Pourquoi en savons-nous encore si peu?

Chercheur postdoctoral, UQAM

Le débat autour du rapport Bouchard-Taylor a très largement porté sur la pertinence du modèle d’interculturalisme défendu par les commissaires et sur leur interprétation générale de la crise des accommodements raisonnables. Assez peu d’attention a été portée à leur interprétation de l’état de l’intégration des immigrants et au rôle de celle-ci dans la construction de leur diagnostic. Mon objectif dans cet article est de montrer à partir de quelques exemples comment les auteurs ont construit leurs conclusions sur une utilisation impressionniste des sciences sociales, et laissé passer de nombreuses contradictions afin d’aboutir à un récit qui leur plaisait. Je soutiendrai qu’ils ont inventé une explication approximative sans chercher à obtenir de données empiriques permettant de la valider, de sorte que les Québécois ne peuvent pas se considérer davantage informés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient au début des audiences de la Commission.

Un problème de perception ?

Rappelons d’abord l’argument principal des auteurs, celui du problème de perception. Les Québécois ont cru voir un problème là où il n’y en avait pas. L’intégration des immigrants va bien et les accommodements raisonnables sont… en général raisonnables. Mais comment expliquer dès lors la virulence de la crise ? La réponse des commissaires tient de l’ordre de la psychanalyse : les Québécois souffrent d’une insécurité culturelle chronique due à leur condition de minoritaire. Cette insécurité fait en sorte qu’ils ont tendance à se « braquer » sur leur identité et que, d’une manière inconsciente, ils sont constamment à la recherche d’un bouc émissaire à transformer en victime expiatoire. Parce qu’il est mal connu, l’immigré devient une cible de choix. La véritable cause de la colère n’est donc pas à trouver dans le comportement du minoritaire, mais bien dans l’insécurité culturelle du majoritaire. Ce n’est qu’en ramenant publiquement cette insécurité à la conscience majoritaire qu’il sera possible de guérir ceux que Jean-François Lisée a appelés les « malades imaginaires [1] ». En somme, le majoritaire n’est pas coupable, il est fou.

Les auteurs ont cependant négligé une règle de base des sciences sociales que l’on peut énoncer de la manière suivante : entre une explication inspirée de la psychanalyse et une autre qui ne l’est pas, il faut toujours préférer la seconde. Pourquoi, par exemple, les commissaires ne se sont-ils pas simplement contentés d’affirmer qu’il y avait un problème de perception ? Il leur eut été possible de soutenir simplement que les Québécois avaient une vision démesurément négative de l’état de l’intégration des immigrants, que le repli communautarisme et l’intégrisme religieux n’existaient pas au Québec, et que la colère populaire contre les accommodements avait été inappropriée. Pourquoi ne s’en sont-ils pas tenus à cette conclusion ? Mon hypothèse est la suivante : en s’en tenant à une explication aussi simple, ils auraient été obligés d’enquêter plus en profondeur sur la justesse des perceptions des Québécois. Le repli communautaire existe-t-il au Québec ? Des lectures rigoristes des traditions religieuses sont-elles mises au service de stratégies d’isolement au sein de certaines communautés issues de l’immigration ? Ces questions ne les intéressaient visiblement pas. Pourquoi enquêter sur un problème que l’on croit inexistant ? Ne vaut-il pas mieux alors se lancer dans un plaidoyer en faveur de principes généraux et généreux (l’ouverture à l’Autre et la confiance en soi) que dans enquête sérieuse sur l’état de l’intégration ?

Pas de problème d’intégration

Lors de la dernière campagne électorale, André Boisclair déclarait d’un seul souffle que 1) le modèle d’intégration québécois fonctionnait à merveille et que 2) il y avait 27 % de chômage chez les immigrants originaires du Maghreb. Visiblement, il ne comprenait pas que la seconde affirmation venait considérablement affaiblir la première. Un problème semblable apparaît dans le rapport Bouchard-Taylor : comment un modèle d’intégration si merveilleux peut-il laisser une telle emprise à la mésentente et à la colère ? Le lecteur retient de sa lecture l’impression que le modèle québécois d’interculturalisme fonctionne bien « par définition » et que toute insatisfaction à son égard ne peut s’expliquer que par l’incapacité de la population à en saisir les grands principes. Les critiques des politiques d’intégration ne sont jamais des critiques des politiques d’intégration, mais toujours l’expression d’une attitude de peur et de repli, elle-même enracinée dans une incapacité à saisir la vertu et l’utilité des principes d’ouverture et de métissage.

