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Janvier 2004

Vol. XCIV, no 1

Roméo Dallaire: le Canada fait de lui un héro, le Québec saura-t-il y voir clair?

Le Canada voudrait faire du général Roméo Dallaire un héros d'envergure internationale. Méfions-nous! Le Québec n'a aucun intérêt à suivre le Canada sur ce chemin. Le livre que Roméo Dallaire a récemment signé (J'ai serré la main du diable, La faillite de l'humanité au Rwanda Libre Expression 2003) fournit beaucoup de raisons pour ne pas le faire. De même, un croisement simple d'informations sur la tragédie rwandaise devrait permettre à tout observateur attentif de voir qu'il y anguille sous le socle du monument qu'on est en train d'ériger en l'honneur de cet ancien chef de la Mission des Nations unies au Rwanda.

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Revoir le cadre stratégique

2004janvierCouv

Texte majeur publié en 2004, «Revoir le cadre stratégique» continue de stimuler la réflexion sur la démarche indépendantiste québécoise.

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Le cycle politique ouvert avec la Révolution tranquille n’est pas mort avec la défaite du Parti québécois en avril dernier. C’est le Clarity Bill qui marque à la fois la conclusion du débat politique amorcé avec la commission Laurendeau-Dunton et l’éclatement du cadre et de la logique politiques qui structuraient les rapports Québec-Canada. La réponse de l’État canadian au référendum de 1995 vient clore la relation dialogique qui s’était imposée au fil des décennies et qui avait fini par donner sa forme et son cadre au « débat » constitutionnel. Il n’y a plus désormais une telle chose que ce débat. Le Canada a fait ses choix, la question du Québec est réglée. Non seulement n’est-il plus disposé à envisager quelque révision que ce soit, mais encore et surtout s’est-il octroyé le droit de définir lui-même la légitimité des demandes recevables de la part des souverainistes. L’État canadian a dit clairement que les souverainistes-partenairistes n’ont plus d’interlocuteur. La démission de Lucien Bouchard a consacré la mort du cycle : il n’y aura pas de conditions gagnantes à prétendre dialoguer avec le Canada.

En dépit de ses protestations, le Parti québécois n’a pas saisi la portée politique de C-20. Lucien Bouchard a eu beau dire son étonnement devant la réaction populaire à ce coup de force, il n’a rien trouvé d’autres à dire qu’à l’en blâmer. Bernard Landry et son gouvernement n’ont pas été en mesure de rajuster le tir par une riposte politique systématique. Ils sont restés enlisés dans la gestion provinciale où les avait conduits un Lucien Bouchard velléitaire et bonne-ententiste. Pis encore, le gouvernement du PQ a été tenté de renoncer à assumer sa responsabilité de leader du mouvement historique en se lançant dans une apologie de la société civile qui semblait porter toutes les vertus, y compris celle d’avoir les idées plus claires et la volonté mieux trempée que les élus responsables du seul instrument utile à la réalisation de l’objectif : l’État du Québec. La création du Conseil de la souveraineté est certes une initiative louable qui saura sans doute prouver son utilité, mais elle n’épargnera pas au Parti québécois la tâche douloureuse, ardue et périlleuse de revoir son cadre stratégique. Certes la souveraineté appartient au peuple, c’est un combat qui doit mobiliser toute la société, mais c’est un combat qui ne se peut gagner que par l’action rigoureuse d’un parti politique qui accèdera à la gouverne pour traduire l’idéal en réalité.

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