Le Québec expliqué aux immigrants

Note critique du livre de Victor Armony, Le Québec expliqué aux immigrants, VLB éditeur, 2012, 268 pages

En écrivant « Le Québec expliqué aux immigrants », Victor Armony avait pour ambition d’étayer une analyse sociologique du Québec et « des enjeux qui découlent de la rencontre entre la société québécoise et les nouveaux arrivants » (p.11). Dans cette nouvelle version revue et augmentée d’un livre paru quelques années plus tôt, l’auteur renchérit de ses réflexions ayant fait suite au débat sur les accommodements raisonnables de 2006.

Dans le contexte actuel où les débats sur les questions linguistiques, sur la laïcité et plus généralement, sur l’intégration économique, sociale et culturelle des immigrants sont récurrents, ce livre aurait pu être salutaire, surtout si l’on considère le curriculum de l’auteur qui est sociologue. Toutefois, plusieurs problèmes au niveau de la rigueur scientifique et analytique nous empêchent de bien apprécier les observations et les conclusions tirées par l’auteur. Bien qu’Armony n’ait pas la prétention d’écrire une étude scientifique, son statut de professeur d’université nous incite à faire une analyse sévère de sa démarche, car en science, les résultats ne sont valides que si la démarche sur laquelle ils reposent est convenable. Cette note critique vise à répertorier les raisonnements fallacieux et certains problèmes méthodologiques qui, sans leur présence, auraient pu permettre au livre d’accéder à un niveau intellectuel acceptable.

Le premier chapitre est consacré à l’image que projette le Québec au monde et se met du point de vue de l’immigrant qui le choisit comme destination. Si la thèse cherchant à attribuer un certain caractère latin aux Québécois est en soi intéressante, une large partie des propos s’appuient sur des anecdotes et pis encore, sur des commentaires tirés de forums de discussion, rendant ainsi la démonstration peu convaincante. Les problèmes de cette source de données sont pourtant évidents : elle n’est pas du tout représentative de la population étudiée. Le premier biais de l’échantillon concerne la langue : les seuls commentaires retenus sont ceux formulés en français, donc écrits essentiellement par des immigrants provenant de la France, d’Haïti, de l’Afrique francophone ou des immigrants suffisamment francisés. Un deuxième biais se présente au niveau du vécu et de la personnalité des personnes qui prennent le temps d’écrire ces commentaires : certains traits de personnalité ou certains événements vécus peuvent influencer la décision de partager ou non son vécu sur internet. Un troisième biais se voit également au niveau de la composition socioéconomique de la population : les forums de discussion ne sont pas utilisés dans des proportions équivalentes selon l’âge, la scolarité, le revenu et la structure familiale, notamment. Finalement, rapportons un autre problème, non pas au niveau de l’échantillon, mais en ce qui concerne la validité des propos rapportés. La crédibilité des expériences rapportées sur un forum de discussion internet est douteuse, étant donné les débats qui y ont lieu et l’anonymat poussant parfois les gens à altérer la réalité pour la faire conformer à leur point de vue. Victor Armony reconnaît d’ailleurs qu’il ne s’agit pas d’une source d’information très fiable…alors, pourquoi l’utiliser ? Sachant qu’en sciences sociales, les résultats d’une enquête ne sont pertinents que si la méthodologie la supportant l’est, mentionner brièvement la faible qualité des données n’est pas une mise en garde suffisante si l’on se sert ensuite de ces mêmes données pour tirer des conclusions.

