Mai 2018

Vol. CVIII, no 5

  • Robert Laplante
  • Numéros publiés en 2018
  • Mai 2018

Éditorial - L'exil intérieur

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Quel affligeant spectacle ! Plus rien ne tient de l’intelligence ni de la décence devant ce qu’on nous donne à voir et à entendre dès lors qu’il est question de la passoire Roxham. Violence sourde de l’État canadian qui ne peut résister à la tentation du mépris à l’égard du Québec qui regimbe à peine, pourtant. Violence doctrinaire de tous les inquisiteurs qui refusent jusqu’à la moindre réticence critique et ne supportent rien d’autre que la résignation enthousiaste au nom d’une vertu qu’eux seuls peuvent brandir.

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  • Nicolas Bourdon
  • Numéros publiés en 2018
  • Mai 2018

La démission des cégeps francophones

Professeur de français, collège Bois-de-Boulogne

Nous savons tous que, comparativement aux niveaux primaire et secondaire, le réseau collégial jouit d’une grande indépendance: les programmes, les cours et les exigences varient d’un cégep à l’autre. Si cette autonomie peut parfois être bénéfique, notamment pour qu’un cégep s’adapte à des réalités régionales, elle génère malheureusement une compétition nocive entre les cégeps qui n’ont d’autre considération que d’augmenter le nombre d’étudiants inscrits, nombre qui détermine en grande partie le financement qu’ils reçoivent du ministère de l’Éducation. Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas de constater que les programmes apparaissent et disparaissent de façon chaotique, sans véritable plan d’ensemble et sans qu’aucune balise nationale ne soit établie.

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  • René Ricard
  • Numéros publiés en 2018
  • Mai 2018

La péréquation ? Un marché de dupes

Quelle est dans toute l’histoire de la « Confédération » canadienne la seule province à avoir fait défaut sur le paiement de sa dette, c’est-à-dire à s’être retrouvée dans l’impossibilité de faire face à ses obligations financières ? Je vous le donne en mille : l’Alberta. C’était en 1935 et la Grande Dépression frappait tout particulièrement les provinces des Prairies ; affectées de surcroît par de terribles sécheresses, elles se retrouvaient toutes au bord de la faillite. Et qui leur sauva la donne ? Le Québec entre autres, parce que moins durement affecté par la crise économique en raison de la structure industrielle de son économie.

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  • Mathieu Gauthier-Pilote
  • Numéros publiés en 2018
  • Mai 2018

Pour décoloniser notre coin du cyberespace

* Président de FACIL, pour l’appropriation collective de l’informatique libre

Un petit groupe de multinationales, dont les principales sont américaines, s’approprie les moyens d’exploiter les ressources numériques des peuples de la Terre, qui tardent à affirmer leur souveraineté dans le cyberespace.

Individuellement et collectivement, nous les Québécois sommes riches d’un très grand nombre d’appareils numériques (téléphones, tablettes, portables, postes de travail, serveurs, etc.) achetés bien souvent à fort prix de l’étranger. C’est grâce aux logiciels exécutés sur ces appareils que sont traitées nos données, des plus intimes aux plus publiques. Ces logiciels ont bien souvent des propriétaires qui, dans leur infinie générosité, ont bien voulu nous accorder un droit limité et révocable d’utiliser leur « propriété » pour que nous soyons en mesure de manipuler nos données. Qui est le maître dans nos appareils numériques ?

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  • Gabriel Arsenault
  • Numéros publiés en 2018
  • Mai 2018

L’économie sociale au Québec : une perspective politique (extrait primeur)

l economie sociale au quebec 1Chapitre 1. Introduction

Au milieu des années 1990, la gauche québécoise pouvait être optimiste : le Québec allait bientôt être un pays et le pays en serait un progressiste. On publiait La Charte d’un Québec populaire : le Québec qu’on veut bâtir ! (1994) et Une société de projets (1995), pendant que la Marche du pain et des roses semait, de Montréal à Rivière-du-Loup, l’espoir d’un pays sans pauvreté. On rêvait de parachever la Révolution tranquille.

