Conjonctures 2011

Conjonctures 2011


 

Retrouver le chemin de la souveraineté

Le désarroi est grand, le pessimisme est lourd à porter. Tous ressentent que quelque chose s’est abîmé au cours des derniers mois. Le rêve ? Mais lequel ? Tous, ou presque tous, diront que c’est le rêve d’un pays dont l’objet semble de plus en plus leur échapper. Chacun s’était laissé enfermer dans une logique étatiste au lieu de cultiver son appartenance à une société libre, seul ferment de démocratie et d’avenir. Le moment demande de revenir sur soi, de redevenir le sujet éclairé de nos actes. Le moment demande de s’interroger sur les représentations plus ou moins conscientes que nous avons de l’objectif poursuivi et des moyens privilégiés pour y parvenir. Le moment est celui d’une conscience réflexive critique de soi-même, celui d’un mouvement qui s’est perdu de vue.

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Bilan… prospectif

Professeur honoraire, Faculté de droit, Université de Montréal

Gérard Chaliand, fin connaisseur des peuples émergeants, écrit dans ses mémoires, parlant du nationalisme québécois, qu’il lui manquait : « une élite éclairée et politiquement avisée et une population décidée à prendre des risques (La pointe du couteau, Robert Laffont, 2011, p. 318)».

Ce jugement a été porté avant la déconfiture électorale du Bloc, quelques mois après la triomphale célébration de son vingtième anniversaire et avant l’effondrement éthique du PQ pour de basses considérations électorales avérées au surplus sans fondement suite à l’élection du NPD dans la région de Québec.

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La restructuration politique au Québec et la question nationale

Depuis le début des années 2000, le Québec se trouve en pleine restructuration politique. Les partis traditionnels s’érodent, de nouveaux partis apparaissent, l’électorat devient plus imprévisible. Historiquement, le système politique québécois a été caractérisé par le bipartisme, qui se traduit par l’alternance de deux partis et des gouvernements majoritaires[1]. Le bipartisme a vu les libéraux affronter les conservateurs pendant plusieurs décennies, puis les libéraux et les unionistes, enfin, les libéraux et les péquistes. Les tiers partis réussissaient parfois à faire élire quelques députés, mais sans réellement menacer la majorité ministérielle.

Aujourd’hui, le système des partis présente un visage éclaté. De nouvelles organisations politiques ont fait leur apparition. Les deux partis jusqu’alors dominants font face à des tiers partis de plus en plus menaçants pour le monopole qu’ils exercent sur la vie politique depuis 1973. Cette situation s’explique tant par des facteurs sociaux communs à la plupart des pays capitalistes développés que par des facteurs propres à la situation québécoise et liés à la question nationale.

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Éditorial - Regarder loin, viser haut, trimer dur

2011novdec250L’ordre du monde vacille. Les puissances de l’argent se crispent avec la détermination du désespoir. Voilà longtemps que les choses n’étaient pas apparues aussi crûment : les nations se rebiffent, les peuples refusent de se soumettre à un ordre de paupérisation. Cela se préparait depuis longtemps, mais les convulsions désormais se font plus intenses, les secousses plus fortes. Les trois décennies de néolibéralisme débridé sont derrière nous. La bête n’est pas morte, mais elle est mortellement atteinte. Il ne faut pas se laisser abuser par la véhémence de ses réactions, un ordre s’épuise.

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La gratuité universitaire est possible et socialement productive

Le débat sur l’augmentation des frais de scolarité est toujours d’actualité puisque les étudiants ont annoncé la poursuite de la contestation de la hausse décrétée par le gouvernement libéral. Depuis des années, dans une belle unanimité, le gouvernement, le milieu des affaires et les dirigeants universitaires soutiennent que cette hausse est une condition sine qua non pour assurer la compétitivité des universités québécoises et donner une formation de qualité aux étudiants. Ces hérauts de la loi du marché et de l’individualisme forcené fondent leur argumentation sur des comparaisons avec les frais de scolarité dans le reste du Canada et leur but avoué est de rejoindre la moyenne canadienne. Après tout, comme nous sommes au Canada, il faut s’ajuster aux normes canadiennes. Être Canadiens n’a pas que des avantages et en matière d’éducation, il n’y a pas de raison, semble-t-il, de préserver la spécificité québécoise.

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Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

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