Comptes rendus

  • Michel Brunet. La France impériale et la Nouvelle-France

    Michel Brunet
    La France impériale et la Nouvelle-France. Un regard neuf sur 1759
    Rosemère, Éditions Pierre Tisseyre, 2017, 320 pages

    Regard neuf ? Oui, et il se situe dans la mouvance des travaux français de Laurent Veyssière et de Bertrand Fonck, et aussi des travaux québécois de Raymonde Litalien, Jean François Palomino, Sophie Imbeault et Denis Vaugeois. Ce regard neuf est celui non de l’historien bien connu, mais d’un ex-diplomate québécois sensible à la géopolitique et au comparatisme, qui déconstruit la politique coloniale de l’empire français du XVIIIe siècle pour montrer la démesure et la fragilité de ses prétentions continentales. Regard neuf d’un auteur qui, à partir d’une explication nouvelle et claire, devrait façonner une vision nouvelle chez le lecteur et lui faire regarder affectivement la France et la Conquête autrement. L’analyse et l’écriture sont d’une exceptionnelle efficacité : à partir de l’affirmation « La Nouvelle-France était une colonie française », l’auteur décompose chacun des mots pour en faire éclater la banalité.

  • Charles-Philippe Courtois. Lionel Groulx, le penseur le plus influent de l’histoire du Québec

    Charles-Philippe Courtois
    Lionel Groulx, le penseur le plus influent de l’histoire du Québec
    Montréal. Les éditions de l’Homme, 2017, 575 pages

    La biographie de Lionel Groulx offerte par Charles-Philippe Courtois est une contribution majeure puisqu’elle résume la vie et l’œuvre de notre historien le plus influent et assurément l’intellectuel le plus prolifique de l’histoire du Québec (Bouchard, 2003). D’autres se sont intéressés à la pensée de Groulx, pensons à Michel Bock (Quand la nation dépassait les frontières, 2004), ou encore à Gérard Bouchard (Les deux chanoines, 2003) et bien sûr Yvan Lamonde (L’Histoire sociale des idées au Québec, 2004). Aucun historien n’avait toutefois consenti jusqu’ici à investir les années de travail suffisantes pour mener à bien cette mission gigantesque de résumer la vie et l’œuvre de ce très grand Québécois que fut Lionel Groulx et à qui nous devons tant collectivement.

  • Sébastien Proulx. Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire

    Sébastien Proulx
    Un Québec libre est un Québec qui sait lire et écrire
    Septentrion, Montréal, 2018, 136 pages

    Fréquenter les plateformes web des grands partis politiques québécois est souvent d’un mortel ennui. On n’y apprend jamais plus qu’on en savait déjà. Le seul constat à en tirer consiste à prendre acte des ravages sur la pensée politique qu’exercent les « communicants », ces évêques qui règnent en maîtres sur la cité. La soumission du Parti libéral du Québec à ces dogmes de la communication correcte n’est plus à prouver. L’économie ? Notre priorité. La santé ? Notre priorité. L’égalité hommes/femmes ? Notre priorité. L’éducation ? Notre priorité. C’est le triomphe de l’égalitaire ! Lorsque tous les enjeux sont prioritaires, on atteint le moment zéro de la gouvernance. L’État devient autiste et regarde devant lui, immobile, souriant, attendant que d’autres formes décisionnelles plus fortes et volontaires prennent le pas sur lui. Le politique s’abandonne au marché et à la tyrannie des experts. On connaît la ritournelle.

  • Nicolas Lévesque. Le Québec vers l’âge adulte

    Nicolas Lévesque
    Le Québec vers l’âge adulte
    Montréal, éditions Alias, 2012, 172 pages

    Le franglais se répand dans les banlieues aisées comme une gastro-entérite dans une urgence bondée. Bonjour/hi est en voie de devenir une tendance mode qui colle à la métropole comme une omelette adhère à une casserole antiadhésive bas de gamme surutilisée par un cégépien en résidence depuis deux ans. Emmanuel Macron, main dans la main avec Philippe Couillard, déclare que le fait de parler anglais est un atout pour la francophonie mondiale. Quelques faits, un seul constat : le Québec agonise, et la francophonie aussi.