Le rêve ne s’est pas réalisé. Aujourd’hui, le Québec est toujours une province du Canada, le Parti québécois semble désormais incapable de former des gouvernements, la société civile cherche surtout à défendre ses acquis et plus personne ne parle de « projets de société ».

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Loi 99. L’être et le droit

Avocat et président de la SSJB de Montréal

C’est en l’an 2000 que le parlement du Québec, sous l’impulsion des ministres Joseph Facal et Lucien Bouchard, décréta la Loi sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec (RLRQ, c. E-20.1). Véritable « charte » des droits politiques de la nation québécoise, cette nouvelle pièce maîtresse de notre corpus législatif s’inscrivait en réponse à la Loi fédérale dite de clarification1, basse œuvre de Stéphane Dion, et dans la foulée de l’Avis rendu par la Cour suprême dans le cadre du Renvoi relatif à la Sécession2 (1998).

À peine la loi 99 venait-elle de pousser ses premiers pépiements que déjà, ses bourreaux complotaient pour l’étrangler. Au mois de mai 2001, monsieur Keith Henderson, ancien chef de l’Equality Party, sonnait la charge en saisissant la Cour supérieure pour qu’elle invalide l’essentiel de la loi. Monsieur Henderson cherchait notamment à ce que soient déclarées nulles et inopérantes toutes les dispositions tombant sous le chapitre « du peuple québécois ». 

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La cour supérieure rejette la vision de Stéphane Dion

* Constitutionnaliste

En 1997-98, la Cour suprême a chargé un amicus curiae (« ami de la Cour ») d’exprimer le point de vue indépendantiste dans le Renvoi sur la sécession du Québec en l’absence du Procureur général du Québec. Je faisais partie de l’équipe d’avocats réunie par l’amicus curiae, Me Joli-Cœur, pour cette affaire.

En 1997, le gouvernement fédéral, sous la direction de Jean Chrétien, décidait de saisir la Cour suprême de la question de la légalité de l’accession du Québec à l’indépendance. La formulation des questions posées au plus haut tribunal annonçait une victoire facile pour lui. Elles se bornaient essentiellement à demander si cette légalité pouvait s’établir sur la base du droit à l’autodétermination. Après quelques années de flottement, il existait déjà un consensus chez les juristes à l’époque que le droit à l’autodétermination ne donnait pas lieu à un droit de sécession. Il était clair que l’objectif fédéral était de se servir de la Cour suprême pour marquer l’opinion publique par une déclaration d’illégalité de la démarche indépendantiste.

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Vouloir déboulonner les faits

On a tous eu, dans notre enfance, un ami éreintant qui prétendait en savoir plus que nous sur tous les sujets. Il avait tout vu, tout entendu malgré ses 6 ans. On ne pouvait rien lui apprendre. Pire encore : on avait, face à lui, toujours tort. On l’acceptait dans notre cercle, on le tolérait, grand de cœur que nous étions. On s’était habitué à ses remarques. On s’était même construit une carapace face à lui, être vidé de son enfance, incapable qu’il était de tout émerveillement, de tout étonnement face au monde qui pourtant s’ouvrait chaque jour davantage à lui. Il s’appelait Dany, il s’appelait Jean-Nicolas, Éric ou Olivier. Incapable d’apprendre parce que certain de déjà être au fait de tout, cet ami a grandi dans ses certitudes. Imbu de son supposé savoir – mais surtout de sa personne – il a grandi. Il a même réussi assez bien, voire très bien dans le domaine dans lequel il s’est jeté. Son assurance et son narcissisme l’ont fait bien paraître partout. Le monde semblait taillé sur mesure pour lui. Il pontifiait toujours, d’ailleurs, malgré son âge qui avançait. On le payait pour cela. Pontifier : tel était son métier, telle était sa raison de vivre. Il avait parfois tort, parfois raison, mais son opinion faisait toujours office de fait. En cela, il était toujours aussi éreintant qu’au temps de la petite école.

