Prix de L'Action nationale 2016

La cérémonie de remise des Prix de L'Action nationale s'est tenue le 12 juin 2017 à la Maison Ludger-Duvernay

Prix de L'Action nationale 2016

Le président de la Ligue d'action nationale, Denis Monière, présente les Prix de L'Action nationale 2016

Prix Richard-Arès 2016

Présentation du prix Richard-Arès 2016 par Lucille Landry porte-parole du jury

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau reçoit le prix Richard-Arès 2016

Prix Richard-Arès 2016

Guillaume Rousseau remercie ceux qui l'ont soutenu pour le long travail conduisant à L'État-nation face aux régions, prix Richard-Arès 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gill reçoit le prix André-Laurendeau 2016

Prix André-Laurendeau 2016

Louis Gil remercie la revue pour le prix André-Laurendeau 2016 du meilleur article

Prix Rosaire-Morin 2016

Gaston Bernier tient la médaille Roaire-Morin 2016 qui souligne la contribution militante à l'indépendance du Québec

Prix Rosaire-Morin 2016

Discours de remerciement de Gaston Bernier

Prix Rosaire-Morin 2013 - décerné à Andrée Ferretti

2013SouperFERRETTILAPLANTES’il est une figure parmi les artisans de L’Action nationale qui a su incarner aussi bien la détermination farouche que l’attachement indéfectible à son peuple et son pays, c’est bien celle de Rosaire Morin. Il a tant fait pour le Québec, ce n’était que justice que la Ligue d’Action nationale honore sa mémoire en créant le prix qui porte son nom.

Mais la célébration de ce soir n’est pas seulement une occasion de témoigner notre fidélité à l’homme admirable et attachant qu’il a été. C’est aussi et surtout le moment de témoigner des idéaux qui l’ont inspiré et qui ont façonné son héritage et solidifier les bases de ce qui nous rassemble ici ce soir. Rosaire Morin brûlait d’un amour du Québec, un amour assez fort pour triompher de tous les obstacles, pour inspirer toutes les patiences.

C’est pour célébrer la force de cet amour du pays que nous remettons ce soir le prix Rosaire-Morin à madame Andrée Ferretti. Nous le remettons à la militante, certes, mais aussi à l’essayiste, à l’auteur, à la polémiste redoutable, à l’oratrice passionnée. Bref, nous le remettons à une femme entière, parce qu’elle est une femme entière. Tout d’une pièce, debout dans ses convictions, droite et tenace dans ses engagements.

Andrée Ferretti n’a pas seulement été une militante de la première heure, une figure rayonnante de l’indépendantisme renaissant du début des années 1960. Elle incarne la pulsion vive, l’élan militant nourri de la seule force capable de venir à bout de tous les obstacles, celle que procure la fidélité à son peuple, à ce qu’il y a de meilleur en lui. Depuis plus de cinquante ans, Andrée Ferretti aura pratiqué un indépendantisme intransigeant, le seul qui sache garder l’espoir rivé sur les balises qui laissent deviner les voies de la liberté dans les chemins semés d’embûches.

L’usage veut qu’en une occasion comme celle-ci l’on relate les accomplissements, qu’on énumère les collaborations, les contributions aux grands moments du combat national. On me permettra de faire ici un accroc au protocole pour souligner d’un seul trait et avec une même reconnaissance non pas les actions d’Andrée Ferretti mais bien plutôt l’ensemble de son œuvre. Un œuvre, c’est-à-dire un mouvement de l’être tout entier qui se jette dans le monde pour y faire trace.

Il n’y a pas de césure entre le travail militant d’Andrée Ferretti et sa démarche de connaissance, tout comme il n’y a pas de hiatus entre son engagement politique et sa liberté créatrice. Ses romans s’enracinent dans ce qu’il y a de plus inspirant dans la culture québécoise qui s’affirme, comme ses essais tranchent dans la pensée flasque des démissionnaires. Ses emportements, faut-il le mentionner, sont légendaires. Mais il faut aussi se rappeler jusqu’à quel point ils ont été et continuent d’être nécessaires. La tiédeur tue. La mollesse est notre pire ennemi.

Il faut saluer son caractère énergique. Andrée Ferretti sait ce que c’est que le dépassement. Ses proches savent que cela donne une couleur particulière à son immense générosité. Car dans le tourbillon de son incessante activité se dessine la figure de la fidélité à tout ce qui, au-delà des ruptures parfois nécessaires, vient réaffirmer l’essentiel.

Rosaire Morin avait une qualité exceptionnelle, il savait deviner la force des êtres. Serait-il avec nous ce soir qu’il aurait fait lui-même la recommandation de remettre à Andrée Ferretti ce prix de la reconnaissance. Parce qu’il savait que rien n’est plus puissant que le regard porté sur les pas qui ont fait le chemin pour mieux juger de l’horizon. Gaston Miron, avec qui elle a beaucoup travaillé et aux côtés de qui elle a mené bien des combats, a trouvé les mots qui donnent à son parcours tout le sens que nous accordons à la remise de ce prix. Nous savons qu’elle « arrive à ce qui commence ».