D’autres données plus rigoureuses sont rapportées, notamment celles tirées d’enquêtes et sondages. Le problème est que les interprétations ne sont pas toujours appropriées. Par exemple, Armony soutient que contrairement au reste du Canada, le Québec fonctionne comme un clan fermé à l’Autre et qu’un plafond de verre existe pour les immigrants, car ceux-ci sont sous-représentés dans la fonction publique et ont de plus grandes difficultés sur le marché du travail. Pour renforcer son point voulant que la majorité franco-québécoise soit plus repliée sur elle-même que les anglophones, Armony cite également quelques chiffres sur la discrimination en emploi perçue par les immigrants. Ces thèmes sont également ramenés au chapitre 4, lorsqu’il prétend que le taux de chômage deux fois plus élevé des minorités visibles ne s’explique pas seulement à cause du manque de diplôme et d’expérience reconnue, car « 13 % des Montréalais avouent « qu’ils n’engageraient pas ou probablement pas une personne noire ou de couleur » (p.203).

Plusieurs problèmes se présentent dans ces propos. D’abord, il est important de mentionner que la meilleure preuve de l’existence de la discrimination se fait par le test des CV fictifs et non pas avec des sondages dont les questionnaires ne peuvent jamais mesurer l’ensemble des facteurs résiduels. Certains chercheurs ont fait l’exercice et il s’est révélé concluant : à Montréal, la discrimination existe (Eid, Azzaria et Quérat, 2012), mais elle est similaire à ce que l’on retrouve à Toronto (Oreopoulos, 2009). Cela dit, la présence de discrimination n’implique pas nécessairement des écarts en matière de chômage, car l’une des principales conséquences de la discrimination en emploi est la segmentation du marché du travail (Cain, 1976 ; Bulow et Summers, 1986). Pour associer la discrimination aux écarts sur le marché du travail, des modèles statistiques doivent être conçus de manière à exercer un contrôle sur les autres variables explicatives possibles (compétences, scolarité et qualité des diplômes, expérience, langue et littératie, durée de résidence au pays, etc.), car des dizaines d’autres raisons peuvent expliquer les difficultés des immigrants sur le marché du travail (Aigner et Cain, 1977 ; Altonji et Blank, 1999). Si, des écarts résistent à ce contrôle, alors on peut émettre l’hypothèse qu’ils sont attribuables à la discrimination. De nombreuses études, dont certaines de Statistique Canada, ont montré qu’une grande partie des différences en matière de performances économiques entre les natifs et les immigrants s’expliquent par d’autres facteurs que la discrimination, notamment la qualité de l’éducation et les compétences linguistiques (Sweetman, 2004 ; Ferrer, Green et Riddell, 2006 ; Bonikowska, Green et Riddell, 2008). Certes, la discrimination existe, mais ces études tendent à montrer qu’elle n’est pas l’une des principales variables explicatives des écarts en matière de revenu ou d’emploi, car les immigrants et les natifs ont un rendement similaire de leurs compétences.

Par ailleurs, les données sur la discrimination ne servent pas à décrire les comportements de la majorité culturelle face aux minorités, car ces chiffres ne tiennent pas compte de l’origine de l’employeur. Il ne s’agit pas d’un détail insignifiant, car au Québec, l’historique domination sociale et économique des francophones par les anglophones se reflète encore par une sous-représentation des francophones chez les employeurs, surtout à Montréal où la population allophone et anglophone est particulièrement nombreuse. Une brève analyse du fichier de microdonnées à grande diffusion du recensement de 2006 permet en effet de constater que seulement 57 % des cadres de la région métropolitaine de Montréal sont des « Québécois de souche », c’est-à-dire de langue maternelle française et dont les deux parents sont nés au Canada. De ce fait, l’on ne peut pas nécessairement attribuer cette discrimination à une hypothétique plus grande fermeture qu’aurait la majorité franco-québécoise. Qui sait, il pourrait même s’agir de discrimination entre immigrants d’origines différentes.