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Un cas de psittacisme anglophile

Ce fut un très grand jour au Québec, l’un des plus grands de notre histoire, écrira François-Albert Angers dans les colonnes de L’Action nationale !

Inversement, il en fut tout autrement au Canada anglais. Dans ce pays, qui naquit au XVIIIe siècle de l’idée d’exclure la France des rois du continent nord-américain, puis qui grandit dans celle de tenir le plus loin possible de nos rives la France républicaine, voir apparaître la Ve République, « réveillée après d’immenses épreuves » et déterminée à retrouver son rang parmi les Grands, et surtout entendre son Président, de surcroît « l’une des plus grandes figures du vingtième siècle » (Claude Ryan), manifester sa sollicitude à l’endroit de nos Lapalme, Lesage, Drapeau et autres figures politiques du Québec, suscita d’emblée la plus vive inquiétude parmi les dirigeants d’Ottawa. Au point où cette présence active de la France auprès du Québec devint vite le plus sérieux point de désaccord – « the greatest single source of contention » – entre Ottawa et le Québec, nous révèle le premier ministre Pearson dans ses Mémoires, un élément si nouveau dans le paysage politique nord-américain, qu’il provoqua, selon l’historien James Eayrs et le journaliste Peter Newman, une véritable hystérie francophobe au sein de l’État fédéral. Trudeau ne sera pas en reste sur Pearson. À peine fut-il installé dans son siège de premier ministre qu’il lança une première salve en exigeant le départ immédiat du territoire canadien de Philippe Roussillon, cet « agent secret de la France », qu’il accusa d’être venu ici pour « détruire l’unité du Canada » ; salve qu’il fera suivre l’année suivante, le 19 octobre 1969, dans son tonitruant discours du Queen Elizabeth, d’une menace à peine voilée à la France : « On ne laissera pas diviser ce pays, ni de l’intérieur, ni de l’extérieur, s’écria-t-il après avoir dénoncé « toutes ces guerres de tapis rouge et ces intrigues de consulat ».

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Notre maître, Lionel Groulx !

Enfin, une biographie de Lionel Groulx ! L’historien Charles-Philippe Courtois lui a consacré cinq ans de sa vie. Il a donc eu tout le temps voulu pour méditer, pour confirmer ou infirmer telle ou telle hypothèse, pour choisir tel angle plutôt que tel autre, enfin, plus important encore, ces cinq années lui ont permis de polir son style. Ainsi, c’est beaucoup plus qu’une biographie. C’est une chevauchée passionnante dans le XXe siècle canadien-français, chevauchée dont Lionel Groulx est le héros. Doté d’une formidable vitalité, ce dernier nous a laissé une œuvre incomparable. Quel homme peut en effet se vanter d’avoir à son actif la publication d’une centaine d’ouvrages diffusés à des milliers d’exemplaires, la fondation d’un département universitaire, de revues scientifiques, d’organisations patriotiques et religieuses, sans oublier l’ébauche de nouvelles perspectives historiques ?

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Jean Lamarre. Le mouvement étudiant québécois des années 1960 et ses relations avec le mouvement international

Jean Lamarre
Le mouvement étudiant québécois des années 1960 et ses relations avec le mouvement international, Québec, Septentrion, 2017, 175 pages

Jean Lamarre1, professeur titulaire au département d’histoire du Collège militaire royal du Canada, renouvelle sa collaboration avec la maison d’édition spécialisée en histoire, Septentrion, pour la parution d’un ouvrage s’intéressant aux relations bilatérales que l’Union générale des étudiants du Québec (UGEQ) a pu établir avec d’autres formations étudiantes nationales pendant sa courte existence de 1964 à 1969. Plus précisément, l’auteur se questionne sur les liens que l’Union a pu établir avec les mouvements étudiants canadien, américain et français et quelle influence ces liens ont pu avoir sur les discours et les pratiques du mouvement étudiant québécois. Si de nombreuses autres études ont déjà tenté de découvrir les traits communs des différents mouvements étudiants nationaux des années 1960, l’originalité de M. Lamarre est d’analyser, au moyen d’archives, les appuis, soutiens et collaborations et les condamnations, rejets et tensions entre les diverses organisations. Il cherche à démontrer que l’UGEQ a agi à la fois comme émetteur et comme récepteur d’idées.

