Prix Rosaire-Morin 2014 - décerné à Henri Laberge

Présentation du lauréat par la président de la Ligue d'action nationale

Henri Laberge est un homme de conviction qui s’est distingué par la constance de son engagement dans le combat national. Il a été toute sa vie un militant syndical et un militant indépendantiste.

Il a d’abord milité au Parti socialiste du Québec avec Michel Chartrand et Fernand Daoust ainsi qu’au RIN dont il a été le candidat aux élections de 1966 contre Jean Lesage.

Puis de 1970 à 1998 il a œuvré à titre de conseiller à la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) devenue la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Il a été chargé, entre autres des dossiers suivants :

  • la question linguistique,
  • la question nationale,
  • la question autochtone,
  • la politique de la petite enfance,
  • la restructuration des commissions scolaires,
  • la déconfessionnalisation du système scolaire.

En 1977, il a pris une année de congé à la CEQ pour se joindre à l'équipe de Camille Laurin qui avait le mandat de proposer une politique linguistique et une charte du français. Il a travaillé avec Guy Rocher et Fernand Dumont à l’élaboration de la loi 101.

Il a aussi été un visionnaire et un précurseur puisqu’en 1979 il a fondé l’Union populaire qui fut le premier parti souverainiste à présenter des candidats aux élections fédérales en 1979 et en 1980. Je l’ai connu au début des années 1980 lorsque nous avons négocié la fusion de l’Union populaire et du Parti nationaliste que je venais de fonder avec Marcel Léger.

Par la suite il a été président de la Société nationale des Québécois de la Capitale et il a dirigé, avec Louise Laurin, la grande bataille contre l'article 93 de la Constitution de 1867 qui obligeait le Québec à maintenir des commissions scolaires catholiques et protestantes. Il a aussi milité activement au sein du Mouvement laïque de langue française.

Depuis sa retraite en 1998, il a travaillé au Bloc québécois où il a exercé la fonction de président de la Commission de la citoyenneté.

Il collabore à L'Action nationale et est membre de la Ligue d’action nationale.

Partout où il a milité, il a été apprécié pour sa rigueur, sa ténacité et sa pugnacité. Pour toutes ces bonnes raisons le conseil d’administration de la Ligue d’action nationale a décidé de lui attribuer le prix Rosaire-Morin 2014.

À chaud

Montréal et l'usage du drapeau du Québec

Madame Stéphanie Vallée, ministre de la Justice du Québec
Monsieur Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire
Madame Valérie Plante, mairesse, Ville de Montréal,

Pour tous les États et nations de ce monde, le drapeau représente un symbole de haute importance. Partout, des règles d’utilisation ont été décrétées à l’intention des organismes et institutions publiques qui relèvent de leur juridiction. Le Québec n’y fait pas exception. Or, en cette matière, il semble que Montréal se place en situation de rupture avec les façons de faire promulguées par le gouvernement du Québec. En évacuant le drapeau du Québec des rencontres officielles et médiatisées impliquant un premier ministre canadien ou tout autre chef d’État, non seulement renie-t-on l’affiliation de la Métropole au Québec, mais on s’octroie un statut qui n’est pas le sien. Une telle façon de faire est contraire à la réalité constitutionnelle du Québec. Il semble bien que Toronto ne s’en permette pas autant.

plantetrudeau

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