  • Nicolas Zorn. Le 1% le plus riche : l’exception québécoise

    Nicolas Zorn
    Le 1 % le plus riche : l’exception québécoise, Les Presses de l’Université de Montréal, 2017, 202 pages

    En 2017, Nicolas Zorn, doctorant en science politique, publiait Le 1 % le plus riche : L’exception québécoise, ouvrage dans lequel il entreprend de présenter les statistiques de la croissance de l’inégalité de revenu entre le premier centile et le reste de la population au Québec, d’analyser l’évolution des inégalités au plan international et d’en interpréter les causes. Pour juger de la pertinence de ce livre, situons-le d’abord dans la littérature traitant des inégalités au Québec. Nous serons ensuite plus à même de saisir sa contribution au champ d’étude en question.

  • Éric Martin. Un pays en commun. Socialisme et indépendance au Québec

    Éric Martin
    Un pays en commun. Socialisme et indépendance au Québec, Écosociété, 2017, 265 pages

    Chaque peuple fortifie sa singularité dans une tradition de débat. Au Québec, cette tradition aura été façonnée en bonne partie par la question nationale, raison pour laquelle les intellectuels qui décident de s’y intéresser sont d’ordinaire les plus éloquents et les plus pertinents. L’ouvrage d’Éric Martin, Un pays en commun, ne fait pas exception à cette règle. Écrit avec l’adresse et la clairvoyance qu’on savait déjà au professeur de philosophie du cégep Edouard-Montpetit (Université inc., 2011 ; La tyrannie de la valeur, 2014) cet essai fera date, autant pour la qualité de son propos que pour ce qu’il nous dit de l’évolution du débat sur la situation de la gauche au Québec.

  • Gilbert Paquette. Un pays en tête

    Gilbert Paquette
    Un pays en tête, Montréal, Les éditions du Renouveau québécois, 2017, 208 pages

    Ceux et celles qui connaissent un tant soit peu Gibert Paquette savent que c’est un fidèle à la cause de l’indépendance du Québec. Depuis plus de quarante années, il a été quasiment de tous les combats, et à tous les niveaux, même celui de la candidature à la direction du Parti québécois. Son dernier ouvrage, Un pays en tête, illustre cette opiniâtreté militante. C’est un vibrant plaidoyer pour l’indépendance du Québec doublé d’un document argumentaire pour les militants.

  • B. Lévesque et M. Rioux. Fondaction. Un fonds pleinement engagé dans la finance socialement responsable

    Benoît Lévesque en collaboration avec Michel Rioux (dir.)
    Fondaction. Un fonds pleinement engagé dans la finance socialement responsable, Montréal, Presses de l’Université du Québec. Coll. Innovation sociale. 2017, 409 pages

    C’est une rareté. Benoit Lévesque et Michel Rioux et leurs collaboratrices ont pu bénéficier d’une ouverture d’esprit exceptionnelle de la part de dirigeants de Fondaction pour donner un tel ouvrage. Il n’est pas courant d’accéder ainsi à la vie interne d’une institution financière. Le monde de la finance n’a pas la réputation de la plus grande transparence. Mais c’est une valeur cardinale pour Fondaction et la lecture de ce travail en fait la démonstration exemplaire. 

  • John Parisella. La politique dans la peau

    John Parisella
    La politique dans la peau, Les éditions La Presse, 2015, 389 pages

    L’avant-propos de la biographie de John Parisella, l’homme qui ailleurs se fait passer pour un fédéraliste modéré ami des souverainistes, en donne le ton. En moins de cinq pages, l’auteur y mentionne à six reprises ses origines immigrantes. Il y confie même qu’au départ l’idée du livre était de raconter son histoire en tant que fils d’immigrant. Mais il a dû constater qu’il y avait d’autres caractéristiques à son parcours, comme, accessoirement, d’avoir travaillé de près avec trois premiers ministres et un chef de l’opposition. 