Le deuxième chapitre est consacré à la situation du français au Québec. Armony qualifie de « nouvelle encourageante » le fait qu’en 2006, 51 % des allophones avaient adopté le français, contre 46 % en 2001 et 39 % en 1996. Mentionnons premièrement que les transferts linguistiques ne comptent très peu dans la dynamique démolinguistique, le principal facteur étant les niveaux d’immigration et sa composition (Termote, Payeur et Thibault, 2011). Ensuite, s’il est vrai que les défenseurs du français peuvent se réjouir de l’augmentation des transferts vers le français, il faut toutefois savoir qu’elle est nettement insuffisante pour être optimiste quant à l’avenir du français. Puisque le français représente 90 % des langues officielles du Québec, les transferts linguistiques des allophones vers le français devraient atteindre cette proportion pour simplement affirmer que la situation permet de maintenir le poids relatif des francophones parmi les langues officielles. À 51 %, la dynamique est encore très loin d’être favorable au français. Il est simplement dans une situation moins désastreuse qu’auparavant. Autrement dit, le déclin du français par le biais des transferts linguistiques se fait simplement plus lentement que par le passé. Armony soutient ensuite que le déclin du français à Montréal est causé par l’exode des francophones vers banlieue. S’il est vrai que les francophones sont proportionnellement plus nombreux à quitter la ville centre pour la banlieue, ce phénomène ne fait que changer la répartition géographique de la population et peut de ce fait accentuer la ségrégation spatiale. Il s’agit là d’un phénomène réellement préoccupant, notamment en ce qui concerne la cohésion sociale. Toutefois, il ne faut pas mêler ce phénomène à celui du déclin du français, qui concerne l’ensemble de la région métropolitaine et non uniquement l’île de Montréal. Quoiqu’il en soit, les flux migratoires intramétropolitains ne peuvent en aucun cas expliquer les changements dans la composition linguistique de l’ensemble métropolitain.

Armony poursuit ensuite sa lancée joviale en ce qui concerne la situation du français en soutenant que la proportion de francophones est stable depuis les années 1950 à environ 80 %. Mentionnons d’abord qu’il parle de la langue maternelle et non de la langue d’usage. Cet indicateur n’est pas le plus pertinent pour suivre la vitalité du français, car il ne prend pas en compte l’assimilation linguistique qui se produit sur plus d’une génération. Ensuite, parler de « stabilité » est inexact. En réalité, l’évolution prend la forme d’un « U » ouvert et inversé. La proportion de francophones a augmenté jusqu’au début des années 1980, hausse notamment attribuable aux départs massifs des anglophones (Termote, Payeur et Thibault, 2011). Elle est demeurée ensuite relativement stable jusqu’au début des années 2000, moment où le nombre d’immigrants reçus annuellement a fortement augmenté, puis a commencé à décliner, pour atteindre un creux historique au Recensement de 2011. Dans un contexte de sous-fécondité, tant chez les francophones que chez les anglophones, si les seuils d’immigration demeurent élevés et, si, comme c’est le cas actuellement, les comportements linguistiques des immigrants continuent à désavantager le français au profit de l’anglais (Bélanger et Sabourin, 2013), il est statistiquement impossible que la place du français se maintienne. La pente descendante amorcée dans les années 2000 se poursuivra.

La partie la moins orthodoxe de ce chapitre concerne toutefois l’analyse que l’auteur fait du bilinguisme chez les francophones. Il soutient que la définition officielle de la connaissance d’une langue de Statistique Canada (soit de pouvoir soutenir une conversation dans celle-ci) est trop large et que de ce fait, la proportion de francophones réellement bilingues est surestimée. Selon lui, les seuls francophones qui devraient être considérés bilingues sont ceux capables de « penser et s’exprimer dans les deux langues avec le même niveau de précision et d’aisance » (p.116), ce qui l’amène à conclure que « les cas de bilinguisme authentique sont extrêmement rares chez les adultes québécois » (p.116). Cette définition, qui n’est jamais utilisée en démolinguistique, pose un problème majeur. Elle décrirait comme « bilingue » une personne dont le niveau de littératie est de 1, tant en français qu’en anglais, puisque bien qu’elle soit semi-analphabète dans les deux langues, elle l’est de manière équivalente. En revanche, une personne de niveau 5 en français et 4 en anglais ne serait pas « bilingue », car bien qu’elle soit nettement meilleure que le premier individu en anglais, elle maîtrise encore mieux sa langue maternelle, le français. De ce fait, elle n’a pas le même niveau d’aisance dans les deux langues. Autrement dit, selon cette définition, moins on maîtrise sa langue maternelle, plus il serait facile d’être « bilingue », car le niveau à atteindre dans la langue seconde est plus bas. Cette redéfinition du bilinguisme est pour le moins surprenante, mais il est difficile de comprendre pourquoi l’auteur semble l’appliquer uniquement aux francophones. Pour les anglophones et allophones, il s’accommode tout à fait de la définition de Statistique Canada et parle ainsi d’un bilinguisme massif chez ces derniers (p.195 ; p.230).