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Éric Bédard. Survivance

Éric Bédard.
Survivance. Histoire et mémoire du XIXe siècle canadien-français, Boréal, 2017, 238 pages

Huit ans après Les Réformistes, l’historien Éric Bédard nous sert un excellent livre intitulé Survivance, qui en constitue en quelque sorte la suite, sous forme de réflexions sur l’après 1837-1838, l’historiographie concernant cette période en général et certains de ses personnages en particulier. Sur la forme, le tout tient à la fois de l’essai et du recueil de textes. Sur le fond, il renoue avec l’objectif de réhabiliter les réformistes. Et surtout, il met mettre en lumière le récit alternatif de la survivance et critique donc celui du colonisé.

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Simon Jolin-Barette

Simon Jolin-Barette
J’ai confiance. Réflexions sans cynisme d’un jeune politicien, Montréal, Québec Amérique, 2018, 122 pages

Nommé parlementaire de l’année par l’Assemblée nationale du Québec en 2016, le député caquiste et avocat Simon Jolin-Barrette se positionne, dans l’esprit de plusieurs, comme un politicien exemplaire. Il semble avoir tout pour lui. Jeune dans un univers obsédé par la jeunesse. Caquiste sur une scène politique où le PQ semble condamné à perdre son titre de représentant officiel des bleus à Québec au profit du parti de François Legault. Fédéraliste à une époque où la mode est à rire de ceux qui croient encore que la question nationale doit être réglée dans le sens de l’indépendance. C’est fort de sa propre luminosité dans le firmament politique que Jolin-Barrette s’est attelé, récemment, à la rédaction d’un court essai intitulé J’ai confiance. Réflexions sans cynisme d’un jeune politicien.

 

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2017 18cahiers600

Un numéro du centenaire aux nouveaux abonnés

Accès libéré - Juin-Septembre 2017

Éditorial - Sans l’audace il n’arrivera jamais rien

2017juinseptembre250La politique va mal. Elle va mal partout et c’est parce que la démocratie va mal. Des mutations sociales et économiques profondes la travaillent. Des repères culturels basculent et rien de ce qui, hier, pouvait être tenu, sinon pour certain du moins pour une base commune, ne résiste plus au nihilisme marchand ou à la fureur sectaire. Partout les classes politiques vacillent, leur crédibilité fléchit au même rythme que leurs renoncements. Le décrochage civique mine la vie publique et pave la voie aux dérives sectaires. Le monde traverse une passe extrêmement dangereuse. Et notre statut de nation oblitérée fait l’effet d’un amplificateur de ces tendances de fond, accroissant cynisme et désabusement à l’endroit de la chose publique et de sa construction.

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Charte des valeurs : ne touchez pas à l’islam !

Au Québec, la charte des valeurs marque un point tournant dans l’histoire de la laïcité dont on n’a jamais véritablement pris la mesure, empêtrés que nous sommes dans la honte et la culpabilité. Encore aujourd’hui, bien que l’on ignore toujours tout des motivations réelles d’Alexandre Bissonnette concernant l’attentat à la mosquée de Québec, cet évènement tragique a ramené la charte dans l’actualité, alors qu’on continue bêtement de répéter que ce projet de loi stigmatisait les musulmans, particulièrement les femmes voilées, qu’il était raciste, xénophobe et islamophobe. 

Mais au-delà de ce bouquet d’insultes habituelles que l’on rencontre partout en Occident à chaque fois qu’un pays veut légiférer en matière de laïcité face à un islam militant, pro-voile et farouchement anti-laïque, le temps est venu de délaisser les invectives pour la réflexion et de préférer l’analyse à l’auto-flagellation.

