L'art d'obtenir un médecin pour le prix de deux

La pénurie de médecins au Québec est un problème sérieux dont la solution semble toujours nous échapper. Selon Yves Dugré, ex-président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, il manquerait 1000 médecins spécialistes au Québec. On observe le même scénario chez les omnipraticiens, où la pénurie est évaluée entre 800 et 1000 à travers le Québec.

I – Introduction: un Québec en manque de médecins

Notons que la Ville de Saguenay vient tout juste de signer une entente avec le ministère de l’Immigration dans le but avoué d’attirer les médecins étrangers dans cette région qui souffre d’un manque chronique de praticiens.

Cette situation est pour le moins surprenante puisque le Québec est une des provinces qui forme le plus de médecins par habitant au Canada. Au moment où le gouvernement s’apprête à engloutir au moins 3,6 milliards dans la construction de deux mégahôpitaux neufs, un pour la faculté de médecine de l’Université de Montréal (Centre hospitalier de l’Université de Montréal, CHUM) et un pour l’université McGill (McGill University Health Centre, MUHC), il convient de se questionner sur la valeur de cet investissement. Est-il également rentable, pour obtenir des médecins pratiquant au Québec, d’investir à l’Université de Montréal et à l’université McGill?

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Pour en finir avec le bon et juste Adélard Godbout

Dans un texte publié dans Le Devoir du 18 septembre dernier, Bernard Amyot profitait du 50e anniversaire du décès d’Adélard Godbout pour souhaiter que l’histoire corrige la « troublante amnésie sur Godbout » au sein de la société québécoise.

À la suite de cette invitation, j’ai décidé de relever le défi en commettant le présent texte qui se veut une réponse partielle à un sujet complexe.

Du salmigondis indigeste de M. Amyot où les événements de la Deuxième Guerre mondiale côtoient une liste des réalisations d’Adélard Godbout, où le nom de certains fascistes européens sont associés avec celui de Maurice Duplessis et où, finalement, le panégyrique de Godbout l’emporte sur l’analyse sérieuse et étoffée, il ressort des affirmations non fondées qui reviennent malheureusement périodiquement dans l’actualité québécoise.

Parmi ces faussetés, qui s’inspirent largement de la thèse propagée par le petit neveu d’Adélard Godbout, le cinéaste et écrivain Jacques Godbout, on retrouve, notamment, celle voulant que « la plupart des leaders indépendantistes et la quasi-totalité des historiens » aient sciemment voulu gommer la mémoire d’Adélard Godbout de l’histoire du Québec. Il y a aussi celle décrivant le bon et « juste » Godbout et cette autre, voulant que les méchants nationalistes aient été responsables de ses déboires politiques et du maintien au pouvoir de Maurice Duplessis.

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Rabaska l'insoutenable laisser-faire

Le 6 décembre 2006, marque le début des audiences du BAPE sur le projet de terminal méthanier Rabaska dans la zone de Lévis/Beaumont. Compte tenu de l'enjeu qu'un tel projet représente pour l'avenir de cette formidable ressource nationale qu'est le fleuve Saint-Laurent, le débat qui a cours depuis plus de deux ans n'a pas eu grand écho dans nos médias nationaux. Assez mineur si on le compare à celui suscité par la tentative de privatisation du mont Orford. Ce débat aura toutefois mis en lumière la désinvolture avec laquelle l'actuel gouvernement du Québec traite de cette question du transit du gaz naturel vers le continent américain via des ports méthaniers sur le Saint-Laurent.

Il en dit long aussi sur la capacité de ce gouvernement de prendre position sur des dossiers complexes et mettant en cause les intérêts à long terme du Québec. Il fait enfin ressortir l'anémie de la réflexion qui a animé tous les gouvernements précédents au chapitre de la planification et de la localisation des futures grandes infrastructures énergétiques en sol québécois.

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Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

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La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

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Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

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Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

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Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

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