Il faut rendre l'Europe aux peuples

Résident permanent au Québec ; a milité pour le Oui au référendum français sur le traité constitutionnel européen de 2005. Diplômé de science politique de Lille-2, étudiant de 2e cycle à l’ENAP, il est membre du conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) et a été conseiller national au programme des Jeunes Radicaux de Gauche et directeur de cabinet adjoint au Conseil général d’Ille-et-Vilaine. 

Sans grande surprise, à peine plus de deux citoyens européens sur cinq se sont finalement rendus aux urnes en juin dernier pour désigner leurs députés au Parlement de Strasbourg. Cette élection, en plus d’avoir suscité l’indifférence générale doublée d’un certain fatalisme, a par ailleurs permis de conforter une assemblée européenne à dominante conservatrice : 36 % des sièges iront au seul Parti populaire européen (PPE), sans compter les 146 autres sièges que se répartiront d’autres tendances de la droite populaire et conservatrice . Ces résultats, somme toute assez peu reluisants pour les quelques partisans d’une Europe résolument tournée vers le progrès social, vient mettre un terme à un cycle d’occasions manquées de relance de l’UE. La réelle surprise de ce scrutin revient certainement aux mouvements écologistes qui ont désormais 53 représentants, la réussite de ces listes ayant d’ailleurs permis aux listes d’Europe Écologie de jouer des coudes avec le Parti socialiste français (16,2 % contre 16,4 %). 

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La fabrique du multiculturalisme : le cours Éthique et culture religieuse en contexte

Texte d’une conférence prononcée lors de la table-ronde de l’Institut de recherche sur le Québec sur le thème: l’école au service du multiculturalisme le 4 juin 2009 à Montréal.

Un simple mot d’abord pour vous remercier de votre présence nombreuse. Cette table ronde représente un événement important dans l’entreprise menant à la renaissance d’un mouvement nationaliste décomplexé capable de formuler des propositions fortes sur les questions touchant à l’avenir du Québec. Ce travail est indispensable pour que renaisse intellectuellement et politiquement le mouvement nationaliste qui manque au Québec et qui seul peut sérieusement critiquer les idéologies qui travaillent aujourd’hui à la déconstruction de la société québécoise. J’ajoute qu’il ne s’agit pas d’abord de faire renaître un mouvement de masse, mais surtout un mouvement intellectuel porteur de propositions fortes pour la réaffirmation de l’identité québécoise. Le nationalisme à réaffirmer sera vidé des scories idéologiques qui ont paralysé le souverainisme officiel depuis plusieurs décennies au point d’en faire un vecteur de l’impuissance politique québécoise.

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La métamorphose d’un livre

La facture de ce livre, dans le détail comme pour l’ensemble, est déconcertante. Les pages, les différentes parties de cet étrange et insaisissable récit, restent ouvertes, ne se referment pas, sauf, quant aux phrases, par la forme, qui est, dans le détail, celle d’un écrit remarquable par le style. L’auteur évoque les Îles-de-la-Madeleine.

Ce récit est impossible à saisir comme un tout. Il ne se boucle pas comme une histoire que l’on raconterait, et il en va de même pour chacun des épisodes, à tout moment tronqués. Tout s’évase, se dissipe, se perd à chaque moment. L’ensemble aussi s’ouvre on ne sait sur quelle béance. Cet inachèvement, constant, peut être considéré comme un procédé d’art et c’en est un, sans doute.

Singulier parti pris. L’auteur imprime délibérément à son récit, à son discours narratif, intermittent, à chaque pas, une altération, une brisure, grâce auxquelles une poésie peut fleurir, fleurit effectivement.

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Jacques Cartier, découvreur du Québec

Il est très probable que les lointains ancêtres asiatiques des Amérindiens furent les premiers humains, à l’époque de la dernière glaciation, à fouler le sol de notre continent. C’était trente ou quarante mille ans avant les Irlandais, les Vikings et Christophe Colomb. Ces lointains ancêtres seraient les vrais découvreurs de l’Amérique. Ils auraient traversé par la Béringie, c’est-à-dire par la région de l’actuel détroit de Béring, alors qu’elle constituait une large bande de terre ferme entre la Sibérie et l’Alaska. Le passage à pied sec était possible parce que le niveau de la mer était beaucoup plus bas qu’aujourd’hui en raison de la grande captation d’eau par les glaciers.

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Entrevue à propos de Passion et désenchantement du ministre Lapalme

Dans Passion et désenchantement du ministre Lapalme, Claude Corbo fait un saut dans la dramaturgie. Avec cette dernière édition, il a abouti à une version finale d’une pièce de théâtre sur laquelle il travaillait depuis plus de 15 ans. Le théâtre était pour lui une façon d’explorer le monde politique dans un cadre différent de ceux qu’il a utilisés depuis toujours dans sa carrière de professeur.

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Mathieu d’Avignon. Champlain et les fondateurs oubliés

Mathieu d’Avignon

Champlain et les fondateurs oubliés ; les figures du père et le mythe de la fondation, Québec, PUL, 2008, 540 pages

Issu d’une thèse de doctorat, l’ouvrage de Mathieu d’Avignon « s’inscrit dans le contexte d’un courant historiographique récent de déconstruction des mythes fondateurs » (p. 3) et veut expliquer « pourquoi l’histoire et la mémoire [ont] retenu le nom de Champlain comme étant celui du fondateur de Québec », oubliant les prétendants anciens et nouveaux à ce titre : Pierre Dugua de Mons, qui a investi dans le commerce des fourrures, le capitaine Dupont-Gravé, qui a négocié l’alliance franco-indienne de 1603 à Tadoussac, le chef montagnais Anadabijou, qui était partie à cette alliance, et le roi Henri IV, son homologue lointain… L’hypothèse de l’auteur est que Champlain a sciemment contribué à nourrir le mythe en orientant ses récits vers sa propre personne dans le but de construire une image de « fondateur unique ».

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Josianne Paul. Exilés au nom du roi : les fils de famille et les faux-sauniers en Nouvelle-France

Josianne Paul

Exilés au nom du roi : les fils de famille et les faux-sauniers en Nouvelle-France, 1723-1749. Sillery, Septentrion, 2008. 211 pages (Coll. « Les cahiers du Septentrion », no. 32).

Josianne Paul est doctorante à l’Université d’Ottawa. Dans Exilés au nom du roi, elle analyse un mode particulier de peuplement de la Nouvelle-France, employé durant la première moitié du 18e siècle : le recours à la justice retenue et à l’une de ses manifestations, les lettres de cachet, pour exiler de France des « indésirables » et les transplanter, si possible, dans sa colonie laurentienne. La notion de justice retenue recouvre les interventions judiciaires royales effectuées en dehors du système de justice ordinaire. Parmi ces interventions figurent les lettres de cachet, ordres royaux portant condamnation, sans tenue de procès. Trois catégories spécifiques d’individus prirent le chemin de l’exil en Nouvelle-France de cette manière : des prisonniers de droit commun, des « fils de famille » (personnages mettant en péril l’honneur de leurs familles) et des faux-sauniers, ces contrebandiers de la gabelle (taxe sur le sel). La période étudiée couvre les années 1723-1749, soit la durée de l’administration de Maurepas à titre de ministre de la Marine.

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