Charles Castonguay. Le français langue commune

Charles Castonguay
Le français langue commune, Éditions du Renouveau québécois, 2014, 154 pages

Il est rare qu’un essayiste réussisse à allier la vigueur du polémiste à la rigueur du scientifique. C’est pourtant ce que réussit avec brio Charles Castonguay dans son ouvrage Le français langue commune, recueil des chroniques qu’il a signées dans L’Aut’Journal entre 2011 et 2013. Le professeur retraité de mathématiques à l’université d’Ottawa s’est livré à une analyse approfondie de la situation linguistique au Québec et sa conclusion est limpide : le français dégringole, tandis que l’anglais fait preuve d’une grande vitalité.

Lire la suite

Normand Baillargeon. Turbulences. Essais de philosophie de l’éducation

Normand Baillargeon
Turbulences. Essais de philosophie de l’éducation, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2013, 135 pages

Cela fait bien quelques années que l’on entend parler de Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’UQAM et chroniqueur à Radio-Canada. Souverain dénonciateur de la marchandisation de l’éducation, pourfendeur de « légendes pédagogiques » et bien sûr ardent militant anarchiste, Baillargeon a d’abord l’immense mérite de faire taire de sa personne les préjugés et les stéréotypes associés à cette gauche contre-culturelle pour le moins caricaturale qu’on a pu voir abondamment durant le printemps étudiant. Cela ne l’a pourtant jamais empêché d’être de la plupart des combats de cette même gauche, où l’autogestion économique et la démocratie participative semblent aujourd’hui autant d’horizons indépassables.

On l’aura deviné : Baillargeon est un progressiste, doublé d’un idéaliste, au sens commun du terme. Mais son idéalisme, résolument intelligent et savamment balisé, le porte à s’interroger vivement sur les conditions du progrès et sur la nature même de celui-ci. Il en est de même de son progressisme, qui fait de lui un homme patient, rationnel et pragmatique. C’est d’ailleurs comme tel qu’il s’est affiché très tôt contre le renouveau pédagogique des années 2000, quitte à faire face à un milieu hautement hostile à son opposition et ne tolérant guère la dissidence (p. 129). De toute évidence, les critiques que Baillargeon adresse à la réforme scolaire forment en quelque sorte la clé de voûte de ce recueil constitué de différents essais publiés ici et là ces dernières années.

Lire la suite

Sous-catégories

Décembre 2017

Éditorial - Au seuil d’un autre commencement

2017decembre250Conférence prononcée à l’occasion du
Gala du centenaire de L’Action nationale
au cabaret Lion d’Or
27 octobre 2017
Version vidéo -

Je suis heureux de partager avec vous cette soirée, ce moment de célébration. C’est un privilège rare qui m’est donné et je vous en suis très reconnaissant. Je voudrais profiter de l’occasion pour revenir un tant soit peu, sur le chemin parcouru. Et pour tenter d’ouvrir quelques pistes pour le proche avenir, en sachant qu’il faudra revenir plus d’une fois sur le sujet.

Je vous invite à aborder les prochaines années avec confiance et détermination. Il faut penser notre combat dans le temps long. Et le faire en sachant que nous sommes redevables à tous ceux et celles qui, avant nous, ont mené les batailles qui ont permis à notre peuple de se rendre là où nous sommes. Encore et toujours au seuil de notre naissance, certes. Mais encore et toujours tenaces et opiniâtres, avec le même idéal chevillé au corps, le même goût de liberté, le dur désir de durer.

Lire la suite...

La voie rapide du Programme de l’expérience québécoise

L'auteur a été conseiller au ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion pendant 23 ans, à la retraite depuis deux ans. Le présent article est extrait d'un ouvrage en préparation chez L'Action nationale Éditeur.