Ainsi, les commissaires n’examinent pas la possibilité que la colère populaire ait pu cibler de manière légitime des attitudes de repli au sein de certaines communautés culturelles. Bien sûr, les commissaires évoquent à quelques reprises l’existence de telles attitudes. À chaque fois, cependant, ils soulignent qu’elles trouvent leur origine non pas dans des préférences et des pratiques propres à certains groupes minoritaires, mais dans l’attitude du groupe majoritaire lui-même. Pour les commissaires, en effet, le repli communautaire ne semble pouvoir s’expliquer que par l’attitude négative et dépréciative de la majorité. Mais sur quoi s’appuie cette affirmation ?

Le problème est bien connu. L’attitude rigide du majoritaire peut déclencher chez le minoritaire deux réactions opposées. La première, bien connue des parents, s’appelle la « réactance », c’est-à-dire le désir de faire le contraire de ce que l’on exige de nous. Par exemple, vous me demandez d’être comme vous, alors je réaffirme ma différence. Mais il existe une seconde réaction. Il s’agit du « conformisme » qui consiste à orienter son comportement en fonction des normes affirmées publiquement et des comportements considérés comme habituels. Les commissaires tiennent pour acquis que la réactance est prédominante mais n’offrent aucune donnée pour appuyer leur hypothèse. Historiquement, le désir de suivre la règle affichée publiquement a pourtant joué un rôle central dans l’intégration des minorités en France, aux États-Unis et au Canada. Ce n’est pas l’enthousiasme des Anglo-protestants majoritaires à l’égard de la culture canadienne-française et du catholicisme qui a amené les exilés des petits Canadas à s’intégrer et à venir enrichir la société américaine. Pourquoi l’affirmation ferme et explicite de normes publiques par la majorité québécoise ne favoriserait-elle pas aujourd’hui l’intégration ? Les commissaires ne nous offrent sur ce sujet aucune donnée particulière.

Le cas du voile

Un exemple de la légèreté des explications proposées par les commissaires se trouve dans le traitement accordé à la question du foulard islamique. Je ne m’intéresse pas particulièrement à cette question, mais le fait que les commissaires l’aient mise au cœur de leur réflexion m’incite à m’y référer (plutôt qu’aux signes ostentatoires sikhs et hassidiques, par exemple, auxquels les auteurs font très peu référence). Les commissaires reconnaissent que le port du foulard peut s’accompagner de multiples significations et que certaines d’entre elles ne sont pas compatibles avec les valeurs d’égalité et d’intégration. Pourtant, ils ne cherchent pas à déterminer la force relative des différents motifs. Suivant la ligne dominante des travaux de Charles Taylor, ils ont tendance à interpréter la pratique religieuse d’une manière que l’on peut qualifier de « spiritualisante », c’est-à-dire en en minimisant ses aspects sociopolitiques et en mettant l’accent sur ses aspects spirituels et transcendantaux. J’en donne un exemple :

[…] le choix d’une jeune musulmane de porter le foulard à l’école ne peut être mis sur le même pied que celui de son camarade de porter une casquette. Dans le premier cas, la jeune fille se sent soumise à une obligation – déroger à cette pratique serait aller à l’encontre de ce qui la définit, elle se trahirait elle-même, son sentiment d’intégrité serait atteint (p. 144).

On peut reconnaître l’existence et la légitimité de telles attitudes. Mais sur quelles données s’appuient Bouchard et Taylor pour en faire un cas typique ? Quelle enquête ont-ils menée sur la condition des jeunes musulmanes ? Aucune. Les commissaires se sont plutôt contentés de tendre une oreille complaisante aux lobbies pro-hidjab qui ont défilé devant eux. En France, pourtant, la commission Stasi avait mené des enquêtes afin de déterminer le poids des différents facteurs dans la décision de porter le foulard. La commission était parvenue à la conclusion que la pression sociale négative sur les jeunes musulmanes des banlieues était suffisamment néfaste pour justifier une restriction à la liberté de religion. Pourquoi ne pas avoir mené de semblables études ici ? Les auteurs se contentent de critiquer la législation française sans prendre au sérieux les motifs qui ont présidé à son élaboration.

La lecture spiritualisante proposée par Bouchard et Taylor devient particulièrement douteuse lorsque l’on considère que, dans les cours d’école montréalaises, l’on peut voir des fillettes de six ou sept ans porter le foulard (une pratique qui n’existe même pas dans les pays musulmans). Peut-on sérieusement affirmer qu’il s’agit pour elles d’une manière d’être fidèles à leur identité religieuse profonde ? Un enfant de six ans (et je dirais même de treize ou quatorze ans) peut-il être soucieux de son identité morale et spirituelle profonde ? L’hypothèse me semble suffisamment douteuse pour mériter un examen approfondi. Or cet examen ne se trouve ni dans le rapport Bouchard-Taylor ni dans les études qui l’accompagnent. Les commissaires se basent sur leurs intuitions. Mais pourquoi en ce domaine leurs intuitions vaudraient-elles davantage que celles du Québécois moyen ? N’est-ce pas une curieuse épistémologie qui postule que le domaine des idées généreuses coïncide avec celui des idées vraies ?

