennis et pourquoi se dévoile-t-elle ? À ces questions, je ne peux répondre que par sa profession : journaliste indépendante ! Femme musulmane, madame Bennis a lancé récemment – et ce à l’ombre des grands intellectuels – un essai qui me semble camouflé derrière une étude empirique. Il nous est livré sous forme de monologues qui sont « inspiré[s] » des confidences d’une ou de plusieurs femmes (p. 19). 

  • Couche-Tard ou l’audace de réussir et Jean-Guy Desjardins, le phénix de la finance

    Guy Gendron
    Couche-Tard ou l’audace de réussir : le parcours d’Alain Bouchard, l’entrepreneur qui a osé inventer sa vie, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2016, 322 pages

    Jacqueline Cardinal
    Jean-Guy Desjardins, le phénix de la finance : une biographie, Montréal, Chaire de leadership Pierre-Péladeau, HEC Montréal et Québec, Presses de l’Université du Québec, 2017, 203 pages

    Jean-Guy Desjardins et Alain Bouchard sont des bâtisseurs d’entreprises d’une envergure exceptionnelle. Peu connu du grand public, le premier s’est lancé à l’âge de 58 ans dans la construction, pierre par pierre, d’un géant québécois de la gestion de capitaux du nom de Fiera Capital. Le nom d’Alain Bouchard nous est plus familier à cause de sa forte présence médiatique et de la proximité de son entreprise, Alimentation Couche-Tard, multinationale et l’une des plus grandes chaînes de dépanneurs au monde.

    Les biographes de ces personnages auraient pu en faire des héros de carton-pâte. Ils ont évité ce piège en situant suffisamment bien les choix et les actions de leurs personnages à l’intérieur des cadres de la société qui les a produits. Voyons cela de plus près.

  • Charte canadienne et droits linguistiques : pour en finir avec les mythes

    Note critique
    L'auteur est avocat, doctorant en droit à l’Université de Sherbrooke et à l’Université de Bordeaux et boursier FRQSC

    Frédéric Bérard
    Charte canadienne et droits linguistiques : pour en finir avec les mythes, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2017, 375 pages

    Me Frédéric Bérard tente ici un grand coup. Selon lui, tous les constitutionnalistes du Québec ou presque, appuyés par une certaine élite nationaliste, auraient, au moment du rapatriement, mal anticipé les conséquences de l’entrée en vigueur de la Charte canadienne. Et ce groupe, qui selon Bérard domine sans partage la vie intellectuelle québécoise, aurait ensuite élevé ses hypothèses au rang de « mythe », pour enfin s’enfoncer, année après année, depuis 35 ans, dans « un univers constitutionnel parallèle, fondé sur une trame narrative fictive ». Dans les circonstances, il va sans dire, quelqu’un devait se lever pour rétablir les faits.

  • Yvan Lamonde. Un coin dans la mémoire

    Yvan Lamonde
    Un coin dans la mémoire, Montréal, Leméac Éditeur, 2017, 118 pages

    Dans les premières pages de son essai Un coin dans la mémoire : l’hiver de notre mécontentement, l’historien Yvan Lamonde confesse son « attirance » pour la psychanalyse. Malgré ce penchant, il aura résisté longtemps aux sirènes de l’analyse des phénomènes historiques par la soi-disant « mentalité » d’un groupe donné. « Je suis le premier à détester la fausse explication d’une psychologie collective à cinq sous », nous confie-t-il. Ce n’est que maintenant, après quarante-cinq années passées à étudier l’histoire des idées au Québec, qu’il délaisse la neutralité et l’objectivité propres à sa profession pour convier le sujet québécois à s’allonger sur le divan. En 107 pages bien tassées, Lamonde s’« essaye », comme il le dit lui-même, à comprendre les multiples blocages qui affligent notre société. En chemin, il identifie leur origine : une profonde division au cœur même de la conscience politique du Québec.

  • Raphaël Émond. La politique vue du haut de mes 12 ans

    Raphaël Émond
    La politique vue du haut de mes 12 ans, Chicoutimi, Éditions JCL, 220 pages

    Il y a étrangement, dans certaines conceptions irrationnelles de la jouvence, une métaphore de la pureté. Il ne suffirait que d’ouvrir son cœur et ses oreilles à la candeur de l’enfant pour recevoir l’ablution complète décrottant le pire des impies de la boue tapissant son âme souillée. Une fois le baptême reçu on pourrait, dès lors, comprendre la profondeur proverbiale dérivée de la réflexion platonicienne : « La vérité sort de la bouche des enfants ». C’est la bonne nouvelle que la maison d’édition JCL, qui, Raphaël Émond, souhaite nous enfoncer dans le crâne, en cette rentrée littéraire de 2017 en publiant les réflexions du petit enfant-roi-philosophe.

