Recherche par auteur

Vol. CII, nos 7-8

Le Parti québécois face à son destin

En 1970, pour son premier test électoral, le Parti québécois avait recueilli seulement sept députés, mais était parvenu à terminer deuxième dans l’électorat avec 23 %. Pour consoler ses troupes réunies au Centre Paul Sauvé, René Lévesque y était allé d’une formule-choc comme lui seul en avait le secret : « C’est une défaite qui a l’air d’une victoire ! »

Le 4 septembre 2012, Pauline Marois aurait pu facilement paraphraser le fondateur de son parti, mais en en inversant les termes et la signification. Avec un pourcentage des suffrages plus faible que lorsqu’il a perdu en 2003 et en 2008 et avec une majorité d’à peine quatre sièges sur son plus proche concurrent, le PQ a remporté une victoire qui comporte bien des pièges.

Lire la suite

Le printemps érable et la question nationale

La société québécoise a été secouée ces derniers mois par des mouvements de contestations sociales sans précédent. Des indignés d’Occupons Montréal, qui campèrent au square Victoria pendant plus de 40 jours l’automne dernier, aux centaines de milliers de personnes (250 000 ?) qui ont participé à la plus grande manifestation de rue de l’histoire du Québec le 22 avril dernier à l’occasion du Jour de la Terre, en passant par les étudiants grévistes, qui ont pris d’assaut la rue pendant plus de 100 jours, soutenus ensuite par les « casseroleux », nous avons assisté ces derniers mois à une effervescence militante jamais vue au Québec. Ce qui se donne à voir est un contexte politique et social exceptionnel.

Que penser de ces mouvements ? Quel sens donner à ce « printemps érable » ? Comment penser ces bouleversements dans la perspective de la question nationale ?

Lire la suite

Les élections du 4 septembre et la question nationale

Les résultats électoraux du 4 septembre dernier révèlent un Québec plus fragmenté que jamais. Le portrait rappelle celui offert par les élections de 2007, mais inversé. En 2007, l’opposition s’était divisée face au pouvoir, ce qui a permis au PLQ de se faufiler entre l’ADQ et le PQ. En 2012, profitant de nouveaux appuis, le PQ a réussi à se maintenir au-dessus du PLQ et de la CAQ, héritière spirituelle de l’ADQ. En termes de classes sociales, les deux instruments les plus identifiés aux forces patronales et qui ont obtenu une pluralité des voix ont perdu la bataille du fait des distorsions engendrées par le système électoral uninominal à un tour.

Lire la suite

Les éphémérides d'une campagne pas si tranquille

Si Albert Camus a pu écrire que la vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut la vie, on pourrait affirmer dans la foulée que les élections, ça ne vaut peut-être rien, mais que parfois, rien ne vaut une élection pour provoquer dans une société le retour de débats jusque-là étouffés, occultés ou encore balayés à dessein sous le tapis.

Ce fut le cas durant ce mois d’août de type caniculaire que vient de traverser la société québécoise. On y a débattu de questions fondamentales pour notre avenir comme jamais depuis le dernier référendum. Et dès le déclenchement de la campagne électorale, on a pu assister à une qualité de prises de parole et à une éclosion d’opinions auxquelles ce mois d’ordinaire si tranquille ne nous avait pas accoutumés.

Lire la suite

Une victoire douce-amère

Le 4 septembre au soir, les Québécois ont élu un gouvernement péquiste minoritaire beaucoup plus faible que prévu avec 54 sièges, contre 50 pour le PLQ, une surprise de taille, 19 pour la CAQ et 2 pour QS. Le fort taux de participation de 74,50 % montre que ce n’est pas un hasard. Il aurait fallu 64 sièges au PQ pour former un gouvernement majoritaire capable de réaliser son programme et de concrétiser ses engagements.

Lire la suite

Se rappeler d'où vient cette victoire électorale

Avant de tirer des conclusions trop dures, lisons ce commentaire qu’on pourrait intitulé « Le 4 septembre 2012 vu de Toronto ».

Les étudiants : clé de la victoire du PQ

Jean Charest, aujourd’hui ancien premier ministre du Québec, a été le tout dernier fédéraliste envoyé au Québec pour réduire les séparatistes et mettre en œuvre les politiques économiques du tandem FMI/Banque mondiale (c’est-à-dire, appauvrir les pauvres et faire les mamours avec les riches). Il a déjà été chef des conservateurs fédéraux, mais vu le manque de talent disponible pour cette tâche, les gens riches et insolents qui dirigent le Canada l’ont placé à la tête du Parti libéral du Québec. Merci ! Il n’y a pas de quoi. Charest a réussi à gagner les élections, mais s’est heurté à une résistance solide quand il a essayé de faire du Québec un modèle corporatif. Ayn Rand n’a jamais été populaire en français. Curieux, ça doit être une affaire de langue.

Lire la suite

Journal d'un candidat

9 juillet

Nous avons tenu ce soir notre première assemblée générale des membres d’Option nationale de Sainte-Marie–Saint-Jacques au Centre Saint-Pierre Apôtre, lieu de rencontre habituel des forces progressistes. La moitié de nos membres sont venus, soit une trentaine sur 60 et nous avons formé un comité électoral de 8 personnes. J’ai fait un discours pour stimuler l’ardeur de nos militants et dénoncer les turpitudes du Parti québécois qui a encore une fois renoncé à porter le projet de pays. La direction du parti m’a présenté mon DOC (directeur de l’organisation de la circonscription), Charles-Étienne Beaudry qui a déjà participé à deux élections avec l’ADQ.

18 juillet

Le Devoir a publié mon texte intitulé « Vote stratégique ou vote authentique » où je démonte l’argumentaire des apôtres de l’unité péquiste. De nombreux militants me disent que ce texte les a confortés en justifiant la raison d’être d’Option nationale.

Lire la suite

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.