gala du Centenaire

Photos - Les prix de L'Action nationale 2016

Prix de L'Action nationale 2016

La cérémonie de remise des Prix de L'Action nationale s'est tenue le 12 juin 2017 à la Maison Ludger-Duvernay

Prix de L'Action nationale 2016

Le président de la Ligue d'action nationale, Denis Monière, présente les Prix de L'Action nationale 2016

Prix Richard-Arès 2016

Présentation du prix Richard-Arès 2016 par Lucille Landry porte-parole du jury

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau reçoit le prix Richard-Arès 2016

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau remercie ceux qui l'ont soutenu pour le long travail conduisant à L'État-nation face aux régions, prix Richard-Arès 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gill reçoit le prix André-Laurendeau 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gil remercie la revue pour le prix André-Laurendeau 2016 du meilleur article

Prix Rosaire-Morin 2016

Gaston Bernier tient la médaille Roaire-Morin 2016 qui souligne la contribution militante à l'indépendance du Québec

Prix Rosaire-Morin 2016

Discours de remerciement de Gaston Bernier

Nos publications récentes

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Prix André-Laurendeau 2012 - Côte-du-Sud rebelle

Remerciements à la remise du prix André-Laurendeau 2012 pour l'article

La Côte-du-Sude rebelle (1775-1776)

Je veux d’abord remercier le directeur de la revue pour les bons mots qu’il a eus à mon endroit. Je remercie le jury d’avoir porté son attention sur un texte d’histoire régionale, une première pour le prix André-Laurendeau, et je le prends au nom d’une région qui passe bien souvent « sous le radar » (pour utiliser une expression populaire) depuis qu’elle a été écartelée administrativement entre le Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches. Je sens d’ailleurs le besoin de la situer; elle se trouve entre Lévis et Rivière-du Loup, et comprend les MRC de Bellechasse, Montmagny, L’Islet et Kamouraska. Les Montréalais ont tellement entendu les chroniqueurs sportifs assimiler la ville des Nordiques à « l’autre bout de la 20 » qu’il faut vous préciser que l’autoroute se poursuit à l’est de Lévis. C’est le pays de nos grands hommes de lettres d’autrefois – les Casgrain, Taché, Aubert de Gaspé, Marmette et Faucher de Saint-Maurice – et d’hommes politiques illustres comme Augustin-Norbert Morin, Étienne-Paschal Taché, Thomas Chapais, le bleu ayant probablement plus souvent dominé que le rouge.

Je voudrais remercier plus particulièrement Pierre-Paul Sénéchal, un militant infatigable de la région de Québec, membre de la LAN et collaborateur fréquent à la revue, de m’avoir un peu forcé la main pour écrire cet article « prématuré ». C’est en quelque sorte le résumé d’un livre qui est encore en plan dans ma tête et en morceaux dans mon classeur. J’ai rédigé l’article pratiquement de mémoire, dans l’irrespect d’une bonne partie des méthodes éprouvées qui m’ont été enseignées, en allant chercher, au besoin, les citations précises dans les textes que j’ai lus et annotés depuis 25 ans dans le but d’écrire un jour sur l’invasion américaine de 1775 et le siège qui s’est terminé au printemps 1776.

Le temps qui passe ne défavorise pas nécessairement le chercheur. Les historiens du XIXe n’avaient pas accès au rapport d’enquête de Baby qui éclaire le comportement des Canadiens de la région de Québec pendant l’invasion. Ceux du XXe n’avaient pas encore mis la main sur certains documents du Congrès et de George Washington qu’on peut même lire de chez soi. Les rapports de deux missions d’espionnage menées pour le compte de Washington par le fameux rebelle Clément Gosselin en 1778 et 1780 donnent de nouveaux éclairages sur l’attitude des Canadiens pendant la guerre d’Indépendance.

Dans la première des 92 résolutions, en 1834, les Patriotes écrivaient ce qui suit :

« […] c’est l’opinion de ce comité, que les loyaux sujets de Sa Majesté, le peuple de cette province du Bas-Canada, ont montré le plus grand attachement pour l’empire britannique dont ils forment partie; qu’ils l’ont défendu avec courage dans la guerre, à deux diverses fois, qu’à l’époque qui a précédé l’indépendance des ci-devant colonies anglaises de ce continent, ils ont résisté à l’appel qu’elles leur faisaient de se joindre à leur confédération. »

Certes, les Patriotes avaient intérêt à exprimer formellement leur loyauté et il s’est bien trouvé des Canadiens qui ont défendu l’empire « avec courage dans la guerre » et qui ont « résisté à l’appel » du Congrès mais, sur la Côte-du-Sud, les loyaux étaient peu nombreux.

À l’été 1775, les Sudcôtois ne répondent pas à l’appel des recruteurs de Carleton; plusieurs repoussent explicitement les appels à la soumission de leur clergé. À l’automne, ils accueillent la troupe d’Arnold avec sympathie et sont nombreux à venir rencontrer les insurgés à Pointe-Lévy. À la suite de cette « assemblée séditieuse », ils montent la garde dans toutes les paroisses proches de Québec « pour s’opposer aux forces du Roy »qui s’aviseraient d’y débarquer. La Côte-du-Sud contribue activement au siège de Québec en bloquant l’accès à la ville et en assurant l’approvisionnement des Américains. Après l’échec de Montgomery sous les murs de Québec, de zélés rebelles comme Gosselin, de La Pocatière, et Ayotte, de Kamouraska, sillonnent librement la Côte, diffusent les messages du Congrès, nomment des officiers de milice, embauchent des recrues. Au printemps, quand une expédition royaliste se forme pour aller chasser Arnold et ses hommes de Pointe-Lévy, une force combinée d’Américains et de Canadiens les mettent en déroute à Saint-Pierre-du-Sud.

Les pro-rebelles contrôlaient la Côte-du-Sud mais cela ne pouvait pallier le manque de ressources des Américains qui doivent retraiter à l’arrivée des renforts britanniques sur le Saint-Laurent en mai 1776, entrainant avec eux quelques dizaines de partisans.

En juillet, les commissaires-enquêteurs mandatés par Carleton constatent que les Sudcôtois penchaient très majoritairement pour les rebelles dans au moins la moitié des paroisses de la région. Ils démettent tous les capitaines de milice, jugeant qu’ils s’étaient tous compromis, à des degrés divers, en faveur des insurgés; dans certaines paroisses, c’est tout l’état-major qui est remplacé par des hommes plus loyaux. On procédera ensuite au désarmement et des forces mercenaires viendront soutenir l’armée britannique. Comme le dira le curé de Saint-François : « Il ne fallait pas moins que la visite des Allemands pour rendre tout le monde docile ».

Défense courageuse de l’empire? Résistance à l’appel du Congrès? Après l’affaire de Saint-Pierre, le maître général adjoint des Postes confie à son journal : « Même si les Canadiens sont en général des traîtres, on en trouve quelques-uns d’honnêtes ». C’est évidemment le point de vue d’un loyaliste : les traîtres seraient probablement devenus des héros si l’invasion avait tourné autrement.

Gaston Deschênes, 10 juin 2013

Cahiers de lecture - Automne 2017

2017automne250

Le numéro d'Automne 2017 des Cahiers de lecture se penche sur Montréal à l'occasion de son 375e anniversaire et cherche à comprendre les féminismes actuels. Aussi dans ce numéro, des recensions portant sur les juifs au Québec, sur la politique, sur le cinéma, bref, comme chaque fois, les Cahiers nous relancent dans la lecture de notre monde.

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