Le troisième chapitre aborde ensuite la question nationale et identitaire. L’auteur y analyse entre autres les rapports entre la majorité culturelle et les minorités à partir d’un postulat fort discutable : il met du côté de la majorité ceux qui critiquent les accommodements religieux et de la minorité ceux qui en demandent. Or, cette distinction est critiquable, puisque plusieurs, sinon la majorité des personnes issues de l’immigration s’opposent aussi aux accommodements religieux. Citons à cet égard les chiffres d’un récent sondage (Léger Marketing, 2013) rapportant que les deux tiers des allophones (pour la plupart issus de l’immigration) sont en désaccord avec le fait de « [p]ermettre à un sportif d’adapter son habillement ou son équipement pour motifs religieux » et que seulement 15 % de ceux-ci considèrent que le statu quo actuel en matière d’accommodement religieux est acceptable. Par ailleurs, toujours selon ce même sondage, 70 % des allophones sont d’accord avec le fait que « [m]ettre un terme aux accommodements déraisonnables, c’est favoriser la cohésion sociale et l’intégration ». Certes, les chiffres d’un sondage de ce type n’ont pas une précision scientifique exempte de critiques, mais ils illustrent néanmoins que l’on ne peut d’emblée diviser la population en « majorité culturelle » et « minorités » sur la base des opinions sur les accommodements religieux comme le fait Armony. Il s’agit en fait d’un débat qui est plus lié à la conception de la laïcité et du rôle de l’état.

Le quatrième chapitre se penche ensuite sur Montréal, principal pôle d’immigration au Québec et lieu de rencontre entre les cultures. Armony met en concurrence Montréal, qui représenterait l’ouverture, le bilinguisme, le cosmopolitisme, etc., au reste du Québec, qui serait le terreau du populisme, du repli sur soi et le gardien de l’identité. Les arguments visant à soutenir cette thèse sont toutefois difficiles à suivre et manquent souvent de cohérence. Le fait d’associer le populisme de la « radio-poubelle » de la ville de Québec à ceux qui dénoncent le bilinguisme institutionnalisé et plus généralement, aux nationalistes, en est l’exemple le plus frappant. De fait, les idées des animateurs de ce type de radio, qui cherchent à imposer l’anglais le plus tôt possible aux francophones et qui dénoncent constamment les idées visant à soutenir le français, sont généralement tout à fait à l’opposée de celles des nationalistes et des « gardiens de l’identité », qu’ils pourfendent avec véhémence.

Après être revenu sur la question de la discrimination en emploi (sur laquelle nous avons expliqué plus haut les lacunes), Armony enchaîne sur les événements entourant le décès de Fredy Villanueva et plus globalement, sur le « profilage racial », rapportant que certains groupes sont plus souvent interpellés par la police que d’autres. L’auteur dénonce le chroniqueur Richard Martineau qui est « tanné d’entendre les gens blâmer la société pour leurs problèmes » en lui rétorquant : « comment alors dénoncer la discrimination si ceux qui la subissent se font accuser (…) de se complaire dans une position de victime » ? Il faut ici reconnaître un certain manque de clarté, car plusieurs dossiers ayant peu de lien entre eux sont entremêlés. En effet, le lien entre la discrimination en emploi et les incidents impliquant la police et des membres de minorités culturelles n’est pas évident. Par ailleurs, l’auteur demeure nébuleux sur ce qu’il appelle « discrimination » et semble attribuer tous les écarts statistiques entre deux groupes à celle-ci, sans considérer les autres explications possibles.