  • Lettre à Jean‑Martin Aussant

    findesexilsJean-Martin Aussant
    La fin des exils : résister à l’imposture des peurs, Atelier 10, coll. Documents, Montréal, 102 pages

    Jean-Martin Aussant… Il y a maintenant longtemps que je ne t’attendais plus nulle part. Je t’avais pourtant espéré, et même plus qu’espéré avec plusieurs de mes semblables. Tu étais passé devant nos yeux comme une comète : brillant, fascinant, nouveau. Ta présence dans un ciel monotone faisait rêver. Il faut dire, cher objet céleste JMA2012, que tu avais tout pour réussir. D’abord la jeunesse, qualité non nécessaire, mais fort utile quand vient le temps de plaire aux foules au XXIe siècle. Tu avais les idées claires et nettes, limpides et fraîches comme cette eau qui coule des eskers abitibiens. Aucun de ces politiciens mollassons et intrigants qui tentaient de te piéger n’y arrivait. Tu les mettais en pièce sans aucun complexe, sans même te prendre pour un superhéros. Tu leur lançais ces phrases-choc en 140 caractères dont seul toi détiens le secret, puis ils se taisaient et leur aura misérable disparaissait, les laissant nus devant nous, habillés de leur néant. Tu as rassemblé derrière toi des milliers de jeunes qui ont découvert qu’ils étaient indépendantistes, que ce projet n’avait rien de ringard et de dépassé. Mieux encore, tu as fait cela sans mettre de l’avant cette obsession malsaine pour le gauchisme qui gangrène aujourd’hui ce qui reste du souverainisme. Pour toi, l’indépendance de notre nation était la première clé nécessaire pour déverrouiller notre avenir et protéger notre existence.

  • Luc-Normand Tellier. L’émergence de Montréal dans le système nord-américain : 1642-1976

    Luc-Normand Tellier
    L’émergence de Montréal dans le système nord-américain : 1642-1976, Septentrion, Québec, 2017, 528 pages

    Le titre de ce monumental nouvel ouvrage de mon collègue retraité de l’UQAM n’est pas fortuit. D’abord, en privilégiant le nom de Montréal, aux dépens de celui de la Nouvelle-France, on peut se demander si l’éditeur ne s’est pas montré quelque peu opportuniste en voulant profiter des fêtes coderrennes du 375e anniversaire de la métropole québécoise. Ces fêtes ayant été placées sous la gouverne d’un gestionnaire de l’humour, Septentrion a-t-il voulu, comme d’autres éditeurs l’ont fait, y faire entrer la place revenant à l’histoire ? Chose certaine, ce fort intéressant ouvrage, s’il traite, bien sûr, de la ville située à l’un des bouts de l’autoroute Jean-Lesage, les faits racontés se rapportent à la Nouvelle-France dans son ensemble, en se situant pour une bonne part sous les ors de Versailles. En effet, Luc-Normand Tellier (LNT ci-devant) ne cache pas que l’angle adopté pourra surprendre certains en situant la naissance de Montréal (j’ajoute celle de la Nouvelle-France, comme de sa perte) à partir de Versailles et des cours européennes, tout en se positionnant dans le contexte du système urbain nord-américain (p. 376).

  • Catherine Dorion. Les luttes fécondes

    Catherine Dorion
    Les luttes fécondes. Libérer le désir en amour et en politique, Montréal, Atelier 10, Collection Document, 2017, 116 pages

    Les luttes fécondes est le plus récent essai de Catherine Dorion, une artiste-militante qui s’est fait connaître à travers Option nationale et la crise étudiante de 2012. L’ouvrage s’ouvre avec des descriptions brèves et crues de conflits conjugaux, vite suivies d’une montée de lait à l’endroit de Benoît Dutrizac, dénoncé parce qu’il critiquait les étudiants grévistes de 2012. Ce coq-à-l’âne est à l’image du reste de l’œuvre. Bien qu’elle livre une mince plaquette d’à peine 100 pages, l’auteure sautille entre la sociopolitique, l’intimité et l’anecdote autobiographique. Le propos prend plusieurs avenues, mais elles indiquent toutes que le lecteur est surtout le témoin d’une plume qui se célèbre.