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Québec solidaire et l’indépendance du Québec

De nombreux indépendantistes s’interrogent sur la position constitutionnelle de Québec solidaire. Ce questionnement est d’autant plus pertinent que ce parti après avoir entretenu une certaine ambiguïté a pris récemment une position favorable à l’indépendance, qu’il attire de plus en plus d’électeurs et qu’il envisage de former une alliance avec le Parti québécois et Option nationale. Il est donc nécessaire de faire un examen attentif de son programme pour évaluer les particularités de son positionnement. Pour faire cette évaluation, il faut principalement se référer aux documents adoptés par les membres de ce parti et ne pas se fier aux déclarations de ses porte-parole qui peuvent être dictées par la conjoncture. Dans cette analyse, j’examinerai trois aspects de la question : le rapport de QS au Canada, le processus d’accession à l’indépendance et enfin les raisons de faire l’indépendance.

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Forum Gaspésie 2017. Sortir des approches défensives

Conférence d’ouverture du Forum Gaspésie 2017 prononcée à Bonaventure le 18 mai 2017.

Je vous remercie de l’occasion que vous me donnez de partager avec vous quelques-unes des perspectives qui s’imposent à tous ceux et celles qui ont à cœur le sort de la Gaspésie. Et, croyez-moi, ce ne sont pas seulement des Gaspésiens et des Gaspésiennes, loin de là : je ne conçois pas l’avenir du Québec sans une Gaspésie prospère.

À cet égard, disons-le d’entrée de jeu : s’il reste beaucoup à faire, la région peut compter sur un très fort potentiel. Et je pèse mes mots. Les travaux que nous avons menés dans la région avec mes collaborateurs de l’Institut de recherche en économie contemporaine, les échanges que nous avons eus avec des passionnés, des entrepreneurs en tous genres, justifient cette conviction. Les difficultés ne doivent pas faire écran aux nombreux possibles qui restent ouverts. Des possibles qui peuvent se réaliser si l’on est en mesure de réunir les conditions de succès qui en feront non seulement des réalisations, mais aussi des sources d’inspiration. Il faut le redire, rien n’est plus utile à la construction du pays qu’une culture du succès.

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Hochelaga fantasmé ou historique ?

Le 150e anniversaire de la Confédération canadienne et le 375e anniversaire de la fondation de Ville-Marie sont une occasion de se remémorer des faits, lieux et personnes qui ont façonné notre histoire. Les plaques et monuments sont une façon de le marquer de façon officielle dans l’espace public : ils suscitent l’intérêt des passants et des touristes. Mais ces plaques commémoratives disent-elles toujours la vérité ? On peut en douter quand on connaît l’existence de deux plaques commémoratives du voyage de Jacques Cartier à Hochelaga en 1535 : l’une se trouve au centre-ville sur le terrain de l’université McGill et l’autre sur la façade de l’église de la Visitation dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville. 

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Le démantèlement de la nation (chronique 15)

La période couverte s’étend du 21 février au 22 mai 2017.

Cela a fait 35 ans le 17 avril que le Québec vit sous l’empire d’une Constitution canadienne qui lui a été imposée. Aucun gouvernement québécois, y compris celui de Jean Charest, n’a accepté le coup de force perpétré en 1982. Or, le gouvernement de Philippe Couillard a refusé d’accepter un projet de motion réaffirmant que la loi constitutionnelle de 1982 « a eu pour effet de diminuer les pouvoirs et les droits du Québec sans son consentement » (14 avril). Il a même refusé que l’Assemblée nationale en débatte. Mais les faits parlent.

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Un tribunal qui légifère et qui se mêle de politique

L’origine et la nature des compétences judiciaires de la Cour suprême – notre tribunal de dernière instance depuis 1949 – ont toujours été au Québec un sujet de questionnement, une source d’inquiétude, une cause d’irritation et de mécontentement.

Les révélations, faites par l’historien Frédéric Bastien, d’ingérence politique en haut lieu par deux de ses membres, lors du coup de force de 1982, nous ont forcés à nous pencher une fois encore sur la « légalité », la « légitimité », la « loyauté », et la « bonne foi » de cette institution dont la fonction officielle est pourtant de « sauvegarder » l’ordre constitutionnel, et non de le « renverser » par des manœuvres clandestines et illégales.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.