Le Québec compte au sein de sa population des migrants étrangers qui y résident de façon temporaire, détenteurs d’un permis de séjour temporaire délivré par le gouvernement fédéral et d’un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ). Il s’agit de travailleurs étrangers actifs sur le marché du travail québécois et d’étudiants étrangers inscrits dans nos institutions d’enseignement. Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) souhaite en retenir le plus grand nombre possible au Québec afin qu’ils s’y établissent de façon durable. En tant que candidats éventuels à la sélection québécoise, ces personnes jouissent d’un avantage important par rapport aux candidats à l’immigration économique qui sont encore dans leur pays d’origine : ils vivent déjà au Québec depuis quelques années et participent à la vie québécoise. D’où l’intérêt pour le Québec de stimuler leur recrutement comme immigrants permanents. C’est dans cette perspective qu’a été mis sur pied en 2010 le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

S'inscrire pour lire la suite

Le démantèlement de la nation (chronique 17)

La période couverte s’étend du 21 septembre au 29 novembre 2017.

Au référendum de 1995, le OUI a perdu par 27 145 voix, car l’écart entre le oui et le non fut de 54 288 voix seulement. Des études ont alors montré que si les milieux moins favorisés s’étaient rangés derrière le OUI, c’est parce que l’État québécois leur semblait mieux en mesure que celui d’Ottawa, qui avait déjà entrepris de vastes compressions dans ses programmes sociaux, de mener la lutte contre la pauvreté et d’offrir un filet social de qualité.

Mais après le référendum, balayant une telle analyse du revers de la main, le premier ministre Lucien Bouchard s’est employé à dissocier question nationale et engagement de l’État québécois dans la société. Il a fait sienne la lutte contre le déficit. Les compressions ont commencé en santé, en éducation, dans les programmes sociaux et ailleurs. Ce premier ministre prétendait qu’en atteignant le déficit zéro et la réduction de la dette, les Québécois seraient à l’avenir plus libres de leurs choix. C’était vraiment mal lire la réalité. Celle-ci, à l’époque, n’était plus l’insécurité économique ; c’était tout simplement que 60 % de OUI parmi les Québécois de langue française n’avaient pas suffi à l’emporter contre 95 % de NON parmi les non-francophones.

S'inscrire pour lire la suite

Bilan de l’année du centenaire

Le conseil d’administration de la Ligue a voulu souligner avec éclat le centième anniversaire de la revue qui fut fondée en janvier 1917. L’objectif principal de cette année de commémoration était de faire connaître la revue afin d’élargir son lectorat. Nous avons voulu célébrer tous les artisans de la revue qui depuis un siècle, mois après mois, ont assuré la production et la diffusion d’analyses pertinentes et éclairantes de notre destin national.

Lire la suite...

Chroniques catalanes

L'auteur remercie Consol Perarnau qui l’a guidé dans la connaissance de la Catalogne.

Ces chroniques portent sur le processus d’autodétermination du peuple catalan qui s’est concrétisé par la tenue d’un référendum le 1er octobre dernier. Je me suis rendu à Barcelone du 24 septembre au 2 octobre comme participant à la délégation québécoise organisée par le Réseau Québec-monde. J’avais aussi obtenu l’accréditation de la Generalitat pour agir comme observateur international et surveiller le déroulement du vote. Ces chroniques forment en quelque sorte un journal de bord de ce voyage où se mêlent récit de vie et analyse politique. Ce journal relate au jour le jour les rencontres avec les principaux acteurs du mouvement indépendantiste catalan. Il compare aussi à l’occasion l’évolution du mouvement indépendantiste québécois et celui du mouvement catalan. 

Nos publications récentes

2017decembre250 2017automne250 memoniere250

Collections numériques (1917-2013)

action couv 1933Bibliothèque et Archives nationales du Québec a numérisé tous les numéros de L'Action française et de L'Action nationale depuis 1917.

Vous pouvez utilisez cet outil de recherche qui vous permettra — si vous cliquez sur « préciser la rechercher » — de ne chercher que dans L'Action nationale ou dans L'Action française.