  • Christian Saint-Germain. Naître colonisé en Amérique (2)

    Christian Saint-Germain
    Naître colonisé en Amérique, Montréal, Liber, 2017, 204 pages

    Comment décrire le dernier livre de Christian Saint-Germain en quelques mots ? Destructeur et redondant. Effectivement, depuis le temps que nous l’apprivoisons, la doctrine Saint-Germaniste est devenue fort prévisible, mais jamais édulcorée. Naître colonisé en Amérique reprend en ce sens tous les ingrédients de la recette mitigée des précédents ouvrages de l’auteur. C’est d’ailleurs peut-être pourquoi ce nouvel opus de la même idée peine à trouver son identité. Il apparaitra, à tout lecteur averti, comme quelques chapitres à rajouter au Mal du Québec dont l’ancre des pages n’a même pas encore eu le temps de sécher. On le sait maintenant, le nihilisme méthodologique anti-péquiste de Saint-Germain consiste essentiellement à faire couler le sang et rouler les têtes, par ailleurs toujours les mêmes, celles de l’univers du Parti québécois. La chimère souverainiste, mi-felquiste, mi-vampire, des confins nébuleux de l’UQAM récidive donc de nouveau. Seulement cette fois l’effet de surprise n’est plus au rendez-vous. On retrouvera encore la créature tirer son même plaisir sadique, alors qu’elle s’adonne à ses frappes chirurgicales habituelles à la carotide péquiste. Dans la suite logique de la trilogie, le Parti québécois qui représenterait d’abord un bluff de farceur, puis un mal existentiel, est maintenant une forme de démon à exorciser tel que l’annonce la page couverture.

  • Jean-Louis Bourque. Du presque-pays au pays

    Jean-Louis Bourque
    Du presque-pays au pays, Aix-en-Provence, Les Éditions Persée, 2017, 178 pages

    Jean-Louis Bourque retrace le cheminement de sa pensée politique en l’associant à celui de l’évolution du Québec. Comme dans son précédent ouvrage (Demain la République), il plaide pour l’indépendance, mais il le fait plus sur le plan des valeurs que sur celui des institutions et des structures de pouvoir. Ayant lui-même affronté à deux reprises le risque de disparaître, suite à des maladies graves, il transpose sa résilience personnelle à celle de son pays. Il voit l’histoire du Québec comme une longue résistance à la disparition. Il pense que la perspective de ne plus être affecte autant l’individu que la collectivité. Cette métaphore existentielle n’est pas toutefois sans poser problème, car le collectif ne se pense pas par lui-même, il se représente à travers une série de médiations que jouent les intellectuels, les médias et la classe politique. Les ressources de l’illusion sont presque infinies dans cet univers de la représentation collective ce qui est beaucoup moins vrai pour l’individu qui sait qu’il ne peut échapper à la finitude et qui peut compenser par l’idée de la résurrection dans l’au-delà. Il n’y a pas d’au-delà pour les peuples.

  • Dalie Giroux. Le Québec brûle en enfer

    Dalie Giroux
    Le Québec brûle en enfer, M éditeur, coll. Mobilisations, 2017, 130 pages

    À la vue de ce titre dans ma pile de commandes, mon libraire s’est exclamé ironiquement et sans retenue : « Misère, ce livre semble plein de subtilité ! » Cette simple remarque venant d’un de ceux qui voit passer entre ses mains le plus de titres au Québec résume bien l’impression qui reste au lecteur lorsque la 130e et dernière page du livre Le Québec brûle en enfer se referme.

    C’est Dalie Giroux, professeur de « pensée politique » à l’Université d’Ottawa, qui signe ce brûlot composé de 12 courts papiers publiés par elle, çà et là disséminés depuis quelques années dans des médias de gauche dits « alternatifs ». L’ouvrage de Giroux, rédigé en détestable écriture inclusive, mérite à peine que l’on s’y attarde, sinon pour en souligner la bêtise et s’étonner qu’un professeur d’université s’adonne à de telles excrétions.