Pour un lecteur connaissant peu l’histoire du Québec, certains passages du livre pourraient l’induire en erreur. Par exemple, lorsqu’Armony parle d’un hypothétique « (…) homme noir dont les ancêtres se sont établis à Montréal au XVIIe siècle » qui aurait plus de chance d’être discriminé qu’un immigrant germanophone blanc (p.206-207), cela sous-entend qu’il existe au Québec une communauté noire dont les racines historiques remontent au début de la colonisation, comme on le retrouve aux États-Unis. Sans égard à la justesse de l’idée générale que l’auteur a voulu exprimer, il faut préciser qu’il n’existe aujourd’hui au Québec aucun homme noir dont les ancêtres se sont établis à Montréal à l’époque de la Nouvelle-France. S’il y avait effectivement quelques personnes noires à cette époque, leurs descendants actuels, s’il y en a, se fondent nécessairement dans la majorité blanche par l’effet de métissage sur plusieurs générations. La communauté noire de l’époque n’était en fait pas assez nombreuse pour se reproduire uniquement entre elle de façon à générer une descendance se perpétuant durant plus de 300 ans. Ainsi, aucun des Noirs actuels du Québec ne peut remonter la majorité de sa généalogie aux Noirs de la Nouvelle-France.

Bien que le sociologue admette que les incidents racistes et xénophobes entre Québécois et Néo-Québecois soient plutôt rares, il tient tout de même à en rapporter. Il est toutefois difficile de voir la pertinence des deux exemples qu’il amène. Le premier est l’attentat à la bombe incendiaire dans une école juive en 2006. Or, l’auteur de ce délit est d’origine algérienne, ce qu’Armony ne précise pas. Il ne s’agit donc pas d’un incident opposant la majorité à une minorité, mais plus d’un incident « inter-minorités ». L’argument, en fait, pourrait se retourner contre son postulat : les incidents racistes résultent de l’importation par des immigrants en terre québécoise de conflits inter-ethniques étrangers. Loin de nous l’idée de supporter un tel argument, mais il est quand même utile de rappeler qu’il est dangereux d’établir des généralités à partir d’événements isolés. Le second exemple concerne un acte vandalisme à l’école Les Jeunes Musulmans de Montréal. Pour cet incident, une recherche dans les archives de l’actualité nous a appris que l’auteur est inconnu et que la police a déclaré qu’ «[a]vec les éléments que nous avons en main, nous ne pouvons pas traiter ça comme un crime haineux pour le moment, c’est considéré simplement comme un méfait[1] ». En bref, il s’agit possiblement d’un acte de vandalisme qui n’est pas lié à la nature de l’établissement.

Pour terminer cette note critique, nous ne pouvons recommander ce livre ni aux Québécois ni aux Néo-Québécois cherchant à en apprendre davantage sur le Québec. Si quelques nuances sont parfois amenées par l’auteur, les idées générales exprimées risquent au contraire d’aggraver les préjugés non fondés sur la majorité culturelle du Québec, trop souvent propagés par la presse canadienne anglaise, et sur les minorités. Le livre n’en est peut-être pas un qui se veut scientifique, mais la qualité de sociologue de l’auteur amène des attentes élevées. Étant donné le manque de rigueur et la faiblesse de plusieurs analyses, celles-ci n’ont pas été comblées.

 

 


 

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[1] AFP (2007). « Une école musulmane vandalisée à Montréal », AFP Infos Mondiales, Art, culture et médias, mardi, 16 janvier 2007

 

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