S’enraciner dans la nature et dans l’histoire

Méditer sur l’enracinement québécois avec Simone Weil

La vie humaine, pour s’ordonner, a besoin que certaines idées métaphysiques soient comprises par tous, même confusément. Autrefois, le péché, la grâce, l’honneur et Dieu remplissaient cet office. Ensuite, ce furent la liberté, le droit, la démocratie. Aujourd’hui, ce sont le vivre ensemble, la diversité et l’ouverture. Nous retrouvons ici les lignes de force de tout débat public dans les sociétés démocratiques du XXIe siècle. Les Québécois sont cependant un peu durs de comprenure. Ces concepts les mettent parfois mal à l’aise, et il faut régulièrement que les gardiens de la bien-pensance les rappellent à l’ordre. Dans le trésor conceptuel de la philosophie de notre époque, peut-être y aurait-il une idée un peu oubliée, laissée pour compte, qui permettrait aux Québécois de rêver tout haut, et de parler à l’aise ? Est-il est encore permis que soit soumis à la réflexion un concept étranger au libéralisme anglo-américain qui tient aujourd’hui le crachoir métaphysique ? Peut-être que la notion d’enracinement de Simone Weil pourrait aider quelques langues à se délier, et quelques idées à s’enligner.

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