Remarquez, il est possible que les Québécois aient tort de voir dans le port de symboles religieux ostentatoires l’indice d’un repli communautaire. Cette corrélation semble bien établie au sein de toutes les sociétés humaines depuis le début de l’humanité mais, qui sait, peut-être vivons-nous dans une situation historique inédite. Il eut pourtant été facile de mener une enquête de terrain pour clarifier la question. Or les commissaires avaient, semble-t-il, une autre idée en tête. Quel que fut le poids des préférences communautaristes, leur réponse était déjà prête. Le repli sur soi minoritaire, s’il existe, ne peut s’expliquer que par l’attitude négative du groupe majoritaire. Encore une fois, la seule issue possible demeure l’ouverture et la tolérance : « […] on dégage alors un accord assez large qui permet aux élèves portant le foulard de fréquenter l’école plutôt que de s’en trouver exclues et ainsi poussées vers les écoles confessionnelles privées » (p. 141). L’argument est élégant, mais est-il vrai ? Le communautarisme ne peut-il résulter que de l’attitude rigide de la majorité ? Bouchard et Taylor ne s’appuient encore une fois sur aucune donnée. L’interdiction des symboles religieux ostentatoires en France a-t-elle mené à une fuite vers les écoles confessionnelles ? Bouchard et Taylor ont-ils accès à des études qu’ils ont négligé de nous présenter ? J’aimerais le croire mais je ne parviens pas à m’en convaincre.

D’ailleurs, à certains endroits, les auteurs laissent entrevoir l’immense faille qui traverse leur rapport. Le passage suivant, par exemple, illustre une dynamique de repli communautaire dont on aurait aimé savoir davantage :

Les femmes immigrées venant de certains pays sont également plus à risque de subir de la violence familiale ou conjugale. Elles sont parfois isolées, captives d’une petite communauté fermée et victimes de pratiques abusives, surtout de la part de leur conjoint (mais aussi de leur belle-mère). […] C’est un problème difficile à aborder, notamment à cause du silence des victimes qui, en plus, ne pourront jamais divorcer de peur d’être rejetées par le milieu dont elles dépendent. […] Enfin, celles-ci ont peine à se défaire d’un sentiment de culpabilité et à prendre conscience des racines sociales de leur situation (p. 227).

Cette fois, au moins, l’attitude du majoritaire ne semble pas en cause. C’est peut-être pour cette raison que les auteurs passent rapidement à un autre sujet.

Le planisme identitaire et l’illusion de contrôle

Si la possibilité d’un repli communautaire n’effraie pas les commissaires, c’est que l’adhésion du Québec à l’« interculturalisme » représente à leurs yeux une protection suffisante contre d’éventuelles dérives. Du moment où il existe une politique officielle préconisant le brassage, la mobilité et l’interaction, l’intégration est assurée. Bien sûr, cela implique que « Les membres du groupe ethnoculturel majoritaire […], tout comme les membres des minorités, acceptent que leur culture (les traditions, les référents identitaires) soit transformée à plus ou moins long terme par les interactions que suppose le régime » (p. 120). Lisons bien : le régime suppose l’interaction. Mais qu’en est-il véritablement ? Ces interactions ont-elles vraiment lieu ? Après tout – et il faudrait dire heureusement – le contrôle qu’exerce un État démocratique sur les interactions sociales demeure plutôt modeste (en dehors peut-être de l’éducation primaire et secondaire).

Rappelons quelques détails. Le Québec est une démocratie libérale et une économie de marché. Il ne faut pas céder à la peur, mais il ne faut pas non plus céder au planisme identitaire et à l’illusion d’un contrôle total sur la société. L’interculturalisme ne peut pas – sous peine de se retourner contre la liberté elle-même – s’opposer à la liberté de contrat sur le marché du travail ou sur le marché immobilier. Il ne peut pas s’immiscer dans le choix des amis, des fréquentations et des conjoints, dans le choix des biens culturels ou dans l’organisation de la vie associative. Pour cette raison, l’intégration, dans les sociétés libres et démocratiques, est condamnée à demeurer un processus largement aléatoire, dépendant davantage des pratiques et des préférences présentes dans la population que des grands modèles, principes, déclarations et livres blancs. Il n’existe pas de politique publique permettant de faire naître cet homme nouveau dont rêvent les commissaires et que Mathieu Bock-Côté a justement appelé – en écho sans doute à Robert Musil – « l’homme sans préjugé [2] ».