Grâce à elle, grâce à ce qu’elle incarne et en raison de ce qu’elle inspire, nous savons aussi que « ça ne pourra pas toujours ne pas arriver ».

Andrée Ferretti, c’est un honneur de vous remettre le prix Rosaire-Morin.

Nous ferons l’indépendance. Nous la ferons avec vous. Nous la ferons pour vous. Pour nous, pour la suite du monde.

- Robert Laplante directeur de L'Action nationale

 

Allocution de la lauréate

ActionNationaleJeanGaron-25oct2013-4Bonsoir à vous toutes et tous, fidèles et indispensables soutiens de L’Action nationale : la Ligue, la Revue, les Cahiers de lecture.

Mesdames et messieurs de la Ligue d’Action nationale, vous êtes incontestablement de parfaits émules de Rosaire Morin, pour avoir une conception du militantisme si large que vous m’avez jugée digne du prix que vous me remettez ce soir et de l’honneur qui en résulte.

Car, évalué à l’aune de la réalisation de l’objectif primordial, visé par mon action militante et mes écrits, il est loin d’être certain que je mérite ce prix. En dépit des multiples débats et durs combats auxquels j’ai ardemment participé avec quatre générations de militants indépendantistes, la nation québécoise n’est-elle pas tout aussi éloignée de son accession à l’indépendance politique qu’il y a cinquante ans ?

J’accepte néanmoins le prix avec reconnaissance, fierté et bonheur.

Précisément, parce que je n’ai rien réalisé, pas la plus infime réforme du système dominant, n’ayant jamais accepté le moindre compromis qui m’aurait permis, comme cela m’a quelques fois été proposé, d’accéder à certains postes de responsabilité dans les instances de nos institutions politiques et culturelles provinciales.

Précisément, parce que j’ai toujours pensé et pense toujours que ce n’est pas en œuvrant à l’intérieur de ses cadres et dans le respect de ses règles qu’on renversera l’ordre établi. Au mieux peut-on y corriger les pires effets délétères des conditions d’existence de notre nation. Pour un temps, comme le montre à l’évidence le désastreux recul du français comme langue officielle et d’usage, malgré l’adoption de la Charte de la langue française, il y a à peine 36 ans. Et l’on peut sans crainte de se tromper prédire le même sort à la Charte des valeurs québécoises dans le cadre constitutionnel actuel.

Précisément, parce que je crois que l’accession à l’indépendance repose sur un militantisme dont la vertu principale est de ne jamais lâcher la proie pour l’ombre ; sur un militantisme dont l’objectif principal est la politisation et la mobilisation du peuple, puisque, comme le disait joliment Hélène Pedneault, seule la force de son désir d’autodétermination peut conduire à la victoire décisive ; sur un militantisme dont l’exigence principale est l’engagement dans une lutte sans détour, ouverte et constante, contre toutes les formes directes et sournoises de domination et d’exploitation qui maintiennent notre nation dans une dépendance de plus en plus destructrice non seulement de ses institutions, mais des caractères même de son identité.

Précisément parce que je crois qu’une lutte victorieuse pour l’indépendance requiert de ses militants une liberté sans restriction de parole et d’action. Car il faut être déjà libre pour communiquer le désir de liberté.

Un soir, alors qu’à son invitation, je le rencontrais dans les hauteurs d’un édifice de la rue Sherbrooke, Rosaire Morin m’a fait part de son estime pour mes justes analyses, mes convictions profondes et mon engagement sans peur. « Vous luttez comme vous respirez », m’a-t-il dit. Avant que je n’aie eu le temps de rougir, il avait déjà commencé à critiquer avec autant de bienveillance que de sévérité l’impétuosité de mon discours et de mon action révolutionnaires.

Lui qui était révolutionnaire dans toutes les fibres de son être. Lui qui n’avait de cesse d’élaborer des stratégies inédites de lutte, telle, pour ne donner qu’un exemple, l’organisation des États généraux du Canada français, à la fin des années 1960. Lui qui n’avait de passion plus grande, d’engagement plus constant que ceux qu’il investissait avec un dévouement et un désintéressement personnel sans égal, dans la lutte pour l’indépendance de sa nation.

Je veux croire que nous unissaient au-delà de négligeables divergences, un même amour de la liberté et la même espérance de voir notre peuple en prendre le risque.

Car, comme le disait Gaston Miron, moins dans une affirmation de confiance que dans un cri désespéré d’espoir : « Cela ne peut pas toujours ne pas arriver ».

Continuons le combat.

Vive le militantisme. Vienne l’indépendance.

Le prix Rosaire-Morin

Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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