  • Christian Saint-Germain. Naître colonisé en Amérique (1)

    Christian Saint-Germain
    Naître colonisé en Amérique, Montréal, Liber, 2017, 204 pages

    Colonialisme, colonisés, colonisateurs, ces vocables ont disparu du discours politique québécois alors qu’à l’origine du mouvement indépendantiste ces mots étaient utilisés pour caractériser la situation du peuple québécois dans le régime politique canadien et l’attitude de beaucoup de Canadiens français qui collaboraient à notre asservissement collectif.

  • Brebis cherchent bergers

    L’Assemblée des évêques catholiques du Québec a récemment publié un document intitulé Rapport présenté à Sa Sainteté le Pape François par l’Assemblée des évêques du Québec en prévision de la visite ad limina apostolorum de mai 2017. Que pouvait bien signifier pour un profane une visite ad limina apostolorum ? Si j’ai bien compris, aux dix ou quinze ans, les évêques ont l’obligation de présenter au Pape un rapport exposant la situation de leurs diocèses. Le pape, aussi infaillible soit-il, ne peut rencontrer un à un tous les évêques de tous les pays. Les évêques québécois ont donc mandaté leur Assemblée pour les représenter. Au-delà des structures vaticanes, ce Rapport est intéressant car il offre un portrait du Québec tel que vu par nos évêques. Et, à mes yeux, leurs observations sont aussi dignes d’intérêt que celles des sociologues patentés. 

  • Jacques Fournier. S’engager : pourquoi, comment?

    Jacques Fournier
    S’engager : pourquoi, comment ? Matériaux de réflexion pour mes petits-enfants, Saint-Joseph-du-Lac, M éditeur, 2017, 160 pages

    Jacques Fournier a été organisateur communautaire dans un CLSC de Longueuil pendant vingt-cinq ans tout en étant animateur de la revue Interaction communautaire. Loin de son bureau d’intervenant, il a aussi été un militant de tous les enjeux sociaux : partisan de la mouvance « Socialisme et indépendance », il s’est tenu loin des mouvements d’extrême gauche de l’époque de sa jeunesse dans les années 1970-1980.

    Jacques Fournier a composé S’engager : pourquoi, comment ? pour fournir des matériaux de réflexion à ses cinq petits-enfants, d’où le style de toutes ses chroniques, empreint de simplicité et d’affection. Dans cet essai, il aborde sans trop d’organisation tous les thèmes qui ont nourri sa vie et sa carrière : militantisme et bénévolat, retraite active et citoyenne, simplicité volontaire, question nationale, enjeux sociaux, mais aussi la vie et la mort, la joie de vivre et la beauté. Plus qu’un livre, il s’agit d’un recueil et d’une mémoire. 

  • Joseph Gagné. Inconquis : deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760

    Joseph Gagné
    Inconquis : deux retraites françaises vers la Louisiane après 1760, Québec, Septentrion, 2016, 258 pages

    Issu d’un mémoire de maîtrise en histoire déposé à l’Université Laval, ce livre a bénéficié de l’appui d’un grand éditeur qui lui a donné, par son titre, une coloration qu’il n’avait pas à l’origine. La quatrième de couverture précise que « c’est tout un pan oublié de l’histoire de la Conquête qui est raconté, celui d’hommes qui ont refusé d’être conquis ». Présenté sous cet angle, Inconquis décevra ses lecteurs, car l’auteur du mémoire avait une autre idée en tête que celle-là.

  • André Duchesne. La traversée du Colbert

    André Duchesne
    La traversée du Colbert, Montréal, Boréal, 2017, 312 pages

    Les commémorations de grands événements sont l’occasion de faire l’état des connaissances et de profiter du regain d’intérêt qu’ils suscitent pour effectuer de nouvelles recherches qui, à plus grande distance temporelle, permettent d’aller au fond des choses. Le 50e anniversaire de la visite du général de Gaulle agit en ce sens comme détonateur d’un renouveau de l’analyse historique. L’Action nationale a déjà publié dans son numéro de juin les principaux textes présentés lors du colloque organisé les 26 et 27 mai dernier à la SSJB.

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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