L'Action nationale - Articles en ligne

Explorations autour du destin des églises au Québec

Dossier préparé par Luc Noppen

Explorations autour du destin des églises

Luc Noppen est professeur au Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain à l’École des sciences de la gestion de cette université, depuis 2001. Ses recherches sur le patrimoine religieux sont subventionnées par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et par le Fonds de recherche Société et Culture du Québec (FQRSC) depuis 1974.

Cet article a reçu le prix André-Laurendeau

A. Un nouveau modèle d’intervention

Nos églises ferment ; le mouvement amorcé au début des années 1995 s’accélère. Des 269 paroisses que comptait en 1995 le diocèse de Québec – le plus ancien des 19 diocèses de la province et le seul qui rende publics certains chiffres[1] –, il en reste aujourd’hui 204 et l’évêque auxiliaire, Mgr Gaétan Proulx, vient d’annoncer que ce nombre sera réduit à 30 d’ici 2020. Le quotidien Le Soleil commente la décision sous le titre : « Diocèse de Québec : les paroisses sacrifiées pour survivre[2] ». Combien d’églises resteront ouvertes au culte après cette réingénierie paroissiale ? Dans le diocèse de Montréal, notre base de données nous indique que sur 172 paroisses catholiques francophones, seulement 70 sont encore actives aujourd’hui. L’observatoire que nous avons mis en place indique que le mouvement connait une accélération fulgurante depuis l’an 2000. Chaque semaine des églises ferment et chaque mois quelques démolitions s’ajoutent à la liste (ill. 1).

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Une étude de cas : l'église de Saint-Anicet

Mise en contexte

La suppression des paroisses et la fermeture de nombreuses églises entraînent avec elles de graves conséquences sur la dimension sociale, économique et politique des communautés municipales particulièrement en milieu rural.

La municipalité de Saint-Anicet s'est trouvée face à cette situation il y a quelques années. Malgré les difficultés, elle a décidé de relever le défi et de conserver non seulement le bâtiment, mais également le lieu de culte pour le bénéfice de sa population.

Saint-Anicet est une municipalité de paroisse comprise dans la MRC du Haut-Saint-Laurent, localisée dans la région administrative de la Montérégie. Elle est située au sud-ouest du fleuve Saint-Laurent, sur la rive du lac Saint-François, à 110 km de Montréal et non loin de la frontière américaine. Avec une superficie de 136,25 km2, elle a principalement une vocation agricole. Sa population permanente est d'environ 2500 habitants, mais celle-ci double en période estivale avec l'arrivée des nombreux villégiateurs installés sur les rives du lac (figure 1).

Figure-1

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Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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