     

  • Collectif Faut qu'on se parle. Ne renonçons à rien

    Jean-Martin Aussant, Claire Bolduc, Véronique Coté, Maïtée Labrecque-Saganash, Aurélie Lanctôt, Karel Mayrand, Gabriel Nadeau-Dubois, Will Prosper et Alain Vadeboncoeur
    Ne renonçons à rien, Lux, 2017, 219 pages

    Même si la tournée « Faut qu’on se parle » a eu beaucoup plus d’échos que le livre qui en est ressorti, Ne renonçons à rien, il vaut la peine de s’attarder à ce dernier en raison de l’attention accordée à cette tournée.

    Le concept est simple : des personnalités plus ou moins connues, essentiellement issues de la gauche montréalaise, ont fait le tour des régions du Québec pour ensuite nous présenter des idées qu’elles auraient entendues au cours de cette tournée et qui, étrangement, ressemblent souvent aux idées qu’elles avaient avant d’entreprendre cette démarche. Cela donne un concentré d’idées fort intéressantes actuellement en vogue au sein de cette gauche, mais cette fois appuyées par des témoignages de simples citoyens. Cela va de l’importance de l’économie sociale et de l’achat local à la réforme du mode de scrutin en passant par l’élargissement de la couverture de l’assurance maladie aux problèmes de santé mentale, la priorité à l’éducation, la critique de la montréalisation de l’information (à laquelle le livre contribue pourtant), la défense des CPE, la dénonciation des discriminations à l’encontre des immigrants, l’opposition aux oléoducs, la promotion des transports en commun, etc. 

  • Mathieu Bock-Côté. Le nouveau régime

    Mathieu Bock-Côté
    Le nouveau régime. Essais sur les enjeux démocratiques actuels, Boréal, 2017, 320 pages

    Le sociologue Mathieu Bock-Côté est un auteur prolifique. Quelques mois après la publication d’un ouvrage salué par la critique, Le multiculturalisme comme religion politique, il récidive en publiant Le nouveau régime. Essais sur les enjeux démocratiques actuels. Rassemblant différents essais parus ces derniers temps, il poursuit le combat de sa vie : la critique du multiculturalisme. Si, comme Bock-Côté l’avance, le multiculturalisme est la religion du XXIe siècle, il n’est pas exagéré de dire que le sociologue est à notre époque ce qu’Arthur Buies a été à la sienne. Les deux sont d’une ténacité et d’une énergie à toute épreuve. Mais le sociologue a réussi là où le « chroniqueur éternel » a échoué, soit à attirer l’attention du milieu intellectuel de la mère patrie.

  • Collectif Faut qu'on se parle. Ne renonçons à rien

    Jean-Martin Aussant, Alain Vadeboncoeur, Gabriel Nadeau-Dubois, Maïtée Labrecque-Saganash, Claire Bolduc, Karel Mayrand, Véronique Côté, Will Prosper
    Ne renonçons à rien. Le livre de la tournée « Faut qu’on se parle », Montréal, Lux Éditeur, 2017, 224 pages

    À l’heure où le Quebec Liberal Party sape les bases de l’État québécois sous l’œil décontenancé d’un peuple plus cynique que jamais et que les forces nationalistes ne trouvent pas autre chose à faire que de s’écarteler, Gabriel Nadeau-Dubois, Jean-Martin Aussant, Alain Vadeboncoeur, Aurélie Lanctôt, Claire Bolduc, Maïtée Labrecque-Saganash, Véronique Côté, Karel Mayrand et Will Prosper ont lancé une tournée d’assemblées de cuisines et de rassemblements intitulée « Faut qu’on se parle ». Cette dernière vient d’être couronnée par la publication de l’ouvrage Ne renonçons à rien qui présente les constats et les idées des neuf réformateurs. 

