Prix de L'Action nationale 2016

La cérémonie de remise des Prix de L'Action nationale s'est tenue le 12 juin 2017 à la Maison Ludger-Duvernay

Prix de L'Action nationale 2016

Le président de la Ligue d'action nationale, Denis Monière, présente les Prix de L'Action nationale 2016

Prix Richard-Arès 2016

Présentation du prix Richard-Arès 2016 par Lucille Landry porte-parole du jury

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau reçoit le prix Richard-Arès 2016

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau remercie ceux qui l'ont soutenu pour le long travail conduisant à L'État-nation face aux régions, prix Richard-Arès 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gill reçoit le prix André-Laurendeau 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gil remercie la revue pour le prix André-Laurendeau 2016 du meilleur article

Prix Rosaire-Morin 2016

Gaston Bernier tient la médaille Roaire-Morin 2016 qui souligne la contribution militante à l'indépendance du Québec

Prix Rosaire-Morin 2016

Discours de remerciement de Gaston Bernier

Prix André-Laurendeau 2013 - Explorations autour du destin des Églises

Prix André-Laurendeau 2013 - Allocution du lauréat

Article primé: Explorations autour du destin des églises au Québec

Lorsque Robert Laplante m’a invité à collaborer à votre revue, je lui ai d’emblée proposé un thème sur le patrimoine religieux, ce qu’il a accepté de façon enthousiaste; c’est, me semble-t-il, ce qu’il recherchait en communiquant avec moi. J’ai saisi l’occasion pour lui proposer de présenter le cas de la mise en valeur du site paroissial de Sainte-Brigide-de-Kildare (Montréal), mais surtout de l’inscrire dans une vision d’ensemble, de nature à faire apparaître le patrimoine religieux, le patrimoine ecclésial surtout, comme un enjeu de société envers lequel nous avons des obligations, mais aussi pour lequel nous devons développer des nouvelles façons de faire. Je m’explique.

Lorsque je me suis lancé dans l’aventure de Sainte-Brigide, il y a maintenant bientôt 9 ans, j’étais animé par la conviction profonde que nos églises devaient demeurer au service de la collectivité, même si elles étaient abandonnées par le culte. À Montréal en particulier, je revendiquais ces monuments et leurs sites pour un développement culturel et communautaire, à l’abri des promoteurs privés. Tout cela pour sauver des lieux identitaires forts en constituant des communautés patrimoniales dans chaque quartier, autour de chaque monument, pour porter des projets de développement au service de l’intérêt collectif.

Dans l’article, j’ai pu décrire les étapes du projet Sainte-Brigide, qui entre ces jours-ci dans sa phase finale (budget total: 30 millions). Conçu comme un projet-pilote à l’UQAM et appuyé comme tel par le CSSS Jeanne-Mance, le Centre culturel et communautaire Sainte-Brigide hébergera à terme une dizaine d’organismes (5 sont déjà installés dans la phase I du projet). Et il fait déjà la fierté du quartier. Ce projet a été pour nous un formidable laboratoire qui nous a permis d’apprendre comment acheter une église, comment organiser un projet, faire un plan d’affaires, comment organiser la cohabitation (la copropriété) sur le site. Bref tous les aspects de la prise en charge par une communauté locale de son patrimoine, en le pérennisant et surtout en l’utilisant comme outil de développement local durable.

Ce projet pilote a fait école. Nous avons organisé des dizaines d’ateliers, j’ai prononcé une cinquantaine de conférences à travers le Québec. Je peux dire, non sans une certaine fierté qu’une centaine de paroisses et groupes d’action en patrimoine ont pu profiter de notre expérience, des connaissances que nous avions acquises. En même temps des dizaines d’étudiants formés à l’UQAM sont devenus experts «ès églises» et ont trouvé du travail dans ce domaine. Qui dit que le patrimoine – surtout le patrimoine religieux – n’intéresse que des têtes grises ? Venez voir à l’UQAM, nos cours, nos séminaires, venez rencontrer les stagiaires internationaux qui nous fréquentent. Tout cela parce que, en matière de patrimoine religieux, «le Québec sait faire».

À partir de cet exemple de mise en valeur, nous avons imaginé des solutions génériques pour les églises du Québec, ville après ville, région après région. C’est d’abord le projet «plan églises» qui a été élaboré avec les CDEC de Montréal, mais accueilli froidement par la Ville et le Diocèse de Montréal. Ailleurs, c’est tout différent: nous entreprenons à l’automne un plan églises pour le diocèse de Valleyfield et les MRC qu’il couvre. Encore là, le projet n’est qu’amorcé et nous recevons des demandes de partout. Vient ensuite l’idée que pour sauver les églises, il faut inventer un nouveau propriétaire. Entre les diocèses et qui n’en veulent plus et l’État (municipalités et ministère de la Culture) qui n’en veut pas plus, nous proposons la création de fiducies foncières d’intérêt social qui, au nom de la collectivité et de l’intérêt public, deviendraient propriétaires de ces monuments. Ainsi pour Montréal nous allons créer la Société des cent clochers autour de l’église du Gesù, monument d’envergure qui constituerait le premier legs (celui des jésuites) à la Fiducie. D’autres églises pourront enrichir la Fiducie. Et pour Québec nous songeons à une Société des clochers de la capitale. Bien des gens vont se rendre compte que pour sauver nos églises il faut s’en occuper, comme le faisaient si bien les paroissiens autrefois. Organisons-nous et, ensemble, on va y arriver.

L’Action nationale m’a permis d’évoquer ces projets et de proposer des solutions. Depuis la parution de ce numéro il y a à peine un an, ces idées et projets ont connu une large diffusion. Je me disais que les lecteurs de la revue étaient aussi de fervents défenseurs  du paysage culturel québécois, et j’ai eu raison. Puis, le fait de pouvoir distribuer des exemplaires du numéro de juin 2013 a grandement aidé la cause. En novembre 2013, Madame Marois et Monsieur Maka Kotto sont venus confirmer la subvention du Québec pour la phase II de Sainte-Brigide (on avait envoyé 15 exemplaires). C’est aussi grâce à L’Action nationale que la Compagnie de Jésus m’a contacté pour œuvrer à la pérennité patrimoniale du Gesù, ce qui permet l’avènement de la Société des cent clochers (j’avais envoyé dix exemplaires).

Je ne sais pas si sans L’Action nationale tout cela se serait avéré; peut-être que oui, mais certainement dans un temps beaucoup plus long.

Merci donc pour ce prix, mais merci surtout pour la cause de «nos églises» que vous avez permis de faire avancer à grands pas.

Luc Noppen

12 juin 2014

Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

Nos publications récentes

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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