C’est précisément pour cela que l’on veut savoir s’il existe chez certains groupes des préférences et des pratiques qui ont pour effet – sinon pour objectif – de limiter les interactions avec le groupe majoritaire. Ce sont précisément de telles préférences et pratiques qui furent dénoncées lors du débat sur les accommodements raisonnables. S’agit-il de comportements marginaux ? Sont-ils en progression ? Existe-t-il une corrélation, par exemple, entre le port de symboles religieux ostentatoires et le fait de vivre en dehors des grands circuits de socialisation québécois ? Il est à noter qu’aucune des treize études qui accompagnent le rapport ne cherche à éclaircir ce point.

Le tout tourne à la mauvaise farce quand, en conclusion, les auteurs révèlent que « l’on ne dispose pas actuellement d’une connaissance suffisante de la situation de l’interculturalisme » et qu’il « faudrait lancer des enquêtes sur l’état ou la fréquence des interactions entre groupes ethniques » (p. 261). Parmi les thèmes de recherche qui leur viennent à l’esprit, les commissaires signalent :

  •  l’identification à la société québécoise chez les immigrants et leurs enfants ;
  •  l’attachement à la culture d’origine et la participation aux organismes ethniques comme facteurs d’intégration ou d’isolement ;
  •  la mesure des relations et des unions interethniques […] ;
  •  l’évolution des concentrations ethnoculturelles et leur signification en termes de cloisonnement ;
  •  le degré d’intégration à la société québécoise chez les élèves diplômés d’écoles ethnoconfessionnelles ;
  •  la nature et l’évolution du tissu social et culturel dans les quartiers multiethniques de Montréal , etc. (p. 261)

Deux remarques s’imposent. D’une part, pourquoi la commission – qui disposait d’un budget de 5 millions de dollars dont 1,3 million n’a pas été dépensé – n’a-t-elle pas jugé bon de mener ces études ? Pourquoi a-t-elle préféré commander des études dont la majorité ne fait que reproduire des données ou des arguments déjà disponibles dans d’autres publications récentes ? Le mystère reste complet. D’autre part, tant qu’on ne peut répondre de manière assurée à ces questions, comment peut-on affirmer que la colère des Québécois face aux accommodements raisonnables s’appuie sur une perception erronée ? Pourquoi présumer qu’une enquête sur l’état de l’interculturalisme viendrait nécessairement calmer la grogne populaire ? Commençons par voir ce qu’il en est, nous verrons par la suite si notre colère se calme.

Le raisonnement des auteurs coïncident ici avec une forme de pensée magique que l’on retrouve également dans le nouveau Programme d’éthique et de culture religieuse. La méconnaissance de l’Autre conduit nécessairement à la méfiance et au mépris, alors que sa connaissance mène au respect et au dialogue. Cela n’est pas nécessairement faux, mais ça dépend de l’Autre en question. Si l’Autre adhère à des pratiques et à des valeurs qui nous répugnent, il n’est pas impossible qu’en le connaissant mieux, l’on en vienne à renforcer notre jugement négatif. En soi, le préjugé est donc neutre. Il peut nourrir la méfiance, mais il peut également nourrir une attitude démesurément favorable envers autrui, en nous incitant à lui accorder le bénéfice du doute qu’on lui refuserait en d’autres circonstances.

Conclusion

Il n’y a rien comme la voix d’un homme grave pour calmer une foule en colère, disait Machiavel [3]. Jean Charest avait sans doute en tête cette vérité fondamentale au moment de créer la commission Bouchard-Taylor. Les hommes graves ont parlé, la foule s’est calmée et le premier ministre a gagné son pari. On ne sait toujours pas cependant si la colère était légitime. Les commissaires ont avancé une hypothèse psychanalytique qu’il convient, comme l’a dit Jacques Parizeau, « d’envoyer à la filière 13 [4]» . Il est possible que les Québécois se soient appuyés sur de fausses perceptions, mais il est aussi possible que les comportements visés lors de la crise des accommodements témoignent effectivement de préférences et de pratiques hostiles à l’intégration chez certaines communautés issues de l’immigration. Que ces pratiques soient majoritaires, on l’imagine difficilement. Mais sont-elles le fruit d’une minorité importante ou d’une minorité négligeable ? Donnez-moi cinq millions de dollars et je vous trouverai la réponse. En attendant, la sociologie impressionniste de Bouchard et Taylor ne nous permet pas de trancher.

 



[1] Jean-François Lisée, « Les malades imaginaires », La Presse, 27 mai 2008.

[2] Mathieu Bock-Côté, « Marcuse, inspirateur de la commission Bouchard-Taylor », Le Devoir, 31 mai 2008.

[3] Nicholas Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, Livre 1, Chapitre LIV.

[4] Yves Chartrand, « Envoyons ça dans la filière 13 – Jacques Parizeau », Le Journal de Montréal, 11 juin 2008.

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