  • André Pratte, Jonathan Kay et al. Bâtisseurs d’Amérique

    André Pratte, Jonathan Kay et al.
    Bâtisseurs d’Amérique : des Canadiens français qui ont fait l’histoire, Les éditions La Presse, 2016, 408 pages

    Que Les Éditions La Presse, en 2016, décident de publier un livre traitant des grands personnages canadiens-français ayant « fait l’Amérique » peut sembler franchement surprenant aux yeux de tout nationaliste. L’ennemi idéologique serait-il soudainement sensible à l’importance de réinscrire dans l’histoire de la nation québécoise des figures exceptionnelles et exemplaires nourrissant la fierté et l’appréciation du passé ? Le média fédéraliste et libéral par excellence se sent-il soudain l’âme patriote ? Réalise-t-il, à l’heure de la montée des populismes, que les peuples sentent encore le besoin d’exister et de se rallier à de salvateurs mythes nationaux ? Qu’est-ce donc que cet ouvrage historique qu’on nous offre alors que le libéralisme semble plus affairé que jamais à dissoudre les communautés nationales et leurs racines et que le fédéralisme canadien se pose internationalement comme à l’avant-garde absolue de ce mouvement de l’histoire ? C’est donc avec hâte et empressement que je me suis plongée dans la lecture des quelque 396 pages de ce collectif voulant offrir aux lecteurs des portraits de grands personnages francophones écrits par d’autres grands personnages, eux, vivants.

  • D. Peter Macleod. Backs to the wall : the Battle of Sainte-Foy and the conquest of Canada

    D. Peter Macleod.
    Backs to the wall : the Battle of Sainte-Foy and the conquest of Canada, Madeira Park (Colombie-Britannique), Douglas & McIntyre, 2016, 253 pages

    Les chapitres sont brefs, le rythme soutenu, la recherche documentaire méritoire. Ce récit de Peter MacLeod, historien rattaché au Musée canadien de la guerre, porte sur la bataille de Sainte-Foy du 28 avril 1760, de sa préparation à son dénouement et à ses conséquences immédiates. L’auteur tente de présenter l’événement selon les points de vue des acteurs de l’époque, ou du moins ce qu’il pourrait en rester à travers leurs journaux, correspondances et archives.

  • Simon-Pierre Savard-Tremblay. L’État succursale. La démission politique du Québec

    Simon-Pierre Savard-Tremblay
    L’État succursale. La démission politique du Québec, VLB éditeur, 2016, 234 pages

    À l’heure du renouveau du libre-échange, notamment avec le traité Canada-Union européenne et le traité transpacifique, et surtout à l’heure de sa remise en cause en Europe et aux États-Unis, une réflexion proprement québécoise sur cet enjeu et plus globalement sur celui de l’État-nation dans la mondialisation s’impose. Le dernier essai de Simon-Pierre Savard-Tremblay, L’État succursale. La démission politique du Québec, qui porte sur ces questions, arrive donc à point.

  • Josée Boileau. Lettres à une jeune journaliste

    Josée Boileau
    Lettres à une jeune journaliste, Montréal, VLB éditeur, 2016, 142 pages

    Depuis un an qu’elle a quitté Le Devoir, la plume alerte de Josée Boileau, son jugement sûr, ses engagements du côté de la justice, sa sensibilité généreuse, sa langue superbe nous manquent. Nous étions nombreux à avoir pris goût à la fréquenter. Depuis, on se plaît à espérer la lire encore pour avoir à nouveau l’occasion de se réjouir.

    À défaut de la lire au quotidien, elle nous est revenue avec un essai dans lequel on la retrouve tout entière. Dans ces huit Lettres à une jeune journaliste, Josée Boileau fait étalage de toutes ces qualités qui en ont fait une étoile unique du journalisme québécois. Et face à toutes les difficultés auxquelles est confrontée la presse, la lucidité dont elle fait preuve n’altère aucunement son enthousiasme.

  • Simon Harel. Foutue charte, journal de mauvaise humeur

    Simon Harel
    Foutue charte, journal de mauvaise humeur,Varia, coll. Proses de combat, Montréal, 2016, 231 pages

    Rarement dans ma vie de lecteur je fus aussi désarçonné et dubitatif suite à la lecture d’un livre que lorsque j’ai refermé le dernier né de la plume du professeur de « littératures et langues du monde » Simon Harel intitulé Foutue charte. Avant d’en ouvrir les premières pages, je m’étais fait tout un scénario. J’allais plonger dans les pages du bouquin tête baissée, comme un baigneur se jette dans une eau inconfortable et trop froide. J’allais lutter de tout mon être pour endurer jusqu’à la fin la lecture d’un énième texte condamnant la charte des valeurs et le courant conservateur du nationalisme québécois puis, dans un exercice cathartique, j’allais finalement en faire une recension critique relativement assassine traitant des nombreuses lacunes dans la pensée politique d’un auteur trop libéral-progressiste pour moi. Quelle naïveté !

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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